Est-ce que la tenue influence le service rendu ?

Les débats fusent entre les partis de gauche et de droite. 

la laïcité est un mode d’organisation de la gouvernance politique française qui vise à protéger la liberté d’expression de toutes les convictions philosophiques. En Belgique nous ne parlons pas de laïcité mais du principe de neutralité dans lequel l’État et les Églises sont mutuellement indépendants. Mais l’État s’astreint à une stricte neutralité entre les différents courants philosophiques

Même si sur le plan juridique il y a bien une quasi-identité entre ces deux thermes. Il n’en va pas de même pour les débats actuels. Car certains les confondent avec l’idéologie athéiste.

Nous éloignons-nous du pluralisme religieux ? 

La religion doit-elle passée avant la morale ?

De nombreux religieux font passés leurs croyances avant notre morale éthique. Sachant qu’une croyance peut être mal interprétée, elle peut dans certaines situations engendrer des comportements violents.

Description: Cette image illustre bien les textes sacrées dans les religions et les manières dont on peu faire usage de leurs mots.
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Dans l’état de l’Idaho vit une communauté religieuse composée d’environ 2500 personnes nommées « l’église des disciples du Christ ». Celle-ci a comme particularité de ne pas soigner leurs enfants lorsqu’ils tombent malades. Ils sont contre la médecine moderne, les médicaments et préfèrent prier en espérant les faire guérir… Résultat, un taux de mortalité infantile trente fois supérieur au reste du pays.

Des enfants qui auraient pu vivre.

Dans un cimetière de l’Idaho appartenant à l’église des disciples du Christ, 35% des tombes de 2002 à 2013 sont réservés aux mineurs ou aux bébés mort-nés.Morts en raison de la négligence de leurs parents, aveuglés par leurs croyances. Les causes de décès sont souvent des maladies pourtant curables: intoxications alimentaires, pneumonie, diabète, simples rhumes, infections.

Comme tous les enfants en bas âge, les leur contractent également des maladies courantes, et inévitablement meurent, s’ils ne sont pas pris en charge pour être soignés. Ils n’appellent jamais les secours et laissent leurs enfants mourir sous leurs yeux. Dans les autres Etats américains, cet acte de négligence est constitutif d’un meurtre condamnable par la loi. Le doyen de l’église de « Followers of Christ » dans l’Idaho a déclaré que sa communauté voyait la médecine et les médicaments comme des produits de Satan et qu’ils disposaient d’autres moyens pour guérir les maladies.

Comment peut-on laisser mourir ses enfants alors que la médecine moderne permet de les soigner ?

Ils pensent que leur communauté est sacrée, que sa création a été l’initiative de Dieu et qu’elle est maintenue en vie par le Saint-Esprit, que le seigneur est plus puissant que tout. Ils voient leurs propres enfants avant tout comme les enfants de Dieu et considèrent la mort comme un aboutissement de la vie terrestre pour accéder au paradis. Le destin de la vie ou de la mort est entièrement entre les mains de leur seigneur. Lorsqu’une personne est malade, verser de l’huile à l’endroit de la douleur, lui donner une gorgée de vin et enfin prier, est le seul remède administré.  Si cela ne fonctionne pas, la personne meurt.

Jean-Philippe Schreiber nous explique pourquoi La communauté les « Followers of Christ » n’est pas considérée comme une secte; JS : » Aux États-Unis, la liberté de religion est une garantie essentielle stipulée dans le deuxième amendement de la constitution. Il n’est pas d’usage d’utiliser la terminologie « secte ». Toutes les religions exercent librement leur culte ».

Voici un envoyé spéciale dans la communauté religieuse dans l’Etat de l’Idaho. Celle-ci pratiquent la guérison uniquement par la prière.

Des crimes autorisés

La loi suivante est promulguée au début des années 70 : « la pratique par un parent ou un tuteur de soigner son enfant uniquement par la prière ou des moyens spirituels, ne constitue pas une violation de la protection due à cet enfant ».

Contrairement aux autres Etats du pays, l’Idaho autorise cette loi au nom de la liberté religieuse. L’état voisin de L’Oregon a supprimé cette loi en 2011 et les parents responsables de la mort de leurs enfants, ont été condamnés pour meurtre.

Alors pourquoi cette loi n’est -elle pas abolie dans l’Idaho ?

Malgré les mouvements contestataires qui souhaitent voir cette loi abrogée, malgré la manifestation de 2017, au cours de laquelle des habitants de L’Idaho ont déposé 183 cercueils miniatures sur le capitole pour symboliser le nombre d’enfants décédés, le Sénat de l’Etat de l’Idaho, a défendu obstinément ces pratiques.

Le Sénateur Lee Heider a en effet, déclaré que « l’Idaho ne devrait pas retirer les droits constitutionnels d’une communauté au nom de la bonté, de l’exactitude, de la pertinence médicale ».

Donald Trump a signé un décret exécutif visant à renforcer la protection des minorités religieuses en Amérique. « Nous ne permettrons plus aux personnes qui veulent vivre leur foi, d’être ciblées, intimidées ou réduites au silence« , a-t-il déclaré.

Ce décret est toujours d’actualité et exonère de facto, la responsabilité des « disciples du Christ » à l’égard de leurs enfants.

La cause de cette violence : une interprétation littérale des textes sacrés.

La religion existe à travers ce que les hommes en font :  l’interprétation des textes sacrés, les recommandations des institutions et autorités religieuses ont un impact direct sur leur vie réelle. La religion est très puissante car les croyants vont trouver dans son interprétation une justification de leurs attitudes violentes. Chaque religion, à travers ses textes sacrés, comporte des versets avec des passages qui peuvent être interprétés comme un appel à la violence sortie de son contexte. Dans toutes les religions confondues, Dieu est l’amour et les croyants sont porteurs de ce message. Par exemple, dans la Bible « aimez-vous les uns les autres », dans le Coran 59.10« ne met dans nos cœurs aucune rancoeurs » .

Comme nous le disait Jean-Philippe Schreiber, la violence dans les religions serait due à une mauvaise interprétation de celle-ci

JS : » La violence qui est exercée au nom de la religion est « une » des interprétations qu’on peut faire de la religion parce qu’on peut trouver dans le texte de la Bible, coran, ou autre texte religieux, des épisodes extrêmement violents et trouver une justification à celle-ci ».

La perception de légitimité de ceux qui usent de la violence au nom de la religion

Ceux qui usent de la violence dans les religions ne considèrent pas cette violence comme gratuite : leurs intentions ne seraient pas mauvaises et leurs actes simplement guidés par Dieu. C’est un argument qui semble faible : La religion serait-elle instrumentalisée par l’homme pour justifier l’émergence de ses instincts les plus primaires ?

Comme nous le disait Jean-Philippe, il explique en quoi la religion pousse ces hommes à la violence

JS : « Tout est question d’interprétation. Pour les croyants qui usent de la violence, cette violence n’en est pas une ou est un outil nécessaire, un passage obligé pour une raison qui leur paraît juste, une violence légitime « .

Il explique également comment l’homme « transforme » cette religion pour en découler de la violence

JS :  » Ils ne la transforment pas, ils utilisent des sources dans les textes religieux, pour provoquer de la violence. Par exemple, quand j’ai étudié les discours djihadistes, j’ai pu constater que nous, occidentaux, avec les attentats que nous avons subi qui sont d’une violence barbare, on repousse cette violence et on ne la comprend pas. Mais pour ceux qui ont usé de cette violence, il s’agit pour eux d’une violence réparatrice, d’une guerre légitime qu’ils mènent. Elle ne leur semble pas barbare et irrationnelle, c’est une violence organisée. Aucun de ces actes ne constitue une violence gratuite aux yeux de ceux qui l’exercent, ils trouvent justification dans les textes sacrés pour rendre celle-ci légitime « .

Comment peut-on penser que porter préjudice à autrui, lui faire du mal, le tuer est une valeur de la religion, une manière d’accéder au paradis. Notre sens moral doit s’accorder avec les textes sacrés et ne pas prendre des passages au pied de la lettre. Nous restons avant tout des hommes et femmes libres et de ce fait nous nous devons par notre sens naturel, notre éthique de s’imprégner consciencieusement des écrits religieux.

Jean-Philippe nous montre d’autres aspects de violence dans la religion:

« Elle peut être moins brutale, plus sournoise. Dans certaines situations, on utilise la religion comme moyen de pression, on peut considérer que c’est une forme de violence, plus douce mais plus insidieuse et peut être plus fréquente que le terrorisme religieux. Par ex ; des femmes qu’on a empêché d’avorter durant la grossesse, ou bien injurier, maltraiter lorsqu’elles vont dans un hôpital qui pratique l’avortement. C’est une violence au nom de la religion mais d’une autre nature que la violence extrême« .

 Notre loi morale est essentielle pour comprendre la religion.  Aucun acte barbare ne doit être incriminé par la religion mais par l’homme et de ce qu’il en a fait. Dans beaucoup de cas la religion passe avant tout, alors notre loi morale doit-elle surplanter nos croyances religieuses?

Pour en savoir +

Article sur l’interprétation des religions : https://iqna.ir/fr/news/3464849/un-mauvaise-interpr%C3%A9tation-du-coran-%C3%A0-l%E2%80%99origine-de-nos-probl%C3%A8mes

Article sur la radicalisation des djiadistes : https://www.revuepolitique.be/jeunes-comment-ils-se-radicalisent/

Article sur le droit de soigner son enfant par la prière : https://www.unadfi.org/domaines-dinfiltration/sante-et-bien-etre/pratiques-hygienistes-et-traditionnelles/debat-autour-du-droit-de-soigner-les-enfants-par-la-priere/

Article sur les violence fondées dans la religion: https://news.un.org/fr/story/2019/08/1050041

Zoé Demeester, étudiante en 1ere commu à l’ISFSC. 19ans, habite à Bruxelles. j’aime la musique et les voyages.

Liberté, laïcité et port du voile musulman chez les mineurs.

Introduction

Pour mon premier projet journalistique, mon thème principal a été la liberté. Plus précisément, l’article 9 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui traite des « Libertés de pensée, de conscience et de religion.  »
Les questionnements que nous allons aborder sont : le rapport entre la laïcité et le port de signes religieux et plus précisément, le port du voile musulman chez les mineurs.
Pour cela, j’ai eu la chance d’interviewer le directeur de la Défense des Enfants International (Belgique), ainsi que le porte-parole du Centre d’Action Laïque.
Deux points de vue opposés qui ont enrichi cette réflexion.
Il est important de comprendre que cet article ne tend pas à défendre une quelconque idéologie mais, bien au contraire, elle tend à enrichir la réflexion de tout un chacun sur un sujet souvent (re)mis sur la table.

La laïcité

Selon la définition du Larousse, la laïcité est une :  » Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement. (Le principe de la laïcité de l’État est posé par l’article 1er de la Constitution française de 1958.) « .
En d’autres termes, la laïcité permet à tout un chacun d’exprimer ses convictions religieuses, ou pas. Pour le directeur de DEI Belgique, la laïcité permet à tout un chacun d’exercer et d’exprimer ses convictions religieuses alors que pour le porte-parole du CAL, il s’agit d’un principe démocratique qui, au delà de permettre un des fondamentaux des Droits de l’Homme, permet également à tout un chacun de pouvoir s’exprimer sur des sujets religieux.

Impartialité ou neutralité ?

Faire la différence entre neutralité et impartialité est primordial.
L’impartialité est définie dans le Larousse comme : « le fait d’être impartial, qui est le caractère de quelqu’un qui n’a aucun parti pris ou de ce qui est juste, équitable ».
Quant à la neutralité, elle est définie dans le même dictionnaire comme étant : « la situation d’un Etat qui demeure à l’écart d’un conflit international » ou encore comme étant « l’état de quelqu’un, d’un groupe qui ne se prononce pour aucun parti ».
La différence est subtile mais non-négligeable. En effet, cela signifie qu’un Etat partial n’ingérerait pas les affaires dans les affaires religieuses sans argument de force majeure. En revanche, un Etat neutre n’ingérerait jamais dans les affaires religieuses même si un argument de force majeure était mis en jeu.

En ce qui concerne la Belgique, nous nous trouvons dans un pays fédéral impartial. Il n’est pas neutre. Par exemple, suite aux attentats meurtriers du 22 mars 2016 à Bruxelles, l’Etat a mis en place plusieurs dispositifs afin de pallier la montée du radicalisme.

Le port du voile musulman chez les mineurs

La thématique du port du voile en général est assez complexe. Celle-ci reportée sur les plus jeunes filles en fait un sujet d’une extrême sensibilité. En effet se posent énormément de questions quant à l’autonomie de pensée, de convictions et de conscience de ces dernières. Néanmoins, il est important de ne pas oublier que l’article 12 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant leur accorde la liberté d’opinion.
Asservissement de la femme ? Sexualisation du corps des enfants ? Obligation du port du voile ? Souci de conformité familial et/ou communautaire ?

Brève : Liberté, laïcité et port du voile musulman chez les mineurs.

Pour mon premier projet journalistique, mon thème principal a été la liberté. Plus précisément, l’article 9 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui traite des « Libertés de pensée, de conscience et de religion.  »
Les questionnements que nous allons aborder sont : le rapport entre la laïcité et le port de signes religieux et plus précisément, le port du voile musulman chez les mineurs.

Société

Les attributs musulmans sont au cœur de l’actualité, ils enflamment les débats. Les femmes sont majoritairement au cœur du sujet.
En effet, depuis les attentats à Bruxelles du 22 mars 2016, la communauté musulmane a été mise sur le devant de la scène et a été épiée.
Qu’est-ce que la laïcité ? Qu’en est-il donc des libertés de religion ? Pourquoi le sujet est-il tant alimenté ? Pourquoi en parle-t-on autant ? Les différentes communautés religieuses ont-elles un traitement égal ? Pourquoi l’application et la gestion de la laïcité est-elle différente en France et en Belgique ? Pourquoi est-ce la femme qui est essentiellement au cœur du débat ?

Mineurs

En ce qui concerne les mineurs, le sujet est d’autant plus sensible. Dans un premier temps, il existe des établissements scolaires où il est autorisé de porter le voile et dans d’autres non. La question de l’autonomie de pensée, de conviction et de conscience est la base de la discussion. Le conditionnement familial est remis en question notamment vis-à-vis des plus jeunes filles.
Que symbolise ce voile ? Est-ce différent entre les mineures et les majeures ? Comment peut-on considérer un mineur affranchi de toute pression familiale et/ou communautaire ? Quelle est la différence entre l’enseignement libre et l’enseignement officiel en Belgique ? Qu’en est-il d’un point de vue juridique et politique en ce qui concerne les compétences ?

Enfin, Il est important de prendre et de comprendre le sujet dans sa globalité et dans sa complexité. Pour cela, rien de tel qu’une réflexion et une expertise.

L’amour : encourager par la religion, réprimer par les religieux

La religion est décrite par les croyants comme un symbole de paix et d’amour envers son prochain. Alors pourquoi dans certains cas elle sert de justification pour des actes barbares ? 

La religion prend de plus en plus d’ampleur de nos jours on comptabilise plus de 5 milliards se croyant simplement avec les religions monothéistes ainsi que le bouddhisme et cela ne fait qu’augmenter. Comment se fait-il que ces croyances pour qui date pour certaines de l’époque du moyen âge sont-elles toujours d’actualité. Depuis ces dernières années nous avons connu beaucoup d’atrocité, entre 2013 et 2019 on enregistre plus de 122 092 morts suite à des attaques terroristes. Alors qu’est-ce que la religion et où nous mènent-elles ? 


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1 mariage sur 7 est mixte 

La religion est avant tout une croyance personnelle, qui peut être partagée ou non dans un couple. De nos jours en France plus d’un couple sur sept est mixte selon l’Institut national d’études démographiques. Ces chiffres ne cessent d’augmenter car l’amour reste universel et la religion n’en fait que très rarement barrière. 

La Bible dit : “que chacun aime sa femme comme soi-même » (Ep 5 : 28-33), ou encore “la haine excite des querelles, mais l’amour couvre toutes les fautes.” (Proverbe 10 : 12) ce qui démontre que la religion incite tout de même à l’amour avant la haine.  » il y a se coté de bienveillance, d’entraide, de miséricorde envers les autres qui m’a touché profondément » disais Malik Decoster.

Lorsque des personnes ayant fait partie d’un couple mixte sont interrogées sur la raison de leur rupture il y a une raison qui revient souvent, c’est lorsque les familles, les cultures et les traditions s’en mêlent.  

La désapprobation de la famille de l’un ou de l’autre et le désir de ne pas associé leurs cultures à une culture ou une religion différente de la leur est souvent raison de rupture dans beaucoup de couple mixte.               

Voici un épisode d’une émission télé qui prend les témoignages de couples de confession différente.

Il existe aussi un point important à ne pas oublier, ceux pour qui l’amour mène à la religion car oui c’est possible chaque année il n’existe énormément de personne qui se convertit à la religion de leur conjoint(e). L’Église catholique compte environ 2500 converties en France chaque année soit 40% de plus qu’il y a dix ans. De nombreuses célébrités en font l’exemple tel que Franck Ribéry qui s’est converti pour sa conjointe à l’islam en 2006.  

Dans ces cas-là il est clair que la religion mène à un amour encore plus fort et plus souder. 

Les hommes ont-ils besoin de Dieu pour s’entretuer ?  

Dans notre société actuelle la religion a de plus en plus une image assimilée à la violence ou au fait qu’elle est à la base de nombreuse guerre de religion, l’islam est par exemple au cœur de nombreuses polémiques de nos jours. 

Durant le talk-show de Paris Première (chaîne payante du groupe M6), qui avait été enregistré en avance. Éric Zemmour dit : « L’islam est une religion totalitaire qui prend en charge les individus que ça te plaise ou non, et deuxièmement j’ai le droit de le dire, on a le droit de critiquer une religion ». Il suffirait d’allumer la télé pour entendre des “spécialistes” confondre la religion avec l’extrémisme et ainsi faire des généralités alors que ce ne sont que certaines minorités qui prônent la violence et non la religion.   

En plus du fait que la religion n’a aucun rapport avec « Daech », Le Ku Klux Klan ou encore l’esclavage malgré le fait que ces évènement et groupe d’individus ont été lié et associé à la religion mais ceci n’est pas le cas, ce n’est pas parce qu’il revendique faire ça au nom de la religion que cela veut dire que la religion leur a demandé de faire cela c’est souvent des individus qui utilisent la religion pour tenter de justifier leurs idéologies dangereuses. 

Il est temps ici de rappeler un fait statistique très important qui va à l’encontre des idées reçues : les conflits proprement religieux tel que Kerbela, la Saint-Barthélemy, la guerre de Trente Ans ou encore la guerre des hindous contre les musulmans en Birmanie etc.… tuent beaucoup moins de gens que les guerres d’État à État, les guerres civiles et les dictatures. Ce qui démontre en effet que l’homme n’a jamais vraiment eu besoin de la religion pour faire la guerre. 

Les humains se livrent des guerres depuis bien longtemps, il ne cesse de trouver des raisons de se faire la guerre que ce soit pour un territoire, pour un intérêt financier ou alors simplement pour défendre ces alliées. De plus comme l’a dit mon interviwé Malik Decoster :  » il existe plus de 4 Milliard de croyant sur terre je pense que si la religion était violente il y’aurai le chao sur terre car cela ferait beaucoup de terroriste tout de même ». La religion ne mène pas à la guerre mais c’est l’homme qui la mène à la guerre.

L’interprétation peut mener soit à l’amour comme à la guerre.  

En se penchant de plus près sur ce que dit la religion sur l’amour on constate tout de suite que l’amour est très défini dans les textes sacrés que ce soit l’amour de Dieu, l’amour d’autrui ou encore l’amour dans le mariage. Dieu dit dans la Bible : “mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vos maltraitent.”. Les paroles de paix et d’amour sont innombrables dans les livres saints, la traduction littéraire d’islam c’est la paix, donc cela ne fait aucun doute que la religion prône un message de paix mais pourquoi alors beaucoup de barbarie sont commises au nom de la religion ? 

Capsule vidéo qui explique comment l’interprétation est impotente.

L’homme peut utiliser la religion à des fin violentes ou dangereuses lorsque l’interprétation de certains textes est mauvaise ou encore lorsque son intention est mauvaise et qu’il a déjà pour but de nuire et que finalement il ne cherche que des éléments qui approuvent sa pensée quoique ce ne se soit pas forcément le but du message sacré ou alors lorsque la religion est étudiée uniquement avec des versets hors contexte et qui une fois sortie de leurs contextes deviennent dangereux c’est cette doctrine qu’utilise “Daesh” à travers ce que l’on appelle le lavage de cerveaux.  

Toute phrase ou propos sortie de leurs contextes qu’ils soient tirés de la religion ou non peuvent avoir un sens différent de celui donné dans son entièreté. Cela ne veut pas dire que le message de base est mauvais mais plutôt qu’il a été faussé en ne dévoilant qu’une partie de celui-ci.

La religion a pour but principale d’éduquer les hommes de leur inculquer les notions de bien et de mal, dans les divers écrits religieux les thermes “aimer son prochain” revient dans quasi toutes les religions. Cela laisse à croire que le but même de la religion est l’amour par sa parole elle empêche bon nombre de croyant de faire du mal. Et si la religion n’existait pas le monde serait-il réellement moins violent ? 

Pour en Savoir +

je m’appelle Tarsimi, je suis un jeune étudiant de 20 ans en communication, je suis passionné d’art et de littérature. j’étudie en 1er année à l’ISFSC à Bruxelles.

Lorsque les différences de conviction entravent l’amour.

En Belgique, Seulement 17,4 % des mariages contractés en 2017 sont mixtes. Le facteur religieux explique entre autres cette faible tendance, les différences de confessions ayant du mal à cohabiter au sein d’un mariage.  

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À travers le temps la religion a su s’imprégner des traditions et de la culture. Ainsi, la 

Religion fait partie intégrante de l’identité d’une personne. Or certaines religions interdisent de se marier à des personnes de confessions différentes. C’est le cas de la religion musulmane par exemple, qui le mentionne dans la sourate 2, verset 224

Se marier, c’est aussi accepter et respecter sa confession religieuse du conjoint au quotidien qui est dans ce cas différentes de la nôtre. Or, certaines études pointent les différences comme sources de conflit dans un couple. Ainsi, Reiss (1976) affirme que la relation aura plus de chances de réussir si les deux partenaires ont le même background religieux et culturel. 

Avec le temps, les nouvelles générations s’émancipent davantage de la religion et la laïcité fait de plus en plus foi. 

« La valeur universelle que l’on partage tous, c’est l’amour » 

Heureusement, Les choses vont dans le sens de l’ouverture d’esprit avec par exemple l’émergence des mariages co-religieux. C’est un modèle de mariage ou la religion de chaque conjoint est équitablement célébrée. Ce genre de mariage a déjà eu lieu entre des personne de religions chrétienne et musulmane par exemple. Aujourd’hui, Il ne représente cependant qu’un pourcentage très faible de mariage et n’est pas majoritairement approuvée par les institutions religieuses. 

La laïcité et le port de signes convictionnels dans la fonction publique

La laïcité, un sujet qui ne cesse de faire parler de lui ces derniers temps. Nombreux sont les débats publics rythmés par l’autorisation ou pas du port de signes convictionnels dans la fonction publique, qui a raison qui a tort ? Laissons-la parler d’elle-même.

Calliege

Ce qui est de base un principe politique français, la laïcité est un mode d’organisation de la gouvernance politique qui vise notamment à protéger la liberté d’expression de toutes les convictions philosophiques.

Elle prend forme que si les autres principes tels que l’égalité, la non-discrimination, la liberté, y compris religieuse, la non-ingérence entre l’église et l’État sont réunis.

En Belgique nous ne parlons pas de laïcité mais du principe de neutralité dans lequel l’État et les Églises sont mutuellement indépendants, mais sans que l’État poursuive un idéal de laïcité qui reléguerait la religion dans la sphère privée. L’État belge s’astreint au contraire à une stricte neutralité entre les différents courants philosophiques

Et la loi dans tout ça, que dit-elle ?

De nombreux articles de la constitution belge ou encore celles de la déclaration universelle des droits de l’homme défendent ses mêmes principes.

Parmi elles l’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’homme : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Ou encore l’article 11 de la constitution belge qui stipule que : La jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination. À cette fin, la loi et le décret garantissent notamment les droits et libertés des minorités idéologiques et philosophiques.

Alors quel est le problème ? 

« Il y a des personnes qui confondent la neutralité de l’État et donc de la fonction publique avec une conviction philosophique particulière, à savoir l’athéisme. Ils utilisent la laïcité comme instrument contre les religions et contre celles et ceux qui souhaitent croire et pratiquer leur religion. Il n’y a donc pas de problème sur le principe, mais sur son instrumentalisation. » Mehmet Alparslan Saygin juge social

Même s’il y a bien, au plan juridique, une quasi-identité entre la laïcité et la neutralité, il n’en va pas de même au niveau des modèles de société qui sous-tendent les débats actuels sur la neutralité de l’apparence dans la fonction publique. Pour certains il ne suffit pas qu’un agent public soit neutre dans les actes qu’il pose mais il faudrait aussi qu’il le soit dans son apparence. Une conception pas objective, car personne n’a l’autorité ni l’objectivité de dire « voici l’apparence neutre » car nous sommes tous le produit d’une culture, d’une éducation, d’une histoire, d’une vision et de choix. Le fait que l’État belge est privé la laïcité de son rôle premier et en a donner l’image d’une conviction philosophique à des représentants n’a fait qu’alimenter la confusion.

« Cette illusoire neutralité de l’apparence s’apparente donc à la promotion d’une apparence areligieuse. Il faut au contraire revenir vers le seul critère objectivable : le service rendu. » Mehmet Alparslan Saygin juge social

Quel est la limite du pluralisme religieux en Belgique ?

Ingabire Diana, étudiante en première année de bachelier à l’ISFSC

12 millions de jeunes filles sont mariées de force dans le monde, une sorte d’esclavage.

Le mariage forcé est apparu durant les années 1700 et est toujours présent en 2020 dans certains pays. Il faut savoir que durant toutes ces années de milliers de jeunes filles mineur ont été victimes du mariage forcé.

Une torture sous une forme différente!
Image: CC0 PUBLIC DOMAIN

Actuellement au Niger le mariage forcé est toujours présent et des petites filles mineures entre 9 et 18 ans en sont victimes. Souvent célébré pour des causes minimes le mariage forcé est considéré comme une sorte d’esclavage car elles n’ont pas le droit de réclamer leurs droits. Ce phénomène s’applique de la faite que : les familles soient très pauvres, dû à l’inégalité des sexes car dans ce pays les filles et les femmes ont un statut inférieur à l’homme ou encore dû à certaines pratiques traditionnelles car l’honneur d’une famille passe par la virginité féminine donc les parent marient leurs filles avant qu’elles ne puissent avoir des rapports sexuels.

Près de 75% de filles sont victimes du mariage forcé au Niger et cela chaque année. Ces jeunes filles ont moins de 18 ans c’est un non-respect de l’âge légal du mariage mais il y a aucune intervention de la justice.

Pourquoi les parents impose t-ils un mari à leurs filles? Le fait d’avoir des rapports sexuels hors mariage pose-t-il un problème?

Mariage forcé, bonheur arraché.

Le mariage forcé est présent depuis la création de l’homme  et est toujours présent en 2020. Il est synonyme de protection pour certaines familles et soulagement pour d’autres. Pris comme résolution aux problèmes, des problèmes dû aux contextes culturel, religieux, économique et juridique. Dans un article du mois de septembre 2018, Morgane Rubetti, journaliste au figaro , se base sur les chiffres de l’Unicef écrit que 12 millions de mineurs subissent cette violence. Ce drame touche plus particulier les pays d’Afrique et d’Asie.

Selon l’Article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme « toute personne a le droit de se marier et de fonder une famille sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux ».

Le mariage forcé est donc un mariage obligatoire et obligé qui va à l’encontre de la liberté de choix d’une personne. Le fait d’être marié à un homme contre son gré , peut définir : un abus sexuel, être maman avant l’heure et aller à  l’encontre de ce qu’elles ne souhaitent pas devenir c’est-à-dire avoir une responsabilité trop lourde à porter pour leur jeune âge. Les 12 millions de personnes qui en sont victimes sont principalement des filles. Cette alliance peut engendrer plusieurs problèmes de santé physique et psychologique. Elles n’ont pas accès à des biens vitaux tels que des aides sociales, hôpitaux et elles ignorent l’existence des moyens de contraceptions.


Une enfance arrachée.
Image: CC0 Public Domain

Le mariage forcé, une tradition passé qui empêche le bonheur au présent :

Dans un article publié dans le magazine « ELLLE »on nous explique que le mariage reste un rêve de jeune de fille  et t d’après un article publié le 12 juin 2019 dans le magazine Nota Bene il y’a 80% de personnes qui souhaite se marier et pas uniquement [1]: songez au mariage pour tous. D’après les statistiques officielles du gouvernement belge publiées en novembre de cette année [2]: « le divorce serait dans un état stationnaire. » En effet le rapport n’enregistre qu’une très faible augmentation de 0,3 % entre 2018 et 2017 et une augmentation quasi nul, insignifiante entre 2018 et cette année. A noter également que la durée du mariage avant divorce n’a guère évoluée et reste à 15 ans de vie commune. Si le mariage s’est modernisé c’est-à-dire qu’actuellement les choses ont changé, le mariage est beaucoup plus libre par exemple dans l’article de l’OBS publié le 17 mai 2019, on nous dit que le mariage homosexuel est légal (donc un changement car avant il était illégale). Avec le temps le divorce aussi la loi a assouplie les procédures d’accès au divorce en accordant des facilités telles que le divorce par consentement mutuel. Le fait de pouvoir divorcer assez facilement constitue-t-il un bémol aux affres du mariage forcé ?

Pour les familles il est souvent présenté  comme un moyen de protéger les futurs époux surtout la jeune fille contre les dangers d’une mauvaise alliance dus au mariage exogamique : épouser une personne totalement étrangère à ses valeurs, à ses cultures et à ses traditions. Les tenants du mariage forcé le font d’après eux dans le but de rechercher le bonheur de leurs enfants car disent-ils le mariage est avant tout une affaire de famille choisir le futur époux ou la future épouse pour leurs enfants est pour eux un moyen :

– De confier l’enfant à une belle famille de confiance

– De garder les traditions ( souvent dans un contexte d’exil) pour éviter que les enfants adoptent les meurs des étrangers.

– De préserver voire d’améliorer leurs situations socio-économiques.

Bien que les intentions puissent dans une certaine mesure être louables, le fait reste tout de même condamnable, car imposé à une personne un choix à vie est une lourde conséquence, ne pas tenir compte du consentement reste un frein à la liberté et à l’épanouissement individuel peu importe la noblesse des intentions.

Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonne intention

Ce genre de pratiques est intimement liées à la culture mais surtout au contexte social à l’environnement. La vision du monde, la mentalité et les croyances jouent un rôle très important dans la compréhension des mécanismes de penser qui mènent au mariage forcé. Pour éviter le déshonneur du sexe avant le mariage qu’on qualifie souvent abusivement de viol, on expose parfois la jeune fille aux viols à répétions dans un mariage sans consentement et sans amour.

Par peur de perdre sa culture et de voir ses valeurs noyées dans la culture des autres les partisans du mariage forcé se replie dans sa propre communauté, on s’enferme dans sa propre culture au point d’en grossir les travers. A vouloir assurer à ses enfants la sécurité financière, les considérations matérielles priment bien souvent sur les considérations morales dans ce genre d’équation. C’est ce qui est ressorti de mon entrevue avec Sara BEBE une assistante sociale au planning familial de Laeken, concernant les questions :

Quels sont les bienfaits ou les méfait du mariage forcé dans la société ? Par exemple pour ses familles se trouvant principalement en Afrique de l’ouest ou Asie donc au Sénégal, Mali, Niger, Inde, etc.… le fait de donner leurs filles est une bonne action car au niveau économique ils ont une charge en moins, au point de vus santé il n’y a pas de viol commis sur le jeune et donc pas de risque de perdre sa virginité avant le mariage. Les deux hypothèses me semblent bonnes dans la mesure ou dans ces pays- là, la virginité est très importante donc ils vont tout faire pour qu’elles restent vierges jusqu’au mariage une question d’honneur et de sécurité pour l’image de la famille. La dote est autorisé dans certaines cultures et religions elle prend un grand enjeu financier pour pouvoir vendre leurs filles mineures à des personnes âgés. »

Que pensez-vous du mariage forcé dans la religion d’hier et d’aujourd’hui ? « A l’époque la religion était un sujet primordial et sensible. Actuellement la religion est un sujet tabou c’est-à-dire qu’on n’ose pas trop en parler. »

D’après un article du journal de la RTBF certains enfants subissent le mariage forcé car ils sont turbulents, par exemple ; dû à des problèmes de drogues, des problèmes scolaires ou encore à des tendances sexuelles. Que pensez-vous de ces arguments ? « Je n’opte pas pour ces arguments là parce que c’est plus quelque chose de culturel. J’ai eu l’occasion de rencontrer certaines adolescentes qui ont été obligée de se marier vers l’âge de 16 ans, ont leur a présenté des hommes beaucoup plus âgés qu’elles mais les jeunes n’étaient pas du tout turbulentes elles allaient à l’école elles avaient une vie lambda… il faut se remettre dans le contexte ici en Belgique le mariage est prescrit mais dans les autres pays la justice ne se bouge pas. »

Mariée à 5 ans en Asie…

L’Asie concentre plus de la moitié des mariages non voulus dans le monde. Au Bangladesh 29% de filles sont marié avant l’âge de 5 ans malgré la législation qui interdit tout union avant 18 ans. L’ONG déclare que le problème est le décalage entre le droit coutumier et le droit public. Les Chrétien autorise l’union à partir de 21 ans., les musulmans à 16 ans mais les Asiatiques n’ont aucune limite d’âge. Les raisons des familles sont l’ignorance du droit, l’existence de tradition, crise économique, l’inégalité de l’Homme.

Pour finir on découvre dans les articles que la crise économique et la pauvreté sont les causes principales du mariage forcés. Certaines familles font passer la tradition ensuite la législation. Pour eux malgré les lois déjà existantes le mariage forcés est devenu une norme sociale. Pour d’autres marier leurs enfants est un échange contre des soins. La mentalité devrait changer car la culture n’est pas égale à la loi. Aucune intention aussi louable soit-elle ne peut justifier d’imposer à une personne l’enfer d’une vie qu’elle n’aurait pas choisie.

Mariages forcés, une réalité mondiales.

Les mariages forcés: un drame trop souvent ignorés !

Mariage forcé: les signaux qui doivent alerter.

[1]https://notabene-le-magazine.be/2019/06/12/10-chiffres-fous-sur-le-mariage/

[2] Source : statbel (direction général statistique- Statistique Belgium) article consulté le 19/12/2019sur le site www.statbel.fgov.be

  • Kumu lokua Chelsea-robine
  • 23 Ans
  • Etudiante à l’ISFSC
  • BAC1 Communication

Foulard et vie en société : deux oxymores ?

Le port du foulard dans l’espace public est une question fertile qui a donné naissance à de nombreux débats, discussions et polémiques. Mille et une informations se martèlent. Alors, que représente-t-il ? Dans quels cas est-il interdit ? En Belgique, que dit réellement la loi à ce propos ?

Femme portant un foulard jaune. Unsplash/Janko Ferlic

Le foulard est un tissu qui peut se porter comme accessoire de mode autour du cou, sur la tête et là où vous le souhaitez. C’est selon vos envies ! Il représente par ailleurs un vêtement traditionnel ou religieux appelé également « voile ». Destiné à couvrir une partie du corps d’une femme qui le porte. Il est notamment présent dans les traditions juives, chrétiennes et musulmanes.

Le foulard, une réalité plurielle !

Le voile dit aujourd’hui « islamique », est antérieur de plus d’un millénaire au prophète musulman, Mohamed. Durant l’Antiquité, avant l’avènement du christianisme, les femmes étaient généralement voilées. Une femme qui se respectait et qui était aisée ou libre avait l’obligation, lorsqu’elle sortait dans l’espace public, de porter quelque chose sur la tête. Il était principalement porté pour distinguer les femmes mariées des célibataires et des prostituées. Au Moyen-âge, les femmes continuent à couvrir leurs cheveux. Le foulard est un donc un héritage de l’Antiquité païenne qui a ensuite été récupéré par les trois religions monothéistes.

Pour les femmes juives orthodoxes, l’obligation écrite de se couvrir la tête est relativement tardive. Dans la tradition juive, une femme est censée se couvrir la tête en public. Certaines le font scrupuleusement, ne laissant dépasser aucun cheveu, d’autres laissent sortir quelques mèches, d’autres encore, bien que pratiquantes, ont laissé tomber le foulard, le chapeau et a fortiori la perruque et laissent leur cheveux libres. La pratique actuelle est donc très variable.

Aussi, les premiers textes chrétiens en faisant mention apparaissent dès le premier siècle avec Saint Paul, puis Clément d’Alexandrie, Tertullien et d’autres. Le voile chrétien a donc une longue histoire derrière lui. Il est une pratique courante jusqu’au milieu du XXème siècle.

Quant à l’islam, le port du foulard est une obligation. Le verset 31 de la sourate 34 du Coran dit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atouts que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines.». Pour les personnes de confession musulmane, la sagesse de cette pratique est de faire valoir ce que les femmes ont dans le cœur et l’esprit.

Aujourd’hui, à travers le monde, des femmes se voilent. Le foulard est une réalité plurielle. Une réalité qui varie selon les contextes, les régions et la spiritualité de chacune.

Aujourd’hui, le port du foulard interroge !

Le port du foulard est sources de diverses questions et opinions. D’après le Pew Research Center, un centre de recherche américain fournissant des statistiques et des informations sociales, la plupart des Européens de l’Ouest préfèrent au moins certaines restrictions sur les vêtements religieux des femmes musulmanes.

En août 2018, une loi danoise est entrée en vigueur. Celle-ci interdit aux femmes musulmanes de porter des voiles couvrant le visage tout comme les burqas ou les niqabs. La Belgique a adopté des lois similaires ces dernières années, contribuant aux restrictions gouvernementales sur la religion dans la région.

En 2017, un sondage a été réalisé par ce même centre dans quinze pays d’Europe de l’Ouest, auprès d’adultes non musulmans. Dans notre Royaume : 19% des sondés pensent que les femmes musulmanes pourraient porter le vêtement religieux de leur choix, 50% pensent qu’elles peuvent porter un vêtement religieux sans pour autant cacher leur visage et 28% pensent qu’elles ne devraient pas être autorisées à porter des vêtements religieux dans l’espace public.

Capture d’écran du sondage réalisé par Pew Research Center dans différents pays d’Europe, quant aux restrictions concernant les habits religieux des femmes musulmanes.

Que dit la loi ?

Les affirmations quant au port du voile dans l’espace public sont multiples. Alors, basons-nous sur la loi ! L’article 19 de la Constitution belge stipule que : «La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.».

Pour Mehmet Alparslan Saygin, juriste et spécialité de la laïcité dans le droit belge, le thème de la laïcité est des plus importants de notre époque. Il est à l’intersection de bien d’autres : libertés et droits fondamentaux, diversité de nos sociétés, Etat de droit, démocratie, multiculturalité, interculturalité, vivre-ensemble, intégration,… Les discussions autour de la laïcité sont selon lui, la plupart du temps, faites de confusion.

Post Facebook publié le 30 janvier 2017 par Theo Francken, homme politique belge membre du parti nationaliste flamand N-VA.

Face à la question confrontant laïcité et port du foulard, il répond : «La laïcité implique la liberté religieuse. La liberté religieuse, c’est la liberté d’avoir une religion mais aussi celle de l’exercer. Il s’agit donc de la pratiquer, aussi bien en privé qu’en public et ce, dans tous les secteurs de la société. Le port du foulard est un exemple pratique de cette liberté religieuse telle que consacrée par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’Homme. Il n’y a donc, a priori et à mon sens, aucune contradiction entre laïcité et port du foulard.».

La laïcité est d’après notre spécialiste en la matière, un principe politique d’organisation de l’Etat. Elle permet la libre expression de toute conviction religieuse ou philosophique dans le respect des droits d’autrui et de l’ordre public. A l’inverse, ce n’est pas une idéologie, ce qui implique de ne pas en faire une conviction. Il la compare à un plat qui perdrait totalement de sa saveur si un de ses ingrédients venait à manquer : l’égalité, la non discrimination, la liberté (notamment religieuse) et la séparation ou, plus exactement, la non-ingérence réciproque entre les Églises et l’État. Ces différents principes sont consacrés en droit belge, donc même si le mot laïcité n’apparaît pas en tant que tel dans la Constitution, la Belgique est un État laïque. Cette laïcité est toutefois imparfaite et bien des améliorations sont possibles.

La laïcité est un bien commun. En effet, c’est un mode d’organisation de la gouvernance politique qui vise notamment à protéger la liberté d’expression de toutes les convictions philosophiques. «Elle appartient à personne mais à tout le monde. Chacun a la même légitimité pour en parler et elle ne peut alors avoir de représentant officiel ou officieux.».

Il ajoute que : « L’outrage, serait de forcer une femme à porter le foulard alors qu’elle ne souhaite pas le porter. L’outrage, serait de forcer une femme à enlever son foulard alors qu’elle souhaite le porter. Dans les deux cas, il s’agit d’une entrave à l’émancipation des femmes, qui passe par le respect de leur choix.».

Et si on écoutait les principales concernées ?

Ici, six jeunes étudiantes bruxelloises partagent leurs ressentis et avis quant à la question. Ces dernières portent le foulard et d’après elles, il s’agit d’un choix personnel et qui a fait l’objet d’une réflexion. Elles déconstruisent les clichés auxquelles elles sont confrontées. Parmi eux : le foulard serait un objet de soumission et d’oppression de la femme, la femme voilée ne se lave pas les cheveux,… Elles aspirent à ce que les clichés liés aux femmes portant le foulard disparaissent et qu’elles puissent vivre leur spiritualité sans contraintes. Enfin, selon Mehmet Saygin : «Il faut rester optimiste et continuer à inlassablement rappeler le socle de nos valeurs communes telles que l’égalité et la non-discrimination.».

Yasmine FELFELE

Je m’appelle Yasmine Felfele et j’ai 24 ans. J’ai auparavant fait des études pour devenir professeure de français mais c’est aujourd’hui, en communication à l’ISFSC, que j’ai enfin trouvé l’épanouissement. Pour moi, la vie est un cadeau d’une valeur inestimable que chacun se doit de partager avec les autres. Chaque jour, j’essaye de laisser cette citation de Nelson Mandela guider mes pas: «L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle.».

En savoir +

(1) Le voile selon le Coran et en Islam (dans Oumma.com)