100 ANS DE FÉMINISME EN UN TOP 3

Aujourd’hui, le féminisme est souvent source de controverses et de mépris, mais il commence à être davantage accepté par les communautés, notamment auprès des jeunes adultes. Peut-être que les combats menés ces 100 dernières années par de grandes féministes telles que Rosa Parks, Simone de Beauvoir ou Tarana Burke auront fini par porter ses fruits et par réellement marquer les esprits. Elles se sont battues corps et âmes pour leurs idéaux, pour que les injustices et les inégalités cessent.

Les impacts des combats menés?

Si aujourd’hui, le féminisme est reconnu comme un mouvement sérieux, ça ne s’est surement pas fait en un clin d’oeil. Il aura fallu se battre pour en arriver là.

Tout le monde connaît Rosa Parks. La femme de l’audace, la féministe avant l’heure, qui a refusé de céder sa place à une personne de couleur blanche dans un autobus. Pour cela, elle a été arrêtée. Mais sa lutte ne fut pas vaine, puisqu’elle est encore dans les esprits aujourd’hui. Il y eut également Simone de Beauvoir. Considérée comme une théoricienne importante du féminisme, elle a écrit le livre « Le deuxième sexe », et son oeuvre est l’un des plus grands livres sur le féminisme à ce jour.

Il y a aussi eu Tarana Burke, une américaine qui a lancé le #MeToo  en 2007 dans le but de dénoncer les violences sexuelles. Aujourd’hui encore, ce hashtag est présent sur les réseaux sociaux.

Bien qu’aujourd’hui, ce mouvement commence à se fondre dans la masse, il va encore falloir se battre contre de nombreuses inégalités

Mariage mixte, mot fourre-tout ?

Dans le langage courant, le terme « mariage mixte » est utilisé pour désigner un mariage interconfessionnel. Une distinction doit être faite entre « mariage mixte » et « mariage avec disparité de culte ».

Le mariage « mixte », dans la religion chrétienne, implique que les conjoints soient baptisés. L’un dans l’Église catholique, l’autre dans une autre Église chrétienne. Pour valider ce mariage, il faut obtenir une autorisation de l’Ordinaire du lieu du domicile de la partie catholique.

Le mariage « avec disparité de culte » quésako ?

Deux mains enlacées, l'une blanche, l'autre noire.
D’après l’office belge de statistique, 45.059 mariages ont été célébré, en Belgique, en 2018, dont 4407 avec un étranger.
© Gaudoux Manon

Le mariage « avec disparité de culte » se déroule à l’église avec une personne non-baptisée par celle-ci. Les conditions de célébration sont que l’un des conjoints doit être baptisé dans la foi chrétienne et que l’autre soit en accord avec les quatre piliers du mariage chrétien: liberté du consentement, indissolubilité du mariage, fidélité et fécondité. Via sa paroisse, il faut obtenir une « dispense de disparité de culte » auprès de l’évêché.

Une célébration chrétienne avec deux officiants peut être possible avec leur accord. Par contre, réaliser deux célébrations dans les deux confessions n’est pas recommandé. Cet article donne le témoignage de personnes ayant choisi un mariage co-religieux.

Vrai débat de société, le mariage interreligieux n’est pas seulement se marier avec un étranger ou d’une religion différente. La mixité des cultures doit être prise comme un enrichissement pour les générations futures.

Coup de tonnerre au Vatican ! Le mariage des prêtres revient sur la table.

Fin octobre 2019, les prêtres d’Amazonie se sont rendus au Vatican afin de demander l’élargissement de l’ordination aux hommes mariés. Cette demande, posée pour remédier au manque de prêtres dans cette région du monde, est actuellement étudiée par le Pape.

Les prêtres qui célèbrent l’eucharistie bientôt mariés ? Le Vatican a ouvert le débat sur le sujet.
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Cette décision aura-t-elle un impact en Belgique ? Des spécialistes en théologie, comme Pierre Xhonneux, réclament l’autorisation du mariage des prêtres dans le monde. Cette réforme pourrait faire se lever un nouveau monde chrétien, une vague de nouveautés prometteuses !

En Europe, les représentants du clergé chrétien Allemand demandent une généralisation de l’autorisation du mariage des prêtres dans le monde entier. Cette demande osée, si elle est prise en considération par l’Eglise, représente un grand pas en avant dans la modernisation de la religion chrétienne.

Une question qui en soulève de nouvelles !

On peut s’attendre à ce que d’autres interrogations sensibles refassent surface et soient posées. Le soulèvement de cette question va peut-être déclencher un effet domino ! Une des questions qui pourrait être posée est : « Faut-il autoriser les femmes à devenir prêtre ? ».

Dans tous les cas, le sujet est loin d’être clos. La remise en question de la loi séculaire du célibat des prêtres risque de faire encore parler d’elle!

Antoine DENIS

Art. 9 : Liberté de pensée, de conscience et de religion

  1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
  2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.