Le port du voile face à l’islamophobie, un combat sans fin.

Comme pour toutes les religions les pratiquants ont certaines traditions et devoirs. Dans ce cas-ci, le fait de porter le voile fait partie d’un des devoirs de la religion islamique.

Ce n’est peut-être pas un combat, mais pour elles ça l’est. Beaucoup de personnes ont peur de l’Islam car c’est une religion qui a énormément été critiquée durant ces dernières années, principalement à cause des djihadistes, des attentats, des terroristes, mais aussi suite aux nombreux taux de conversions à l’Islam incomprise. Déjà qu’elle n’est pas très appréciée, le fait que d’autres s’y convertissent n’arrange pas les choses, comme cité dans l’article de Corrine Terrekens sur le site Orela

La Belgique a 781 887 musulmans sans compter les convertit sachant que des habitants de pays musulmans comme le Maroc ou la Turquie ayant ont presque tous immigré dans des pays occidentaux comme la Belgique selon les pourcentages de Syvie-Anne Goffinet. Dans ces pays où la religion dominante n’est pas l’Islam, quelques interrogations se posent telles que : « Quel est le réel problème ? Est-ce la religion, le voile ou le fait d’être face à un sujet qui nous est inconnu ? »

Les différents voiles

D’après Souad Razzouk mon interviewé, le voile intégral fait peur aux personnes non musulmans ou tout simplement aux personnes n’ayant aucune connaissance en la matière. Dès l’instant où il y a une différence quelconque on se crée des barrières. Qu’on le veuille ou non la différence fait peur.

Il est vrai que le Coran exige de porter le voile jusqu’à la poitrine mais pas le voile intégral tel que la Burqa ou Niqab. Elles ne le portent certes pas par obligation mais par envie comme l’explique Delphine de Mallevoue sur le site lefigaro. Et malheureusement ça pose un problème entre musulmans mais également entre les non musulmans car tout le monde interprète le Coran et ses versets à sa manière. Certains disent que c’est obligatoire et d’autres non. On remarque même que les convertis d’origine française ou autre, sont la plupart du temps celles qui portent le voile intégral et encore une fois cela pose problème entre eux car sans le vouloir elles font du tort à leur communauté car cette tenue laisse penser aux moins renseignés que l’Islam garde des pensées arriérées, tout comme le fait comprendre le texte du site la libre.

Le voile est un accoutrement qu’on retrouve dans différentes religion :

Dans le domaine de l’emploi

Malheureusement le regard actuel que l’on porte dans notre société sur la religion musulmane est loin d’être toujours positif comme déjà dit plus haut, en effet, selon Jean-Philipppe Schreiber lors de son article sur ORELA un Belge sur cinq estimes qu’il y a trop d’immigrés dans la société mais également lors d’une enquête toujours sur le même site on remarque que six Belges sur dix trouvent que la communauté musulmane en Belgique présente une menace pour l’identité du pays. Certaines en ont même du mal à évoluer dans le domaine de l’emploi, on parle bien de discrimination à leur égard autrement dit de la discrimination directe. Les femmes voilées se font exclure du marché du travail sauf en ce qui concerne les travaux de types agents d’entretien, entretien de personnes âgées, etc. 

Nombreuses parmi ces femmes, veulent partager leurs pensées. Voici une pensée de l’une d’entre elles travaillant dans la restauration et portant le voile depuis 6 ans : « beaucoup de femmes voilées s’empêchent de faire de grandes études pour la simple et bonne raison qu’elles savent pertinemment qu’elles devront enlever leurs voiles d’un moment à l’autre. Je suis désolée mais je ne trouve pas ça normal dans le sens où je suis née et ai grandi en Belgique. Je n’arrive pas à comprendre comment les femmes voilées arrivent toujours à être discriminées. Le simple fait de partir postuler pour un job étudiant, je reçois énormément de refus à cause de mon voile, mais quand je propose à contrecœur de retirer mon voile durant mes heures de travail, ça leur fait tout de suite changer d’avis. Pourquoi ? ».

Dans notre société les femmes voilées sont jugées et classées directement, on pourrait penser qu’une femme voilée n’est bonne qu’à être une femme au foyer et soumise à son mari si l’on suit les clichés à leur égard, qu’elles soient soumises ou pas cela ne regarde qu’elles. Je ne voie pas le combat politique, mis à part d’avoir des préjugés et de vouloir discriminer, lorsque tu es une femme voilée tu te sens oppressée par les médias, la société et le monde extérieur. Elles ont l’impression de porter une bombe prête à exploser, un fardeau sur leurs têtes or que c’est juste un tissu avec une signification spirituelle, intime. Le système de maintenant est un système aussi vieux que le monde, si on pouvait changer quelque chose, ce serait tout le système depuis le début car au final, c’est la source de tous les conflits avec pour impression que personne ne fait rien pour y remédier comme l’a soulignée Souad Razzouk. Les vraies questions à se poser au sujet des femmes voilées sont : Pourquoi dans certaines entreprises ou même dans certains pays une femme voilée ne pourrait pas travailler tout en gardant son voile ? Est-ce que le fait de porter son voile aura un réel impact sur son travail ?

La communauté musulmane devrait se serrer les coudes, et tous ensemble devraient se défendre avec le moins d’hostilité possible afin d’expliquer que cette religion mérite autant de respect qu’une une autre, qu’ils ne sont pas tous comme les médias essaient de le faire croire à travers cette image dégradante de l’Islam.

Sommes-nous islamophobes ? 

Généralement quand on parle de racisme c’est souvent la caricature du blanc contre le noir, alors qu’en réalité ce combat concerne toutes races de personnes, autrement dit toutes personnes non blanches face à une personne blanche ou tout simplement face au système occidental qui l’encadre. On oublie aussi trop souvent de dire qu’elles sont avant tout des personnes avec un cœur et des états âmes, qui reçoivent un nombre incalculable de commentaires de haine, mais qui ne disent rien par peur ou craintes de représailles. Prenons le cas de cette jeune fille Yasmine qui a également souhaité faire un témoignage. Alors qu’elle n’avait que 15 ans à l’époque, lors d’un rendez-vous chez son gynécologue où elle s’est présentée en retard cette dernière s’est permis de lui dire mot pour mot « Je ne vois pas pourquoi tu portes le voile, c’est une décision que tu devrais prendre lorsque tu atteins un âge de maturité, c’est-à-dire 18 ans (selon la gynécologue), au lieu de te focaliser sur ça essaie plutôt de venir à temps à tes rendez-vous. Le voile n’a pourtant rien à voir avec son retard mais ce sont des commentaires comme ceux-ci qu’elles doivent encaisser durant lors de leur quotidien. 

Voici une confrontation entre Abd Malik et Guillaume Peltier qui porte de terribles propos sur la femme voilée encore une fois, le manque de connaissances à créer des incompréhensions.

Guilaume Peltier porte parole de la campagne de Philippe De Viliers

On retrouve dans l’article d’Alain Dremiere, que pour 74% des gens l’Islam n’est pas tolérante, qu’elle voudrait s’imposer et qu’aujourd’hui apparaît un rejet de toutes les différences culturelles car les gens sentent que leurs sociétés seraient arrivées à bout et qu’ils vont droits vers un monde qui leur est inconnu. La Belgique aurait-elle donc peur de l’Islam ? Ce qui expliquerait son comportement xénophobe face à cette religion.

Espérons que les femmes voilées auront tôt ou tard la place qu’elles méritent.

Victoria Choza Nawezhi, 1e Bac Communication, 20 ans, Congolaise, Chrétienne

Foulard et vie en société : deux oxymores ?

Le port du foulard dans l’espace public est une question fertile qui a donné naissance à de nombreux débats, discussions et polémiques. Mille et une informations se martèlent. Alors, que représente-t-il ? Dans quels cas est-il interdit ? En Belgique, que dit réellement la loi à ce propos ?

Femme portant un foulard jaune. Unsplash/Janko Ferlic

Le foulard est un tissu qui peut se porter comme accessoire de mode autour du cou, sur la tête et là où vous le souhaitez. C’est selon vos envies ! Il représente par ailleurs un vêtement traditionnel ou religieux appelé également « voile ». Destiné à couvrir une partie du corps d’une femme qui le porte. Il est notamment présent dans les traditions juives, chrétiennes et musulmanes.

Le foulard, une réalité plurielle !

Le voile dit aujourd’hui « islamique », est antérieur de plus d’un millénaire au prophète musulman, Mohamed. Durant l’Antiquité, avant l’avènement du christianisme, les femmes étaient généralement voilées. Une femme qui se respectait et qui était aisée ou libre avait l’obligation, lorsqu’elle sortait dans l’espace public, de porter quelque chose sur la tête. Il était principalement porté pour distinguer les femmes mariées des célibataires et des prostituées. Au Moyen-âge, les femmes continuent à couvrir leurs cheveux. Le foulard est un donc un héritage de l’Antiquité païenne qui a ensuite été récupéré par les trois religions monothéistes.

Pour les femmes juives orthodoxes, l’obligation écrite de se couvrir la tête est relativement tardive. Dans la tradition juive, une femme est censée se couvrir la tête en public. Certaines le font scrupuleusement, ne laissant dépasser aucun cheveu, d’autres laissent sortir quelques mèches, d’autres encore, bien que pratiquantes, ont laissé tomber le foulard, le chapeau et a fortiori la perruque et laissent leur cheveux libres. La pratique actuelle est donc très variable.

Aussi, les premiers textes chrétiens en faisant mention apparaissent dès le premier siècle avec Saint Paul, puis Clément d’Alexandrie, Tertullien et d’autres. Le voile chrétien a donc une longue histoire derrière lui. Il est une pratique courante jusqu’au milieu du XXème siècle.

Quant à l’islam, le port du foulard est une obligation. Le verset 31 de la sourate 34 du Coran dit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atouts que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines.». Pour les personnes de confession musulmane, la sagesse de cette pratique est de faire valoir ce que les femmes ont dans le cœur et l’esprit.

Aujourd’hui, à travers le monde, des femmes se voilent. Le foulard est une réalité plurielle. Une réalité qui varie selon les contextes, les régions et la spiritualité de chacune.

Aujourd’hui, le port du foulard interroge !

Le port du foulard est sources de diverses questions et opinions. D’après le Pew Research Center, un centre de recherche américain fournissant des statistiques et des informations sociales, la plupart des Européens de l’Ouest préfèrent au moins certaines restrictions sur les vêtements religieux des femmes musulmanes.

En août 2018, une loi danoise est entrée en vigueur. Celle-ci interdit aux femmes musulmanes de porter des voiles couvrant le visage tout comme les burqas ou les niqabs. La Belgique a adopté des lois similaires ces dernières années, contribuant aux restrictions gouvernementales sur la religion dans la région.

En 2017, un sondage a été réalisé par ce même centre dans quinze pays d’Europe de l’Ouest, auprès d’adultes non musulmans. Dans notre Royaume : 19% des sondés pensent que les femmes musulmanes pourraient porter le vêtement religieux de leur choix, 50% pensent qu’elles peuvent porter un vêtement religieux sans pour autant cacher leur visage et 28% pensent qu’elles ne devraient pas être autorisées à porter des vêtements religieux dans l’espace public.

Capture d’écran du sondage réalisé par Pew Research Center dans différents pays d’Europe, quant aux restrictions concernant les habits religieux des femmes musulmanes.

Que dit la loi ?

Les affirmations quant au port du voile dans l’espace public sont multiples. Alors, basons-nous sur la loi ! L’article 19 de la Constitution belge stipule que : «La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.».

Pour Mehmet Alparslan Saygin, juriste et spécialité de la laïcité dans le droit belge, le thème de la laïcité est des plus importants de notre époque. Il est à l’intersection de bien d’autres : libertés et droits fondamentaux, diversité de nos sociétés, Etat de droit, démocratie, multiculturalité, interculturalité, vivre-ensemble, intégration,… Les discussions autour de la laïcité sont selon lui, la plupart du temps, faites de confusion.

Post Facebook publié le 30 janvier 2017 par Theo Francken, homme politique belge membre du parti nationaliste flamand N-VA.

Face à la question confrontant laïcité et port du foulard, il répond : «La laïcité implique la liberté religieuse. La liberté religieuse, c’est la liberté d’avoir une religion mais aussi celle de l’exercer. Il s’agit donc de la pratiquer, aussi bien en privé qu’en public et ce, dans tous les secteurs de la société. Le port du foulard est un exemple pratique de cette liberté religieuse telle que consacrée par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’Homme. Il n’y a donc, a priori et à mon sens, aucune contradiction entre laïcité et port du foulard.».

La laïcité est d’après notre spécialiste en la matière, un principe politique d’organisation de l’Etat. Elle permet la libre expression de toute conviction religieuse ou philosophique dans le respect des droits d’autrui et de l’ordre public. A l’inverse, ce n’est pas une idéologie, ce qui implique de ne pas en faire une conviction. Il la compare à un plat qui perdrait totalement de sa saveur si un de ses ingrédients venait à manquer : l’égalité, la non discrimination, la liberté (notamment religieuse) et la séparation ou, plus exactement, la non-ingérence réciproque entre les Églises et l’État. Ces différents principes sont consacrés en droit belge, donc même si le mot laïcité n’apparaît pas en tant que tel dans la Constitution, la Belgique est un État laïque. Cette laïcité est toutefois imparfaite et bien des améliorations sont possibles.

La laïcité est un bien commun. En effet, c’est un mode d’organisation de la gouvernance politique qui vise notamment à protéger la liberté d’expression de toutes les convictions philosophiques. «Elle appartient à personne mais à tout le monde. Chacun a la même légitimité pour en parler et elle ne peut alors avoir de représentant officiel ou officieux.».

Il ajoute que : « L’outrage, serait de forcer une femme à porter le foulard alors qu’elle ne souhaite pas le porter. L’outrage, serait de forcer une femme à enlever son foulard alors qu’elle souhaite le porter. Dans les deux cas, il s’agit d’une entrave à l’émancipation des femmes, qui passe par le respect de leur choix.».

Et si on écoutait les principales concernées ?

Ici, six jeunes étudiantes bruxelloises partagent leurs ressentis et avis quant à la question. Ces dernières portent le foulard et d’après elles, il s’agit d’un choix personnel et qui a fait l’objet d’une réflexion. Elles déconstruisent les clichés auxquelles elles sont confrontées. Parmi eux : le foulard serait un objet de soumission et d’oppression de la femme, la femme voilée ne se lave pas les cheveux,… Elles aspirent à ce que les clichés liés aux femmes portant le foulard disparaissent et qu’elles puissent vivre leur spiritualité sans contraintes. Enfin, selon Mehmet Saygin : «Il faut rester optimiste et continuer à inlassablement rappeler le socle de nos valeurs communes telles que l’égalité et la non-discrimination.».

Yasmine FELFELE

Je m’appelle Yasmine Felfele et j’ai 24 ans. J’ai auparavant fait des études pour devenir professeure de français mais c’est aujourd’hui, en communication à l’ISFSC, que j’ai enfin trouvé l’épanouissement. Pour moi, la vie est un cadeau d’une valeur inestimable que chacun se doit de partager avec les autres. Chaque jour, j’essaye de laisser cette citation de Nelson Mandela guider mes pas: «L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle.».

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(1) Le voile selon le Coran et en Islam (dans Oumma.com)

Pourquoi l’Eglise n’accepte-t-elle pas l’homosexualité dans le mariage ?

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Le 30 janvier 2003, la Belgique devient le deuxième pays à reconnaître le mariage homosexuel.  Les temps changent et les mœurs évoluent.  Pourquoi l’Eglise n’accepte-t-elle donc pas l’homosexualité dans le mariage ?

Acceptée, condamnée, puis méprisée

Sébastien Quintin écrit dans son travail (1) que pendant l’Antiquité, les rapports homosexuels étaient courants et acceptés.  Alexandre le Grand, notamment, a connu d’importantes relations amoureuses avec ses hommes.

Au Moyen âge, la torture était infligée aux homosexuels.  L’homosexualité était considérée comme une hérésie. L’homosexualité était condamnée et réprime lors de l’inquisition par l’Eglise qui avait le pouvoir à cette époque-là.

Aujourd’hui, l’homosexualité est encore méprisée par certains selon une analyse effectuée le 3 février 2017 (2).  Cependant, le gouvernement fait de nombreux efforts pour permettre aux homosexuels de bénéficier des mêmes droits que tout citoyen.

L’Europe ouvre des droits aux homosexuels 

Soulagement pour les couples homosexuels !  La législation change petit à petit, depuis le 21 décembre 2000 par la première loi votée aux Pays-Bas et qui est d’application depuis le 1er avril 2001. Selon Le Figaro (3), un état des lieux des différentes législations des pays européens concernant le mariage ou l’union civil autorisé pour les homosexuels a été dressé. A ce jour, 16 pays européens ont reconnu le mariage homosexuel.  Les Pays-Bas sont le premier pays à avoir légalisé le mariage homosexuel depuis avril 2001.  Vient ensuite, la Belgique qui devient le deuxième pays autorisant légalement l’union de couples homosexuels, et ce depuis 2003. L’Espagne l’appliquera en 2005.  Puis, la Norvège et la Suède en 2009.

Si l’homophobie en Europe de l’Est est toujours bien présente, il s’avère que l’homosexualité est mieux acceptée, dans les pays d’Europe occidentale.

Hors Europe, certains pays comme l’Afghanistan, les Emirats arabes unis, le Yémen et bien d’autres, les homosexuels n’ont pas de droits.

L’homosexualité face aux règles de l’Eglise catholique

Dans une interview, François Lagasse de Locht, abbé faisant partie de l’équipe pastorale de Wezembeek-Oppem, répond à mes questions :

Pour certaines personnes, les homosexuels sont des personnes malades. Que pensez-vous de cet avis ?

FL. : « Malade, certainement pas.  Il faut prendre conscience de son corps.  Je suis un garçon ou je suis une fille.  Ne suis-je pas un garçon ou ne suis-je pas une fille.  C’est simplement une question d’identité. »

La religion chrétienne ne se met-elle pas en défaut quand elle refuse d’octroyer la bénédiction aux couples homosexuels ?  Ne voyez-vous pas une certaine discrimination ?

FL. : « Nous pouvons toujours bénir des personnes (des jeunes fiancés) ou bénir un projet (promesse lutins).  Mais, face à un couple homosexuel, il est préférable, (avec leur permission) de les prévenir que Dieu leur souhaite le plus grand bonheur ; mais il faut savoir que ce n’est pas le reflet de l’amour que Dieu porte aux hommes

Savez-vous qu’à Paris, des associations et des citoyens ont défilés le 30 juin 2018 et ce afin de rappeler que les homosexuels sont traités comme des criminels, qu’en pensez-vous ?

FL. : « Malheureusement, il y aura toujours des élans racistes et ce peu importe le domaine.  Nous ne savons pas pourquoi.  Certaines personnes vont critiquer les homosexuels, tandis que d’autres les respecteront. »

L’Eglise condamne-t-elle l’homosexualité ?

A l’heure actuelle, l’Eglise réalise qu’être homosexuel est une caractéristique du développement psychosexuel, qui apparaît pendant la croissance de l’enfant.  En 2015, le monde ecclésiastique a reconnu que toute personne a droit au respect dans sa dignité, quelle que soit sa tendance sexuelle.  Cependant, pour l’Eglise, il est important de bien distinguer le souffle de la Parole de Dieu avec les lois humaines de la société.

Les couples homosexuels doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse selon le catéchisme n°2358. (4)

D’après le représentant de l’Eglise interviewé, il convient de rappeler que dans l’évangile, l’Eglise voit des femmes et des hommes qui deviennent des familles.  Et qu’aucune personne n’y est dénigrée.  Seules sont dénigrées les personnes qui souhaitent faire du mal. L’Eglise ne condamne pas les homosexuels. Néanmoins, il est important qu’elle reste fidèle au message de l’évangile.

Homosexualité : que dit la Bible ? Interview avec M. Karsten Lehmkühler

Le 10 décembre est la journée internationale des droits humains. Ceux-ci sont repris dans l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme relatifs à la liberté de pensée, de conscience et de religion.  Aujourd’hui, nous vivons, dans une Belgique, libre où chacun a le droit de pratiquer la religion de son choix.  Peu importe le chemin que nous prenons.  Dieu ne nous juge pas sur nos actes mais bien sur ce que nous sommes.

Pourquoi le mariage entre homosexuels n’est pas reconnu par l’Eglise ?

Le sacrement de mariage religieux engage le couple, non seulement par la fidélité, l’entraide, mais aussi par la fécondité.  Cette symbolique de procréation, les couples de même sexe ne peuvent pas s’y engager.   Il s’avère que dans la religion chrétienne, la sexualité n’a de sens que pour avoir des enfants et permettre ainsi la pérennité de l’espèce humaine.

L’Eglise dans le débat sur le mariage pour tous, Monseigneur Bernard Podvin, porte parole de
la Conférence des Evêques de France

Des changements lents et réels.  Qu’en est-il des mentalités ?

« Ce n’est pas parce qu’il y a effectivement des différences entre les hommes qu’il faut conclure à la suprématie des uns et l’infériorité des autres.  Il ne faut pas confondre différence et inégalité » selon l’écrivain Jean Rostand.

Il faut noter que dans la société dans laquelle nous vivons, l’hétérosexualité dans un couple est et sera toujours la voie considérée comme étant la plus logique.  En effet, les personnes homosexuelles sont souvent perçues comme différentes.  De ce fait, elles sont souvent rejetées par leur famille, leurs collègues de travail voire la société. En Belgique, il y a quelques années, un jeune homme a été torturé et tué à Liège pour le seul motif d’être homosexuel (5).

Le dédain, le rejet, voire la haine envers les homosexuels.  C’est une situation que les couples homosexuels subissent au quotidien. Avec bonheur, il existe quelques associations pour les soutenir et les encourager à être eux-mêmes.

Toutefois, il faut se réjouir  que le monde ecclésiastique et la société commencent à accepter les personnes différentes. Depuis 2003, la législation belge a légalisé le mariage homosexuel.   Le droit est non seulement le témoin du changement des mentalités, mais il est le garant du respect de la loi d’égalité.  Ce fait inacceptable rapporté ci-dessus démontre que le combat dans la défense des valeurs est quotidien et révèle de la responsabilité de tout le monde, peu importe son âge et sa condition.

Si je m’appuie sur les chiffres d’une enquête réalisée en France, celle-ci montre que le fait que des couples du même sexe s’aiment et vivent ensemble est de mieux en mieux accepté. En 2008, 19 % des Français n’acceptent pas l’homosexualité contre 49 % en 1981 (6).

L’article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ne stipule-t-il pas que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.  Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

L’éducation religieuse impose l’hétérosexualité dans la société comme un dogme. Heureusement, le monde ecclésiastique et la société acceptent les personnes différentes.

Espérons qu’un jour viendra, où les couples homosexuels pourront rendre public leur amour non seulement face à la société, mais aussi devant Dieu si tel est leur souhait et cela sans qu’il y ait un regard de mépris !

Victoria BOUHON

(1) QUINTIN, Sébastien. L’homosexualité a-t-elle toujours été rejetée ? Consulté le 23/04/2020. Disponible à l’adresse : https://perso.helmo.be/jamin/euxaussi/marginal/rejhomo.html (2) ROUDEAU Damien et REYNARD Guillaume. Hétérosexuels et homosexuels : histoire d’une lente évolution vers l’égalité. Observatoire des inégalités.3 février 2017. Consulté le 23/04/2020. Disponible à l’adresse : : https://www.inegalites.fr/Heterosexuels-et-homosexuels-histoire-d-une-lente-evolution-vers-l-egalite?id_theme=19#nb1 (3) DUFFAU, Clément et BARIETY, Aude. Quels pays autorisent le mariage homosexuel en Europe ? Le Figaro (en ligne). 30 juin 2017. Consulté le 23 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://www.lefigaro.fr/international/2017/06/30/01003-20170630ARTFIG00001-quels-pays-autorisent-le-mariage-homosexuel-en-europe.php (4) Père FOYER, Dominique. Eglise et homosexualité. Eglise catholique en France. Consulté le 24 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://eglise.catholique.fr/369530-eglise-et-homosexualite/ (5) B., T. Le refuge d’accueil d’urgence pour jeunes LGBT : inédit en Wallonie. Leguidesocial. 30/08/19. Consulté le 24 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://pro.guidesocial.be/articles/actualites/le-refuge-d-accueil-d-urgence-pour-jeunes-lgbt-inedit-en-wallonie.html (6) ROUDEAU, Damien et REYNARD, Guillaume. Hétérosexuels et homosexuels : histoire d’une lente évolution vers l’égalité. Observatoire des inégalités. Le 3 février 2017. Consulté le 24 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://www.inegalites.fr/Heterosexuels-et-homosexuels-histoire-d-une-lente-evolution-vers-l-egalite?id_theme=19

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Qui sommes nous ?

Je suis homosexuel(le) et je veux adopter

A quel moment un couple est-il considéré marié par Dieu ?

Victoria Bouhon 

20 ans

Etudiante en 1ère année de BAC1 – communication à l’ISFSC

Les contacts sociaux sont ma priorité dans la vie.  Partager des bons moments entre amis ou avec ma famille.  La rencontre de l’autre, tant en Belgique que dans des contrées lointaines me permettent de m’ouvrir l’esprit. 

Pourquoi l’Eglise refuse-t-elle le mariage pour les homosexuels ?

Depuis 2003, la Belgique est le deuxième pays à reconnaître le mariage homosexuel.  Les temps changent et les mœurs évoluent. L’Eglise aussi est en marche.

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A ce jour, les fidèles de la religion catholique réalisent qu’être homosexuel est une orientation sexuelle homo-affective. En effet, cette situation apparaît pendant la croissance de l’enfant.  En 2015, le monde ecclésiastique a reconnu que toute personne a droit au respect dans sa dignité et ce, quelle que soit sa tendance sexuelle. C’est pour cette raison que l’Eglise ne condamne pas ces personnes homosexuelles. Cependant, le prêtre ne peut unir des couples homosexuels comme des couples hétérosexuels. En effet, le sacrement du mariage religieux engage le couple non seulement par la fidélité, l’entraide mais aussi par la fécondité.  Ce dernier engagement, les couples homosexuels ne peuvent pas le respecter de manière naturelle. Il s’avère que dans la religion chrétienne, la sexualité n’a de sens que pour avoir des enfants et permettre la pérennité de l’espèce humaine.

Si les couples homosexuels peuvent rendre public leur amour face à la société par le mariage civil, jamais ils ne pourront le faire par le sacrement du mariage religieux.

Témoignage du premier couple homosexuel marié civilement en Belgique :

V.B.

Don de sang des homosexuels : l’égalité en progrès

C’est le bilan 2019 des droits des LGBTQ+ qui nous a mis la puce à l’oreille. Celui-ci pointe, pour la Belgique, « des questions autour du don de sang ». Ces questions ont trait principalement aux conditions à respecter par les personnes homosexuelles pour pouvoir donner leur sang.

Dans quelle mesure les conditions pour donner son sang vont-elles progresser pour les personnes homosexuelles ?

Souvenez-vous

Il y a deux ans, la Chambre des représentants approuvaient une loi autorisant les personnes homosexuelles à donner leur sang, ce qui leur était jusqu’alors interdit. Hic : la loi imposait une période d’abstinence de 12 mois. De quoi lui donner une allure pour le moins hypocrite. C’est en tout cas ce que dénonçaient différentes associations de lutte pour l’égalité entre les orientations sexuelles.

Don de sang ©SIPA

S’appuyant sur la non-conformité aux articles 10 (égalité de tous devant la loi) et 11 (non-discrimination) de la Constitution, les parties opposées à ces conditions strictes ont obtenu gain de cause auprès de la Cour constitutionnelle, qui a décidé il y a peu d’annuler la loi de 2017.

Une nouvelle loi devrait bientôt être adoptée, assouplissant les conditions de don de sang par des personnes homosexuelles. A suivre…

Femmes dirigeantes en Belgique : où en s’hommes-nous ?

Il y a peu, Dominique Leroy annonçait qu’elle quittait la direction de Proximus. L’occasion de s’interroger sur la présence des femmes à la tête des grandes entreprises, qu’elles soient privées, publiques ou familiales. D’une forme de société à l’autre, les constats varient. Dans l’ensemble et sans grande surprise, nous sommes encore loin de l’égalité de plus en plus revendiquée.

La question originelle de cet article était : « Les femmes ont-elles accès à des postes de haut management autant que les hommes ? ». Pour apporter des premiers éléments de réponse, nous avons contacté Isabella Lenarduzzi, fondatrice de JUMP, entreprise sociale qui œuvre à combler le fossé entre les hommes et les femmes au travail.

Quand nous lui avons posé cette question, elle nous a répondu : « Bien entendu que non. Pour vous donner un chiffre en Belgique, 57 % des personnes obtenant un diplôme universitaire sont des femmes. Or, seules 17 % de femmes dirigeantes dans les comités de grandes d’entreprises, (car il n’y a pas de quota). ». Sur base de cette réponse, nous avons reformulé notre question, nous autorisant un jeu de mots : « Femmes dirigeantes en Belgique, où en s’hommes-nous ? ».

Petit crochet historique

Selon le journal L’Echo, les femmes occupaient en 2018 16 % des postes aux comités de direction des grandes entreprises, contre environ 9 % dix années plus tôt. Le journal précise qu’il n’y a « pas de quoi pavoiser » car nous nous situons juste au-dessus de la moyenne européenne, qui est de 15 % de directrices. A titre de comparaison, nous sommes encore loin de nos voisins français qui comptent pas moins de 42 % de femmes dans les conseils d’administration des sociétés cotées (CAC 40). Autre pays davantage exemplaire sur la question de l’égalité hommes-femmes au niveau des fonctions dirigeantes : la Norvège.

En vérité et en Belgique, la représentation des femmes au sein des conseils d’administration est encadrée par une loi datant de 2011. Cette loi vise à garantir la présence des femmes dans le conseil d’administration « des entreprises publiques autonomes, des sociétés cotées et de la Loterie nationale. ».Elle instaure, pour l’ensemble des membres du conseil d’administration, « un quota d’au moins un tiers de membres du sexe le moins représenté ». Il existe également des dispositions concernant la représentation des femmes dans l’administration publique.

En effet, un arrêté royal de 2012 « fixe un quota de femmes aux deux premiers degrés de l’administration fédérale. Désormais, au moins un haut fonctionnaire sur trois doit être une femme. Les services qui n’arrivent pas aux normes imposées devront donner la préférence à la candidate, en cas de lauréats classés de manière équivalente. Selon les derniers chiffres, en 2013, les femmes représentaient 16.3% des fonctionnaires du premier degré et 31.6% des fonctionnaires du second degré des ministères fédéraux ».

Absence de volonté politique

Malgré ces dispositions légales, Isabella Lenarduzzi pointe une absence de volonté politique à les appliquer : « En Belgique, c’est simple, il n’y a pas de volonté politique. Je vous rappelle que la N-VA et l’Open VLD avaient voté contre la loi sur les quotas, à l’exception de Gwendolyn Rutten. On n’a pas mis en place de contrôle ni de sanctions pour encadrer la loi. Résultat, les sociétés font ce qu’elles veulent. Elles ne bougent que lorsqu’elles sont soumises à de fortes pressions médiatiques et citoyennes ».

Ceci expliquerait la présence de trois femmes à la tête de sociétés belges membres du Bel 20, ces sociétés étant particulièrement médiatisées. Difficile d’ailleurs de ne pas avoir eu connaissance, récemment, du départ de l’ancienne CEO de Proximus, Dominique Leroy.

Remplacée temporairement par… une femme. En l’occurrence, Sandrine Dufour, jusqu’alors directrice financière de la société. Notons par ailleurs la présence d’Ilham Kadri à la tête de Solvay et d’Isabelle Kocher à la tête d’Engie-Electrabel.

« Nous, les femmes, nous sommes la moitié du ciel et même un peu plus. Nous entendons être la moitié de tout. Pas vos moitiés, la moitié de tout. Et surtout, surtout, être au moins la moitié partout où se prennent les décisions. Le monde qui vient devra s’habituer partout à la présence partout, la présence forte de vos filles, de nos filles ». Christiane Taubira.

Et du côté des entreprises familiales ?

Outre au niveau de ces grosses sociétés cotées en bourse, qui restent principalement dirigées par des hommes, il est intéressant d’observer l’évolution de la présence des femmes à la tête d’entreprises familiales. Entreprises représentant trois quarts des sociétés belges, un tiers de notre PIB et 45% de l’emploi. Et là, le tableau est différent. Plusieurs, dont Isabella Lenarduzzi, évoquent un tournant historique avec l’arrivée d’un grand nombre de filles de dirigeants à la tête de ces entreprises.

Selon le magazine Trends, ce tournant est le fruit « d’une longue évolution sociologique». Qui aboutit aujourd’hui au constat dressé par Isabella Lenarduzzi selon lequel une majorité des personnes diplômées (57%) sont des femmes.

De son côté, Valérie Denis, directrice de la Chaire Ichec Familles en Entreprises, constate que les hommes ont souvent un complexe d’infériorité concernant leurs diplômes par rapport à ceux de leurs sœurs. Elle indique encore que « grâce à cette liberté de choisir leur cursus, au contraire des générations précédentes, ces jeunes femmes ne sont plus vouées à des rôles de second plan. Elles sont de plus en plus appelées à jouer un rôle opérationnel, voire à prendre les rênes de l’entreprise familiale»…

Si la situation des entreprises familiales est encourageante quant à l’égalité hommes-femmes, elle ne serait hélas que l’arbre qui cache la forêt. D’après l’étude 2020 du World Economic Forum, « l’égalité des genres progresse très lentement dans le monde, en particulier dans le domaine économique ». Un chiffre en particulier fait froid dans le dos : il faudrait désormais 257 ans pour effacer les inégalités hommes-femmes dans ce domaine…

Comme nous avons pu le constater, malgré des évolutions positives, les femmes demeurent peu présentes dans les positions de direction. Sans parler de leurs salaires, qui restent plus faibles.

Pour en savoir

Remariage et Église catholique font-ils bon ménage ?

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Depuis des générations, l’Église catholique admet et prône le mariage. Elle considère le remariage comme impossible. Cela fait maintenant quelques années que ce sujet provoque de nombreuses questions sur lesquelles il est difficile de placer des réponses. Le 8 septembre 2015, le pape annonçait des changements.

Les limites de l’Église sont-elles en pleine expansion ? Un pape qui semble ouvert à des nouvelles réformes. Des cardinaux qui s’y opposent. Des divorcés qui veulent du changement. À l’heure actuelle, beaucoup de choses sont remises en cause. Mais qu’en est-il des autres options qui s’offrent à eux ?

Jean-Pol Druart, Diacre de l’église pastorale de Namur

 » L’accompagnement des personnes est un sujet qui me tient très fort à coeur, dit Jean-Pol Druart, diacre de l’église pastorale de Namur. Il est très important pour moi de pouvoir répondre aux personnes qui ont malheureusement vécu un mariage dissous par un divorce, une séparation et de pouvoir les accompagner dans leurs projets de vie, mais pas dans le cadre d’un remariage. »

Mais pourquoi cette opposition face au remariage religieux ?

Les raisons pour lesquelles l’Église catholique s’oppose à cette nouvelle union sont vagues. Une d’entre elles revient régulièrement : le problème de l’indissolubilité. 1)

Cela est bien connu, lorsqu’on se marie, c’est pour la vie. C’est bien pour cela que l’Église catholique décrète le mariage comme indissoluble. Réaliser un mariage sacramentel n’est pas à prendre à la légère. Ni en quelques minutes. C’est bien quelque chose qui nécessite beaucoup de réflexion et une certaine remise en question.

Le 8 septembre 2015, le pape François dit lors d’une interview qu’il pourrait être favorable à une certaine ouverture. Mais dans quel cas ? Cela concernerait le cadre de l’accueil des personnes divorcées remariées civilement qui ne sont plus en pleine communion. Il dit que dans certains cas dont celui du chemin catéchuménat, ces derniers pourraient éventuellement être admis à communier de nouveau. L’interview a provoqué de nombreux retours dont ceux de certains cardinaux. Qui placent un grand non sur cette ouverture. Un ouvrage a même été créé dans lequel ces derniers expliquent pourquoi ils ne sont pas d’accord avec ces propos.

 » Qui sommes-nous pour juger ? Un seul peut juger et sonder les coeurs : dieu » indique Jean-Pol Druart.

Stop aux fausses idées

Qui n’a jamais entendu que lorsqu’une personne divorce, elle est par la suite bannie de l’Église ? Cela est complètement faux ! Il n’existe aucune exclusion au sein de l’Église catholique. À partir du moment ou une personne est baptisée. Elle reste membre de l’église même lors d’un divorce. Une personne séparée ou divorcée restera à égalité d’une personne mariée. Il suffit de se rappeler cette phrase de Jean-Paul II à Sainte-Anne d’Auray en 1996 : « L’Église a aussi le souci de ceux qui sont séparés, divorcés et divorcés remariés. Ils restent membres de la communauté chrétienne ».

Le mariage sacramentel

Le mariage sacramentel est l’unique réel mariage au sein de l’Église catholique. Il est fondé sur 4 piliers bien distincts sur lesquels on crée le couple : la liberté, la fidélité à son conjoint, l’indissolubilité et l’ouverture à la vie. Il est unique et ne peut donc être réalisé qu’une seule fois.

 » Moi, en tant qu’époux et diacre de l’église pastorale, je suis persuadé que lorsqu’on se marie, on se marie à trois : le couple et Dieu. Dieu s’engage avec les époux et ne reprend jamais sa parole. C’est bien là le fondement de l’indissolubilité » dit monsieur Druart.

 » Dieu se donne totalement à nous, comme on se donne totalement à son conjoint. »

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Il existe un cas bien particulier permettant aux divorcés d’accéder de nouveau à la communion : la nullité de mariage. Mais attention ! Cela n’est pas accessible pour tout le monde. Cette procédure est lourde et est réalisée lorsque le premier mariage se doit d’être remis en cause.

La nullité de mariage

Afin que la nullité de mariage soit prononcée, une enquête doit tout d’abord être réalisée. Le tribunal ecclésiastique constate après cette dernière qu’en réalité le mariage célébré n’est pas valide. Dans ce cas bien précis, toutes les conditions du mariage sacramentel ne sont pas remplies. Suite à cela, le tribunal ecclésiastique reconnaît le mariage comme nul. Cette procédure est très longue et complexe, mais de plus en plus de demandes de dossiers sont déposées en Belgique. 2)

 » Je suis pour le fait qu’on étudie la question de la validité du premier mariage dans le cas où une personne chrétienne souhaite remettre son projet dans les mains du seigneur » indique Jean-Pol Druart.

Comme dit précédemment, lorsque deux personnes sont divorcées et remariées civilement, elles n’ont plus le droit à la communion ni au sacrement. Alors que faire si un couple divorcé souhaite absolument célébrer leur amour au sein de l’Église et que la nullité de mariage n’est pas réalisable ?

Il est possible pour eux d’accéder à une bénédiction.

La bénédiction

La bénédiction existe pour des couples divorcés remariés civilement voulant tout de même exercer une cérémonie au sein de l’église. Elle comprend un temps de prière durant lequel le couple peut se dire du bien l’un de l’autre. Lors de cette bénédiction, il n’y a pas d’échange d’alliances, le prêtre ne porte pas d’aube. Il est très important qu’il n’y ait aucune confusion entre le mariage et la bénédiction.

Certaines églises ne respectent pas ces conditions et procèdent malgré tout à un échange d’alliances. Ces églises sont donc en faute, car cette étape est réservée au mariage sacramentel depuis bien longtemps.

Quels sont donc les changements depuis 2015 ?

Lors de la conférence de presse datant du 8 septembre 2015, le Pape François a annoncé quelques changements. 3) Ceux-ci touchent à la question de la nullité de mariage. Ce processus est depuis ce jour gratuit pour les personnes se lançant dans un procès et les délais sont beaucoup moins longs que dans le passé. Environ 1 an afin que le jugement soit rendu.

Un sujet qui mérite une remise en question

Bien que l’Église catholique ait déjà fait de gros efforts face aux sanctions des remariés divorcés, cela ne suffit pas à la population chrétienne qui, elle, en veut plus.

Le remariage sacramentel, sera-t-il un jour à la portée des divorcés ?

pour en savoir plus

24 MAI 2020 par MARTHE Onana Bissa


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pourquoi certains naissent dans la religion mais la quittent ???

plusieurs phénomènes de la société donnent a bon nombre de croyants de remettre en question l’église. Depuis plusieurs années déjà ,l’on observe de plus en plus des débaptisations dans l’église c’est a dire des personnes nées dans la religion mais se retrouvant à l’abandonner. Notamment en France , le diocèse de Strasbourg a reçu depuis le début de l’année 2019 environs 30 courriers de démission .Ce phénomène affecte encore beaucoup d’églises aujourd’hui et la question de savoir les causes ainsi que les mesures prises en rapport avec ce cas reste actuellement en étude.

quelques causes de débaptisation de certains fidèles

ce phénomène cache t’il d’énormes secrets? tout porte a croire qu’on ne prend pas une décision sur un coup de tête ou alors tout ce qu’on fait est bel et bien pour une raison. Le journal « la libre.be » présente certains débats expliquant certaines raison pour lesquelles certains fidèles arriveraient a renier l’église. les causes sont multiples: les scandales a répétition commis au sein de l’église comme notamment ce que nous avons fréquemment entendu dans les media et autres : le pèlerin Magazine dénonce la pédophilie dans l’église catholique. comment pouvons nous croire a des personnes qui sont supposées montrer le bon exemple mais pratiquent le contraire? de plus avec l’évolution des nouvelles technologies plus en plus de croyants viennent a demander leur radiation des registres de baptême et à se détourner d’une institution ecclésiastique en manque cruel de confiance dans la population.

les scandales dans l’église

« Quand vous n’êtes pas d’accord avec une organisation dont, en plus, vous n’avez pas choisi de faire partie, la chose la plus saine, c’est de partir », explique à l’AFP Damien Spleeters. le journal télé BFMTV informe sur les raisons que donnent certains ancien fidèles croyants après avoir quitté l’église et pour la plupart l’on constate que c’est bien après une longue réflexion et un courage subite que ceux-ci arrivent réellement a se désinscrire du registre de baptême. un témoignage célèbre sur la question proposée par la télévision BFMTV est la suivante: »c’est un soulagement d’avoir quitté la religion,je me suis débarrassée de quelque chose qui me gênait » croire a ces mots revient a se demander en quoi la religion est-elle oppressante!!

« Les déclarations du pape Benoît XVI contre le préservatif, la nomination du conservateur André-Joseph Léonard à la tête de l’église belge début 2010, l’éclatement de scandales pédophiles, ont entraîné des pics de débaptisations », affirme Daniel Leclerc. en effet peut on dire qu’on est croyant si l’on va a l’encontre de ce qui est marqué dans les saintes écritures? il n’y a pas que les chrétiens catholiques qui sont concernés et impliqué par cette histoire d’abandon de leurs croyances; les musulmans aussi bien que les adventistes et les protestants, orthodoxes sont également indexés.

les nouvelles technologies

la science a fait des découvertes qui n’ont pas toujours plu a la religion. bien qu’étant deux aspects importants, la sciences est une collection de connaissances sur les phénomènes naturels et le comportement de l’humain prouvé ou réfuté par l’analyse et la preuve de ce fait, il ne traite donc pas de la morale ou des croyances purement dogmatiques qui elles ne sont pas du tout prouvées. dans une partie de mon interview  » a la question de savoir pourquoi selon lui (mon interviewé) les relations entre la science et la religion ne sont pas toujours des plus cohérentes, il en est sorti que la croyance scientifique a beaucoup d’influence sur la croyance religieuse dans la mesure ou les scientifiques montrent des faits existants et palpables alors que dans la croyance religieuse on demande a des personnes de croire en un Dieu qu’ils ne voient pas, on demande aussi de prier quelqu’un qu’on ne connait pas ce qui est embrouillant et c’est la raison pour laquelle nombreux vont encore a l’église par contrainte par habitude ou par que faire?.

croire ou voir?

Y a-t-il une contradiction entre Foi et science ?

Il est définitivement plus difficile de croire sans voir que de voir sans croire.

même dans la bible, THOMAS appelé didyme, l’un des douze apôtres n’était pas avec eux lorsque jésus vint. car il n’a pas cru. il avait besoin de preuves.

comment l’église réagit-elle lorsqu’elle reçoit des courriers de demande de débaptisation?

d’après l’Abbé Rigobert mon interviewé, l’église est encore désolée aujourd’hui mais surtout compréhensive. car, consciente des phénomènes révolutionnaires que connait le monde mais surtout du fait de l’ancienneté de la religion et de l’église même, elle ne peut que changer de manière de procéder pour a son tour innover pour cela les décisions les plus importants doivent venir d’en haut ( des autorités religieuses: pape etc…) un article du journal français « culture France » nous propose : chaque révolution scientifique pose la question, pour les croyants, de savoir ce qui doit être pris au sens littéral ou, à l’inverse, de ce qui peut être interprété. Les déclarations du Pape François à propos des théories du Big Bang et de l’évolution témoignent d’une frontière en perpétuel mouvement entre une lecture stricte de l’écriture et son interprétation symbolique. En accélérant la reconnaissance d’une lecture plus allégorique de la Bible, le souverain pontife met peu à peu fin au lent mouvement d’inertie qui accompagne l’exégèse. tout porte a croire que ces deux notions qui se contredisent de temps a autre visent quelques fois le même objectif, peut importe le chemin que l’on choisit, l’Église ( DIEU) ne juge pas selon les actes mais selon l’être ( ce que nous sommes).

quelle est l’importance de l’église dans la vie de l’homme?

l’Abbé Rigobert en trouvé deux dimensions a savoir la dimension spirituelle celle qui présenté l’homme comme descendant d’un créateur, DIEU celui la qui a crée l’homme a son image et selon sa ressemblance. a cause de ça l’on est appelé relater ces valeurs qu’il nous inculque de façon spirituelle . la deuxième dimension rejoint la première mais de façon différente en ceci que , la dimension morale dépend de l’éducation populaire car il s’agit ici de prêter attention aux délits qui font du mal a nous même et a autrui. alors que avec l’association de la dimension morale et spirituelle c’est a dire ce qui plait a DIEU et ce qui plait a la société, la croissance devient automatique et bien.

le débapteme est il pris pour une abomination?

Eglise catholique: en Belgique, la débaptisation a de plus en plus d’adeptes

la débaptisation reste un acte purement symbolique car dans le catholicisme l’annulation du sacrement est impossible l’église catholique belge reconnait le phénomène de débaptisation sans pour autant s’en inquiéter car depuis 2000 ans , l’église se reconnait elle même comme pécheresse. notamment en Belgique selon un récent sondage seulement 8% de la population font encore confiance a la religion. il existe même une journée nationale de débaptisation. chose la plus légale qui soit.

c’est en étudiant l’homme dans sa généralité qu’on comprend que tout agissement tout comportement a une raison et un lieu d’être. certains en viennent au rejet des volontés religieuses parce qu’ils ne s’identifient pas a la religion. d’autres parce qu’ils se sentent abusés et trahis d’autres parce qu’ils n’ont aucune preuve et encore parce qu’ils préfèrent croire en d’autres existences. nul n’est condamnable a cela surtout en Belgique , pays de droit et de liberté d’expression.

toutefois la question de l’existence et de l’apparition de l’être humais sur a terre n’a pas encore été démontré par la science mais tout ce qu’elle nous fat comprendre c’est que nous venons tous de « plus grand que nous » c’est a cet effet que la religion propose DIEU comme créateur de toutes les choses inexplicables qui existent.

aussi bien que la religion apporte a l’homme paix et foi aussi bien l’évolution du monde lui apporte satisfaction et réponse a ses questions.

espérons que l’église trouvera un meilleur moyen de garder leur fidèles avec eux sans toute fois que ceux ci ne sachent pourquoi ils y sont. sans hypocrisie ni contrainte.

MARTHE ONANA BISSA

21 ans étudiante en 1ère année BAC1 communication ISFSC

« tout est possible a qui rêve ose travail et n’abandonne jamais » Xavier Ddan.

La religion : on en pense quoi ?

Les religions sont partout. Dans le Monde, en Belgique, dans la culture, dans les rues, parfois à la maison , chez les voisins… Toutes peuvent t’être différentes. Toutes changement avec le temps. Certaines religions arrivent en Belgique tandis que d’autres s’en vont, évoluent au fil du temps. Les médias, la politique, les écoles nous cultivent à ces différents culte. Comment la société voit t’elle ces changements ? Comment perçoit-elle les informations diffusées ? Qu’est-ce vraiment la religion d’aujourd’hui en aux alentours de la Belgique ?

Selon le rapport de « l’observatoire de la liberté religieuse » 2018 en Belgique il y aurait 23 % d’agnostiques en dessous des chrétiens pour 67,4 % et au-dessus des musulmans pour 6,5%.  

Les stéréotypes prennent le dessus.

Nous avons tendance à stéréotyper des cultes. Mais comment ces clichés arrivent à diriger nos pensées ? Philippe Rijck , sociologue bruxellois, évoque une part de réponse la réponse : « Qu’est-ce qu’on voit à la télévision ? On voit des barbus agressifs et donc à partir de là si je ne réfléchis pas  je vais me construire  une image et accepter la caricature qui est donnée. Alors qu’ici je travailler avec des personnes qui sont quoi de 90 %de confession musulman rien avoir avec ce qu’on voit à la télévision. Donc c’est quoi un musulman ? » En effet, les médias véhiculent en le sachant ou pas des amalgames préconçues que le public va ingurgiter sans parfois se poser les bonnes questions. Selon ce sociologue, c’est par le savoir que l’on peut se faire son propre opinion. Les informateurs trient parfois les informations. Avez-vous déjà vu un catholique faire quelque chose de mal ? Pas souvent. Mais quel est le but de ces journaux, chaînes de télévisions ? Diviser pour mieux régner nous explique ce Bruxellois et avant tout pour l’audimat. L’audimat est le calcul d’audience d’un programme. Evidement qu’un attenant va faire plus de téléspectateurs et de lecteurs qu’un autre événement.

Sommes nous de plus en plus raciste ?

Face à ces diffusions, il serait logique de devenir raciste si l’on ne s’informe pas en dehors des médias. Mais pouvons-nous parler du racisme ? N’est ce pas plus tôt de la xénophobie ? La Xénophobie est une peur de l’étranger due à une méconnaissance.

La xénophobie c’est quoi ? [vidéo en ligne]. Dans youtube. 28 octobre 2016. [Consulté le 20 décembre 2019] Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=UQdj_jxfOTA

Selon le rapport de RTBF les élections 2019 le Vlamms belang est le 2e parti flamand derrière la NVA. Tous les électeurs sont t’ils raciste ? En effet, il y a certains racistes endurcis au sein de ce parti, mais les personnes en accord avec leur programme ne veulent pas dire qu’elles sont toutes les mêmes que les dirigeants de ces idées, insiste Philippe Rijck. Ils sont juste effrayés par l’arrivée de nouveaux cultes et parce que les médias transmettent sur ces changements.

Religion : la violence ou la paix ?

Comme le prouve le sondage Orela, dans l’Europe occidentale, la Belgique est l’un des pays les plus méfiants à propos de ce sujet. Les Belges, francophones sont mitigés, la moitié pensant que les croyances sont signe de paix (46 %) et l’autre moitié signe de violence (43 %). Les jeunes sont moins méfiants. 

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Sommes nous libre de choisir notre religion ?

Dans notre pays, rien nous oblige à être catholiques étant donné que la religion et la politique sont séparées. Dans la convention européenne des droits de l’homme, article 9, il est inscrit:  » Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. En 1981, on rajouta : « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ». 

Seulement, nous ne sommes pas entièrement libres à propos de ce choix. Comment ce fait-il que tous les catholiques naissent en Europe et en Amérique ? Se questionne notre sociologue. En effet, l’influence de notre environnement joue un point primordial dans notre orientation religieuse. Si on naît dans une famille protestante, qu’on est ensuite inscrit dans un enseignement qui prône ce culte étant petit, on n’aura pas notre mot à dire. Imaginez un enfant de trois ans vouloir devenir bouddhiste ! Il suffit de regarder dans les familles , en générale toute la famille est de la même religions. Mais l’enfant de 7 ans comprend t’il vraiment la bible, le coran, .. ? C’est arrivé à l’âge mature qu’il faudra s’instruire afin de faire son propre chemin et obtenir ses propres croyances. 

Même l’école nous ment !

Noël, pour beaucoup, est une fête religieuse qui symbolise la naissance de Jésus. Croyant ou non, nous avons toujours appris à l’école, pas nos parents, ou même dans toutes les décorations de Noël, comme la crèche en dessous du sapin par exemple. Mais l’origine de cette date est avant tout une célébration païenne du solstice d’hiver. Ce n’est qu’à partir du 2e siècle que les églises, ont voulu trouver la date de naissance exacte du Christ. Ils ont décidé de christianiser les rites présents et populaire dans la société de l’époque. Philippe Rijck nous explique :  » Jésus, il est né au mois de mars ou au mois de juin, on ne pouvait pas leur faire changer leurs rites. Non ce n’est pas grave jésus, il est né au solstice d’hiver et on va garder Noël. Puis il y a le rôle de Coca-cola qui a nous a fabriqué le père Noël donc c’est quoi ? Donc ces fêtes religieuses ont une histoire on les pratique qu’on soit croyants ou pas ce qui est important c’est de partager un repas c’est de se réunir. »

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Différences : religion et spiritualité

« Dans la religion, il n’y a pas de spirituel. Le spirituel c’est une réflexion personnelle sur le sens de l’existence et ma place dans l’univers. Et la religion ne permet pas de mener cette réflexion-là puisqu’elle dit ce qu’il est. La religion vous dit il y a un paradis, il y a pas de paradis, il y a un dieu, tu dois te comporter comme ça mais il y a pas de spiritualité ça c est un programme d exécution de tâche. Ce sont des croyances imposées. La spiritualité, c’est une démarche libre. C’est se poser la question de sa propre place et de la place des autres. Qu’est-ce que je fais avec les autres ? Le croyant dur rejette tous les autres qui n’appartient pas à sa religion ! Le catholique dur, il est prêt à tuer tous les autres ! Les Juifs durs, demandez aux Palestiniens, il est prêt à tuer tous les autres » raconte monsieur Rijck. 

Être spirituel, différent d’être religieux? [vidéo en ligne]. Dans Youtube. 17 mars 2015. [consulté le 23 décembre 2019]. Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=7cjpQtFlgdw&t=203s

Mais avec tout ça on en est où avec ces cultes ?

Il est très difficile d’obtenir une recherche précise à ce sujet. Si on pose les mêmes questions après un attenta par exemple, la xénophobie va être beaucoup plus présente. Il faut comprendre que nous sommes influencé tout autour de nous sur notre façon de penser et c’est à nous de nous informer, de ne pas croire tout ce qui est dit et d’avoir un avis critique. Les dirigeants manipulent et ont une part de responsabilité au niveau de la division, mais soyons plus intelligent !

En savoir plus : De quoi faut- il être libre ? / Spiritualité et religion / Religions dans les écoles.

Marie Vandeleene

Etudiante en communication bac 1 à l’isfsc.

J’aime le théâtre (regarder et jouer) , la danse et la musique. Je prône l’écologie et j’ai différents projets à ce sujet. Créative , j’aime fabriquer de nouvelles choses avec du matériel de récupération.

« Dans 150 ans on s’en souviendra pas. » Alors osons !

La Turquie sous Erdogan, d’un modèle démocratique musulman à l’autoritarisme

Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir en Turquie depuis 2003 avait pour but de concurrencer les pays européens tout en gardant une identité musulmane forte mais son manque de scrupules et son refus d’écouter les avis contraires l’ont mené dans l’obscurantisme.

En 2016, 85 000 personnes ont été arbitrairement démis de leur fonction et 35 000 ont reçu des peines de prison suite à un coup d’État raté contre Erdogan en Turquie. Il n’y a plus de liberté de presse. Erdogan fait des alliances avec des groupes islamistes. Les Kurdes sont opprimés. L’économie est en train de chuter. Tout va bien.

Modèle

Recep Tayyip Erdogan en 2019 cc by 4.0 Mikhail Palinchak

Lorsque le parti de la justice et du développement (AKP) gagne les élections législatives turques en 2002, Erdogan, le leader du parti, apparaît comme un champion de la démocratie. En effet sa venue au pouvoir annonce du bon puisqu’il met fin à la démocratie contrôlée par l’armée. Ce système prônait un nationalisme ombrageux, un maintien de la laïcité et ne reconnaissait pas les Kurdes sunnites au sein de la Turquie. Erdogan, quant à lui, met en place une démocratie parlementaire représentative, il développe l’économie et cherche à cesser le conflit avec les Kurdes car veut remplacer dans les mécanismes de solidarité l’identité nationale turque par une identité musulmane sunnite. Avec le soutien de l’Europe dont il se rapproche , il enlève complètement le pouvoir à l’armée. La Turquie est alors considérée comme un exemple à suivre dans le monde musulman, un pays musulman et démocratique.

Expansion

À partir de 2010, Erdogan change sa politique. Il s’implique dans les luttes externes. Il veut créer un ensemble musulman sunnite dont il serait le chef de file au sein des pays du Moyen-Orient. Il décide de soutenir les frères musulmans qui sont au pouvoir en Égypte et en Syrie suite au printemps arabe.

La Syrie et l’Égypte sont des pays proches de la Turquie géographiquement © Itan1409

Il a mal calculé la situation en Syrie, Bachar El Assad qui se trouve beaucoup plus soutenu que prévu reprend le pouvoir. Erdogan choisit de s’allier officieusement avec Al-Qaïda et l’État Islamique en les fournissant en armes et en leur permettant d’avoir une arrière-cour en Turquie pour contrer Bachar El Assad. Lorsque des journalistes turcs amènent des preuves de cette alliance, ils sont accusés de terrorisme.

Mainmise

À partir de 2010, la politique intérieure d’Erdogan change également. Il supporte de moins en moins la critique, il muselle la presse et l’opposition qui le mettent en cause dans ses projets démesurés qui consistent à faire de la Turquie une « vitrine du mode économique libéral » (ce sont les mots de Robert Anciaux, politologue et auteur du livre: « Turquie »). Erdogan enferme au sein de l’armée, au sein de l’appareil judiciaire et au sein de la presse et remplace par des fidèles. Ainsi il n’y a plus de séparation des pouvoirs. Même dans son propre parti, Robert Anciaux témoignait;

Comment Erdogan réparti-il le pouvoir au sein de l’AKP?

Robert Anciaux lorsque je l’interviewais © De Walque Franklin 1e Commu

R.A. : « Il a évincé tous ceux qui à un moment se sont opposés à lui et n’y a laissé que des fidèles. Ces derniers ne vont pas se retourner contre lui car lui doivent tout. »

La question kurde

Comment évolue la situation kurde?

R.A. : « Erdogan se rapproche d’un accord pour une cohabitation jusqu’en 2012 puis la situation stagne jusqu’en 2015. En 2015 il ne veut plus discuter avec des pouvoirs qui se revendiquent pouvoirs. Il durcit sa politique par rapport à eux, ne veut plus les reconnaître et donc regagne le soutient de l’armée car il est en accord avec l’ancien système. »

Erdogan qui longtemps envisageait une cohabitation turque/kurde commence à s’en désintéresser quand il change de politique en 2010. En 2014, il refuse de venir en aide aux Kurdes de Syrie lorsqu’ils sont en conflit avec l’État Islamique, selon Robert Anciaux c’est les prémices du durcissement de sa politique envers les Kurdes. En effet, en 2015 la lutte armée contre les Kurdes reprend.

Pour éviter que les alliés n’interviennent dans ce conflit, il retourne sa veste et se range à leur côté contre l’État Islamique en Syrie. Cette alliance ne durera pas car il se rend vite compte que les Kurdes de Syrie peuvent servir d’arrière base aux Kurdes de Turquie, il décide donc de s’éloigner progressivement des alliés et de s’allier à la Russie et à l’Iran contre les Kurdes syriens. Il fait passer ce combat très coûteux devant toutes les autres considérations de politique régionale ce qui fait chuter l’économie du pays.

Le coup d’État raté

En juillet 2016, une partie de l’armée essaye de renverser Erdogan pour répondre à sa politique autoritaire. Le coup d’État est très mal organisé et est avorté immédiatement. Il permet à Erdogan d’avoir un prétexte pour accentuer les purges et évincer les personnes qui le dérange dans l’armée, la presse, l’enseignement et la justice afin d’asseoir un encore un peu plus son autorité.

Futur

Que peut-on espérer pour le futur de la Turquie?

R.A. : »La fin du régime d’Erdogan. Cela ne peut venir que de sa mort ou de sa minorisation politique au sein même du mouvement islamique, ce qui a déjà commencé, ses anciens camarades de la première heure ont créé un parti musulman contre Erdogan. »

Robert Anciaux ne voit comme issue pour la Turquie que la fin du régime Erdogan. Le champion de la démocratie changé en grand méchant. Pour arriver à ses fins, il a choisi d’être seul mais finalement ses objectifs comme créer un ensemble de pays sunnites ou rentrer dans l’Union Européenne ne sont pas atteints car il n’a pas toutes les connaissances pour faire des calculs judicieux. L’avantage d’être seul c’est qu’il n’y a aucun compromis à faire mais en étant seul, on n’a pas de vision d’ensemble. Erdogan a besoin d’avoir une opposition pour lui mettre des limites.

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