Liberté, laïcité et port du voile musulman chez les mineurs.

Introduction

Pour mon premier projet journalistique, mon thème principal a été la liberté. Plus précisément, l’article 9 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui traite des « Libertés de pensée, de conscience et de religion.  »
Les questionnements que nous allons aborder sont : le rapport entre la laïcité et le port de signes religieux et plus précisément, le port du voile musulman chez les mineurs.
Pour cela, j’ai eu la chance d’interviewer le directeur de la Défense des Enfants International (Belgique), ainsi que le porte-parole du Centre d’Action Laïque.
Deux points de vue opposés qui ont enrichi cette réflexion.
Il est important de comprendre que cet article ne tend pas à défendre une quelconque idéologie mais, bien au contraire, elle tend à enrichir la réflexion de tout un chacun sur un sujet souvent (re)mis sur la table.

La laïcité

Selon la définition du Larousse, la laïcité est une :  » Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement. (Le principe de la laïcité de l’État est posé par l’article 1er de la Constitution française de 1958.) « .
En d’autres termes, la laïcité permet à tout un chacun d’exprimer ses convictions religieuses, ou pas. Pour le directeur de DEI Belgique, la laïcité permet à tout un chacun d’exercer et d’exprimer ses convictions religieuses alors que pour le porte-parole du CAL, il s’agit d’un principe démocratique qui, au delà de permettre un des fondamentaux des Droits de l’Homme, permet également à tout un chacun de pouvoir s’exprimer sur des sujets religieux.

Impartialité ou neutralité ?

Faire la différence entre neutralité et impartialité est primordial.
L’impartialité est définie dans le Larousse comme : « le fait d’être impartial, qui est le caractère de quelqu’un qui n’a aucun parti pris ou de ce qui est juste, équitable ».
Quant à la neutralité, elle est définie dans le même dictionnaire comme étant : « la situation d’un Etat qui demeure à l’écart d’un conflit international » ou encore comme étant « l’état de quelqu’un, d’un groupe qui ne se prononce pour aucun parti ».
La différence est subtile mais non-négligeable. En effet, cela signifie qu’un Etat partial n’ingérerait pas les affaires dans les affaires religieuses sans argument de force majeure. En revanche, un Etat neutre n’ingérerait jamais dans les affaires religieuses même si un argument de force majeure était mis en jeu.

En ce qui concerne la Belgique, nous nous trouvons dans un pays fédéral impartial. Il n’est pas neutre. Par exemple, suite aux attentats meurtriers du 22 mars 2016 à Bruxelles, l’Etat a mis en place plusieurs dispositifs afin de pallier la montée du radicalisme.

Le port du voile musulman chez les mineurs

La thématique du port du voile en général est assez complexe. Celle-ci reportée sur les plus jeunes filles en fait un sujet d’une extrême sensibilité. En effet se posent énormément de questions quant à l’autonomie de pensée, de convictions et de conscience de ces dernières. Néanmoins, il est important de ne pas oublier que l’article 12 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant leur accorde la liberté d’opinion.
Asservissement de la femme ? Sexualisation du corps des enfants ? Obligation du port du voile ? Souci de conformité familial et/ou communautaire ?

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