Mariage forcé, bonheur arraché.

Le mariage forcé est présent depuis la création de l’homme  et est toujours présent en 2020. Il est synonyme de protection pour certaines familles et soulagement pour d’autres. Pris comme résolution aux problèmes, des problèmes dû aux contextes culturel, religieux, économique et juridique. Dans un article du mois de septembre 2018, Morgane Rubetti, journaliste au figaro , se base sur les chiffres de l’Unicef écrit que 12 millions de mineurs subissent cette violence. Ce drame touche plus particulier les pays d’Afrique et d’Asie.

Selon l’Article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme « toute personne a le droit de se marier et de fonder une famille sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux ».

Le mariage forcé est donc un mariage obligatoire et obligé qui va à l’encontre de la liberté de choix d’une personne. Le fait d’être marié à un homme contre son gré , peut définir : un abus sexuel, être maman avant l’heure et aller à  l’encontre de ce qu’elles ne souhaitent pas devenir c’est-à-dire avoir une responsabilité trop lourde à porter pour leur jeune âge. Les 12 millions de personnes qui en sont victimes sont principalement des filles. Cette alliance peut engendrer plusieurs problèmes de santé physique et psychologique. Elles n’ont pas accès à des biens vitaux tels que des aides sociales, hôpitaux et elles ignorent l’existence des moyens de contraceptions.


Une enfance arrachée.
Image: CC0 Public Domain

Le mariage forcé, une tradition passé qui empêche le bonheur au présent :

Dans un article publié dans le magazine « ELLLE »on nous explique que le mariage reste un rêve de jeune de fille  et t d’après un article publié le 12 juin 2019 dans le magazine Nota Bene il y’a 80% de personnes qui souhaite se marier et pas uniquement [1]: songez au mariage pour tous. D’après les statistiques officielles du gouvernement belge publiées en novembre de cette année [2]: « le divorce serait dans un état stationnaire. » En effet le rapport n’enregistre qu’une très faible augmentation de 0,3 % entre 2018 et 2017 et une augmentation quasi nul, insignifiante entre 2018 et cette année. A noter également que la durée du mariage avant divorce n’a guère évoluée et reste à 15 ans de vie commune. Si le mariage s’est modernisé c’est-à-dire qu’actuellement les choses ont changé, le mariage est beaucoup plus libre par exemple dans l’article de l’OBS publié le 17 mai 2019, on nous dit que le mariage homosexuel est légal (donc un changement car avant il était illégale). Avec le temps le divorce aussi la loi a assouplie les procédures d’accès au divorce en accordant des facilités telles que le divorce par consentement mutuel. Le fait de pouvoir divorcer assez facilement constitue-t-il un bémol aux affres du mariage forcé ?

Pour les familles il est souvent présenté  comme un moyen de protéger les futurs époux surtout la jeune fille contre les dangers d’une mauvaise alliance dus au mariage exogamique : épouser une personne totalement étrangère à ses valeurs, à ses cultures et à ses traditions. Les tenants du mariage forcé le font d’après eux dans le but de rechercher le bonheur de leurs enfants car disent-ils le mariage est avant tout une affaire de famille choisir le futur époux ou la future épouse pour leurs enfants est pour eux un moyen :

– De confier l’enfant à une belle famille de confiance

– De garder les traditions ( souvent dans un contexte d’exil) pour éviter que les enfants adoptent les meurs des étrangers.

– De préserver voire d’améliorer leurs situations socio-économiques.

Bien que les intentions puissent dans une certaine mesure être louables, le fait reste tout de même condamnable, car imposé à une personne un choix à vie est une lourde conséquence, ne pas tenir compte du consentement reste un frein à la liberté et à l’épanouissement individuel peu importe la noblesse des intentions.

Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonne intention

Ce genre de pratiques est intimement liées à la culture mais surtout au contexte social à l’environnement. La vision du monde, la mentalité et les croyances jouent un rôle très important dans la compréhension des mécanismes de penser qui mènent au mariage forcé. Pour éviter le déshonneur du sexe avant le mariage qu’on qualifie souvent abusivement de viol, on expose parfois la jeune fille aux viols à répétions dans un mariage sans consentement et sans amour.

Par peur de perdre sa culture et de voir ses valeurs noyées dans la culture des autres les partisans du mariage forcé se replie dans sa propre communauté, on s’enferme dans sa propre culture au point d’en grossir les travers. A vouloir assurer à ses enfants la sécurité financière, les considérations matérielles priment bien souvent sur les considérations morales dans ce genre d’équation. C’est ce qui est ressorti de mon entrevue avec Sara BEBE une assistante sociale au planning familial de Laeken, concernant les questions :

Quels sont les bienfaits ou les méfait du mariage forcé dans la société ? Par exemple pour ses familles se trouvant principalement en Afrique de l’ouest ou Asie donc au Sénégal, Mali, Niger, Inde, etc.… le fait de donner leurs filles est une bonne action car au niveau économique ils ont une charge en moins, au point de vus santé il n’y a pas de viol commis sur le jeune et donc pas de risque de perdre sa virginité avant le mariage. Les deux hypothèses me semblent bonnes dans la mesure ou dans ces pays- là, la virginité est très importante donc ils vont tout faire pour qu’elles restent vierges jusqu’au mariage une question d’honneur et de sécurité pour l’image de la famille. La dote est autorisé dans certaines cultures et religions elle prend un grand enjeu financier pour pouvoir vendre leurs filles mineures à des personnes âgés. »

Que pensez-vous du mariage forcé dans la religion d’hier et d’aujourd’hui ? « A l’époque la religion était un sujet primordial et sensible. Actuellement la religion est un sujet tabou c’est-à-dire qu’on n’ose pas trop en parler. »

D’après un article du journal de la RTBF certains enfants subissent le mariage forcé car ils sont turbulents, par exemple ; dû à des problèmes de drogues, des problèmes scolaires ou encore à des tendances sexuelles. Que pensez-vous de ces arguments ? « Je n’opte pas pour ces arguments là parce que c’est plus quelque chose de culturel. J’ai eu l’occasion de rencontrer certaines adolescentes qui ont été obligée de se marier vers l’âge de 16 ans, ont leur a présenté des hommes beaucoup plus âgés qu’elles mais les jeunes n’étaient pas du tout turbulentes elles allaient à l’école elles avaient une vie lambda… il faut se remettre dans le contexte ici en Belgique le mariage est prescrit mais dans les autres pays la justice ne se bouge pas. »

Mariée à 5 ans en Asie…

L’Asie concentre plus de la moitié des mariages non voulus dans le monde. Au Bangladesh 29% de filles sont marié avant l’âge de 5 ans malgré la législation qui interdit tout union avant 18 ans. L’ONG déclare que le problème est le décalage entre le droit coutumier et le droit public. Les Chrétien autorise l’union à partir de 21 ans., les musulmans à 16 ans mais les Asiatiques n’ont aucune limite d’âge. Les raisons des familles sont l’ignorance du droit, l’existence de tradition, crise économique, l’inégalité de l’Homme.

Pour finir on découvre dans les articles que la crise économique et la pauvreté sont les causes principales du mariage forcés. Certaines familles font passer la tradition ensuite la législation. Pour eux malgré les lois déjà existantes le mariage forcés est devenu une norme sociale. Pour d’autres marier leurs enfants est un échange contre des soins. La mentalité devrait changer car la culture n’est pas égale à la loi. Aucune intention aussi louable soit-elle ne peut justifier d’imposer à une personne l’enfer d’une vie qu’elle n’aurait pas choisie.

Mariages forcés, une réalité mondiales.

Les mariages forcés: un drame trop souvent ignorés !

Mariage forcé: les signaux qui doivent alerter.

[1]https://notabene-le-magazine.be/2019/06/12/10-chiffres-fous-sur-le-mariage/

[2] Source : statbel (direction général statistique- Statistique Belgium) article consulté le 19/12/2019sur le site www.statbel.fgov.be

  • Kumu lokua Chelsea-robine
  • 23 Ans
  • Etudiante à l’ISFSC
  • BAC1 Communication

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