Les MENA : une santé mentale fragile ?

En Belgique, les mineurs étrangers non accompagnés (MENA) sont plus fragiles que jamais. Séparés de leur famille. Ils ont vécu des événements traumatisants. Ces mineurs sont confrontés simultanément à leur situation d’exil et au processus « adolescentaire ». Vient s’ajouter : le passage à la majorité. Qui signifie une transition rapide vers une autonomie totale. Ce qui n’est pas sans répercussions sur leur santé mentale. Les rendant plus vulnérables.

Une chute libre. Voilà comment les professionnels en charge de l’accompagnement des MENA définissent le passage à l’autonomie et à la majorité. Et qui dit majorité, dit aussi responsabilités. Leur statut juridique change. Dans les faits, l’adolescent va se voir basculer du « monde de l’enfant » au « monde de l’adulte ». Il va devoir se débrouiller seul et affronter les difficultés de la société, explique un rapport publié par l’UVCW.

Des problèmes psychiques mal pris en charge

Selon une étude de CRéSaM, le rude parcours d’un MENA se constitue d’événements traumatisants. Conséquence ? Un impact négatif sur le bien-être psychosocial et sur la santé mentale. Frappant. Est le nombre de MENA souffrant toujours de problèmes psychiques importants. Quels sont-ils? Eh bien, la dépression, le syndrome de stress post-traumatique et les troubles anxieux. Malheureusement, les MENA se retrouvent assez souvent dans des structures d’accueil inadaptées. Avec trop peu de moyens. Résultat? Une mauvaise prise en charge de leur santé mentale.