Mariage mixte, mot fourre-tout ?

Dans le langage courant, le terme « mariage mixte » est utilisé pour désigner un mariage interconfessionnel. Une distinction doit être faite entre « mariage mixte » et « mariage avec disparité de culte ».

Le mariage « mixte », dans la religion chrétienne, implique que les conjoints soient baptisés. L’un dans l’Église catholique, l’autre dans une autre Église chrétienne. Pour valider ce mariage, il faut obtenir une autorisation de l’Ordinaire du lieu du domicile de la partie catholique.

Le mariage « avec disparité de culte » quésako ?

Deux mains enlacées, l'une blanche, l'autre noire.
D’après l’office belge de statistique, 45.059 mariages ont été célébré, en Belgique, en 2018, dont 4407 avec un étranger.
© Gaudoux Manon

Le mariage « avec disparité de culte » se déroule à l’église avec une personne non-baptisée par celle-ci. Les conditions de célébration sont que l’un des conjoints doit être baptisé dans la foi chrétienne et que l’autre soit en accord avec les quatre piliers du mariage chrétien: liberté du consentement, indissolubilité du mariage, fidélité et fécondité. Via sa paroisse, il faut obtenir une « dispense de disparité de culte » auprès de l’évêché.

Une célébration chrétienne avec deux officiants peut être possible avec leur accord. Par contre, réaliser deux célébrations dans les deux confessions n’est pas recommandé. Cet article donne le témoignage de personnes ayant choisi un mariage co-religieux.

Vrai débat de société, le mariage interreligieux n’est pas seulement se marier avec un étranger ou d’une religion différente. La mixité des cultures doit être prise comme un enrichissement pour les générations futures.