Propagande électorale 2.0 en: quelles lois l’encadrent en Belgique ?

En Belgique, les partis situés aux extrêmes misent le plus sur les réseaux sociaux. Et cela marche. Montant chaque année plus haut dans les sondages, beaucoup se demandent si un tel déséquilibre a lieu d’être. Pourtant, malgré l’aspect polémique des algorithmes, rien n’interdit cette forme de propagande.

Lorsque les élections de 2019 ont annoncé la NV-A et le Vlaams Belang vainqueurs en Flandre, la surprise fut totale coté francophone. Pourtant, cette montée en flèche des partis d’extrême droite est en totale cohérence avec leur stratégie de campagne 2.0.

Totalement ancrés dans nos habitudes de vie, les réseaux sociaux permettent aux annonceurs de cibler efficacement leur public-cible. Image par Pixelkult de Pixabay 

Trois partis pour 80% du budget

Le déséquilibre de propagande est bien visible lorsque l’on jette un oeil sur les budgets alloués par certains partis. La N-VA, le Vlaams Belang et le PTB, à eux seuls, dépensent environ 80% de l’argent cumulé par tous les partis du pays en publicités Facebook. Sur l’entièreté de l’année 2020, le Vlaams Belang et la NV-A ont dépensé chacun plus d’1,4 million d’euros en publicités sur les réseaux sociaux. Signe d’une démocratie de plus en plus polarisée, ces trois mêmes partis font partie du top 5 des plus gros budgets réseaux sociaux européens.

Quelle régulation pour les budgets de propagande ?

Si beaucoup dénoncent la trop grande différence de budgets électoraux sur une plateforme inadaptée à cause de l’importance des algorithmes et des bulles de filtres, rien ne l’interdit dans la loi belge. Les partis politiques disposent d’un budget défini par la taille de leur conscription et leur nombre d’élus. Rien ne va donc à l’encontre de dépenses sur les réseaux sociaux pour l’instant.