L’homme conditionné à être viril.

Dans une société où le patriarcat règne et où féminité rime avec fragilité, les clichés sont malheureusement toujours de rigueur. Au détriment même de certains hommes. Qu’en pensent-ils ?

©Miss Lilou. Les hommes en jupe [dessin], 4 mai 2018. Disponible à l’adresse : https://www.blagues-et-dessins.com/4-mai-2018-les-hommes-en-jupe/
Blog dessinatrice : http://dessinsmisslilou.over-blog.com/

Être un homme, c’est quoi ? Ce n’est surtout pas être une femme. Le rôle de l’homme en société est quelque chose de parfois lourd à porter. La société impose-t-elle la virilité ?

Confusion entre le style et l’orientation sexuelle

« Il n’y a pas d’unisexualisation dans la mode. Il n’y a qu’une masculinisation globale » observe Alice Pfeiffer, journaliste de mode. Les femmes empruntent les codes vestimentaires masculins mais l’inverse n’est pas envisageable.
La femme s’élève socialement lorsque son comportement, son aspect se rapproche de celui d’un homme. À l’inverse, un homme portant une jupe ou du maquillage prend le risque d’être rabaissé au genre féminin et d’être traité de cette sorte. Autrement dit, comme un objet. Bilal, 16 ans, témoigne de manière touchante.
Les vêtements féminins offrent beaucoup plus de choix que ceux des hommes. Cependant le style ne devrait pas dicter ce qu’est réellement une personne.
Des hommes prennent la parole et dénoncent les clichés qui ne leur correspondent pas.

La construction culturelle de la masculinité repose surtout sur l’idée de virilité, c’est ce qu’on appelle la masculinité toxique. Les hommes devraient pouvoir agir comme ils le souhaitent sans pour autant être étiquetés comme gays ou efféminés. Il faut remettre en question les stéréotypes pour pouvoir émerger de nouvelles formes et représentations de la masculinité.

Belgique: Noël passe sous contrôle.

80% de la population Belge respectera les mesures sanitaires au dépens de noël. Les policiers sont prêts à verbaliser toute personne transgressant les règles.

« Il sait très bien que le résultat n’est pas possible, les chiffres l’avaient prédit. Ce n’est pas par sadisme qu’un ministre a dit qu’on n’y arriverait pas, c’est la réalité des choses. » déclare Philippe Devos. Le chef des soins intensifs répond au président du MR qui prône un assouplissement des mesures sanitaires pour noël si les chiffres le permettent.

Grande Place de Bruxelles , 15 décembre 2020 . ©Maryam Ahrika, 2020.

Cette année Noël sera diffèrent, chaque foyer ne peut inviter qu’une seule personne, deux pour les personnes isolées. La police se doit de faire respecter la loi. Cependant, elle ne pourra pénétrer dans les domiciles que si l’habitant donne son accord en cas de flagrant délit ou de tapage nocturne . Ces mesures sont prises dans l’intérêt du peuple, les autorités sanitaires redoutent les conséquences que pourraient provoquer les rassemblements.

Par précaution

Afin de dissuader la population ,les amendes augmentent pour les fêtes organisées en violation des mesures sanitaires. Les organisateurs risquent jusqu’à 4000€ d’amendes et 770 € pour les participants.

Les experts estiment un retour à la normal pour juin  2021, « moi, je fêterais noël en juin », conclue le médecin.

La laïcité de plus en plus contestée par certains étudiants.

Des professeurs font face à une recrudescence des contestations de la laïcité de la part des élèves au nom de la religion.

Depuis la mort de Samuel Paty, la question de la laïcité à l’école apparaît cruciale. D’après un sondage, 7% des enseignants affirment avoir subi des pressions extérieures pour empêcher la mise en application de la laïcité en classe. Dans les réseaux d’éducation prioritaires, ce chiffre monte à 19%. Il s’agit souvent de parents, mais aussi de militants qui tentent d’infiltrer l’espace éducatif en interpellant les élèves.

Des écoles qui échappent au contrôle de l’État.

À  Toulouse, dans le quartier du Mirail, on trouve une école primaire où l’enseignement de l’histoire, de la géographie et des sciences est banni. L’école accueille 50 élèves. Seul le Coran, l’arabe, le français et les mathématiques y sont enseignés. Les professeurs femmes y sont intégralement voilées.

En Seine-Saint-Denis, une école clandestine se trouve au pied d’un immeuble. Elle n’est pas reconnue par l’État. Les parents interrogés affirment que l’enseignement public irait à l’encontre de leurs croyances religieuses.

Free-Photo licence https://cdn.pixabay.com/photo/2014/07/31/21/15/book-406806_960_720.jpg
Pas d’attribution requise Libre pour usage commerciale

Dans le Val d’Oise, 90 enfants quittent l’école publique chaque année.

Alors comment faire quand le politique ne semble pas se soucier de ce phénomène de mépris de la laïcité dans certains quartiers ?

Patrimoine culturel: conséquences de la crise sanitaire sur le secteur

Musées fermés. Sites archéologiques et culturels inaccessibles au public. L’impact final est encore inconnu. Mais des problèmes sont déjà observables.

Selon un rapport de l'Unesco, la demande pour des objets d'arts tels que des mosaïques, des statues, statuettes, jarres,... a augmenté sur le marché illégal du trafic d'art. Ces objets sont vendus sur des sites ne contrôlant pas leur origine.
Selon un rapport de l’Unesco, la demande pour des objets d’arts tels que des mosaïques, des statues, statuettes, jarres,… a augmenté sur le marché illégal du trafic d’art. Ces objets sont vendus sur des sites ne contrôlant pas leur origine. Licence: Image par canforaalessio de Pixabay . Libre pour usage commercial.

En mai dernier, 95% des musées dans le monde étaient fermés en raison de la pandémie. Selon un rapport de l’Unesco, 13% d’entre eux risquent de ne jamais rouvrir leurs portes. Des fouilles archéologiques ont également été suspendues.

50 ans de lutte, toujours d’actualité

Au mois de mai dernier, Europol a rapporté le vol de 19 OOO objets d’art. Ceux-ci ont été saisis lors d’une opération de trafic international illicite à l’aéroport espagnol de Barajas.3

Depuis le début de la pandémie, la diminution de surveillance des sites archéologiques et des musées a engendré une augmentation des fouilles illégales et du trafic d’objets d’art. En particulier dans les pays en conflit ou post-conflit.

Pour rappel, le trafic de biens culturels et antiques se trouve au 3e rang des commerces illicites mondiaux. Juste après la vente de drogues et d’armes.

Cette vidéo illustre l’enjeu du trafic de biens culturels.

Aujourd’hui, 50 ans après la Convention de l’Unesco sur le trafic illicite des biens culturels, Ernesto Ottone Ramírez, sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture, explique dans un éditorial publié en avril dernier, que le défi actuel est de gérer le trafic en ligne, le manque de sanction et la vulnérabilité de certains sites. Selon lui, une mobilisation internationale est nécessaire afin de régler ces problèmes.

Quand la caricature devient politique.

Les caricatures jouent un rôle important dans la société. Qualifiées par certains de trop provocantes, vulgaires voire même racistes. Quel impact peuvent-elles avoir ?

Les caricatures religieuses font polémiques. Celles concernant les musulmans font actuellement débat. Certains dirigeants sont offusqués et parlent d’atteinte à l’Islam. La représentation du prophète a été l’élément déclencheur du questionnement de la limite entre l’irrespect et l’exagération.

La mort du professeur S. Paty a fait ressurgir une réaction haineuse exacerbée envers ces dessins qui poussent à la réflexion. Ils peuvent blesser et humilier une communauté toute entière. L’Islam interdit la représentation de Mahomet. Beaucoup pensent qu’il faut respecter ce qui est sacré chez les autres.

Photo prise lors d'une manifestation à Istanbul le 13 septembre 2020.
Manifestation à Istanbul contre Macron et Charlie Hebdo suite à la publication d’une caricature de Mahomet https://fr.metrotime.be/2020/09/13/must-read/des-manifestations-contre-charlie-hebdo-a-istanbul/ ©OzanKose

A mort, les dessinateurs ?!

Décapitation, fusillades, attentats. La liberté d’expression s’arrête là où la haine pourrait commencer. duBus se positionne: « Les limites sont des bancs de sables invisibles, elles changent et évoluent. Il ne faut pas choquer pour choquer. » Après le drame du professeur,  Macron se prononce : « Il ne faut pas renoncer aux caricatures », créant un fossé avec le monde musulman. En réaction, Erdogan décide de boycotter les produits français.

Conflits, impact économique, division entre les peuples. Les caricatures ne sont pas innocentes. La notion de respect varie d’un pays à l’autre. Dans un pays, ces dessins peuvent basculer dans l’exagération inutile, dans l’autre il peut envoyer son auteur à la mort.

Le sexisme s’attaque aussi aux hommes

Les problématiques liées aux femmes sont de plus en plus mises en lumière, ces dernières étant la plupart du temps les victimes du sexisme ordinaire. Mais qu’en est-il du vécu des hommes ?

« Le féminisme est une aventure collective, pour les femmes, pour les hommes, et pour les autres. Il s’agit de tout foutre en l’air », proclame Virginie Despentes.

Le congé paternité est un exemple important de cette inégalité. Mais cela change. En effet, la durée de ces congés passera de 10 à 15 jours dès le 1er janvier 2021 et à 20 jours en 2023. Pierre-Yves Dermagne, ministre de l’Economie, a annoncé en novembre dernier « C’est une mesure symbolique et concrète pour l’égalité entre les hommes et les femmes ».

Une pression vicieuse

Le sexisme se dissimule également parmi des stéréotypes bien ancrés. Le média AOILP nous expose plusieurs témoignages d’hommes en vidéo. Ils expriment des exemples de clichés connus : « un homme ne pleure jamais », « un homme ne doit avoir peur de rien », « un homme est censé être plus fort qu’une femme », sans compter la pression de la galanterie masculine. Par ces témoignages, ces hommes dénoncent les codes masculins que la société leur impose. L’un d’eux définit la virilité comme un rôle à jouer, « je pense que ça peut être un peu lourd à porter pour beaucoup de mecs, voire toxique, car ce n’est pas la réalité », conclut-il.

Le Robert définit le féminisme comme « une doctrine qui préconise l’égalité entre l’homme et la femme ». Cependant, ce terme est parfois encore perçu comme un combat des femmes contre les hommes. ©galasse_creations

Le Pape soutient l’union civile des couples homosexuels

Vue sur la croix et le ciel Photo by Alicia Quan on Unsplash

Lors de la fête du cinéma de Rome, le Pape François a laissé entendre via le documentaire « Francesco », sorti le 21 octobre 2020, qu’il soutenait l’union civile pour les couples homosexuels.

«L’Eglise, qui est très homophobe en public, est en fait animée par des cardinaux et des évêques très souvent homosexuels eux-mêmes », déclare Frédéric Martel, l’auteur du livre « Sodoma : Enquête au cœur du Vatican ».

Alors qu’à l’Antiquité, les mariages entre personnes de même sexe étaient courants dans les classes supérieures, la montée du christianisme a tout bouleversé. L’homosexualité fut alors considérée comme hérésie et sévèrement punie.

Depuis le XXIe siècle, l’Église catholique tend à s’ouvrir et commence à accueillir les personnes homosexuelles. Des mouvements voient alors le jour tels que « David et Jonathan » à Paris ou encore la « Communauté du Christ Libérateur » à Bruxelles.

Le paradoxe de l’Eglise

Tous ces avancements ne font que s’intensifier depuis que le Pape François est au pouvoir. En effet, alors qu’il montre une certaine tolérance par de petites phrases, il est énormément attaqué par des cardinaux homophobes. Ces mêmes cardinaux qu’il dénonce comme « menant une double-vie » ainsi que le montre Frédéric Martel dans son livre.

Lors de la diffusion du Documentaire « Francesco » à la fête du Cinéma de Rome, on peut voir le chef de l’Eglise catholique soutenir l’union civile pour les couples homosexuels. Une porte ouverte vers une reconnaissance des relations de couple de même sexe et non plus seulement des personnes homosexuelles.

Pourquoi les femmes roulent moins à vélo que les hommes ?

Le vélo pratique, danger public, gagne-temps, voiture du pauvre. Autant de clichés que de raisons qu’ont les femmes de ne pas prendre ce moyen de transport.

Les femmes ne représentent que 36% des cyclistes. Photo by  VISHAKHA JAIN on Unsplash – free photo. Libre pour usage commercial et usage non-commercial, pas d’attribution requise.

Selon une étude menée par Pro Vélo en 2019, seuls 36,1% des cyclistes sont des femmes contre 63,9 % d’hommes. Cette différence a poussé la région de Bruxelles-Capitale à prendre une initiative. Le vélo social a pour objectif de (re)donner le goût aux femmes d’emprunter davantage le vélo comme moyen de transport. Les personnes les plus défavorisées pourront bénéficier d’une location ainsi qu’un cours d’initiation.

Le vélo entre craintes et contraintes… les femmes le trouve dangereux.

Si les femmes empruntent moins le vélo que les hommes, c’est pour trois raisons principales. L’insécurité routière, le manque d’aménagements et d’aisance. Les femmes trouvent que prendre le vélo est plus dangereux que prendre la voiture ou les transports en commun. A cela s’ajoute le manque de luminosité en hiver. Elles sont moins à l’aise que les hommes. L’aspect esthétique représente également un frein. « Le vélo empêche de correspondre aux normes de beauté », explique Aurore Kesch (présidente nationale de l’ASBL VieFéminine, engagée contre le sexisme).

En 1998, les femmes ne représentaient que 23,8% des cyclistes, précise l’étude menée par Pro Vélo. La tendance est donc à la hausse. Le restera-t-elle ?

Manifestations et coronavirus : une combinaison difficile ?

En cette période de crise sanitaire, le respect de la liberté de manifester semblerait être plus difficile. Voulant lutter contre le Covid-19, certains gouvernements abuseraient de leurs pouvoirs en prenant des restrictions trop strictes, allant parfois à l’encontre du respect des Droits Humains fondamentaux.

« Les droits humains bafoués au nom de la lutte contre le Covid-19 » a déclaré l’Agence Belga suite à un communiqué d’Amnesty International.

Le respect des droits de l’Homme serait mis à rude épreuve depuis la lutte contre la crise sanitaire actuelle. Et la liberté de manifester n’échappe pas à la règle.

Manifester est toujours possible mais les restrictions sont plus nombreuses et extrêmement strictes. Et si l’on en croit une synthèse d’Amnesty international, certains gouvernements prendraient des mesures exagérées et exerceraient un abus de pouvoir.

« La santé en lutte »

La manifestation « La santé en lutte » est notamment une manifestation qui a énormément fait parler d’elle.

Un des soucis rencontrés est le nombre de participants autorisés. En effet, celui-ci est très limité, ne permettant donc pas à tout le monde de participer. Certains rassemblements ont d’ailleurs dû être annulés.

Un autre souci, à Bruxelles, est que ce rassemblement avait été autorisé mais trop de gens y ont participé. D’après la porte-parole du Bourgmestre de Bruxelles, la police a donc dû intervenir pour la stopper.

Tristes conséquences…

La manifestation s’est terminée avec des violences policières abusives pour arrêter les gens.

Un intrus dans le paysage médiatique belge !

Apparition d’un nouveau média issu du Vlaams Belang.

Le Vlaams Belang a créé l’évènement en lançant, le 10 novembre, sa propre chaîne d’informations, VBTV.

Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, qualifie volontiers la nouvelle web télé du parti diffusée sur YouTube de média «alternatif». 16 novembre 2019. Belzie ( CC BY-SA 4.0 )

Retour à la propagande !

Le Vlaams Belang a créé cette chaîne pour lutter contre ce qu’il estime être de la désinformation des médias traditionnels à son égard.

Avec VBTV, le Vlaams Belang produit un outil destiné à amener vers lui de nouveaux électeurs ou à conforter ceux qui ont voté pour lui. Comment s’y prend-il ? Sa stratégie est subtile. 
Sur le fond, il décrédibilise systématiquement les médias traditionnels tandis que sur la forme, il se présente comme l’un des leurs en respectant les codes journalistiques actuels. 

Il n’hésite pas à violer les règles en vigueur dans la presse d’investigation. Par exemple, il falsifie les sources. Ainsi, le Vlaams Belang a subi des critiques pour un reportage mensonger présentant des images filmées soi-disant en 2020 à la frontière turco-grecque alors qu’il s’agissait d’un document d’archive de l’agence AFP tourné en 2015 à la frontière gréco-macédonienne.

L’information donnée n’est pas objective, les interviews sont émaillées de remarques racistes insidieuses. 

Ironie du sort, si le Vlaams Belang a pu lancer son propre média, c’est grâce à la dotation publique. Alors qu’il critique l’état en permanence…

Faut-il dès lors relayer et critiquer dans la presse le contenu de la VBTV ou faire l’impasse et l’ ignorer ? Mais on prive alors le citoyen d’un contrôle démocratique. Dilemme pour les médias traditionnels, relève M.Buisson, journaliste au Soir.