La laïcité peut-elle exclure une maman accompagnatrice portant un foulard ?

International Women’s Day
Auteur: Mehdi Sepehri- Licence: Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

Le 11 octobre 2019, une classe a assisté à une séance plénière du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté. Une maman accompagnatrice et son foulard jugé « provocateur » ont été les cibles de Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National. Il l’a pointée du doigt, lui intimant de retirer son foulard au nom de la loi et la laïcité.

Le règlement intérieur de cet hémicycle autorise le port du foulard et interdit l’accès à une personne perturbant une séance. Cette femme respectait la loi mais dérangeait ceux qui avaient choisi de l’être. En accompagnant ce groupe, elle a participé à la sensibilisation d’enfants de la République à la démocratie. Julien Odoul, lui, s’est servi de la laïcité comme outil d’exclusion. Alors, qui devait quitter les lieux ?

La laïcité défigurée au nom de la laïcité

L’interdiction du port du foulard aux mamans accompagnatrices représente une atteinte à leurs droits, à leur dignité. Leur condition humaine est contestée par l’obscurantisme de certains. Là, est le résultat d’une myriade de discours inégalitaires véhiculés dans l’espace politico-médiatique. Cette interdiction mène au contrôle du corps de la femme et constitue le carcan de la liberté de culte. La laïcité permet de participer à la vie sociale en affichant publiquement sa croyance. Aujourd’hui, elle devient une prison dans laquelle sont enfermées celles qui n’ont pas de bouches, pas de voix aux yeux des médias. Ainsi, courrons-nous vers la disparition des signes religieux dans la sphère publique ?

La musique adoucit les mœurs, paraît-il !

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