Jeunes radicalisés, ils troquent l’école pour prendre les armes.

Depuis 2013 nous avons pu constater que la Belgique comptait le plus grand nombre de départs vers la Syrie. Ceux-ci seraient dû à des circonstances socio-économiques, familiales, d’intégration qui rendraient ces jeunes plus sensibles aux discours extrémistes et donc plus susceptibles de se radicaliser.

Les différentes idées qui engrainent les futurs jeunes radicaliser.
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Des facteurs de radicalisations?

Quelles sont les raisons qui poussent ces jeunes à tout quitter pour prendre les armes?  La radicalisation islamiste en occident est un processus qui engage des facteurs en interaction. Chacun est composé d’un ensemble d’éléments en tension. Chaque élément pousse un peu plus la personne vers la radicalisation.

La construction identitaire chez les jeunes est importante, les individus convertis ont plus de mal à s’identifier, si les besoins de valorisation ne sont pas comblés par les parents, l’école, la société, ceux-ci chercheront un groupe d’appartenance. C’est dans ce contexte que les djihadistes recrutent leurs combattants. Aussi, le fait que le processus soit fait par internet et non pas par des institutions religieuses officielles rend la personne plus accessible, vulnérable.

D’un point de vue socio-économique, une grande partie des musulmans ressent de la discrimination, de la stigmatisation et des inégalités sur le marché du travail. Certains tournent le dos, rompent avec le système. Cette rupture constitue un facteur essentiel dans le processus de radicalisation.

Ce sont donc les jeunes stigmatisés, vulnérables que les organismes terroristes recrutent. Leur absence de cadre, d’objectifs, peut être remplacée par la promesse d’un combat qui a du sens, qui redonnera sens à leur vie.

Zoé Demeester