L’enseignant en danger : symbole d’une démocratie en péril

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On parle souvent du bien-être des élèves, à juste titre. Il est vrai que le rôle de l’éducation est, avant tout, de permettre leur épanouissement intellectuelle. Néanmoins, le rôle des enseignants semble aujourd’hui négligé. Beaucoup témoignent d’un abandon à leur égard de la part des politiques et certains le font savoir.

L’actualité récente a mis en lumière la crise actuelle qui opère dans le monde de l’enseignement. Le 16 octobre dernier, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de banlieue parisienne est décapité par un jeune islamiste pour avoir présenté à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet. Alors que certains s’indignaient et affichèrent leur soutien aux enseignants, d’autres avancèrent que ce dernier avaient provoqué son assassin. Dans ce contexte, il apparait que les enseignants se sentent de plus en plus abandonnés, et que les libertés dans l’exercice de leur métier régressent.

L’auto-censure au profit de la rentabilité ?

Nous le voyons autour de nous, le monde de la finance est omniprésent et omnipotent dans la société actuelle. Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les clips musicaux ou lorsque l’on visionne un match de football, les individus ne peuvent éviter par la publicité.

Pour Laurent Berger, professeur de français dans l’enseignement secondaire supérieur à Bruxelles, la logique de marché issue du monde de la finance a pénétré l’univers de l’éducation. Il explique : «  Observons comment certains termes sont entrés dans la pédagogie et plus généralement à l’école: management, grilles d’évaluation, auto évaluation, tâches-problèmes, séquences pédagogiques, objectifs pédagogiques, évaluations externes, besoins particuliers, compétences minimales à atteindre. Ces expressions signalent le fait que l’on ne s’intéresse plus aux contenus que l’on voudrait transmettre, mais bien aux aspects techniques et pratiques qui visent à atteindre des résultats précis : Une rationalisation de l’acte d’enseigner, une administration de plus en plus présente dans le métier. »

Laurent ©Marc-Lerchs

« Aujourd’hui, l’école est pensé dans une logique marchande »

Laurent Berger remarque que les objectifs éducatifs ont changé : « Prenons conscience que les pressions pour que les jeunes soient insérés dans le monde de l’emploi sont de plus en plus fortes. La rédaction d’un bon CV devient ainsi la priorité sur la première page de l’Étranger de Camus. L’école devrait-elle être gérée comme une entreprise à l’écoute de ses clients et de leurs particularismes ? «  .

Des articles font part d’un ras le bol chez les enseignants qui font état d’un manque flagrant de financement de la part de l’état pour assurer les missions qu’on leur assigne.

Au Canada, des syndicats regroupant des milliers d’enseignants affirment que le réseau public est sous-financé. En Belgique, le réseau libre réclame 66 millions de plus par an.

De ce fait, les enseignants ont l’impression qu’on se soucie peu de leur sort. Laurent Berger poursuit :  » L’école est un espace public qui devrait être indépendant des particularismes idéologiques. Elle devrait être un temple qui autorise l’épanouissement de jeunes en formation. Elle n’accueille pas des individus fermés, définis une fois pour toute selon les critères de rentabilité. » Une intrusion de la religion dans l’espace éducatif qui explique la peur qu’ont certains enseignants lorsqu’ils veulent installer des débats d’idées, notamment sur la liberté d’expression. La direction va leur demander de ne pas remettre en question les croyances de l’étudiant afin d’éviter tout conflit qui entacherait la réputation de l’école. Nous pourrions comparer cela à une entreprise qui, par peur de perdre du chiffre d’affaire, va brosser ses clients dans le sens du poil afin d’éviter qu’ils ne s’en aillent.

D’après Laurent Berger, cette auto-censure est liée à la peur du conflit mais aussi à une idéologie très présente , l’égalitarisme, qui refuse, au nom de l’égalité, que l’on porte un jugement sur les différentes croyances dans nos sociétés : « L’éducation prépare un futur qui serait différent: elle ne devrait pas se limiter aux dogmes du présent, elle forme des êtres qui assumeront leurs choix, elle ne devrait pas répondre aux besoins actuels du marché ni aux croyances individuelles. « .

En effet, si la conception de liberté d’expression a été importante dans nos démocraties occidentales, elle n’est ni évidente, ni présente dans toutes les cultures. Il semble donc inapproprié de considérer que chacune d’elles peut évoluer dans une société démocratique sans jamais remettre certains de ses aspects en question.

Une école de plus en plus violente ?

Au delà de la cruauté dont a été victime Samuel Paty, on assiste à un phénomène d’augmentation des violences envers les enseignants.

En France, la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS), un réseau militant assurant la protection des membres du personnel de l’Éducation nationale, a sorti un baromètre qui montre une augmentation significative des violences envers les enseignants. Ce travail a été réalisé  en se basant sur les 4 900 dossiers de protection juridique ouverts durant cette période.

Dans l’affaire Samuel Paty, par exemple, il ressort que l’assaillant a été mis au courant par 4 collégiens et un parent d’élève, Brahim Chnina, qui est à l’origine d’une campagne médiatique contre Samuel Paty.

Entre 2017 et 2018, il y a eu une augmentation de 7 % de ces violences. Dans 55 % des cas, le protagoniste est un parent d’élève ou responsable légal. A coté de ces chiffres, il existe aussi un certains nombre d’enseignant qui souffrent de burn-out ou de dépressions nerveuses. Cependant, il est difficile de quantifier ces cas car les personnes concernées refusent souvent d’en parler, par peur d’être culpabilisées. Le souhait de certains directeurs de ne pas vouloir salir la réputation de leur école est souvent à l’origine de ce manque de soutien.

Y a-t-il de l’espoir ?

Aujourd’hui plus que jamais, il apparaît nécessaire de reconsidérer la fonction de l’enseignant. De le voir non pas comme un simple prestataire de services, mais comme un passeur de savoir. Un savoir au service de l’esprit critique, la seule arme face à l’obscurantisme, pire ennemi de la démocratie.

Pour en savoir +

Concernant la « financiarisation de la connaissance » et les bouleversements structurels qui en résultent, laïcité dans l’enseignement et l’intégrisme religieux qui gagne du terrain.

(Léon D’Orazio, 2020) Léon D’Orazio. 22 ans. je suis étudiant en BAC1 communication à l’ISFSC. je m’intéresse aux thèmes de société.

webographie :

https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/la-violence-cest-le-lot-quotidien-des-enseignants

https://www.rtbf.be/auvio/detail_regard-sur-debat?id=2704057

https://www.lepoint.fr/societe/violences-contre-les-enseignants-les-chiffres-sont-alarmants-31-03-2019-2304876_23.php#

https://www.lepoint.fr/education/education-ca-fait-longtemps-que-les-collegues-n-etaient-pas-aussi-remontes-30-03-2019-2304805_3584.php

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/decapitation-de-samuel-paty-il-y-a-des-collegiens-que-rien-n-a-empeche-de-devenir-des-instruments-de-mort-20201113

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/video-contestation-absenteisme-voire-proselytisme-comment-la-religion-modifie-le-comportement-de-certains-eleves_4203895.html

Libre de pratiquer? Mais à quelles conditions?

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Qu’est-ce qu’une liberté après tout ? Si on lance une recherche que cela soit sur internet ou même dans le dictionnaire, plusieurs définitions du mot « liberté » sont proposées, tout en passant par la liberté de pensée, la liberté de la presse ainsi que la liberté politique.

Un grand pilier d’une société démocratique est la liberté de pensée, de conscience et de religion. Cette liberté est consacrée à l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’hommes mais aussi dans l’article 19 de la Constitution.

Une liberté interne de la religion est garantie. Ce qui veut dire que chaque personne a le droit d’être coyant ou non et de changer de religion ou de conviction philosophique. Mais aussi la liberté d’exprimer et de manifester, en privé et en public, une conviction religieuse ou philosophique.

Chaque individu a donc le droit de prier ou d’organiser des rites et cérémonies par exemple, dans la sphère domestique ou dans l’espace public. Il y a tout de même une restriction concernant l’organisation de cérémonies collectives dans les lieux ouverts (rue, place,…), en effet pour cela une autorisation des autorités est nécessaire pour des raisons de sécurité publique. Des lieux tels que des églises, des mosquées, des temples, ect sont mis à disposition des croyants afin qu’ils puissent pratiquer leur culte.

Décider de croire ou de ne pas croire

En Belgique c’est l’État qui finance, partiellement, les communautés religieuses reconnues, à savoir le catholicisme, le protestantisme, l’anglicanisme, le judaïsme, l’islam, l’orthodoxie et l’humanisme séculier. Dans le but d’être aussi reconnu, le bouddhisme suit un processus. Concernant les demandes pour l’hindouisme et l’Église orthodoxe syriaque celles-ci sont en attente. Le statut d’association à but non lucratif peut être donné aux différents groupes qui ne sont pas reconnus par l’État. Ainsi, les membres peuvent alors jouir de leurs droits à la liberté religieuse.

Les religions traditionnelles ne sont pas les seules à être protégées par la Cour européenne des droits de l’Hommes, les convictions philosophiques non religieuses et les religions minoritaires y ont droit. 

Un ensemble de règles permettant à des personnes de croyances et d’opinions différentes de vivre ensemble, voilà comment la laïcité est définie. Celle-ci repose sur des principes fondamentaux comme la séparation du pouvoir religieux et du pouvoir civil. La laïcité c’est aussi la neutralité de l’État, c’est-à-dire que l’État ainsi que ses fonctionnaires sont neutres face aux religions, aux philosophies,…

« La laïcité en deux mots » – Centre Laïque Enghien Silly – 2020

En Belgique, la laïcité est mise en place suite à un accord passé entre les partis catholiques et libéraux en ce qui concerne la place de la religion catholique au sein de l’État. Il y a alors une séparation, l’Église ne s’occupe plus des affaires de l’État et inversement. 

« Le terme de laïcité devrait plutôt être appliqué à quelque chose de politique, à la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui peut être au bénéfice de tout le monde, croyant ou incroyant »

Caroline Sagesser

C’est au 20ème siècle que la laïcité s’est organisée. Toutes les organisations philosophiques non religieuses du pays se sont regroupées, en 1972, au coeur du Conseil Central Laïque. C’est grâce à ce conseil que l’obtention du droit de recouvrir à la contraception, d’avorter, de se marier avec une personne du même sexe..

L’Etat reconnait alors la laïcité comme étant une organisation non confessionnelle fournissant une assistance morale à la population. Les laïques organisent des cérémonies; pour les naissances, le passage à l’âge adulte, les mariages ainsi que pour les funérailles. Mais pas que, la laïcité c’est aussi des Centres de Planning Familial, des rencontres interculturelles, etc

Des pratiques religieuses…mais pas pour la loi

Même si certains actes sont revendiqués comme étant des pratiques religieux par certaines personnes, en aucun cas un acte ne peut nuire à l’intégrité physique et psychique ou même exiger une relation sans consentement. Il est important de rappeler que cette liberté ne peut aller à l’inverse d’autres droits et le non-respect de ceux-ci peut provoquer de lourdes sanctions. 

L’expression « même si les actes sont revendiqués comme une pratique religieuse par certains » est importante car une mise en garde est placée contre tout lien abusif entre une religion ainsi que pour l’ensemble des croyants et des pratiques qui sont condamnées en Belgique comme par exemple les mutilations génitales,…

Un point sur l’enseignement

https://twitter.com/turntmuslim/status/1272128376275439616

Dans les écoles, cela va dépendre de plusieurs facteurs. Communauté française, néerlandophone ou germanophone ? Enseignement libre ou officiel. Quelles sont les différences?

Au sein des établissements publics, un enseignement religieux ou « moral » est dispensé en fonction de ce que les parents veulent pour leurs enfants. Dans l’enseignement public, la neutralité est exigée concernant la présentation des points de vue religieux et cela en dehors des cours de religion. L’ensemble des établissements publics en Belgique doit pouvoir fournir des leçons pour tous les groupes religieux ou toutes les croyances reconnus par l’État.

Les enseignants mais aussi les autres membres du personnel ont la liberté de manifester leur conviction religieuse ou philosophique. Mais il ne faut pas oublier que cela dépend de l’école dans laquelle ils travaillent.

Mêler religion et vie professionnelle

© Photo by ian dooley on Unsplash

Dans le milieu professionnel, dans une entreprise ou dans la fonction publique, toute personne est libre de pratiquer ses rites sur son lieu de travail, cependant obtenir des aménagements comme des horaires particuliers ou avoir un espace pour se recueillir requiert l’accord de direction. Cependant, beaucoup d’entreprises et d’administrations se montrent assez ouvertes à des « adaptations raisonnables » respectant les croyances de chacun.

En 2016 par exemple, la décision du Conseil d’État concernant le voile a été rendue. Il a été autorisé pour les professeures de religion musulmane de porter leur foulard à l’école, mais pas seulement. Il est aussi autorisé de le garder lors de l’activité en dehors de l’enseignement mais les écoles communautaires flamandes ont refusé l’application de la décision.

La liberté de religion, de pensée et de conscience représente un droit de l’homme capital. Le principe du respect de cette liberté peut être considéré comme une condition essentielle à une société démocratique.


Unia est un Centre, qui a été fondé en 1993, et qui a se bat pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.

Il existe aujourd’hui plusieurs outils juridiques qui permettent d’encadrer la religion au travail qui est encore un sujet tabou.


Salma El Fayez

Etudiante en première année de communication à l’ISFSC.

Je suis une personne très créative et qui aime les choses nouvelles.

J’aime beaucoup la lecture et tout ce qui touche à la culture.

© Salma El Fayez, 2020

Hello Internet, tu fais quoi de mes données ?

Nous sommes en permanence connectés, nos données aussi…comment notre téléphone nous connaît-il si bien ?

Aujourd’hui le monde du numérique est partout, entre Tik Tok Instagram, Facebook …Il y a l’embarras du choix. Il est présent en permanence dans nos tâches quotidiennes et sous plusieurs formes comme sur tablette, smartphone, montre connectée et même lave-linge. Mais qui gère nos données ? comment les pubs sur notre téléphone sont-elles ciblées ?

Récemment les demandes « autorisation d’accepter des cookies » sont arrivées sur les pages internet. Le 4 mai 2020, l’Europe a voulu réglementer celles-ci afin d’être plus transparent avec les utilisateurs d’Internet en Europe…

Selon le site Geeko : Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a révisé ses lignes directrices à propos du principe de consentement avec l’aide du règlement général sur la protection des données (RGPD). Une fois toutes ces conditions remplies, ils se sont concentrés sur le cas des cookies. 

Les cookies européens

Les cookies jouent un rôle important dans la collecte de nos données privées. Avant cette réglementation, en les acceptant sur le territoire européen, vous donniez votre accord pour que vos données soient utilisées à des fins marketing, de géolocalisation et bien d’autres choses encore. Avec la nouvelle réglementation, le choix de régler précisément ce que les pages font des données de l’utilisateur est libre !

Selon le site de la RGPD belge :

Les responsables de site Internet qui souhaitent installer des cookies sur vos appareils doivent être clairs sur leurs demandes sauf dans deux cas : s’ils sont nécessaires afin de vous fournir un service et/ou l’envoi d’une communication via un réseau de communication électronique.

Les cookies avant la réglementation européenne ?

Au niveau européen, le 25 mai 2018, la RGPD est entrée en vigueur et permet à toute personne, dont les données sont traitées sur n’importe quel site web, d’exercer un certain contrôle sur ce qu’elle dévoile de sa vie privée. Une copie des données qui sont traitées sur les sites peut être obtenue.

Peu de gens consentent et acceptent en toutes consciences que leurs données soient utilisées…En réalité, peu de Belges lisent les petits caractères en gras des pages appelées « conditions d’utilisation ».

La réalité rappelle celle du roman « Big Brother » où toutes nos données sont tracées, trackées, en temps réel, par toutes sortes de compagnies différentes. Cependant, dans le roman, c’est uniquement Big Brother qui s’occupait des données afin de surveiller ses citoyens…

résumé du roman « 1984 »

En recroisant différentes données, un magasin peut savoir le nombre de fois qu’il a été fréquenté, quelles personnes étaient présentes en même temps et cela grâce notamment au système de géolocalisation en développement constant depuis 2007.

Les cookies, un business économique :

Les cookies de traitements d’informations sont en mesure de cibler exactement les envies et de proposer des publicités en fonction de la personne, pour répondre aux besoins de la cause marketing.

Dans le monde d’aujourd’hui, rien n’est gratuit ,Internet non plus. Pour que ces technologies puissent être utilisées sans paiement, les données d’une identité numérique sont enregistrées dès qu’un utilisateur se rend sur une page internet. Ses données sont vendues à des entreprises afin qu’elles en connaissent plus sur ces utilisateurs pour prévoir des campagnes ciblées.

« Les données produites par un individu valent entre 5 et 20 dollars. »

Mark Warner, sénateur démocrate étasunien, dans le magazine de l’ADN

Les technologies, la liberté de ses utilisateurs :

Un des dangers pour l’utilisateur d’Internet est qu’il a une impression de liberté en allant sur les pages qui lui sont proposées or elles sont souvent calculées par des algorithmes de firmes publicitaires.

Il n’existe pas de problème si les citoyens sont mis au courant de ces fonctionnements. Cependant beaucoup d’applications n’acceptent toujours pas ces règles et on ne sait alors pas où vont les données personnelles des utilisateurs.

L’avis de l’expert

Victor Rouard :

L’intervenant choisi pour cet article, avocat en droit des technologies.

« La seule manière qui permettrait de protéger les données de l’utilisateur sans qu’il fasse don de ses données privées serait de prévoir des alternatives payantes à certaines applications et sites web. »

Victor Rouard

Les données à caractère personnel ne seraient plus utilisées . A la place, l’accès au site serait tout simplement payant. Monsieur Rouard doute toutefois que cette idée séduise un grand nombre d’utilisateurs.

Dans certains cas, les citoyens ont le droit de demander une copie ou d’exiger la suppression des données qui sont utilisées. En cas de respect des règles européennes, les autorités des contrôles des états-membres peuvent imposer des sanctions aux responsables des traitements.

La police belge a-t-elle accès aux données de l’utilisateur ?

La police ne peut pas surveiller les comportements en ligne s’il n’existe pas d’indices selon lesquels une infraction aurait été commise, ce qui exclut la possibilité d’une surveillance permanente de nos activités. Ce n’est pas parce qu’un utilisateur poste du contenu illicite en ligne que la police va automatiquement en être avertie et qu’il va être fiché.

Généralement, la police enquête sur des faits qu’elle connait déjà, parce qu’elle en a été informée par le biais d’une plainte. Elle peut toutefois procéder à des enquêtes proactives, c’est-à-dire effectuer une recherche qui ne sera pas réactive, mais qui concernera des faits qui vont se produire ou se sont produits, mais dont la police n’a pas été informée.

Victor Rouard.

C’est aussi l’autorité de la protection des données (APD) qui se charge de gérer ce genre d’affaires devant la cour…

Les affaires de justice concernant internet sont traitées comme toute autre affaire. Tout citoyen belge a droit à une protection de la part de la justice.

Les utilisateurs de la technologie belge :

Bande annonce série sur les « traques interdites »

L’accès aux technologies est un droit. Au-delà des risques que cela peut représenter, les technologies offrent énormément de possibilités aux personnes pour échanger, communiquer, apprendre et s’informer.

Il est donc important de conscientiser les utilisateurs de données numériques sur la façon dont il les gère, et sont traitées dans la vie de tous les jours.

Lise Guillaume

Lise Guillaume ,je suis âgée de 20 ans. Je suis étudiante en première année de communication à L’ISFSC .Le sujet de la liberté m’a toujours interpellé et intéressé.


En savoir plus :

Pour comprendre le RGPD : Reputationup.com

Pour tester sa sécurité et réagir en cas de cyber attaque : Safeonweb.be

Pour se tenir au courant des risques : Cert.be

Pour s’informer avec une interview : Lesoir.be

Pour s’informer avec un podcast : Franceinter.fr »

Webographie de l’article :

Article sur la 5g : geeko.lesoir.be

Article sur les décisions européennes des cookies : 01net.com

Site de la RGPD mentionné : agencergpd.eu

Bande annonce série tracking et lien de la série: donottrack-doc.com

Article sur la valeur de nos données : ladn.eu

Brève sur la maitrise du belge et de ses données : libertes.commu.isfsc.be

L’homme conditionné à être viril.

Dans une société où le patriarcat règne et où féminité rime avec fragilité, les clichés sont malheureusement toujours de rigueur. Au détriment même de certains hommes. Qu’en pensent-ils ?

©Miss Lilou. Les hommes en jupe [dessin], 4 mai 2018. Disponible à l’adresse : https://www.blagues-et-dessins.com/4-mai-2018-les-hommes-en-jupe/
Blog dessinatrice : http://dessinsmisslilou.over-blog.com/

Être un homme, c’est quoi ? Ce n’est surtout pas être une femme. Le rôle de l’homme en société est quelque chose de parfois lourd à porter. La société impose-t-elle la virilité ?

Confusion entre le style et l’orientation sexuelle

« Il n’y a pas d’unisexualisation dans la mode. Il n’y a qu’une masculinisation globale » observe Alice Pfeiffer, journaliste de mode. Les femmes empruntent les codes vestimentaires masculins mais l’inverse n’est pas envisageable.
La femme s’élève socialement lorsque son comportement, son aspect se rapproche de celui d’un homme. À l’inverse, un homme portant une jupe ou du maquillage prend le risque d’être rabaissé au genre féminin et d’être traité de cette sorte. Autrement dit, comme un objet. Bilal, 16 ans, témoigne de manière touchante.
Les vêtements féminins offrent beaucoup plus de choix que ceux des hommes. Cependant le style ne devrait pas dicter ce qu’est réellement une personne.
Des hommes prennent la parole et dénoncent les clichés qui ne leur correspondent pas.

La construction culturelle de la masculinité repose surtout sur l’idée de virilité, c’est ce qu’on appelle la masculinité toxique. Les hommes devraient pouvoir agir comme ils le souhaitent sans pour autant être étiquetés comme gays ou efféminés. Il faut remettre en question les stéréotypes pour pouvoir émerger de nouvelles formes et représentations de la masculinité.

Les droits des migrants ne sont pas respecté.

Depuis la crise migratoire de 2015, de nombreux migrants n’ont pas la possibilité d’obtenir la protection de l’Union Européen. L’influence des partis conservateurs, la culture de la peur… font que la liberté de circulation n’est pas respectée.

“Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays”, ceci est l’article 14 de la déclaration universelle des droits de l’homme. Et pourtant, les pays européens se permettent de refuser certaines demandes d’asile. Selon le règlement de Dublin, le migrant doit faire sa demande dans son pays d’entrer en Europe. Hors comme ce sont souvent les mêmes pays, trop de demandes sont faites au même endroit et les migrants se retrouvent dans des situations compliquées. Selon Adriana Costa Santos, coordinatrice du pôle hébergement de la plateforme BXLRefugees, il existe une clause de souveraineté qui permet de contourner ce règlement en oubliant le pays dans lequel le migrant est entré. Cette clause permet de venir en aide aux réfugiés en acceptant de recevoir les demandes d’asile. Mais cette clause n’est pas appliquée actuellement. « Aujourd’hui, ce qui se passe avec la grande majorité des personnes qui fuient des situations de dictature, de guerre, de persécution ethnique, de service militaire obligatoire abusif… et qui devraient donc normalement être candidats à l’asile à l’arrivée en Belgique. Il y a une vérification Dublin qui est faite de manière systématique et la majorité d’entre eux sont invités à rejoindre le pays d’entrée en Europe. C’est donc à travers cette façon là qui reste légale que le droit à la demande d’asile est très fort limité », développe Adriana Costa Santos.

Culture de la peur

Il y a plusieurs raisons exprimées par différents pays pour justifier leur fermeture des frontières. Un passé historique sans migration et donc une impression d’injustice, la crainte d’une perte économique conséquente… Mais la raison la plus forte selon Adriana Costa Santos serait l’influence des partis conservateurs et leurs discours de haine. Ils utilisent la peur de l’inconnu et la mise en avant du sécuritarisme. Des arguments comme la possible arrivée de terroristes ou actuellement du Covid 19 sont ceux défendus par ces partis. « Ce discours est très avantageux pour certaines forces politiques qui veulent plus d’ordre et de sécurité basées sur la peur de la population. »

De plus en plus de refus

C’est en 1990 que la politique européenne d’immigration et d’asile est véritablement née. Particulièrement depuis l’abolition des frontières au sein de l’espace Schengen en 1995 et au traité d’Amsterdam de 1997. L’Europe a pu ainsi définir les possibilités d’asile et réglementer l’arrivée des migrants. Au premier semestre de 2020, seulement 36 400 migrants venant des frontières extérieures sont arrivés sur le territoire. Ce qui confirme les observations qui indiquent une diminution des migrations dans le temps depuis la crise migratoire de 2015. Tendance encore renforcée par la pandémie de Covid-19. Et alors que les migrations sont en diminution, les réponses positives aux demandes d’asile le sont aussi. En effet, 295 800 personnes ont obtenu une protection en Europe en 2019. Contre 693 000 en 2016, et cela sans compter les 735 835 personnes qui se sont vu refuser l’entrée aux frontières extérieures.

Migrants en transit

Les migrants en transit sont fortement touchés par le non-respect de leurs droits. Principalement leurs droits de circulation. Les migrants en transition sont des personnes qui ne font que passer par certains pays pour en rejoindre d’autres. En Belgique, la plupart essaient de rejoindre l’Angleterre mais n’y arrivent pas. En effet, la réponse de la Belgique est essentiellement répressive. Le 10 septembre 2018, le gouvernement fédéral a adopté un plan pour ceux-ci. Une augmentation des places en centre fermé ainsi que la création de centres administratifs nationaux fermés. « Ces centres fermés existaient surtout pour des personnes en situation de procès en justice et dont la suite de ces procès pourrait être une expulsion dans le pays d’origine. Ils fonctionnent de la même façon que des prisons, à l’exception du fait que les personnes qui s’y retrouvent actuellement n’ont pas commis de délit » précise Adriana Costa Santos. Des mesures questionnables quand on sait que faire venir ces personnes en centre d’accueil coûte environ 36 euros par jour par personne. Et qu’une place en centre fermé coûte près de 210 euros par jour par personne.

Migrants en Hongrie contrôlé près de la frontière Serbe. 24 août 2015.
Photo: Gémes Sándor / SzomSzed Pixabay Licence: Libre pour usage commercial Pas d’attribution requise.

Les démarches administratives

Lorsqu’un migrant arrive sur le territoire européen pour obtenir une protection et donc le droit de se déplacer sur le territoire belge, il doit obtenir le statut de réfugié. Il est donc plus compliqué pour un migrant de travailler en Belgique si celui-ci quitte son pays pour des motifs considérés comme économiques. Pour avoir le statut de réfugié il faut avoir été persécuté dans son pays d’origine ou être susceptible de se faire persécuter. Pour que la demande d’asile soit acceptée, le réfugié se verra effectuer un parcours administratif. Premièrement, répondre à une série de questions posées par l’Office des étrangers. L’Etat tentera alors d’évaluer la nécessité d’une protection. Malheureusement, dans beaucoup de situations, l’évaluation est faussée et des personnes se voient expulsées. Néanmoins, si l’office des étrangers donne sont accord, le migrant procédera à l’entrevue avec le CGRA (Commissariat Général des Réfugiés et des Apatrides). Il racontera alors son récit pour tenter d’obtenir les bons papiers. Pour cela, le CGRA analysera les dangers objectifs qui menacent le demandeur ainsi que son ressenti personnel. Des persécutions dues à la race, la religion, la nationalité, le groupe social ou l’opinion politique sont facteurs de protection. Ces critères remplit, l’exclusion peut quand même s’appliquer si la personne a déjà une protection dans un autre pays ou si elle a commis des crimes graves contre l’humanité.

Tom Kottong, je suis étudiant à l’ISFSC, une école de communication de Bruxelles. J’ai 20 ans et j’ai reçu récemment mon CESS à Saint-Guibert à Gembloux.

La liberté d’expression face aux réseaux sociaux

Margaux De Ré 2020 ©

La liberté d’expression remise en cause

Margaux De Ré, députée bruxelloise du parti Ecolo qui nous dit « La liberté d’expression est une valeur fondamentale, au cœur des valeurs de la démocratie. Une autre valeur fondamentale de notre société est le respect de l’autre. Raison pour laquelle il existe des lois qui fixent précisément ce qui est une atteinte à l’intégrité d’une personne : l’attaquer sur base de son genre (loi sur le sexisme), son origine, sa religion, son orientation sexuelle, sa validité physique, tout ça est illégal. »

Cyberharcèlement

Les femmes plus touchés que les hommes

Un rapport de l’ONU a été fait montrant que plus de 73% des femmes ont déjà été exposées à du cyberharcèlement sur la toile. Les femmes sont 27 fois plus susceptibles de se faire harcelés sur les réseaux que les hommes.

Un autre rapport de European Women’s Lobby montre que les femmes sont plus susceptibles de se faire rabaisser, insulter ou même recevoir des choses qu’elles n’ont pas demandé.

Amnesty International a aussi réalisé une étude dans huit pays qui a démontré que 76% des femmes ont déjà subi du harcèlement en ligne. Par la suite elles ont modifié leurs comportements face à ceux-ci.

Les différents types de cyber-harcèlement

Le cyber-harcèlement compte différents types. La première forme est l’intimidation. Qui est de faire peur à la victime et prendre du pouvoir sur elle. Les sextos est le fait d’envoyer pleins de messages répétés à la personne visée avec un contenu sexuel.
Il y a les vidéos de lynchage qui est le fait de filmer une agression physique ou un moment d’intimité et de par la suite le poster sur les réseaux sociaux. Le harcèlement a pour but de toucher le mental de la victime en lançant des rumeurs, en mettant des choses vexantes, dégradantes ou même blessantes sur elle sur les réseaux publics. Le flaming est lorsqu’on diffuse des images choquantes ou de méchants commentaires.

Conséquences

Le cyberharcèlement apporte deux types de conséquences d’après Mme De Ré :
«La première conséquence que vivent beaucoup de personnes quand elles sont confrontées dans cette situation en ligne, c’est de modifier leur comportement, de développer des stratégies d’évitement. Elles ne vont pas faire certaines choses : éviter d’être dans une situation négative par la suite, éviter d’exprimer ses sentiments, ses idées ; éviter d’aller dans certains endroits où l’on pourrait la photographier ce qui empêcherait toute diffusion et médiatisation »

Elle-même ayant vécu du cyberharcèlement raconte : « J’ai fortement développé une sorte de contrôle permanent de tout ce que je dis, tout ce que je fais pour être sûre que je ne me mets pas en danger »

Deux personnes défendant Margaux De Ré après son départ de Twitter

La deuxième conséquence est énormément de stress, beaucoup d’anxiété, de questionnements.

Les conseils de Madame De Ré

Il faut être responsable de ce qu’on dit et se mettre à la place de la personne à qui on écrit par exemple «Est-ce que je vais la blesser ? Est-ce que je vais heurter la personne? »

Margaux De Ré lors d’une réunion Zoom. Margaux De Ré©

Faire attention à nous même,à l’image qu’on met sur les réseaux. Il faut toujours protéger les données que nous mettons en ligne.

Il faut faire comprendre à tout le monde que les réseaux restent dans un cadre légal et que des lois empêchent le racisme, le harcèlement sur ceux-ci.

Avoir le réflexe de prendre des captures d’écrans et de conserver les preuves au cas où la personne harcelée souhaite porter plainte.

Les lois sur la liberté d’expression sur les réseaux

Les lois sont mises en place pour que la liberté d’expression soit respectée.
Il y a la loi antiracisme. Elle est là pour réprimer les actes racistes fondés sur l’ascendant, la couleur de peau, la nationalité, l’origine.  Elle interdit les propos qui vont inciter à la haine ou à la violence, par rapport aux actes fait à une personne ou un groupe de personnes.

Il y a la loi de l’auto discrimination qui interdit la discrimination. Cette loi est faite pour réprimer les actes discriminatoires sur l’âge, l’état civil,la langue parlée, l’origine, s’il y a un handicap,
un caractère physique ou génétique, l’état de santé…

Et depuis le 22 mai 2014, il existe une loi pour lutter contre le sexisme. Cette loi concerne autant les propos tenus dans la vie courante que sur les réseaux sociaux. Elle condamne les actes tels que des insultes ou des gestes obscènes. On ne peut réagir que si c’est dans des lieux publics ou visibles (les réseaux sociaux sont considérés comme des espaces publics). L’harceleur va principalement viser les femmes dans le but de leurs nuire. Il va tout faire pour les humilier ou les mépriser.

Les réseaux sociaux commencent à interdire

Chaque réseau social voit ce genre de choses et les gère différemment sur la liberté d’expression Instagram, Whatsapp et Messenger ont été racheté par Facebook, dont le grand Zuckerberg est le patron. C’est lui qui gère donc les quatres réseaux sociaux.

Depuis quelques mois maintenant, Facebook a décidé d’être attentif aux messages, aux contenus tels que de la violence, des menaces, de l’intimidation et de harcèlement que certaines personnes peuvent mettre. De directement ou après plusieurs signalements, supprimer les comptes de celles-ci.

Twitter lui a mis en place une nouvelle option sur leur plateforme qui est tout simplement de pouvoir décider de qui répond à leurs tweets ou simplement si seules lespersonnes citées dans le tweet peuvent répondre. 

Début juin, Snapchat  lui a préféré faire attention aux propos que tenait l’ancien président des USA, Donald Trump. En retirant ses stories de ce qu’on appelle les Discover. Le discover est l’endroit où toutes les stories de personnes connues sont mis.

Et enfin Tiktok lui ne voit pas les choses exactement pareil et à énormément d’histoires avec la liberté d’expression.

Tiktok supprimé.

L’application chinoise a eu énormément de problèmes avec 3 pays différents. Tel que les Etats-Unis, l’Inde et l’Égypte. L’Egypte a décidé de mettre des contrôles plus stricts sur Internet avec ça ils peuvent surveiller ce que la population fait sur les réseaux sociaux.

L’inde, elle a décidé de carrément supprimer et d’interdire l’application dans son pays, pour elle cette application et 58 autres étaient menaçantes au niveau de la sécurité et de la souveraineté pour leur pays.

D’après les Etats-Unis, l’entreprise chinoise ByteDanse, qui tient Tiktok, serait contrôlée par le gouvernement chinois. Et pour eux, le gouvernement chinois espionnerait les individus chinois et les entreprises chinoises. Les armées américaines ont déjà banni sur les téléphones donnés par l’Etat la connexion à ce site. Trump était censé l’enlever le 12 novembre dernier mais un Juge a accordé une injonction pour empêcher les autorités de bloquer l’application.

Maintenant, vu que M.Trump n’est plus élu c’est à voir si le gouvernement de Biden choisi de l’enlever ou non. Histoire à suivre…

Néanmoins, il ne faut pas oublier que différentes lois existent pour se défendre contre le cyberharcèlement. Les utilisateurs d’internet doivent porter attention à ce qu’ils écrivent sur les réseaux sociaux. On voit qu’ils commencent à se conscientiser eux même sur ce qu’il pourrait se passer sur les différentes applications. Beaucoup de cyberharcèlement ont été recensé depuis quelques années et cela a causé beaucoup d’incidents graves en Belgique.


En savoir plus

Margaux De Ré a quitté Twitter

Racisme et réseaux sociaux

Les femmes sur Twitter

Limiter les contenus haineux

Angioi Rachel, étudiante de 18ans en communication à l’ISFSC.

Angioi Rachel 2020©

Belgique: Noël passe sous contrôle.

80% de la population Belge respectera les mesures sanitaires au dépens de noël. Les policiers sont prêts à verbaliser toute personne transgressant les règles.

« Il sait très bien que le résultat n’est pas possible, les chiffres l’avaient prédit. Ce n’est pas par sadisme qu’un ministre a dit qu’on n’y arriverait pas, c’est la réalité des choses. » déclare Philippe Devos. Le chef des soins intensifs répond au président du MR qui prône un assouplissement des mesures sanitaires pour noël si les chiffres le permettent.

Grande Place de Bruxelles , 15 décembre 2020 . ©Maryam Ahrika, 2020.

Cette année Noël sera diffèrent, chaque foyer ne peut inviter qu’une seule personne, deux pour les personnes isolées. La police se doit de faire respecter la loi. Cependant, elle ne pourra pénétrer dans les domiciles que si l’habitant donne son accord en cas de flagrant délit ou de tapage nocturne . Ces mesures sont prises dans l’intérêt du peuple, les autorités sanitaires redoutent les conséquences que pourraient provoquer les rassemblements.

Par précaution

Afin de dissuader la population ,les amendes augmentent pour les fêtes organisées en violation des mesures sanitaires. Les organisateurs risquent jusqu’à 4000€ d’amendes et 770 € pour les participants.

Les experts estiment un retour à la normal pour juin  2021, « moi, je fêterais noël en juin », conclue le médecin.

Liberté artistique : les nuances de la censure dans l’art

La censure dans l’art a été mise en place par les autorités. Que cela soit dans la politique ou dans la religion. La censure limite la liberté d’expression et la liberté de création des artistes. Qu’en est-il aujourd’hui, est-ce que les artistes sont libres de créer et exposer ce qu’ils veulent ?

Il y a trois ans, en 2017, le directeur d’un atelier d’art, à Bruxelles, a exposé une œuvre d’un artiste américain – à cause de cela, il a été convoqué par la zone de police ouest -. Un autre artiste belge a été censuré à Athènes. Il avait projeté une œuvre vidéo sur une façade – à la suite de cela, il a été dénoncé à la police par un prêtre orthodoxe. Les gens interprètent l’art de leur manière. Ce sujet de censure dans l’art, dans les films ou dans la musique, a toujours été complexe.

Censure dans l’art moderne et contemporain : la situation dans le monde

En Belgique, l’art moderne et l’art contemporain n’ont presque pas fait face à la censure. La liberté de presse vole la vedette à l’art. Avec cette crise sanitaire, le confinement et les restrictions, il n’y a presque pas eu des expositions d’art. La population était occupée à se cacher d’une maladie.

Néanmoins, un atelier a beaucoup fait parler de ses œuvres et son directeur est bien connu dans sa commune. Une photographie d’un artiste américain a été censurée. Ici, en Belgique, dans la commune de Jette. Cette œuvre fut exposée par L’Atelier 34zero Muzeum et son directeur n’a pas hésité à la défendre. Le directeur a donné son avis sur ce problème:  » les gens ne comprennent pas l’art. Mais ce n’est pas nous, en tant que directeurs d’un centre d’art contemporain, qui sommes responsables du niveau intellectuel et culturel de la société. Ce sont les politiques. »

Pour Clémentine Davin, anciennement historienne de l’art à l’Atelier 34zero Muzeum, coordinatrice d’une ASBL à Jette et critique d’art. J’ai eu l’opportunité d’avoir un entretien avec cette madame pour cet article. Cette dernière pense que :  » La censure n’est pas bonne et elle ne devrait pas exister. Ce n’est pas une bonne réponse. Il n’y a aucun intérêt. Si on censure des artistes, cela mettra que des éclairages sur leur travail ».

Une autre œuvre dans ce même atelier d’art a été censurée. L’œuvre de Pascal Bernier a dû être retirée suite aux protestations des Jettois. En vue de ne pas heurter la population, l’Atelier 340 organise des expositions à l’intérieur du lieu. Cette action pose la question sur la censure artistique et sur la liberté de création.

En Grèce, un artiste belge a été censuré à cause d’une œuvre projetant du nu. Comme pour le directeur de l’atelier 34zero Muzeum, il a été dénoncé par la police. Décidément, les Grecques sont encore dans la religion. Après s’être défendu, Kris Verdonck conclue : « Jamais je n’aurais pensé que ces images puissent choquer. Il semblerait que le pouvoir politique et religieux ne soient pas séparés en Grèce, mais ces images n’adoptent pas de point de vue politique ou religieux, mais interrogent sur la condition humaine« .

Lorsqu’un artiste est censuré à cause de son œuvre, c’est une violation à sa liberté de création. Voilà pourquoi, les artistes cubains manifestent. Un article de Cairn.info nous explique le début et la création de cette liberté.

« La liberté artistique n’est pas du tout méconnaissant des lois. La liberté d’imagination n’est pas une fuite dans l’irréel, elle n’est pas une évasion, elle est audace, invention. »

de Eugène Ionesco
TV5 Monde. L’art face à la censure. https://www.youtube.com/watch?v=9Mwn9RHzqso

L’historien Thomas Snégaroff revient sur les relations tumultueuses entre l’art et la censure.

Censure et Art : ennemis de longue date ?

La censure dans l’art ne date pas d’aujourd’hui. Dans un article d’Antidote, l’art a toujours fait face à la censure depuis le début.

 » La censure a été dans toutes les époques. C’est en fonction des mœurs » dit Clémentine Davin.

« À la renaissance, il est certes au service du pouvoir politique et du culte, mais dans les infimes variations de traitement des thèmes qui lui sont assignés, l’artiste devient potentiellement une voix discordante – et dès lors, censurable ».

Ingrid lucquet-Gad https://magazineantidote.com/art/quand-la-censure-veut-la-peau-de-l-art/

À l’époque, le peuple était rigoriste. Compte tenu de cela, divers artistes ont vu leurs travaux être boycottés.

1425 : Adam et Ève chassés de l’Éden est une fresque de Masaccio. Elle date du XVe siècle. Cette œuvre a été censurée à son époque parce que les personnages sont nus, le Christ y compris. L’œuvre est jugée blasphématoire.1

Adam et Ève chassés de l’Éden, Masaccio, 1425.

1866 : L’Origine du monde est une peinture de Gustave Courbet. À son époque, elle a fait scandale, car elle représente le pubis d’une femme. La description anatomique du sexe féminin. Aujourd’hui encore, cet artiste fait parler de lui. France culture retrace les 150 ans de scandale de cette œuvre.2

L’Origine du monde, Gustave Coubert, 1866. « L’Origine du monde », éternel objet de scandale | Franceinfo INA

2017 : Thérèse Rêvant est une peinture de Balthus. Elle date de 1938. Mais cette dernière a fait polémique au vingtième siècle à cause de l’image qu’elle représente. Une petite fille en culotte. L’insouciance infantile ou perversion ? Une pétition a été faite et elle a récolté 10 000 signatures pour faire retirer le tableau dans le Metropolitain Museum of Art de New York.3

Thérèse Rêvant, Balthus, 1938.

Censure sur les réseaux sociaux

Le réseau social Facebook avait censuré, en 2018,  » la Descente de croix » de Pierre Paul Rubens. Avant cela, Facebook avait déjà interdit une publication d’un artiste danois. Il avait publié un tableau de Gustave Courbet.4 Qui l’eût cru ? Il est vrai que les conditions et les règlements de l’application de Mark Zuckerberg sont stricts sur la publication de certains contenus. Clémentine Davin donne son propre avis sur ce sujet. Selon elle :  » Je suis contre la censure sur les réseaux sociaux. Il n’y a aucun intérêt à faire cela. Au contraire, si on censure, les gens vont par nature y porter beaucoup plus d’intérêt ».

Un autre sujet qui a fait polémique est l’exclusion de la chanteuse Rihanna d’Intagram en 2014. Elle avait posté une photo très dénudée pour le magazine lui. Alors que d’autres célébrités, comme Kim Kardashian n’ont jamais eu de souci. Il est difficile de croire qu’un réseau social ne sache pas faire la différence entre nu pornographique et nu artistique. Visiblement, personne n’est immunisé.

https://www.facebook.com/toerismevla/photos/a.309273032503263/1777695952327623/

Certaines œuvres d’art choquent, mais il faut se poser une question. Pourquoi cela nous choque ? Avec la modernité et l’évolution des mentalités, les artistes pourront, peut-être un jour, créer sans se faire censurer.


Le site de l’UNESCO donne plus d’explication sur la liberté artistique et montre plusieurs images.

Le livre de Thomas Schlesser retrace la censure dans toutes les époques.

N’sa Mputu Mpuma sourhya

Je suis âgée de 23 ans. Je suis étudiante en première année de communication à l’ISFSC. J’aime voyager, lire et faire des nouvelles rencontres.

Webographie

(1) Pas d’auteur. Adam et Ève chassés de l’Éden. Consulté le 19 décembre 2020. https://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/masaccio/brancacci01expulsion.htm

(2) Le Monde avec AFP. Le visa de  » l’Origine du monde » de Gustave Courbet dévoilé. Publié le 25 septembre 2018. https://www.lemonde.fr/culture/article/2018/09/25/le-mystere-de-l-identite-du-modele-de-l-origine-du-monde-devoile_5359910_3246.html

(3) Fleur Burlet. A New York, une pétition s’élève contre un tableau de Balthus érotisant une très jeune fille. publié le 8 décembre 2017. https://www.lesinrocks.com/2017/12/08/style/style/new-york-une-petition-seleve-contre-un-tableau-de-balthus-erotisant-une-tres-jeune-fille/

(4) AFP.  » L’Origine du monde » de Courbet interdit de Facebook pour cause de nudité. Publié le 16 février 2011. https://www.lalibre.be/international/l-origine-du-monde-de-courbet-interdit-de-facebook-pour-cause-de-nudite-51b8ce13e4b0de6db9bffa7e

La laïcité de plus en plus contestée par certains étudiants.

Des professeurs font face à une recrudescence des contestations de la laïcité de la part des élèves au nom de la religion.

Depuis la mort de Samuel Paty, la question de la laïcité à l’école apparaît cruciale. D’après un sondage, 7% des enseignants affirment avoir subi des pressions extérieures pour empêcher la mise en application de la laïcité en classe. Dans les réseaux d’éducation prioritaires, ce chiffre monte à 19%. Il s’agit souvent de parents, mais aussi de militants qui tentent d’infiltrer l’espace éducatif en interpellant les élèves.

Des écoles qui échappent au contrôle de l’État.

À  Toulouse, dans le quartier du Mirail, on trouve une école primaire où l’enseignement de l’histoire, de la géographie et des sciences est banni. L’école accueille 50 élèves. Seul le Coran, l’arabe, le français et les mathématiques y sont enseignés. Les professeurs femmes y sont intégralement voilées.

En Seine-Saint-Denis, une école clandestine se trouve au pied d’un immeuble. Elle n’est pas reconnue par l’État. Les parents interrogés affirment que l’enseignement public irait à l’encontre de leurs croyances religieuses.

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Dans le Val d’Oise, 90 enfants quittent l’école publique chaque année.

Alors comment faire quand le politique ne semble pas se soucier de ce phénomène de mépris de la laïcité dans certains quartiers ?

Patrimoine culturel: conséquences de la crise sanitaire sur le secteur

Musées fermés. Sites archéologiques et culturels inaccessibles au public. L’impact final est encore inconnu. Mais des problèmes sont déjà observables.

Selon un rapport de l'Unesco, la demande pour des objets d'arts tels que des mosaïques, des statues, statuettes, jarres,... a augmenté sur le marché illégal du trafic d'art. Ces objets sont vendus sur des sites ne contrôlant pas leur origine.
Selon un rapport de l’Unesco, la demande pour des objets d’arts tels que des mosaïques, des statues, statuettes, jarres,… a augmenté sur le marché illégal du trafic d’art. Ces objets sont vendus sur des sites ne contrôlant pas leur origine. Licence: Image par canforaalessio de Pixabay . Libre pour usage commercial.

En mai dernier, 95% des musées dans le monde étaient fermés en raison de la pandémie. Selon un rapport de l’Unesco, 13% d’entre eux risquent de ne jamais rouvrir leurs portes. Des fouilles archéologiques ont également été suspendues.

50 ans de lutte, toujours d’actualité

Au mois de mai dernier, Europol a rapporté le vol de 19 OOO objets d’art. Ceux-ci ont été saisis lors d’une opération de trafic international illicite à l’aéroport espagnol de Barajas.3

Depuis le début de la pandémie, la diminution de surveillance des sites archéologiques et des musées a engendré une augmentation des fouilles illégales et du trafic d’objets d’art. En particulier dans les pays en conflit ou post-conflit.

Pour rappel, le trafic de biens culturels et antiques se trouve au 3e rang des commerces illicites mondiaux. Juste après la vente de drogues et d’armes.

Cette vidéo illustre l’enjeu du trafic de biens culturels.

Aujourd’hui, 50 ans après la Convention de l’Unesco sur le trafic illicite des biens culturels, Ernesto Ottone Ramírez, sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture, explique dans un éditorial publié en avril dernier, que le défi actuel est de gérer le trafic en ligne, le manque de sanction et la vulnérabilité de certains sites. Selon lui, une mobilisation internationale est nécessaire afin de régler ces problèmes.