Le mariage musulman: une cérémonie qui change avec le temps.

De nos jours, dans le mariage musulman, certaines traditions ancestrales ont eu l’occasion d’évoluer alors que d’autres restent figées dans le temps.

Le mariage musulman aux 11 éme siècles, ne pouvait avoir lieu que si l’homme était musulman et que la femme fût croyante de n’importe quelle religion. La femme devait également obtenir l’accord de son tuteur musulman.

Si le marié décédait, la femme était promise à l’héritier le plus proche. Celui-ci pouvait ensuite la marier ou la donner à un autre homme. Les musulmans considéraient le besoin sexuel comme nécessaire et légitime pour l’homme. C’est la raison pour laquelle, à cette époque, la polygamie était courante et acceptée.

Aujourd’hui ?

Avec les siècles, la cérémonie du mariage musulman se modernise. Le Coran fixe des normes, et équilibre le rapport homme-femme dans le but de protéger les femmes.

Risale Coran Culte - Photo gratuite sur Pixabay
Risale Coran Culte – Photo gratuite sur Pixabay

Aujourd’hui, dans la religion musulmane, on peut voir de plus en plus de mariage entre musulmans et athées. De nos jours, tout couple musulman peut divorcer et se remarier ensuite même si cela est vu comme « la chose admise la plus détestée de Dieu ». Les hommes sont également autorisés à se marier avec pas plus de 4 femmes différentes. Cela manque-t-il encore de changement ?

Marie-Line VANHERCK

Jeunes radicalisés, ils troquent l’école pour prendre les armes.

Depuis 2013 nous avons pu constater que la Belgique comptait le plus grand nombre de départs vers la Syrie. Ceux-ci seraient dû à des circonstances socio-économiques, familiales, d’intégration qui rendraient ces jeunes plus sensibles aux discours extrémistes et donc plus susceptibles de se radicaliser.

Les différentes idées qui engrainent les futurs jeunes radicaliser.
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Des facteurs de radicalisations?

Quelles sont les raisons qui poussent ces jeunes à tout quitter pour prendre les armes?  La radicalisation islamiste en occident est un processus qui engage des facteurs en interaction. Chacun est composé d’un ensemble d’éléments en tension. Chaque élément pousse un peu plus la personne vers la radicalisation.

La construction identitaire chez les jeunes est importante, les individus convertis ont plus de mal à s’identifier, si les besoins de valorisation ne sont pas comblés par les parents, l’école, la société, ceux-ci chercheront un groupe d’appartenance. C’est dans ce contexte que les djihadistes recrutent leurs combattants. Aussi, le fait que le processus soit fait par internet et non pas par des institutions religieuses officielles rend la personne plus accessible, vulnérable.

D’un point de vue socio-économique, une grande partie des musulmans ressent de la discrimination, de la stigmatisation et des inégalités sur le marché du travail. Certains tournent le dos, rompent avec le système. Cette rupture constitue un facteur essentiel dans le processus de radicalisation.

Ce sont donc les jeunes stigmatisés, vulnérables que les organismes terroristes recrutent. Leur absence de cadre, d’objectifs, peut être remplacée par la promesse d’un combat qui a du sens, qui redonnera sens à leur vie.

Zoé Demeester

 

 

Et si la religion divisait elle encore plus ?

Depuis 1945, les violences entre Israéliens et Palestiniens perdurent. Le conflit israéolo-palestinien est basé sur des soucis territoriaux. Cependant, le facteur religieux pourrait bien rentrer en jeu…

Auteur: Hosny Salah Licence: https://pixabay.com/fr/service/license/ Palestinien qui a un lance-pierre en main.

Cette guerre, dite de territoire, se transforme de jour en jour en une guerre de religion. En effet, la montée de l’extrême droite israélienne tend vers le non-respect du « statu quo » . Les Juifs réclament le droit de pouvoir prier sur les lieux sacrés et militent même pour la destruction des mosquées. Cette possible violation pourrait déclencher une troisième intifada palestinienne.

Illustration du conflit actuel.

Salah Raed, chef de la branche nord du Mouvement islamique, est l’un des pires ennemie d’Israël. Il a été incarcéré à plusieurs reprises pour avoir incité la population arabe à se révolter contre le gouvernement israélien.

Un problème de laïcité ?

Le conflit entre un état et un mouvement national n’est jamais évident car la religion possède cette facilité de réaliser une mobilisation de masse. Sans compter, la montée de l’extrémisme dans les 2 camps qui mène à la violence . Est-ce que l’absence de religion limiterait le conflit à un enjeu territorial ?

Ces palestiniens qui disent non à la violence

Depuis 1948, Le conflit entre Israël et la Palestine fait rage. Les médias ne parlent que des violences qui découlent du conflit. Néanmoins, nombreux sont ces Palestiniens qui tentent de combattre la violence par la paix…

Ces palestiniens qui disent non à la violence.
Auteur: hosny_salah – license: Pixabay License  libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

C’est le cas de celui de la marche pour le retour, tous les vendredis des milliers de Palestiniens se retrouvent à la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Les manifestants s’expriment de manière pacifiste envers les Israéliens ce qui n’empêche pas l’armée israélienne de tirer à balles réelles sur ces derniers. On y retrouve beaucoup de jeunes au chômage avec pour seul rêve de pouvoir sortir de chez eux et de retourner sur leurs terres.

Exemple d’une des manifestations de la marche pour le retour.

On peut également parler de l’activiste Issa Ammo. Palestinien de 37 ans qui décida en 2007 de créer l’ONG « Youth against settlements », une association qui apprend aux gens dès l’âge de 12 ans de ne pas répondre par la violence mais de protester de manière pacifique.

Un problème de gouvernement ?

Malgré les bonnes intentions de tous ces palestiniens, les autorités palestiniennes continuent d’intimider et harceler tous les leaders d’opinion pacifiste du pays. Et si le nouveau gouvernement palestinien favorisait la voix de la paix, le conflit prendrait t’il une toute autre tournure ?

Zéphyr Gilson

100 ANS DE FÉMINISME EN UN TOP 3

Aujourd’hui, le féminisme est souvent source de controverses et de mépris, mais il commence à être davantage accepté par les communautés, notamment auprès des jeunes adultes. Peut-être que les combats menés ces 100 dernières années par de grandes féministes telles que Rosa Parks, Simone de Beauvoir ou Tarana Burke auront fini par porter ses fruits et par réellement marquer les esprits. Elles se sont battues corps et âmes pour leurs idéaux, pour que les injustices et les inégalités cessent.

Les impacts des combats menés?

Si aujourd’hui, le féminisme est reconnu comme un mouvement sérieux, ça ne s’est surement pas fait en un clin d’oeil. Il aura fallu se battre pour en arriver là.

Tout le monde connaît Rosa Parks. La femme de l’audace, la féministe avant l’heure, qui a refusé de céder sa place à une personne de couleur blanche dans un autobus. Pour cela, elle a été arrêtée. Mais sa lutte ne fut pas vaine, puisqu’elle est encore dans les esprits aujourd’hui. Il y eut également Simone de Beauvoir. Considérée comme une théoricienne importante du féminisme, elle a écrit le livre « Le deuxième sexe », et son oeuvre est l’un des plus grands livres sur le féminisme à ce jour.

Il y a aussi eu Tarana Burke, une américaine qui a lancé le #MeToo  en 2007 dans le but de dénoncer les violences sexuelles. Aujourd’hui encore, ce hashtag est présent sur les réseaux sociaux.

Bien qu’aujourd’hui, ce mouvement commence à se fondre dans la masse, il va encore falloir se battre contre de nombreuses inégalités

Mariage mixte, mot fourre-tout ?

Dans le langage courant, le terme « mariage mixte » est utilisé pour désigner un mariage interconfessionnel. Une distinction doit être faite entre « mariage mixte » et « mariage avec disparité de culte ».

Le mariage « mixte », dans la religion chrétienne, implique que les conjoints soient baptisés. L’un dans l’Église catholique, l’autre dans une autre Église chrétienne. Pour valider ce mariage, il faut obtenir une autorisation de l’Ordinaire du lieu du domicile de la partie catholique.

Le mariage « avec disparité de culte » quésako ?

Deux mains enlacées, l'une blanche, l'autre noire.
D’après l’office belge de statistique, 45.059 mariages ont été célébré, en Belgique, en 2018, dont 4407 avec un étranger.
© Gaudoux Manon

Le mariage « avec disparité de culte » se déroule à l’église avec une personne non-baptisée par celle-ci. Les conditions de célébration sont que l’un des conjoints doit être baptisé dans la foi chrétienne et que l’autre soit en accord avec les quatre piliers du mariage chrétien: liberté du consentement, indissolubilité du mariage, fidélité et fécondité. Via sa paroisse, il faut obtenir une « dispense de disparité de culte » auprès de l’évêché.

Une célébration chrétienne avec deux officiants peut être possible avec leur accord. Par contre, réaliser deux célébrations dans les deux confessions n’est pas recommandé. Cet article donne le témoignage de personnes ayant choisi un mariage co-religieux.

Vrai débat de société, le mariage interreligieux n’est pas seulement se marier avec un étranger ou d’une religion différente. La mixité des cultures doit être prise comme un enrichissement pour les générations futures.

Ouïgours, des secrets du gouvernement révélés

Samedi dernier, 400 pages de documents classés confidentiels par le gouvernement chinois ont fuité par le New York Times. Ces documents sont directement liés à la politique d’enfermement que subissent les Ouïghours depuis plusieurs années.

President chinois XI Jinping ,image provenant du site web Flickr, libre pour usage commerciale.

Depuis plus de deux ans, plus d’un million d’Ouïghours sont enfermés dans des camps appelés « centres de formation professionnelle ». Ces camps ont pour but de lutter contre le radicalisme religieux et de propager l’idéologie du parti chinois aux Ouïghours qui y sont enfermés.

Cette ethnie a depuis longtemps été victime de persécutions à l’encontre de la religion qu’elle pratiquait. Des manifestations pacifiques et non-pacifiques ont donc eu lieu en réponse à cette politique discriminante.

Désolidarisation au sein du gouvernement chinois

Hommes, femmes, enfants sont enfermés dans ces centres sans avoir aucune nouvelle de leurs proches. Les chants patriotiques et l’étude du parti y sont pratiqués. Face à cette situation, la plupart des pays musulmans et occidentaux ont préféré garder le silence. Une personne travaillant au gouvernement chinois (anonyme) a fait fuiter plus de 400 pages de documents envoyés au New York Times relayant de la situation des Ouïghours. Ceci prouve qu’au sein même du gouvernement certains membres n’approuvent plus cette politique.

L’apparition de ces documents pourrait semble-t-il mettre enfin la lumière sur les raisons de cette décision politique.

Coup de tonnerre au Vatican ! Le mariage des prêtres revient sur la table.

Fin octobre 2019, les prêtres d’Amazonie se sont rendus au Vatican afin de demander l’élargissement de l’ordination aux hommes mariés. Cette demande, posée pour remédier au manque de prêtres dans cette région du monde, est actuellement étudiée par le Pape.

Les prêtres qui célèbrent l’eucharistie bientôt mariés ? Le Vatican a ouvert le débat sur le sujet.
auteur : kisistvan77 – licence : Pixabay License Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise.

Cette décision aura-t-elle un impact en Belgique ? Des spécialistes en théologie, comme Pierre Xhonneux, réclament l’autorisation du mariage des prêtres dans le monde. Cette réforme pourrait faire se lever un nouveau monde chrétien, une vague de nouveautés prometteuses !

En Europe, les représentants du clergé chrétien Allemand demandent une généralisation de l’autorisation du mariage des prêtres dans le monde entier. Cette demande osée, si elle est prise en considération par l’Eglise, représente un grand pas en avant dans la modernisation de la religion chrétienne.

Une question qui en soulève de nouvelles !

On peut s’attendre à ce que d’autres interrogations sensibles refassent surface et soient posées. Le soulèvement de cette question va peut-être déclencher un effet domino ! Une des questions qui pourrait être posée est : « Faut-il autoriser les femmes à devenir prêtre ? ».

Dans tous les cas, le sujet est loin d’être clos. La remise en question de la loi séculaire du célibat des prêtres risque de faire encore parler d’elle!

Antoine DENIS

L’Arabie Saoudite, monarchie absolue islamique ?

Alors que la Belgique est une monarchie constitutionnelle totalement indépendante, la séoudite lutte toujours sans fin pour octroyer sa souveraineté malgré de nombreuse restrictions… La volonté du régime de libérer les Saoudiennes semble assez claire. Pourquoi les faire taire avec autant de force ?

Les femmes Belges sont plus libres que les femmes saoudiennes. La religion dominante du pays est une raison de cette inégalité.
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En Arabie Saoudite les femmes n’ont aucun droit. Comparée aux femmes Belges, elles ne peuvent ni voyager, ni travailler, ni étudier ni se marier sans l’autorisation d’un homme de la famille qui lui, fait office de représentant légal envers elle. L’interdiction de prendre les transports en commun est un exemple des nombreuses attributions dans lesquelles les femmes sont privées de leurs droits élémentaires.

L’égalité des sexes en Arabie Saoudite c’est pour bientôt ?

Les lois semblent changer, car depuis peu, les femmes Saoudiennes peuvent conduire et sont autorisées à avoir un passeport sans autorisation de leur « tuteur ». Ces progrès en matière de droits de la femme marquent ils le début d’une évolution pour accorder plus de liberté aux femmes ?

Brandon LOPEZ MEDINA

Le burkini agite la France !

Depuis sa création le burkini ne cesse de faire polémique. Mais c’est en France qu’il fait le plus de bruit. Conflits entre concitoyens. L’interdiction du burkini serait-elle une interprétation de la peur des Français face à un communautarisme devenant oppressant ?

Selon l’ordre publique en France l’interdiction du burkini a pour but d’éviter les troubles sur les plages publics qui opposeraient deux catégories de baigneurs par peur que ça soit une revendication ou une provocation d’une non-appartenance à la nation française. France, 17 août 2016, femmes en burkini sur la plage, Michael Coghlan, CC BY 2.0

Étymologiquement issu des mots « burqa » et « bikini ». Créé par une styliste en 2014, il a pour but de permettre à la femme voilée de rester couverte sur une plage publique tout en ayant une tenue adaptée à la natation. Néanmoins, depuis 2015 les débats sur le sujet ne cessent de surgir. Certains alors persuadés que se voiler et couvrir son corps vont à l’encontre de la laïcité.

Toutefois, le principe de la laïcité en France prône la liberté d’exprimer ses convictions religieuses ou pas. De plus, il est soutenu par l’article 9 de la DUDH qui stipule que toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Un sondage révèle que 64% des Français sont contre le port du burkini.

Le rejet du burkini ne serait-il pas en réalité un comportement islamophobe de la nation française qui se serait accrue suite aux dernières attaques terroristes ayant eu lieu ces dernières années ? Terrorisme et islam sont alors confondus et mènent à une zizanie.

Face voilée face à une demande utopique.

Le haut-commissariat des Nations unies a ordonné à ce que toute interdiction sur le port du burkini soit levée. Mais cela n’a pas pu empêcher certaines stations balnéaires d’aller à l’encontre de cette demande et de maintenir leur interdiction. Et vous, pensez-vous qu’un jour le burkini sera banalisé ?