Remariage et Église catholique font-ils bon ménage ?

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Depuis des générations, l’Église catholique admet et prône le mariage. Elle considère le remariage comme impossible. Cela fait maintenant quelques années que ce sujet provoque de nombreuses questions sur lesquelles il est difficile de placer des réponses. Le 8 septembre 2015, le pape annonçait des changements.

Les limites de l’Église sont-elles en pleine expansion ? Un pape qui semble ouvert à des nouvelles réformes. Des cardinaux qui s’y opposent. Des divorcés qui veulent du changement. À l’heure actuelle, beaucoup de choses sont remises en cause. Mais qu’en est-il des autres options qui s’offrent à eux ?

Jean-Pol Druart, Diacre de l’église pastorale de Namur

 » L’accompagnement des personnes est un sujet qui me tient très fort à coeur, dit Jean-Pol Druart, diacre de l’église pastorale de Namur. Il est très important pour moi de pouvoir répondre aux personnes qui ont malheureusement vécu un mariage dissous par un divorce, une séparation et de pouvoir les accompagner dans leurs projets de vie, mais pas dans le cadre d’un remariage. »

Mais pourquoi cette opposition face au remariage religieux ?

Les raisons pour lesquelles l’Église catholique s’oppose à cette nouvelle union sont vagues. Une d’entre elles revient régulièrement : le problème de l’indissolubilité. 1)

Cela est bien connu, lorsqu’on se marie, c’est pour la vie. C’est bien pour cela que l’Église catholique décrète le mariage comme indissoluble. Réaliser un mariage sacramentel n’est pas à prendre à la légère. Ni en quelques minutes. C’est bien quelque chose qui nécessite beaucoup de réflexion et une certaine remise en question.

Le 8 septembre 2015, le pape François dit lors d’une interview qu’il pourrait être favorable à une certaine ouverture. Mais dans quel cas ? Cela concernerait le cadre de l’accueil des personnes divorcées remariées civilement qui ne sont plus en pleine communion. Il dit que dans certains cas dont celui du chemin catéchuménat, ces derniers pourraient éventuellement être admis à communier de nouveau. L’interview a provoqué de nombreux retours dont ceux de certains cardinaux. Qui placent un grand non sur cette ouverture. Un ouvrage a même été créé dans lequel ces derniers expliquent pourquoi ils ne sont pas d’accord avec ces propos.

 » Qui sommes-nous pour juger ? Un seul peut juger et sonder les coeurs : dieu » indique Jean-Pol Druart.

Stop aux fausses idées

Qui n’a jamais entendu que lorsqu’une personne divorce, elle est par la suite bannie de l’Église ? Cela est complètement faux ! Il n’existe aucune exclusion au sein de l’Église catholique. À partir du moment ou une personne est baptisée. Elle reste membre de l’église même lors d’un divorce. Une personne séparée ou divorcée restera à égalité d’une personne mariée. Il suffit de se rappeler cette phrase de Jean-Paul II à Sainte-Anne d’Auray en 1996 : « L’Église a aussi le souci de ceux qui sont séparés, divorcés et divorcés remariés. Ils restent membres de la communauté chrétienne ».

Le mariage sacramentel

Le mariage sacramentel est l’unique réel mariage au sein de l’Église catholique. Il est fondé sur 4 piliers bien distincts sur lesquels on crée le couple : la liberté, la fidélité à son conjoint, l’indissolubilité et l’ouverture à la vie. Il est unique et ne peut donc être réalisé qu’une seule fois.

 » Moi, en tant qu’époux et diacre de l’église pastorale, je suis persuadé que lorsqu’on se marie, on se marie à trois : le couple et Dieu. Dieu s’engage avec les époux et ne reprend jamais sa parole. C’est bien là le fondement de l’indissolubilité » dit monsieur Druart.

 » Dieu se donne totalement à nous, comme on se donne totalement à son conjoint. »

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Il existe un cas bien particulier permettant aux divorcés d’accéder de nouveau à la communion : la nullité de mariage. Mais attention ! Cela n’est pas accessible pour tout le monde. Cette procédure est lourde et est réalisée lorsque le premier mariage se doit d’être remis en cause.

La nullité de mariage

Afin que la nullité de mariage soit prononcée, une enquête doit tout d’abord être réalisée. Le tribunal ecclésiastique constate après cette dernière qu’en réalité le mariage célébré n’est pas valide. Dans ce cas bien précis, toutes les conditions du mariage sacramentel ne sont pas remplies. Suite à cela, le tribunal ecclésiastique reconnaît le mariage comme nul. Cette procédure est très longue et complexe, mais de plus en plus de demandes de dossiers sont déposées en Belgique. 2)

 » Je suis pour le fait qu’on étudie la question de la validité du premier mariage dans le cas où une personne chrétienne souhaite remettre son projet dans les mains du seigneur » indique Jean-Pol Druart.

Comme dit précédemment, lorsque deux personnes sont divorcées et remariées civilement, elles n’ont plus le droit à la communion ni au sacrement. Alors que faire si un couple divorcé souhaite absolument célébrer leur amour au sein de l’Église et que la nullité de mariage n’est pas réalisable ?

Il est possible pour eux d’accéder à une bénédiction.

La bénédiction

La bénédiction existe pour des couples divorcés remariés civilement voulant tout de même exercer une cérémonie au sein de l’église. Elle comprend un temps de prière durant lequel le couple peut se dire du bien l’un de l’autre. Lors de cette bénédiction, il n’y a pas d’échange d’alliances, le prêtre ne porte pas d’aube. Il est très important qu’il n’y ait aucune confusion entre le mariage et la bénédiction.

Certaines églises ne respectent pas ces conditions et procèdent malgré tout à un échange d’alliances. Ces églises sont donc en faute, car cette étape est réservée au mariage sacramentel depuis bien longtemps.

Quels sont donc les changements depuis 2015 ?

Lors de la conférence de presse datant du 8 septembre 2015, le Pape François a annoncé quelques changements. 3) Ceux-ci touchent à la question de la nullité de mariage. Ce processus est depuis ce jour gratuit pour les personnes se lançant dans un procès et les délais sont beaucoup moins longs que dans le passé. Environ 1 an afin que le jugement soit rendu.

Un sujet qui mérite une remise en question

Bien que l’Église catholique ait déjà fait de gros efforts face aux sanctions des remariés divorcés, cela ne suffit pas à la population chrétienne qui, elle, en veut plus.

Le remariage sacramentel, sera-t-il un jour à la portée des divorcés ?

pour en savoir plus

24 MAI 2020 par MARTHE Onana Bissa


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pourquoi certains naissent dans la religion mais la quittent ???

plusieurs phénomènes de la société donnent a bon nombre de croyants de remettre en question l’église. Depuis plusieurs années déjà ,l’on observe de plus en plus des débaptisations dans l’église c’est a dire des personnes nées dans la religion mais se retrouvant à l’abandonner. Notamment en France , le diocèse de Strasbourg a reçu depuis le début de l’année 2019 environs 30 courriers de démission .Ce phénomène affecte encore beaucoup d’églises aujourd’hui et la question de savoir les causes ainsi que les mesures prises en rapport avec ce cas reste actuellement en étude.

quelques causes de débaptisation de certains fidèles

ce phénomène cache t’il d’énormes secrets? tout porte a croire qu’on ne prend pas une décision sur un coup de tête ou alors tout ce qu’on fait est bel et bien pour une raison. Le journal « la libre.be » présente certains débats expliquant certaines raison pour lesquelles certains fidèles arriveraient a renier l’église. les causes sont multiples: les scandales a répétition commis au sein de l’église comme notamment ce que nous avons fréquemment entendu dans les media et autres : le pèlerin Magazine dénonce la pédophilie dans l’église catholique. comment pouvons nous croire a des personnes qui sont supposées montrer le bon exemple mais pratiquent le contraire? de plus avec l’évolution des nouvelles technologies plus en plus de croyants viennent a demander leur radiation des registres de baptême et à se détourner d’une institution ecclésiastique en manque cruel de confiance dans la population.

les scandales dans l’église

« Quand vous n’êtes pas d’accord avec une organisation dont, en plus, vous n’avez pas choisi de faire partie, la chose la plus saine, c’est de partir », explique à l’AFP Damien Spleeters. le journal télé BFMTV informe sur les raisons que donnent certains ancien fidèles croyants après avoir quitté l’église et pour la plupart l’on constate que c’est bien après une longue réflexion et un courage subite que ceux-ci arrivent réellement a se désinscrire du registre de baptême. un témoignage célèbre sur la question proposée par la télévision BFMTV est la suivante: »c’est un soulagement d’avoir quitté la religion,je me suis débarrassée de quelque chose qui me gênait » croire a ces mots revient a se demander en quoi la religion est-elle oppressante!!

« Les déclarations du pape Benoît XVI contre le préservatif, la nomination du conservateur André-Joseph Léonard à la tête de l’église belge début 2010, l’éclatement de scandales pédophiles, ont entraîné des pics de débaptisations », affirme Daniel Leclerc. en effet peut on dire qu’on est croyant si l’on va a l’encontre de ce qui est marqué dans les saintes écritures? il n’y a pas que les chrétiens catholiques qui sont concernés et impliqué par cette histoire d’abandon de leurs croyances; les musulmans aussi bien que les adventistes et les protestants, orthodoxes sont également indexés.

les nouvelles technologies

la science a fait des découvertes qui n’ont pas toujours plu a la religion. bien qu’étant deux aspects importants, la sciences est une collection de connaissances sur les phénomènes naturels et le comportement de l’humain prouvé ou réfuté par l’analyse et la preuve de ce fait, il ne traite donc pas de la morale ou des croyances purement dogmatiques qui elles ne sont pas du tout prouvées. dans une partie de mon interview  » a la question de savoir pourquoi selon lui (mon interviewé) les relations entre la science et la religion ne sont pas toujours des plus cohérentes, il en est sorti que la croyance scientifique a beaucoup d’influence sur la croyance religieuse dans la mesure ou les scientifiques montrent des faits existants et palpables alors que dans la croyance religieuse on demande a des personnes de croire en un Dieu qu’ils ne voient pas, on demande aussi de prier quelqu’un qu’on ne connait pas ce qui est embrouillant et c’est la raison pour laquelle nombreux vont encore a l’église par contrainte par habitude ou par que faire?.

croire ou voir?

Y a-t-il une contradiction entre Foi et science ?

Il est définitivement plus difficile de croire sans voir que de voir sans croire.

même dans la bible, THOMAS appelé didyme, l’un des douze apôtres n’était pas avec eux lorsque jésus vint. car il n’a pas cru. il avait besoin de preuves.

comment l’église réagit-elle lorsqu’elle reçoit des courriers de demande de débaptisation?

d’après l’Abbé Rigobert mon interviewé, l’église est encore désolée aujourd’hui mais surtout compréhensive. car, consciente des phénomènes révolutionnaires que connait le monde mais surtout du fait de l’ancienneté de la religion et de l’église même, elle ne peut que changer de manière de procéder pour a son tour innover pour cela les décisions les plus importants doivent venir d’en haut ( des autorités religieuses: pape etc…) un article du journal français « culture France » nous propose : chaque révolution scientifique pose la question, pour les croyants, de savoir ce qui doit être pris au sens littéral ou, à l’inverse, de ce qui peut être interprété. Les déclarations du Pape François à propos des théories du Big Bang et de l’évolution témoignent d’une frontière en perpétuel mouvement entre une lecture stricte de l’écriture et son interprétation symbolique. En accélérant la reconnaissance d’une lecture plus allégorique de la Bible, le souverain pontife met peu à peu fin au lent mouvement d’inertie qui accompagne l’exégèse. tout porte a croire que ces deux notions qui se contredisent de temps a autre visent quelques fois le même objectif, peut importe le chemin que l’on choisit, l’Église ( DIEU) ne juge pas selon les actes mais selon l’être ( ce que nous sommes).

quelle est l’importance de l’église dans la vie de l’homme?

l’Abbé Rigobert en trouvé deux dimensions a savoir la dimension spirituelle celle qui présenté l’homme comme descendant d’un créateur, DIEU celui la qui a crée l’homme a son image et selon sa ressemblance. a cause de ça l’on est appelé relater ces valeurs qu’il nous inculque de façon spirituelle . la deuxième dimension rejoint la première mais de façon différente en ceci que , la dimension morale dépend de l’éducation populaire car il s’agit ici de prêter attention aux délits qui font du mal a nous même et a autrui. alors que avec l’association de la dimension morale et spirituelle c’est a dire ce qui plait a DIEU et ce qui plait a la société, la croissance devient automatique et bien.

le débapteme est il pris pour une abomination?

Eglise catholique: en Belgique, la débaptisation a de plus en plus d’adeptes

la débaptisation reste un acte purement symbolique car dans le catholicisme l’annulation du sacrement est impossible l’église catholique belge reconnait le phénomène de débaptisation sans pour autant s’en inquiéter car depuis 2000 ans , l’église se reconnait elle même comme pécheresse. notamment en Belgique selon un récent sondage seulement 8% de la population font encore confiance a la religion. il existe même une journée nationale de débaptisation. chose la plus légale qui soit.

c’est en étudiant l’homme dans sa généralité qu’on comprend que tout agissement tout comportement a une raison et un lieu d’être. certains en viennent au rejet des volontés religieuses parce qu’ils ne s’identifient pas a la religion. d’autres parce qu’ils se sentent abusés et trahis d’autres parce qu’ils n’ont aucune preuve et encore parce qu’ils préfèrent croire en d’autres existences. nul n’est condamnable a cela surtout en Belgique , pays de droit et de liberté d’expression.

toutefois la question de l’existence et de l’apparition de l’être humais sur a terre n’a pas encore été démontré par la science mais tout ce qu’elle nous fat comprendre c’est que nous venons tous de « plus grand que nous » c’est a cet effet que la religion propose DIEU comme créateur de toutes les choses inexplicables qui existent.

aussi bien que la religion apporte a l’homme paix et foi aussi bien l’évolution du monde lui apporte satisfaction et réponse a ses questions.

espérons que l’église trouvera un meilleur moyen de garder leur fidèles avec eux sans toute fois que ceux ci ne sachent pourquoi ils y sont. sans hypocrisie ni contrainte.

MARTHE ONANA BISSA

21 ans étudiante en 1ère année BAC1 communication ISFSC

« tout est possible a qui rêve ose travail et n’abandonne jamais » Xavier Ddan.

La religion : on en pense quoi ?

Les religions sont partout. Dans le Monde, en Belgique, dans la culture, dans les rues, parfois à la maison , chez les voisins… Toutes peuvent t’être différentes. Toutes changement avec le temps. Certaines religions arrivent en Belgique tandis que d’autres s’en vont, évoluent au fil du temps. Les médias, la politique, les écoles nous cultivent à ces différents culte. Comment la société voit t’elle ces changements ? Comment perçoit-elle les informations diffusées ? Qu’est-ce vraiment la religion d’aujourd’hui en aux alentours de la Belgique ?

Selon le rapport de « l’observatoire de la liberté religieuse » 2018 en Belgique il y aurait 23 % d’agnostiques en dessous des chrétiens pour 67,4 % et au-dessus des musulmans pour 6,5%.  

Les stéréotypes prennent le dessus.

Nous avons tendance à stéréotyper des cultes. Mais comment ces clichés arrivent à diriger nos pensées ? Philippe Rijck , sociologue bruxellois, évoque une part de réponse la réponse : « Qu’est-ce qu’on voit à la télévision ? On voit des barbus agressifs et donc à partir de là si je ne réfléchis pas  je vais me construire  une image et accepter la caricature qui est donnée. Alors qu’ici je travailler avec des personnes qui sont quoi de 90 %de confession musulman rien avoir avec ce qu’on voit à la télévision. Donc c’est quoi un musulman ? » En effet, les médias véhiculent en le sachant ou pas des amalgames préconçues que le public va ingurgiter sans parfois se poser les bonnes questions. Selon ce sociologue, c’est par le savoir que l’on peut se faire son propre opinion. Les informateurs trient parfois les informations. Avez-vous déjà vu un catholique faire quelque chose de mal ? Pas souvent. Mais quel est le but de ces journaux, chaînes de télévisions ? Diviser pour mieux régner nous explique ce Bruxellois et avant tout pour l’audimat. L’audimat est le calcul d’audience d’un programme. Evidement qu’un attenant va faire plus de téléspectateurs et de lecteurs qu’un autre événement.

Sommes nous de plus en plus raciste ?

Face à ces diffusions, il serait logique de devenir raciste si l’on ne s’informe pas en dehors des médias. Mais pouvons-nous parler du racisme ? N’est ce pas plus tôt de la xénophobie ? La Xénophobie est une peur de l’étranger due à une méconnaissance.

La xénophobie c’est quoi ? [vidéo en ligne]. Dans youtube. 28 octobre 2016. [Consulté le 20 décembre 2019] Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=UQdj_jxfOTA

Selon le rapport de RTBF les élections 2019 le Vlamms belang est le 2e parti flamand derrière la NVA. Tous les électeurs sont t’ils raciste ? En effet, il y a certains racistes endurcis au sein de ce parti, mais les personnes en accord avec leur programme ne veulent pas dire qu’elles sont toutes les mêmes que les dirigeants de ces idées, insiste Philippe Rijck. Ils sont juste effrayés par l’arrivée de nouveaux cultes et parce que les médias transmettent sur ces changements.

Religion : la violence ou la paix ?

Comme le prouve le sondage Orela, dans l’Europe occidentale, la Belgique est l’un des pays les plus méfiants à propos de ce sujet. Les Belges, francophones sont mitigés, la moitié pensant que les croyances sont signe de paix (46 %) et l’autre moitié signe de violence (43 %). Les jeunes sont moins méfiants. 

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Sommes nous libre de choisir notre religion ?

Dans notre pays, rien nous oblige à être catholiques étant donné que la religion et la politique sont séparées. Dans la convention européenne des droits de l’homme, article 9, il est inscrit:  » Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. En 1981, on rajouta : « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ». 

Seulement, nous ne sommes pas entièrement libres à propos de ce choix. Comment ce fait-il que tous les catholiques naissent en Europe et en Amérique ? Se questionne notre sociologue. En effet, l’influence de notre environnement joue un point primordial dans notre orientation religieuse. Si on naît dans une famille protestante, qu’on est ensuite inscrit dans un enseignement qui prône ce culte étant petit, on n’aura pas notre mot à dire. Imaginez un enfant de trois ans vouloir devenir bouddhiste ! Il suffit de regarder dans les familles , en générale toute la famille est de la même religions. Mais l’enfant de 7 ans comprend t’il vraiment la bible, le coran, .. ? C’est arrivé à l’âge mature qu’il faudra s’instruire afin de faire son propre chemin et obtenir ses propres croyances. 

Même l’école nous ment !

Noël, pour beaucoup, est une fête religieuse qui symbolise la naissance de Jésus. Croyant ou non, nous avons toujours appris à l’école, pas nos parents, ou même dans toutes les décorations de Noël, comme la crèche en dessous du sapin par exemple. Mais l’origine de cette date est avant tout une célébration païenne du solstice d’hiver. Ce n’est qu’à partir du 2e siècle que les églises, ont voulu trouver la date de naissance exacte du Christ. Ils ont décidé de christianiser les rites présents et populaire dans la société de l’époque. Philippe Rijck nous explique :  » Jésus, il est né au mois de mars ou au mois de juin, on ne pouvait pas leur faire changer leurs rites. Non ce n’est pas grave jésus, il est né au solstice d’hiver et on va garder Noël. Puis il y a le rôle de Coca-cola qui a nous a fabriqué le père Noël donc c’est quoi ? Donc ces fêtes religieuses ont une histoire on les pratique qu’on soit croyants ou pas ce qui est important c’est de partager un repas c’est de se réunir. »

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Différences : religion et spiritualité

« Dans la religion, il n’y a pas de spirituel. Le spirituel c’est une réflexion personnelle sur le sens de l’existence et ma place dans l’univers. Et la religion ne permet pas de mener cette réflexion-là puisqu’elle dit ce qu’il est. La religion vous dit il y a un paradis, il y a pas de paradis, il y a un dieu, tu dois te comporter comme ça mais il y a pas de spiritualité ça c est un programme d exécution de tâche. Ce sont des croyances imposées. La spiritualité, c’est une démarche libre. C’est se poser la question de sa propre place et de la place des autres. Qu’est-ce que je fais avec les autres ? Le croyant dur rejette tous les autres qui n’appartient pas à sa religion ! Le catholique dur, il est prêt à tuer tous les autres ! Les Juifs durs, demandez aux Palestiniens, il est prêt à tuer tous les autres » raconte monsieur Rijck. 

Être spirituel, différent d’être religieux? [vidéo en ligne]. Dans Youtube. 17 mars 2015. [consulté le 23 décembre 2019]. Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=7cjpQtFlgdw&t=203s

Mais avec tout ça on en est où avec ces cultes ?

Il est très difficile d’obtenir une recherche précise à ce sujet. Si on pose les mêmes questions après un attenta par exemple, la xénophobie va être beaucoup plus présente. Il faut comprendre que nous sommes influencé tout autour de nous sur notre façon de penser et c’est à nous de nous informer, de ne pas croire tout ce qui est dit et d’avoir un avis critique. Les dirigeants manipulent et ont une part de responsabilité au niveau de la division, mais soyons plus intelligent !

En savoir plus : De quoi faut- il être libre ? / Spiritualité et religion / Religions dans les écoles.

Marie Vandeleene

Etudiante en communication bac 1 à l’isfsc.

J’aime le théâtre (regarder et jouer) , la danse et la musique. Je prône l’écologie et j’ai différents projets à ce sujet. Créative , j’aime fabriquer de nouvelles choses avec du matériel de récupération.

« Dans 150 ans on s’en souviendra pas. » Alors osons !

La Turquie sous Erdogan, d’un modèle démocratique musulman à l’autoritarisme

Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir en Turquie depuis 2003 avait pour but de concurrencer les pays européens tout en gardant une identité musulmane forte mais son manque de scrupules et son refus d’écouter les avis contraires l’ont mené dans l’obscurantisme.

En 2016, 85 000 personnes ont été arbitrairement démis de leur fonction et 35 000 ont reçu des peines de prison suite à un coup d’État raté contre Erdogan en Turquie. Il n’y a plus de liberté de presse. Erdogan fait des alliances avec des groupes islamistes. Les Kurdes sont opprimés. L’économie est en train de chuter. Tout va bien.

Modèle

Recep Tayyip Erdogan en 2019 cc by 4.0 Mikhail Palinchak

Lorsque le parti de la justice et du développement (AKP) gagne les élections législatives turques en 2002, Erdogan, le leader du parti, apparaît comme un champion de la démocratie. En effet sa venue au pouvoir annonce du bon puisqu’il met fin à la démocratie contrôlée par l’armée. Ce système prônait un nationalisme ombrageux, un maintien de la laïcité et ne reconnaissait pas les Kurdes sunnites au sein de la Turquie. Erdogan, quant à lui, met en place une démocratie parlementaire représentative, il développe l’économie et cherche à cesser le conflit avec les Kurdes car veut remplacer dans les mécanismes de solidarité l’identité nationale turque par une identité musulmane sunnite. Avec le soutien de l’Europe dont il se rapproche , il enlève complètement le pouvoir à l’armée. La Turquie est alors considérée comme un exemple à suivre dans le monde musulman, un pays musulman et démocratique.

Expansion

À partir de 2010, Erdogan change sa politique. Il s’implique dans les luttes externes. Il veut créer un ensemble musulman sunnite dont il serait le chef de file au sein des pays du Moyen-Orient. Il décide de soutenir les frères musulmans qui sont au pouvoir en Égypte et en Syrie suite au printemps arabe.

La Syrie et l’Égypte sont des pays proches de la Turquie géographiquement © Itan1409

Il a mal calculé la situation en Syrie, Bachar El Assad qui se trouve beaucoup plus soutenu que prévu reprend le pouvoir. Erdogan choisit de s’allier officieusement avec Al-Qaïda et l’État Islamique en les fournissant en armes et en leur permettant d’avoir une arrière-cour en Turquie pour contrer Bachar El Assad. Lorsque des journalistes turcs amènent des preuves de cette alliance, ils sont accusés de terrorisme.

Mainmise

À partir de 2010, la politique intérieure d’Erdogan change également. Il supporte de moins en moins la critique, il muselle la presse et l’opposition qui le mettent en cause dans ses projets démesurés qui consistent à faire de la Turquie une « vitrine du mode économique libéral » (ce sont les mots de Robert Anciaux, politologue et auteur du livre: « Turquie »). Erdogan enferme au sein de l’armée, au sein de l’appareil judiciaire et au sein de la presse et remplace par des fidèles. Ainsi il n’y a plus de séparation des pouvoirs. Même dans son propre parti, Robert Anciaux témoignait;

Comment Erdogan réparti-il le pouvoir au sein de l’AKP?

Robert Anciaux lorsque je l’interviewais © De Walque Franklin 1e Commu

R.A. : « Il a évincé tous ceux qui à un moment se sont opposés à lui et n’y a laissé que des fidèles. Ces derniers ne vont pas se retourner contre lui car lui doivent tout. »

La question kurde

Comment évolue la situation kurde?

R.A. : « Erdogan se rapproche d’un accord pour une cohabitation jusqu’en 2012 puis la situation stagne jusqu’en 2015. En 2015 il ne veut plus discuter avec des pouvoirs qui se revendiquent pouvoirs. Il durcit sa politique par rapport à eux, ne veut plus les reconnaître et donc regagne le soutient de l’armée car il est en accord avec l’ancien système. »

Erdogan qui longtemps envisageait une cohabitation turque/kurde commence à s’en désintéresser quand il change de politique en 2010. En 2014, il refuse de venir en aide aux Kurdes de Syrie lorsqu’ils sont en conflit avec l’État Islamique, selon Robert Anciaux c’est les prémices du durcissement de sa politique envers les Kurdes. En effet, en 2015 la lutte armée contre les Kurdes reprend.

Pour éviter que les alliés n’interviennent dans ce conflit, il retourne sa veste et se range à leur côté contre l’État Islamique en Syrie. Cette alliance ne durera pas car il se rend vite compte que les Kurdes de Syrie peuvent servir d’arrière base aux Kurdes de Turquie, il décide donc de s’éloigner progressivement des alliés et de s’allier à la Russie et à l’Iran contre les Kurdes syriens. Il fait passer ce combat très coûteux devant toutes les autres considérations de politique régionale ce qui fait chuter l’économie du pays.

Le coup d’État raté

En juillet 2016, une partie de l’armée essaye de renverser Erdogan pour répondre à sa politique autoritaire. Le coup d’État est très mal organisé et est avorté immédiatement. Il permet à Erdogan d’avoir un prétexte pour accentuer les purges et évincer les personnes qui le dérange dans l’armée, la presse, l’enseignement et la justice afin d’asseoir un encore un peu plus son autorité.

Futur

Que peut-on espérer pour le futur de la Turquie?

R.A. : »La fin du régime d’Erdogan. Cela ne peut venir que de sa mort ou de sa minorisation politique au sein même du mouvement islamique, ce qui a déjà commencé, ses anciens camarades de la première heure ont créé un parti musulman contre Erdogan. »

Robert Anciaux ne voit comme issue pour la Turquie que la fin du régime Erdogan. Le champion de la démocratie changé en grand méchant. Pour arriver à ses fins, il a choisi d’être seul mais finalement ses objectifs comme créer un ensemble de pays sunnites ou rentrer dans l’Union Européenne ne sont pas atteints car il n’a pas toutes les connaissances pour faire des calculs judicieux. L’avantage d’être seul c’est qu’il n’y a aucun compromis à faire mais en étant seul, on n’a pas de vision d’ensemble. Erdogan a besoin d’avoir une opposition pour lui mettre des limites.

Continuer la lecture de « La Turquie sous Erdogan, d’un modèle démocratique musulman à l’autoritarisme »

Islam politique et charia : QU’en est-il réellement ?

L’union de l’islam et de la politique a souvent eu une image néfaste du point de vue Occidental car souvent rattaché à des groupes extrémistes voire même terroriste. On en dépeint une toile des plus sombres mais qu’en est-il réellement ? qu’est-il dicté dans le Coran et comment sont établies les règles de la charia ?

En Belgique un parti politique nommé islam prône l’application de la charia dans le pays. Ce parti existe maintenant depuis 2012 et a fait pas mal parler de lui pendant le courant de l’année 2018 spécifiquement.

Belgique et charia: une union impossible

Le parti islam est un parti qui a beaucoup de polémique autour de lui. Notamment avec l’affaire de diffamation pour laquelle le cofondateur du parti a été inculpé et jugé coupable en Mai dernier. Redouane Ahrouch, a écopé de 6 mois de prison avec sursis pour avoir refusé de regarder et de saluer une chroniqueuse en justifiant cet acte par le fait que cette dernière est une femme.

Logo choisie pour représenter le parti ISLAM crée en 2012

Le parti a pour objectif de transformer la Belgique en État islamique s’appuyant sur le Coran.

Selon Mohammed Merzoug, ex-ministre des Communication en Algérie (Gouvernement Malek ayant fait face à la vague de l’islamisme en Algérie à son époque) ce genre d’idéologie politique n’a aucunement sa place en Belgique. « L’application de la charia est incompatible avec le droit positif applicable dans une société fondée sur le principe de la souveraineté populaire. » « La charia est fondée sur la souveraineté divine et n’est donc pas susceptible d’évolution et de modification ». Néanmoins le parti revendique le contraire et se veut appliquer la charia en « conformité» avec la constitution belge.

cet extrait tiré d’une émission plateau de RT France nous montre le président du parti ISLAM s’exprimant sur la politique de son parti ainsi que le fait divers énoncé ci-dessus.

La politique islamique en Afrique du nord

Le Maghreb a été fortement touché par cette mouvance politique elle aussi. Dans un ordre chronologique l’Algérie fut la première à être touché avec l’apparition du FIS (Front Islamique du Salut) en 1989. Le parti sera dissous en 1992 et ses deux dirigeants seront jugé et condamné à 12 ans de prison car jugé dangereux pour les institutions de l’État.

L’islamisme refera son apparition en Afrique du nord après la vague révolutionnaire apporté par le printemps arabe. On citera comme exemple Mohamed Morsi qui après le renversement d’Hosni Moubarak deviendra le premier président élu démocratiquement en Égypte. Ce dernier sera destitué à son tour après seulement un an aux commandes du pays et une forte protestation de la part du peuple égyptien.

Selon l’expert interviewé l’islam n’a pas réussi son implantation dans la politique.

« L’islam n’a pas réussi après le printemps arabe.Il a échoué en Algérie après une décennie sanglante qui a fait plus de 200000 morts.Il a échoué en Égypte après la parenthèse présidentielle des frères musulmans.Il est en perte d’influence au Maghreb et noyé dans le désordre chaotique et sanglant du moyen-orient.Les premières expériences d’élections pluralistes ont montré les limites de l’islam politique »

Charia: qui fait les lois ?

Pour mieux comprendre la charia il faut tout d’abord savoir que les musulmans se divisent en plusieurs groupes de croyants distincts. Nous avons les sunnites (majorité des musulmans) que l’on retrouve au Maghreb, au Moyen-Orient ainsi que dans certains pays asiatiques. Les chiites présents dans certaines régions du Moyen-Orient (Irak, Iran). il existe aussi d’autres courants moins importants qui ne possède que très peu de croyants.

La charia est souvent considérée comme l’aspect politique de l’islam mais c’est bien plus que cela. La charia englobe en réalité toutes les règles doctrinales, sociales, culturelles et relationnelles comprise dans ladite religion.

Monsieur Abdelhay Bakkali Tahiri a revendiqué une charia adaptée à l’État belge car la charia serait libre d’interprétation. Alors oui il est vrai que dans l’islam sunnite il n’existe pas d’équivalant au clergé mais il existe des mosquées de grande influence qui ont un rayonnement très important et sont très influent dans les pays voisins. Nous citerons comme exemple la mosquée d’EL Azhar au Caire ou encore Médine en Arabie Saoudite.

la tâche de dicter la charia est léguée aux muphtis(1) qui édicte des Fatwa(2).

En revanche dans le cas de l’islam chiite il existe bel et bien un clergé hiérarchisé comme il fut rappelé dans l’interview.« Le clergé chiite est dirigé par un chef suprême qui est en général nommé Ayatoulah (l’un des titres les plus élevés du clergé chiite) » en effet les chiites ont un leadeur qui occupe la fonction du douzième Imam en attendant son retour prophétique.

un islam moderne ?

Parmi les textes saints, la spécificité du Coran tient, pour la majorité de la communauté musulmane, dans la croyance selon laquelle le texte saint, prophétisé par Mahomet, est la parole « incréée » de Dieu, « descendue » sur le Prophète tout au long de son apostolat. Il ne s’agit plus alors d’un livre « inspiré » mais « dicté ». En somme, le Coran occupe approximativement pour l’islam la nature et le rôle que Jésus, Verbe de Dieu et Dieu lui-même, occupe dans le christianisme. On comprend dès lors que le Coran soit communément considéré par les théologiens musulmans comme un « attribut » de Dieu, consubstantiel à Lui.

En dépit de son expansion et des influences étrangères, l’islam n’a donc pour ainsi dire pas évolué. Une opinion répandue est que cela serait dû à l’impossibilité de modifier le Coran en raison de la croyance en sa nature incréée, pour les musulmans, il n’est pas nécessaire de modifier les textes sacrés, où l’on trouve souvent tout et son contraire.

Pour les musulmans, le Livre saint est unique et exclusif, son texte est en version unique, en une langue unique qui est celle même utilisée par Dieu.  Ajoutons-y le poids des institutions universitaires islamiques de contrôle et de censure. Aussi, tout intellectuel musulman qui ose aborder ces problèmes comme l’aborde un historien des textes, ou sous l’angle historico-critique, devient marginal. Et, quand il publie sur ce sujet, il est vite neutralisé par la persécution, la censure, l’exil forcé, ou volontaire.

L’islam moderne est envisageable, au travers d’une nouvelle charia correspondant à notre société, cependant il sera fortement mal reçu par une grande partie de la communauté musulmane et les réformateurs musulmans qui plaident contre la rupture entre passé et présent en conciliant acquis de la modernité et patrimoine musulman.

Mehdi Merzoug

Je suis âgé de 20 ans, élève en première année de communication à l’ISFSC

essaye d’être le plus photogénique possible comme le montre la photo

En savoir plus :

Projet de campagne ISLAM https://www.islam2012.be/projet

Définition de Mufti (1) https://www.cnrtl.fr/definition/muphti

Définition fatwa (2) https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/fatwa/32988

« Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. » Psaumes 50:21

Le pape François demande pardon aux fidèles et essaie de faire bouger les choses pour aider les victimes à faire le deuil. C’est vers la fin du 20e siècle qu’on a commencé à entendre parler partout dans le monde des premiers scandales au sein l’Église. Les abus sexuels sur mineur et les religieuses montrent les dérives du clergé. Et fait l’objet de procès très médiatisés. Comment venir en aide aux victimes et leur permettre de tourner la page ?

Les mineurs et les religieuse prennent la parole

Le 29 novembre 2019 a débuté le deuxième jour du procès Barbarin. Ce dernier est accusé d’avoir gardé pour lui des agissements pédocriminales du prêtre Bernard Preynard, qui est accusé d’avoir abusé de mineurs. Le procès n’est pas encore terminé, la cour prendra sa décision le 30 janvier prochain.

Depuis quelques années, plusieurs médias parlent des scandales qui secouent l’Église catholique, notamment Arte, qui a diffusé un documentaire sur l’abus sexuel des religieuses, pensez-vous que malgré le culte du silence qui se trouve dans l’Église, certaines d’entre elles vont parler ?

« En ce qui concerne les religieuses par rapport aux enfants, c’est une autre question plus proche de ce qu’on a appelé dans les années 90 la question des dérives sectaires, c’est-à-dire non pas seulement sur les enfants mais aussi sur les adultes. Ça consiste à noter que certaines personnes fragiles peuvent être en quête spirituelle et peuvent dans cette quête chercher des réponses à leur vulnérabilité, mais comme elles sont vulnérables, la quête spirituelle est redoutable et on peut très bien imager que l’autorité spirituelle n’ait pas tout été correcte, puis qu’il abuse de la vulnérabilité. Mais elle est différente de celle de l’enfant, puisque celui-ci ne comprend pas ce qui lui arrive, te dit qu’ici ce sont des personnes majeures qui sont en recherche de quelque chose qui ont trouvé l’homme ou la femme qui éclaire le sens de leur vie, et puis à force d’éclairer les choses se compliquent. » explique Louis-Léon Christians, directeur de la chaire droit et religion d’Université Libre de Louvain.

Mettre des mots sur les maux

En Belgique, il y a eu 600 signalements de cas prescrits concernant des abus au sein de l’ Église. Elles ont toutes été enregistrées par le centre arbitrage (1), qui est une commission mixte entre l’ Église et l’ État. C’est ce dispositif qui a essayé d’aider financièrement mais de façon assez secondaire, surtout en termes équité. Mais aussi les droits canons qui remontent à l’an 1000, qui d’abord servait au bon ordre du clergé, et parfois des fidèles. Il faut attendre la Deuxième guerre monde avec les mouvements des droits de l’homme, à partie duquel il est devenu plus vigilant à la protection des statuts des fidèles contre éventuels abus du clergé. Le premier moment délicat de ces affaires, c’est d’abord la prise de parole. Puisque certaines personnes ne veulent pas revivre une deuxième fois, toute cette histoire est de réexpliquer sans cesse les faits. Car même si parfois il y a une possibilité de sanction pénale.

Est-ce que la sanction du coupable suffit à résoudre les mots ? Nul ne le sait.

Ensuite, parfois, la réponse de la justice est insatisfaisante. En droit, on va parler d’arrêter, cela signifie qu’on arrête de discuter sur les faits qu’on a pu prouver. On passe outre cette affaire et ces difficultés qui ont cassé, troublé une vie pour permettre à ces personnes de tourner la page.

Comment la justice peut-elle aider les victimes de ces abus ? « C’est une question difficile qui se pose encore au parlement belge, puis en France. Autrement dit, celles des personnes qui ont estimé êtres abusés ou ont été abusées ont eu à la possibilité psychologique et le courage de parler. Se retrouve dans une situation de victime qui n’est pas nécessairement agréable. Dire, regarder, j’ai été abuser. C’est courageux et on espère justice, mais enfin, c’est tout de même se donner une étiquette de victime, on préférerait être un gagnant plutôt qu’une victime. Donc il y a un moment de fragilité dans la prise de parole. Alors un des problèmes qu’on a eu dû à la lenteur du processus historique, c’est qu’aujourd’hui, en France comme en Belgique, mais en Belgique, c’est fini, il y a eu un nombre impressionnant de paroles libérées, surtout sur des cas prescrits pénalement. Donc des personnes qui parlent au moment où elles savent qu’elles ne pourront pas obtenir la condamnation pénale de la personne qu’elles accusent. Parce que le délit est prescrit, le délit est trop passé, donc ça aussi, c’est terrible d’amener des personnes à parler comme victimes, mais tout en leur disant attention, vous parlez, mais il n’y aura pas de solution juridique, il y aura peutêtre une solution psychologique. » poursuite, Louis-Léon Christians

Des points à travailler

Il reste encore des questions à se poser comme : comment l’Eglise sanctionne ces personnes ? Comment l’Eglise arrive t’elle à son tour à aider les victimes ?

La première faille que l’on constate, c’est pendant longtemps dans la société, on ne parlait pas de sexe. Le fait de ne pas parler de ces abus dans les relations de religieuses correspond donc qu’on ne parle pas de ces abus dans l’enseignement, dans le sport, etc. C’est une première chose qui n’excuse pas évidemment un manque de vigilance, mais ça explique tout de même le silence généralisé. Il faut attendre les années 90 pour que réellement les scandales public et massif éclatent aux États-Unis , puis en Belgique et en France maintenant.

Ensuite, il y a eu des problèmes dans la gestion de ces personnes au sein même de l’ Église.  » C’est ce qu’on a reproché encore aux ecclésiastiques de cette fameuse période où on est passé de l’omerta à la prise de parole. Durant cette période intermédiaire, on sait que la réponse classique des autorités religieuses était bien déplacée, la personne. L’autorité religieuse avait commis quelque chose qui n’est pas admissible et la sanction était un déplacement. Ils espéraient que ce déplacement leur permettrait de tourner la page et de repartir sur de bonnes bases. Ce qu’on ne savait pas à l’époque, mais qui a changé aujourd’hui, c’est que lorsqu’un pervers sexuel avoue sa perversité, cela n’empêche pas qu’il soit toujours potentiellement actif. Donc il y a une évolution de la connaissance de la psychologie de la récidive au cours de ces dernières années. » indique-t-il.

Pour conclure, on constate que l’ Église catholique essaie de faire des efforts afin de ne pas commettre les mêmes erreurs que par le passé. Par ses différentes actions, le pape François montre qu’il veut mettre en lumière ces abus pour qu’il ne reste pas dans l’ombre. Malgré la difficulté de ces procès, certaines victimes ont le courage de pouvoir parler alors que d’autres préfèrent passer à autre chose.

  • (1) https://www.wipo.int/amc/fr/center/index.html

Laliongo Tifanny, 20 ans, étudiante en bac 1 communication à l’ISFSC.

« Lorsque vous vous faites un devoir toute votre vie d’aimer les autres, il n’y a jamais de dernier chapitre, car l’histoire se poursuit. Vous prêtez votre lumière à quelqu’un d’autre, qui éclaire une autre personne et une autre, et encore une autre. » Oprah Winfrey

Mourir avant l’heure

Il est difficile de parler de la mort quand celle-ci est taboue dans certaines régions du monde. Logiquement, et si tout se passe bien, la mort ne viendra pas taper à notre porte avant l’âge de 80 ans voir plus car nous constatons une augmentation de l’espérance de vie en Europe (1). Pourtant à l’aide de l’euthanasie, certains décident de quitter ce monde bien avant l’heure. Ce débat fait couler beaucoup d’encre et notamment au sein des 3 religions monothéistes.

Le 28 octobre 2019, des hauts représentants des 3 religions monothéistes se sont rendus au Vatican afin de statuer contre l’euthanasie considérée comme damnable. Pour ce faire, ils ont signé et remis au pape François un document dans lequel ils expliquent fermement le fait que l’euthanasie et le suicide assisté sont intrinsèquement et moralement répréhensibles.

la seringue représente le produit qui sera injecté dans le corps du patient pour procéder à l’euthanasie. Licence Creative Commons Attribution 4.0 International

L’euthanasie désigne un acte médical consistant à provoquer volontairement la mort d’un patient afin de soulager ses souffrances physiques ou psychologiques considérées comme insoutenables et incurables, selon la bénévole de l’association du droit de mourir dans la dignité ( ADMD ) Liliane Thys. « Les personnes qui peuvent l’obtenir sont des majeures ou des mineures qui remplissent des conditions bien particulières. En effet, ils peuvent en bénéficier en faisant une demande anticipée d’euthanasie en étant dans un état de lucidité », ajoute l’experte.

Qu’en pensent les religions monothéistes ?

Le christianisme, le judaïsme et l’islam partagent le même point de vue sur la question de l’euthanasie. Le suicide assisté sous toutes ses formes passives ou actives et l’euthanasie sont absolument interdits. Il est dit dans les 3 livres saints de manière assez similaire que seul Dieu donne la vie et lui seul a le droit de la retirer. Dans l’islam, l’euthanasie est formellement interdite car elle représente un meurtre commis par le médecin, même si celle-ci est demandée par le patient. Le médecin ne peut pas être plus miséricordieux envers le patient que Dieu qui lui a donné la vie et qui la lui reprend dans les conditions qu’il veut.Le malade doit alors attendre sa mort naturelle. Au sein du christianisme, l’euthanasie s’oppose au 6ème commandement, tu ne tueras point. Le judaïsme explique qu’il est défendu de faire quelque chose qui puisse accélérer la fin de vie d’un agonissant(2).

 Il est donc défendu d’écourter la vie d’un patient agonisant et cela peu importe les motifs ou les raisons qui peuvent bien pousser cet acte. Pratiquer l’euthanasie fait en sorte que le médecin devienne le tueur du patient. Étant donné que l’homicide est considérée comme un pêché très grave qui a pour rétribution l’enfer, il en va de soi, d’un point de vue religieux que celle-ci ne soit pas pratiquée.

Les soins palliatifs comme solution ? 

Selon madame Thys , : « Les soins palliatifs sont des annexes d’hôpitaux qui créent une espèce de cocon confortable qui consiste à prendre soin des patients en continuant leur traitement jusqu’à ce qu’ils rendent leurs derniers souffles ».

Ces soins sont proposés comme une solution par les religions monothéistes et sont alors mis en avant aux dépens de l’euthanasie. Le but est d’octroyer avec les services des organismes religieux une aide spirituelle et morale. L’objectif est également de prendre soin des patients en continuant leur traitement afin de soulager leur douleur et celle de leurs proches. Cet accompagnement proposé par ces institutions religieuses fait en sorte que les patients quittent ce monde de manière dite naturelle.

Question de moral ou de religion ?

Malgré que des solutions soit proposées et mises en œuvre par les hôpitaux et les organismes religieux, ne doit-on pas laisser un libre-arbitre aux patients afin que ceux-ci décident de la manière dont ils veulent quitter ce monde ? L’être humain ne décide pas de sa venue sur terre mais peut-il décider de sa fin ?  Si une personne agonisante souffre terriblement et que les soins palliatifs n’atténuent pas sa douleur insurmontable, doit on la laisser souffrir pour partir de manière naturelle ou lui accorder l’euthanasie ? Tant de questions qui font débat, mais au final, les réponses résultent du choix personnel de chacun comme l’explique la bénévole.

La religion un frein pour l’euthanasie ? Vraiment ?

Le 27 novembre 2019, Roger Sougnez, un prêtre belge de 92 ans, a décidé de se faire euthanasier (3). La raison est qu’il était atteint de plusieurs cancers et que les soins palliatifs ne lui ont pas permis d’aller mieux. Nous faisons face à un cas étonnant et très intéressant car Roger Sougnez à consacré durant sa vie, corps et âme à l’Eglise et la religion catholique. Malgré le fait qu’il connaisse l’avis des textes biblique quant à la question de l’euthanasie, cela ne la pas empêché d’avoir eu recours à cette pratique. Le comportement de ce prêtre n’est-il pas à adopter ? Est-ce un exemple d’ouverture d’esprit et ou alors de tolérance ? Le fait d’être prêtre ne l’a pas freiné dans sa démarche. Malgré son implication dans la religion, cela ne l’a pas empêché de faire un choix personnel et d’opter pour l’euthanasie. Liliane Thys rajoute également que : « En région flamande, bien qu’il y ait plus d’églises, le taux de demande d’euthanasie est plus élevé que dans le reste de la Belgique ». Ce qui en conclue selon elle , que la religion n’est pas un frein à l’euthanasie.

Peu importe les convictions religieuses, libre à chacun de décider si oui ou non il veut avoir recourir à l’euthanasie. Certes, des règles spécifiques sont dictées dans les textes sacrés mais cela n’empêche pas d’aller à l’encontre de ce qui est dit si cela peut contribuer au fait de partir dans la dignité.

(1) https://www.touteleurope.eu/actualite/l-esperance-de-vie-en-europe.html

(2) http://euthanasie-tpe.over-blog.com/pages/Leuthanasie_et_la_Religion-351142.html

(3) https://www.rtl.be/info/belgique/societe/roger-sougnez-un-ancien-pretre-s-est-fait-euthanasier-a-l-age-de-92-ans-nous-l-avons-rencontre-la-veille-de-sa-mort-1178028.aspx

Comment mourir dans la dignité, 4 questions pour comprendre l’euthanasie en Belgique

L’euthanasie, plus un tabou

Les 3 religions monothéistes unies pour condamner euthanasie et suicide assistée

Moaad Laiti-Elmortaji, 22 ans, étudiant en communication à l’ ISFSC.

une citation qui me correspond : « Avec du temps et de la patience, on vient à bout de tout »

Crime, honneur et malheur.

C’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et c’est dans des clans qui exécute ce que l’on appelle, un crime d’honneur, qu’on l’illustre le mieux. Ces clans ont pour but de récupérer leur honneur qui, selon eux, aurait été souillé par l’un de leurs membres en ayant refusé de suivre une certaine directive. La plupart de ces crimes sont connus pour être des féminicides et chaque année dans le monde 5 000 femmes meurent suite à un crime d’honneur.

Le crime d’honneur est une forme de justice aussi absurde cela puisse paraître. Seulement, cette justice agit par la violence et ce n’est pas parce que c’est une justice pour certains, qu’elle est forcément juste pour tous.
Mohamed Hassan CC by CCO – 18 septembre 2018.

En Belgique, le premier crime d’honneur reconnu a lieu en 2007, c’est celui de Sadia Sheikh, jeune belge d’origine pakistanaise, son crime fut d’être tombé enceinte hors mariage, exactement deux ans avant son assassinat. La voyant comme souillée, sa famille décida de la marier de force et c’est seulement à l’âge de 20 ans que Sadia fut mariée. Mariée à un cousin éloigné vivant au Pakistan, la procédure se fit via internet. Plus tard, quand sa famille lui avait annoncé qu’elle devait aller au Pakistan pour officialiser son mariage, ce n’est qu’à ce moment qu’elle prit conscience de ce qui lui arrivait, elle prit donc fuite. A la suite de son meurtre plusieurs versions sont données, mais ce dont on est sûr c’est que lors d’un court retour chez ses parents après sa fuite, son frère lui tira dessus à plusieurs reprises et ce fut le jour où elle donna son dernier souffle.

Dans la convention d’Istanbul on retrouve des valeurs qui ont pour but d’éradiquer les préjugés sur les coutumes qui prônent un rôle inférieur de la femme vis-à-vis de l’homme. Bien sûr d’autres sont du même avis et dénoncent ces traditions différemment. Stephan Streker par exemple, réalisateur et scénariste belge qui sortit 10 ans après le décès de Sadia Sheikh un film intitulé Noces. L’histoire est inspirée de divers crimes d’honneur dont celui de Sadia Sheikh, il y dénonce les crimes d’honneur en montrant qu’il n’existe pas d’homme qui puisse être un monstre, mais qu’il existe uniquement des situations monstrueuses, il démontre au public que ce n’est pas parce que des traditions sont différentes, que cela fait spécialement du criminel/tueur le méchant de l’histoire. Voilà donc un film aussi riche en émotions qu’en réflexion que vous pourrez ajouter à votre liste de films en famille.

Le 10 décembre 2019, Dominique Deshayes coordonnatrice des droits des femmes chez Amnesty francophone rappelle lors d’une interview que : « La tradition ne peut jamais être une excuse à la violation des droits humains« , cette citation est inspirée de l’article 12 de la DUDH laquelle fut déclarée il y a de cela 71 ans jour pour jour. Elle précise aussi que : « Ce n’est pas parce que c’est traditionnel, que couper le clitoris des petites filles est autorisé. Ce n’est pas parce que le mariage forcé est traditionnel, qu’il est forcément autorisé« . L’article 12 stipule que nul ne sera l’objet d’immixtions(1) arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation.

Amnesty c’est quoi ?

Amnesty de son nom complet Amnesty international (Belgique), est une organisation de défense des droits humains qui débute par la défense de deux étudiants au Portugal qui avait fait l’erreur de trinquer à la liberté lors de la dictature de Salazar(2). Ces prisonniers politiques et religieux attirèrent l’attention de Peter Benenson à l’époque avocat de 39 ans déjà réputé internationalement. Il envoya maintes lettres au gouvernement portugais pour les amnistier(3), il fit de même dans plusieurs autres pays et c’est alors que vit le jour des prisonniers oubliés le 28 mai 1961 dans un hebdomadaire anglais, The Observer sort, autrement dit, le premier article d’Amnesty.

De quoi devrion-t-on prévenir les plus jeunes ? Excision, mariage forcé et crime d’honneur. Ce sont des termes dont la plupart des jeunes n’ont jamais entendu parler et qui pourtant sont présents tout autour d’eux sans même qu’ils en aient conscience. Et malheureusement d’autres jeunes, dans leur école, leur quartier, ou même l’enfant de l’un de vos proches, certains y sont encore confrontés juste là, sous vos yeux, sans même que vous vous en aperceviez.

Aussi ancienne soit cette pratique, le mariage forcé est toujours d’actualité, on compte jusqu’à 700 millions de femmes mariées de force avant leur majorité et ce même si ça va à l’encontre des droits de l’Homme. Et bien heureusement, on peut observer une baisse du nombre de mariages forcés comparé à chaque année.

Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle.

Obligatoire en Belgique depuis 2012, autrement dit, l’EVRAS, a pour but d’informer les plus jeunes sur leur vie relationnelle, affective et sexuelle tout en passant par des plannings familiaux. L’accompagnement des jeunes vers l’âge adulte est de plus en plus négligé, une étude menée par PROMES-ULB et par FUNDP a prouvé qu’il y avait une disparité des initiatives et du temps octroyé à l’EVRAS dans les écoles, mais surtout dans les écoles professionnelles qui sont tout autant concernées.

La convention d’Istanbul.

En 2011, la convention d’Istanbul est mise en œuvre afin de contribuer à la prévention et à la protection des femmes contre toute violence. L’Istanbul, la Turquie et les Etats membres du Conseil de l’Europe sont les seuls pays à avoir signé cette convention. Ces parties ont pour but de veiller à ce que l’honneur traditionnel ne soit pas la justification de tout acte agressif. En Belgique, c’est seulement en 2016 qu’elle fut ratifiée. On peut notamment y retrouver de nombreux dires sur les mariages forcés.

Pour conclure on notera que le crime d’honneur peut être retrouvé sous d’autres formes que le féminicide, comme par exemple la loi de Talion que l’on retrouve en Albanie et qui a pour but une vengeance par le sang ou par la fortune. Le seul bémol avec cette loi est qu’elle est officiellement reconnue en Albanie et qu’il n’y a donc pas de réelle justice pour s’en protéger. De plus on peut ajouter qu’il est important de prévenir nos jeunes sur ce type de situation car malheureusement il existe des cas où la victime ne sait pas qu’elle est une victime, elle accepte son sort car elle l’a vue se réaliser sur d’autres personnes avant elle, voilà la pire situation sur laquelle on pourrait tomber en essayant d’aider son prochain, une situation où la victime pense que ce qui lui arrive est normal.

(1) Action de s’immiscer dans les affaires d’autrui.

(2) De son nom complet Antonio de Oliveira Salazar est une ancienne figure centrale du régime autoritaire au Portugal de 1928 à 1933.

(3) Issu du terme amnistie, signifie du législateur un acte qui efface rétroactivement le caractère punissable des faits auxquels il s’applique.

Moi Erika, 20 ans, 1m78.

Jeune bruxelloise d’origine congolaise, militante durant mes heures perdues et néanmoins rêveuse à temps plein, je suis étudiante en première bachelier à l’ISFSC en communication et même si je ne sais pas encore ce que je compte faire plus tard, une chose est sûre, j’ai une grande soif de savoir, de liberté, mais surtout, des rêves pleins la tête à réaliser.

Les problèmes autour des différentes religions en Belgique.

?, Religion et convictions, en ligne, consulté le 23 décembre, Berlin.de disponible à https://www.berlin.de/willkommenszentrum/fr/etape-5-quotidien/religion/

Aujourd’hui, les 5 principales religions dans le monde sont l’islam, le christianisme l’hindouisme, le bouddhisme et le judaïsme. Ensemble, elles regroupent près de 5 milliards des 7 milliards de personnes que compte notre planète. Étant un État neutre, la Belgique, fait place à une grande diversité de religions. Mais cette diversité est-elle bonne ou mauvaise?

La diversité des religions en Belgique

«Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est sa capacité à accepter la diversité des religions» rapporte Adolphe Bonyanga Bokele, curé de la paroisse d’Athus et docteur en philosophie. Regroupant un grand ensemble de religion, la Belgique traditionnellement est catholique depuis le haut Moyen Âge, mais ce culte cohabite maintenant avec d’autres religions comme les Protestants, les Orthodoxes, les Musulmans, le Judaïsme, …

A l’origine de cette croissance, l’immigration. La Belgique accueille pas moins de 1.259.091 résidents d’origine étrangères. Qui dit étrangers, dit nouvelle culture. Mais le multiculturalisme plaît-elle à tout le monde? Pour Adolphe Bonyanga Bokele la réponse claire : « Non, elle ne peut pas plaire à tout le monde. On vit dans un monde avec énormément de discriminations, de racisme ou d’homophobie, chaque personne à son propre mode de vie et sa manière de faire les choses, ce qui ne peut pas plaire à tout le monde. La culture est un luxe pour nous, c’est un cadeau de Dieu, mais l’Homme n’accepte pas toujours la différence entre lui et autrui, et c’est ce qui pose des problèmes à l’heure d’aujourd’hui partout dans le monde».

La crainte de l’islam

La peur de l’islamisme après le 11 septembre 2001 s’est renforcée après l’attaque du Musée juif et les doubles attentats de Paris. De plus, l’islam est la 2ème religion la plus présente sur le champ médiatique, chose qui ne passe pas inaperçu aux yeux des spectateurs. En effet, l’islam est jugé trop visible aux yeux des gens à cause de l’image négative que les médias lancent d’elle. Il y a énormément d’amalgames fait au sujet de cette religion comme par exemple : comme les crimes qui sont liés au groupe de l’état islamique en Irak, le groupe de DAESH, les attentas sont souvent relié à l’islam. Une campagne a été lancée par des Britanniques de confessions musulmane pour dénoncé les amalgames commis au nom de l’islam. Cette campagne se nomme  » NOT IN MY NAME » et veut alerter les risques sur les amalgames. Elle vise aussi à dénoncé la politique migratoire du gouvernement belge et à sensibiliser l’opinion publique au sort peu enviable des migrants soudanais, érythréens, afghans et iraniens qui se regroupent au parc Maximilien près de la Gare du Nord avant de poursuivre leur route vers la Grande-Bretagne.

Et si la religion disparaissait?

ISSARTIAL, La paix, au-delà de l’absence de guerre, consulté le 23 décembre, http://fraternite-ofs-sherb.eklablog.com/la-paix-au-dela-de-l-absence-de-guerre-interbible-a107707910

«Il est vrai que toutes les religion ne sont pas pareilles, que toutes les personnes qui la pratique sont différentes, que chaque avis n’est pas partagé, mais la religion devrait toujours être pratiquée dans le respect et dans la paix sans jamais créer de conflit même si les valeurs ne sont pas les mêmes. Les guerres religieuses et leurs abominations crée au « nom de la religion » est absurde et impensable. Rien de tout cela ne devrait arriver pour une religion».

De nombreuses Guerres civiles seraient sûrement évités dans un premier temps, et la phase acceptation remplacerait la phase « intégration de force ou destruction » actuelle. Certaines études récentes montrent même que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de conflits présentent des dimensions, ou des causes, religieuses, qu’ils tendent à être plus violents et plus longs que les autres, et qu’il y a eu une augmentation globale de leur nombre. Les Hommes chercheraient des solutions par eux-mêmes au lieu de démolir les solutions religieuses.

La religion est un fait universel auquel on choisit ou non d’adhérer et de croire. Pour beaucoup, Dieu permet de vivre dans la paix, la joie et la bonne humeur, de voir le monde meilleur qu’il ne l’est. Mais la religion relève aussi à l’homme la fragilité de son existence, même si elle apporte du bon à ceux qui vivent avec elle, mais pas à ceux qui ne vivent qu’à travers elle. Mais la religion est-elle un facteur de paix ou de guerre?

Si on avait une religion universelle ?

Et si par un désir de fraternité ou par l’évolution naturelle des pensées, toutes les religions se rejoignaient en un culte universel, à la croisée de toutes les cultures, de toutes les influences, de tous les modes de pensée.

Tout les peuples du monde seraient alors réunis autour d’un plan spirituel commun. Chacun serait libre de le pratiquer ou pas, cette religion. Une nation unie pourrait alors naître, non pas avec qu’une seule opinion mondiale mais avec la liberté de s’affirmer, de se défendre et de clamer haut et fort ses idées.

«Toutes les religions ont un but qui est d’atteindre la fraternité par la liberté. Mais est-il possible de l’acquérir ? Car même en ayant une religion commune, je ne pense pas qu’une seule et unique religion ne guérirait pas l’humanité de tous ses maux, de tous les malheurs que les Guerres de religion on créer, des actes ainsi sont inoubliables, on ne pourrait pas nier ce qu’il s’est passé. Il est vrai qu’elle unirait les Hommes, même si l’union fait la force, rien du passé ne pourra être effacé».

La religion au final, c’est quoi?

Nous vivons dans un monde complexe dans lequel certains arrivent à s’épanouir, à vivre pleinement, à être les maîtres de leur destin, sans ressentir le besoin de croire en Dieu, tandis que pour d’autres, le poids de l’existence est trop lourd, alors ils se tournent vers la religion car elle aide, elle rassure, elle donne un sens et promet le bonheur.

Pour autant, il n’y a pas les forts d’un côté, et les faibles de l’autre.  » Chacun choisit de croire ou de ne pas croire, en fonction de sa vie, de son histoire… Mais surtout, la croyance religieuse doit demeurer un acte de liberté, afin d’être un moyen d’atteindre le bonheur ».

PIERRET Zoé

Pour en Savoir + : 

(1) Roland Baumann CCLJ, LA BELGIQUE PLURIELLE : CITOYENNETÉ ET MULTICULTURALISME, [S.I ], 16 septembre 2004, http://www.cclj.be/actu/politique-societe/belgique-plurielle-citoyennete-et-multiculturalisme

(2) Hugue Lagrange, Le multiculturalisme est incontournable, [S.I ], publié le 13 mai 2014 à 15h16 – Mis à jour le 13 mai 2014 à 15h54 , https://www.lemonde.fr/idees/article/2014/05/13/le-multiculturalisme-est-incontournable_4416004_3232.html

(3) Christian Laporte, le retour en force du religieux et l’espoir d’un islam belge, [S.I ], publié le samedi 18 juin 2016 à 07h45 – Mis à jour le samedi 18 juin 2016 à 07h48, https://www.lalibre.be/belgique/le-retour-en-force-du-religieux-et-l-espoir-d-un-islam-belge-5764133535705701fd88a748

-Jeune athusienne né en 2001  

-Etudiante à l’ISFSC 

-Passionné par la photographie

Le conflit israélo-palestinien, une lutte armée qui devient peut-être religieuse.

Depuis 1948, le conflit israélo-palestinien perdurent. En cette fin d’année 2019, les violences entre Palestiniens et Israéliens ne comptent pas s’estomper. Les frappes aériennes israéliennes continuent de pleuvoir sur la bande de Gaza et le Djihad islamique.

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Faire disparaître la Palestine

Il y a quelques années, les milices sionistes et l’armée israélienne ont procédé à l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leurs terres; c’est ce qu’on appelle la « Nakba » (« catastrophe » en arabe). Ce terme désigne l’expulsion du peuple palestinien et la destruction de leurs villages et de leurs communautés. Une multitude de villes et villages fut détruite ou repeuplée par des Israéliens juifs. Tous les vendredis des milliers de Palestiniens se retrouvent à la frontière de Gaza pour revendiquer le droit au retour de 700 00 Palestiniens chassés de leur terre en 1948. Tout cela déstructure profondément la société palestinienne et fait partie du principal projet sioniste qui consiste à faire disparaître les territoires arabes nous raconte Nadia Farkh, qui fait partie de l’ASBL « Association belgo-palestinienne« . Plus de 150 000 Arabes palestiniens sont restés sur place. Ils sont aujourd’hui considérés comme ennemis et sont sous au régime militaire. Ils continuent d’être discriminés malgré le fait qu’ils constituent 20 % de la population d’Israël. L’intimidation ainsi que la violence ont été utilisées dans le but de créer un Etat majoritairement juif.

Résumé visuel du concept de Nakba

Guerre de religion ?

L’utilisation du terme de guerre religieuse rentre parfois en jeu. La question provenant du sous-titre provoque un énorme amalgame. Il est vrai que la différence de culte est fortement marquée, mais cela n’est pas la résultante des violences qui perdurent depuis 1948. En effet, madame Farkh y répond : « une guerre de religion n’est pas possible, car les différents partis politiques tels que le Hamas, le Fatah, Jihad islamique palestinien, FPLP, FDLP et autres… sont déjà en guerre entre eux à cause des différences de faction religieuse (chiites et sunnites). Ramener tout cela à une guerre de religion doit être considéré comme une erreur fondamentale. Les sionistes ont décidé de s’installer en Palestine non pas pour but de persécuter les musulmans mais dans l’objectif de rassembler tous les Juifs du monde. En 1947, Les Nations-Unies ont divisé le territoire de Palestine, sans demander l’avis des gens sur place, en donnant la moitié au peuple juif. Ils ont donné 44 % au peuple palestinien et 55 % aux Juifs. Ce n’est pas parce que les Palestiniens étaient musulmans qu’ils l’ont fait. Les Juifs avaient juste la volonté de trouver un endroit où ils pouvaient se réunir culturellement. Malgré tout cela, 78 % de la Palestine historique a été utilisé pour créer l’Etat d’Israël. » 72 ans plus tard, l’occupation et la colonisation israélienne sont de plus marquées. Tout cela est soutenu par le gouvernement israélien…

Un problème gouvernemental ?

L’extrême droite israélienne est au pouvoir depuis de nombreuses années. Ce gouvernement a une politique dite de « nettoyage ethnique ». Celle-ci vise à faire fuir les Palestiniens en raison de leur identité ethnique. Le 19 juillet 2018, la loi d’ « Etat-nation » votée à la Knesset fait office de loi fondamentale (sorte de constitution), selon madame Farkh : « Cette loi veut rappeler le caractère juif de l’Etat d’Israël et qu’elle donne l’auto-détermination du peuple juif. Donc, elle ne concerne donc pas 20 % de la population qui est composée de Palestiniens musulmans et chrétiens. L’autre volée de cette loi d’Etat-nation est d’encourager voire légaliser la colonisation du territoire palestinien. Elle va de plus en plus loin dans l’extrémisme de la violation du droit international et aucun gouvernement extérieur n’a réagi à cela. »

Concernant les réactions de l’extérieur, la Maison blanche soutient à 100 % les positions de l’extrême droite au pouvoir en Israël. La solidarité internationale avec les Palestiniens est de plus en plus nécessaire. L’Union européenne souhaite une solution à 2 Etats, l’un israélien et l’autre palestinien, tout en respectant les lois internationales. L’UE condamne les colonisations qui sont considérées comme violations du droit international, car celles-ci sont considérées comme crimes de guerre.

« A chaque fois qu’une nouvelle colonie est construite ou déclarée, aucune sanction est prise concernant le gouvernement israélien. Celui-ci continue toujours de bénéficier d’accords économiques, scientifiques et tout autre relation diplomatique sans aucune restriction ou autre imposée. Avoir une position claire de l’UE est compliqué, car elle a du mal avoir l’accord unanime des 28 pays membre. Cela constitue la faiblesse de l’Union européenne. »

L’Apartheid israélien

La colonisation, l’occupation, l’emploi de travailleurs palestiniens à bon marché, les postes de contrôle militaire, un système de contrôle » en Cisjordanie occupée par Israël et autres. Cette énumération peut qualifier la situation actuelle d’apartheid. Israël soumet le peuple palestinien à un régime de domination qui en droit international répond à la définition d’apartheid. En effet, l’Etat israélien ne respecte pas le droit international. Cela rend encore plus précaire la situation des Palestiniens qui vivent dans cet État, qui par ailleurs ne s’est fixé ni frontières ni constitution écrite. Les Arabes d’Israël n’ont pas la nationalité israélienne mais juste un statut de citoyens israéliens et ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone, voire comme une « cinquième colonne », un « ennemi intérieur » qu’il faut contrôler, et dont il faut limiter l’accroissement démographique en le maintenant ségrégé dans un territoire restreint, séparé , comme c’est le cas en Galilée, quand ils ne sont pas menacés de « transfert », autrement dit leur expulsion hors de la Ligne Verte. Un Palestinien doit même demander l’autorisation pour pouvoir construire un puits…

Publication Instagram de l’Association belgo-palestinienne

Cette volonté de vouloir être absolument ensemble culturellement fait que l’Etat d’Israël opprime le peuple palestinien. Les Juifs effectuent même du chantage. En effet, si un média ou un gouvernement étranger critiquent les décisions ou les politiques prises ; ils risquent d’être considérés comme antisémite. Il y a une banalisation de l’antisémitisme.

Une possibilité de paix

Au fil des recherches et suite à mon interview, une optique de paix s’est dressée tout au long de l’écriture de cet article. Si la communauté internationale avait la volonté de faire en sorte qu’il y ait la création d’un Etat binational. De plus, l’Union européenne pourrait être plus strict en prenant des mesures drastiques. Mais, le soutient de Donald Trump n’arrange pas les choses en rejetant le droit international. Et si un désintérêt américain ainsi qu’une prise de conscience mondiale arrivaient , le conflit prendrait t’il une toute autre tournure ?


En savoir + :
  • Bruxellois d’origine congolaise né en 2000
  •  Etudiant en BAC 1 Communication à l’ISFSC
  • J’aime la musique et découvrir de nouvelles choses