L’amour : encourager par la religion, réprimer par les religieux

La religion est décrite par les croyants comme un symbole de paix et d’amour envers son prochain. Alors pourquoi dans certains cas elle sert de justification pour des actes barbares ? 

La religion prend de plus en plus d’ampleur de nos jours on comptabilise plus de 5 milliards se croyant simplement avec les religions monothéistes ainsi que le bouddhisme et cela ne fait qu’augmenter. Comment se fait-il que ces croyances pour qui date pour certaines de l’époque du moyen âge sont-elles toujours d’actualité. Depuis ces dernières années nous avons connu beaucoup d’atrocité, entre 2013 et 2019 on enregistre plus de 122 092 morts suite à des attaques terroristes. Alors qu’est-ce que la religion et où nous mènent-elles ? 


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1 mariage sur 7 est mixte 

La religion est avant tout une croyance personnelle, qui peut être partagée ou non dans un couple. De nos jours en France plus d’un couple sur sept est mixte selon l’Institut national d’études démographiques. Ces chiffres ne cessent d’augmenter car l’amour reste universel et la religion n’en fait que très rarement barrière. 

La Bible dit : “que chacun aime sa femme comme soi-même » (Ep 5 : 28-33), ou encore “la haine excite des querelles, mais l’amour couvre toutes les fautes.” (Proverbe 10 : 12) ce qui démontre que la religion incite tout de même à l’amour avant la haine.  » il y a se coté de bienveillance, d’entraide, de miséricorde envers les autres qui m’a touché profondément » disais Malik Decoster.

Lorsque des personnes ayant fait partie d’un couple mixte sont interrogées sur la raison de leur rupture il y a une raison qui revient souvent, c’est lorsque les familles, les cultures et les traditions s’en mêlent.  

La désapprobation de la famille de l’un ou de l’autre et le désir de ne pas associé leurs cultures à une culture ou une religion différente de la leur est souvent raison de rupture dans beaucoup de couple mixte.               

Voici un épisode d’une émission télé qui prend les témoignages de couples de confession différente.

Il existe aussi un point important à ne pas oublier, ceux pour qui l’amour mène à la religion car oui c’est possible chaque année il n’existe énormément de personne qui se convertit à la religion de leur conjoint(e). L’Église catholique compte environ 2500 converties en France chaque année soit 40% de plus qu’il y a dix ans. De nombreuses célébrités en font l’exemple tel que Franck Ribéry qui s’est converti pour sa conjointe à l’islam en 2006.  

Dans ces cas-là il est clair que la religion mène à un amour encore plus fort et plus souder. 

Les hommes ont-ils besoin de Dieu pour s’entretuer ?  

Dans notre société actuelle la religion a de plus en plus une image assimilée à la violence ou au fait qu’elle est à la base de nombreuse guerre de religion, l’islam est par exemple au cœur de nombreuses polémiques de nos jours. 

Durant le talk-show de Paris Première (chaîne payante du groupe M6), qui avait été enregistré en avance. Éric Zemmour dit : « L’islam est une religion totalitaire qui prend en charge les individus que ça te plaise ou non, et deuxièmement j’ai le droit de le dire, on a le droit de critiquer une religion ». Il suffirait d’allumer la télé pour entendre des “spécialistes” confondre la religion avec l’extrémisme et ainsi faire des généralités alors que ce ne sont que certaines minorités qui prônent la violence et non la religion.   

En plus du fait que la religion n’a aucun rapport avec « Daech », Le Ku Klux Klan ou encore l’esclavage malgré le fait que ces évènement et groupe d’individus ont été lié et associé à la religion mais ceci n’est pas le cas, ce n’est pas parce qu’il revendique faire ça au nom de la religion que cela veut dire que la religion leur a demandé de faire cela c’est souvent des individus qui utilisent la religion pour tenter de justifier leurs idéologies dangereuses. 

Il est temps ici de rappeler un fait statistique très important qui va à l’encontre des idées reçues : les conflits proprement religieux tel que Kerbela, la Saint-Barthélemy, la guerre de Trente Ans ou encore la guerre des hindous contre les musulmans en Birmanie etc.… tuent beaucoup moins de gens que les guerres d’État à État, les guerres civiles et les dictatures. Ce qui démontre en effet que l’homme n’a jamais vraiment eu besoin de la religion pour faire la guerre. 

Les humains se livrent des guerres depuis bien longtemps, il ne cesse de trouver des raisons de se faire la guerre que ce soit pour un territoire, pour un intérêt financier ou alors simplement pour défendre ces alliées. De plus comme l’a dit mon interviwé Malik Decoster :  » il existe plus de 4 Milliard de croyant sur terre je pense que si la religion était violente il y’aurai le chao sur terre car cela ferait beaucoup de terroriste tout de même ». La religion ne mène pas à la guerre mais c’est l’homme qui la mène à la guerre.

L’interprétation peut mener soit à l’amour comme à la guerre.  

En se penchant de plus près sur ce que dit la religion sur l’amour on constate tout de suite que l’amour est très défini dans les textes sacrés que ce soit l’amour de Dieu, l’amour d’autrui ou encore l’amour dans le mariage. Dieu dit dans la Bible : “mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vos maltraitent.”. Les paroles de paix et d’amour sont innombrables dans les livres saints, la traduction littéraire d’islam c’est la paix, donc cela ne fait aucun doute que la religion prône un message de paix mais pourquoi alors beaucoup de barbarie sont commises au nom de la religion ? 

Capsule vidéo qui explique comment l’interprétation est impotente.

L’homme peut utiliser la religion à des fin violentes ou dangereuses lorsque l’interprétation de certains textes est mauvaise ou encore lorsque son intention est mauvaise et qu’il a déjà pour but de nuire et que finalement il ne cherche que des éléments qui approuvent sa pensée quoique ce ne se soit pas forcément le but du message sacré ou alors lorsque la religion est étudiée uniquement avec des versets hors contexte et qui une fois sortie de leurs contextes deviennent dangereux c’est cette doctrine qu’utilise “Daesh” à travers ce que l’on appelle le lavage de cerveaux.  

Toute phrase ou propos sortie de leurs contextes qu’ils soient tirés de la religion ou non peuvent avoir un sens différent de celui donné dans son entièreté. Cela ne veut pas dire que le message de base est mauvais mais plutôt qu’il a été faussé en ne dévoilant qu’une partie de celui-ci.

La religion a pour but principale d’éduquer les hommes de leur inculquer les notions de bien et de mal, dans les divers écrits religieux les thermes “aimer son prochain” revient dans quasi toutes les religions. Cela laisse à croire que le but même de la religion est l’amour par sa parole elle empêche bon nombre de croyant de faire du mal. Et si la religion n’existait pas le monde serait-il réellement moins violent ? 

Pour en Savoir +

je m’appelle Tarsimi, je suis un jeune étudiant de 20 ans en communication, je suis passionné d’art et de littérature. j’étudie en 1er année à l’ISFSC à Bruxelles.

Lorsque les différences de conviction entravent l’amour.

En Belgique, Seulement 17,4 % des mariages contractés en 2017 sont mixtes. Le facteur religieux explique entre autres cette faible tendance, les différences de confessions ayant du mal à cohabiter au sein d’un mariage.  

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À travers le temps la religion a su s’imprégner des traditions et de la culture. Ainsi, la 

Religion fait partie intégrante de l’identité d’une personne. Or certaines religions interdisent de se marier à des personnes de confessions différentes. C’est le cas de la religion musulmane par exemple, qui le mentionne dans la sourate 2, verset 224

Se marier, c’est aussi accepter et respecter sa confession religieuse du conjoint au quotidien qui est dans ce cas différentes de la nôtre. Or, certaines études pointent les différences comme sources de conflit dans un couple. Ainsi, Reiss (1976) affirme que la relation aura plus de chances de réussir si les deux partenaires ont le même background religieux et culturel. 

Avec le temps, les nouvelles générations s’émancipent davantage de la religion et la laïcité fait de plus en plus foi. 

« La valeur universelle que l’on partage tous, c’est l’amour » 

Heureusement, Les choses vont dans le sens de l’ouverture d’esprit avec par exemple l’émergence des mariages co-religieux. C’est un modèle de mariage ou la religion de chaque conjoint est équitablement célébrée. Ce genre de mariage a déjà eu lieu entre des personne de religions chrétienne et musulmane par exemple. Aujourd’hui, Il ne représente cependant qu’un pourcentage très faible de mariage et n’est pas majoritairement approuvée par les institutions religieuses. 

La laïcité et le port de signes convictionnels dans la fonction publique

La laïcité, un sujet qui ne cesse de faire parler de lui ces derniers temps. Nombreux sont les débats publics rythmés par l’autorisation ou pas du port de signes convictionnels dans la fonction publique, qui a raison qui a tort ? Laissons-la parler d’elle-même.

Calliege

Ce qui est de base un principe politique français, la laïcité est un mode d’organisation de la gouvernance politique qui vise notamment à protéger la liberté d’expression de toutes les convictions philosophiques.

Elle prend forme que si les autres principes tels que l’égalité, la non-discrimination, la liberté, y compris religieuse, la non-ingérence entre l’église et l’État sont réunis.

En Belgique nous ne parlons pas de laïcité mais du principe de neutralité dans lequel l’État et les Églises sont mutuellement indépendants, mais sans que l’État poursuive un idéal de laïcité qui reléguerait la religion dans la sphère privée. L’État belge s’astreint au contraire à une stricte neutralité entre les différents courants philosophiques

Et la loi dans tout ça, que dit-elle ?

De nombreux articles de la constitution belge ou encore celles de la déclaration universelle des droits de l’homme défendent ses mêmes principes.

Parmi elles l’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’homme : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Ou encore l’article 11 de la constitution belge qui stipule que : La jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges doit être assurée sans discrimination. À cette fin, la loi et le décret garantissent notamment les droits et libertés des minorités idéologiques et philosophiques.

Alors quel est le problème ? 

« Il y a des personnes qui confondent la neutralité de l’État et donc de la fonction publique avec une conviction philosophique particulière, à savoir l’athéisme. Ils utilisent la laïcité comme instrument contre les religions et contre celles et ceux qui souhaitent croire et pratiquer leur religion. Il n’y a donc pas de problème sur le principe, mais sur son instrumentalisation. » Mehmet Alparslan Saygin juge social

Même s’il y a bien, au plan juridique, une quasi-identité entre la laïcité et la neutralité, il n’en va pas de même au niveau des modèles de société qui sous-tendent les débats actuels sur la neutralité de l’apparence dans la fonction publique. Pour certains il ne suffit pas qu’un agent public soit neutre dans les actes qu’il pose mais il faudrait aussi qu’il le soit dans son apparence. Une conception pas objective, car personne n’a l’autorité ni l’objectivité de dire « voici l’apparence neutre » car nous sommes tous le produit d’une culture, d’une éducation, d’une histoire, d’une vision et de choix. Le fait que l’État belge est privé la laïcité de son rôle premier et en a donner l’image d’une conviction philosophique à des représentants n’a fait qu’alimenter la confusion.

« Cette illusoire neutralité de l’apparence s’apparente donc à la promotion d’une apparence areligieuse. Il faut au contraire revenir vers le seul critère objectivable : le service rendu. » Mehmet Alparslan Saygin juge social

Quel est la limite du pluralisme religieux en Belgique ?

Ingabire Diana, étudiante en première année de bachelier à l’ISFSC

12 millions de jeunes filles sont mariées de force dans le monde, une sorte d’esclavage.

Le mariage forcé est apparu durant les années 1700 et est toujours présent en 2020 dans certains pays. Il faut savoir que durant toutes ces années de milliers de jeunes filles mineur ont été victimes du mariage forcé.

Une torture sous une forme différente!
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Actuellement au Niger le mariage forcé est toujours présent et des petites filles mineures entre 9 et 18 ans en sont victimes. Souvent célébré pour des causes minimes le mariage forcé est considéré comme une sorte d’esclavage car elles n’ont pas le droit de réclamer leurs droits. Ce phénomène s’applique de la faite que : les familles soient très pauvres, dû à l’inégalité des sexes car dans ce pays les filles et les femmes ont un statut inférieur à l’homme ou encore dû à certaines pratiques traditionnelles car l’honneur d’une famille passe par la virginité féminine donc les parent marient leurs filles avant qu’elles ne puissent avoir des rapports sexuels.

Près de 75% de filles sont victimes du mariage forcé au Niger et cela chaque année. Ces jeunes filles ont moins de 18 ans c’est un non-respect de l’âge légal du mariage mais il y a aucune intervention de la justice.

Pourquoi les parents impose t-ils un mari à leurs filles? Le fait d’avoir des rapports sexuels hors mariage pose-t-il un problème?

Mariage forcé, bonheur arraché.

Le mariage forcé est présent depuis la création de l’homme  et est toujours présent en 2020. Il est synonyme de protection pour certaines familles et soulagement pour d’autres. Pris comme résolution aux problèmes, des problèmes dû aux contextes culturel, religieux, économique et juridique. Dans un article du mois de septembre 2018, Morgane Rubetti, journaliste au figaro , se base sur les chiffres de l’Unicef écrit que 12 millions de mineurs subissent cette violence. Ce drame touche plus particulier les pays d’Afrique et d’Asie.

Selon l’Article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme « toute personne a le droit de se marier et de fonder une famille sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux ».

Le mariage forcé est donc un mariage obligatoire et obligé qui va à l’encontre de la liberté de choix d’une personne. Le fait d’être marié à un homme contre son gré , peut définir : un abus sexuel, être maman avant l’heure et aller à  l’encontre de ce qu’elles ne souhaitent pas devenir c’est-à-dire avoir une responsabilité trop lourde à porter pour leur jeune âge. Les 12 millions de personnes qui en sont victimes sont principalement des filles. Cette alliance peut engendrer plusieurs problèmes de santé physique et psychologique. Elles n’ont pas accès à des biens vitaux tels que des aides sociales, hôpitaux et elles ignorent l’existence des moyens de contraceptions.


Une enfance arrachée.
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Le mariage forcé, une tradition passé qui empêche le bonheur au présent :

Dans un article publié dans le magazine « ELLLE »on nous explique que le mariage reste un rêve de jeune de fille  et t d’après un article publié le 12 juin 2019 dans le magazine Nota Bene il y’a 80% de personnes qui souhaite se marier et pas uniquement [1]: songez au mariage pour tous. D’après les statistiques officielles du gouvernement belge publiées en novembre de cette année [2]: « le divorce serait dans un état stationnaire. » En effet le rapport n’enregistre qu’une très faible augmentation de 0,3 % entre 2018 et 2017 et une augmentation quasi nul, insignifiante entre 2018 et cette année. A noter également que la durée du mariage avant divorce n’a guère évoluée et reste à 15 ans de vie commune. Si le mariage s’est modernisé c’est-à-dire qu’actuellement les choses ont changé, le mariage est beaucoup plus libre par exemple dans l’article de l’OBS publié le 17 mai 2019, on nous dit que le mariage homosexuel est légal (donc un changement car avant il était illégale). Avec le temps le divorce aussi la loi a assouplie les procédures d’accès au divorce en accordant des facilités telles que le divorce par consentement mutuel. Le fait de pouvoir divorcer assez facilement constitue-t-il un bémol aux affres du mariage forcé ?

Pour les familles il est souvent présenté  comme un moyen de protéger les futurs époux surtout la jeune fille contre les dangers d’une mauvaise alliance dus au mariage exogamique : épouser une personne totalement étrangère à ses valeurs, à ses cultures et à ses traditions. Les tenants du mariage forcé le font d’après eux dans le but de rechercher le bonheur de leurs enfants car disent-ils le mariage est avant tout une affaire de famille choisir le futur époux ou la future épouse pour leurs enfants est pour eux un moyen :

– De confier l’enfant à une belle famille de confiance

– De garder les traditions ( souvent dans un contexte d’exil) pour éviter que les enfants adoptent les meurs des étrangers.

– De préserver voire d’améliorer leurs situations socio-économiques.

Bien que les intentions puissent dans une certaine mesure être louables, le fait reste tout de même condamnable, car imposé à une personne un choix à vie est une lourde conséquence, ne pas tenir compte du consentement reste un frein à la liberté et à l’épanouissement individuel peu importe la noblesse des intentions.

Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonne intention

Ce genre de pratiques est intimement liées à la culture mais surtout au contexte social à l’environnement. La vision du monde, la mentalité et les croyances jouent un rôle très important dans la compréhension des mécanismes de penser qui mènent au mariage forcé. Pour éviter le déshonneur du sexe avant le mariage qu’on qualifie souvent abusivement de viol, on expose parfois la jeune fille aux viols à répétions dans un mariage sans consentement et sans amour.

Par peur de perdre sa culture et de voir ses valeurs noyées dans la culture des autres les partisans du mariage forcé se replie dans sa propre communauté, on s’enferme dans sa propre culture au point d’en grossir les travers. A vouloir assurer à ses enfants la sécurité financière, les considérations matérielles priment bien souvent sur les considérations morales dans ce genre d’équation. C’est ce qui est ressorti de mon entrevue avec Sara BEBE une assistante sociale au planning familial de Laeken, concernant les questions :

Quels sont les bienfaits ou les méfait du mariage forcé dans la société ? Par exemple pour ses familles se trouvant principalement en Afrique de l’ouest ou Asie donc au Sénégal, Mali, Niger, Inde, etc.… le fait de donner leurs filles est une bonne action car au niveau économique ils ont une charge en moins, au point de vus santé il n’y a pas de viol commis sur le jeune et donc pas de risque de perdre sa virginité avant le mariage. Les deux hypothèses me semblent bonnes dans la mesure ou dans ces pays- là, la virginité est très importante donc ils vont tout faire pour qu’elles restent vierges jusqu’au mariage une question d’honneur et de sécurité pour l’image de la famille. La dote est autorisé dans certaines cultures et religions elle prend un grand enjeu financier pour pouvoir vendre leurs filles mineures à des personnes âgés. »

Que pensez-vous du mariage forcé dans la religion d’hier et d’aujourd’hui ? « A l’époque la religion était un sujet primordial et sensible. Actuellement la religion est un sujet tabou c’est-à-dire qu’on n’ose pas trop en parler. »

D’après un article du journal de la RTBF certains enfants subissent le mariage forcé car ils sont turbulents, par exemple ; dû à des problèmes de drogues, des problèmes scolaires ou encore à des tendances sexuelles. Que pensez-vous de ces arguments ? « Je n’opte pas pour ces arguments là parce que c’est plus quelque chose de culturel. J’ai eu l’occasion de rencontrer certaines adolescentes qui ont été obligée de se marier vers l’âge de 16 ans, ont leur a présenté des hommes beaucoup plus âgés qu’elles mais les jeunes n’étaient pas du tout turbulentes elles allaient à l’école elles avaient une vie lambda… il faut se remettre dans le contexte ici en Belgique le mariage est prescrit mais dans les autres pays la justice ne se bouge pas. »

Mariée à 5 ans en Asie…

L’Asie concentre plus de la moitié des mariages non voulus dans le monde. Au Bangladesh 29% de filles sont marié avant l’âge de 5 ans malgré la législation qui interdit tout union avant 18 ans. L’ONG déclare que le problème est le décalage entre le droit coutumier et le droit public. Les Chrétien autorise l’union à partir de 21 ans., les musulmans à 16 ans mais les Asiatiques n’ont aucune limite d’âge. Les raisons des familles sont l’ignorance du droit, l’existence de tradition, crise économique, l’inégalité de l’Homme.

Pour finir on découvre dans les articles que la crise économique et la pauvreté sont les causes principales du mariage forcés. Certaines familles font passer la tradition ensuite la législation. Pour eux malgré les lois déjà existantes le mariage forcés est devenu une norme sociale. Pour d’autres marier leurs enfants est un échange contre des soins. La mentalité devrait changer car la culture n’est pas égale à la loi. Aucune intention aussi louable soit-elle ne peut justifier d’imposer à une personne l’enfer d’une vie qu’elle n’aurait pas choisie.

Mariages forcés, une réalité mondiales.

Les mariages forcés: un drame trop souvent ignorés !

Mariage forcé: les signaux qui doivent alerter.

[1]https://notabene-le-magazine.be/2019/06/12/10-chiffres-fous-sur-le-mariage/

[2] Source : statbel (direction général statistique- Statistique Belgium) article consulté le 19/12/2019sur le site www.statbel.fgov.be

  • Kumu lokua Chelsea-robine
  • 23 Ans
  • Etudiante à l’ISFSC
  • BAC1 Communication

Foulard et vie en société : deux oxymores ?

Le port du foulard dans l’espace public est une question fertile qui a donné naissance à de nombreux débats, discussions et polémiques. Mille et une informations se martèlent. Alors, que représente-t-il ? Dans quels cas est-il interdit ? En Belgique, que dit réellement la loi à ce propos ?

Femme portant un foulard jaune. Unsplash/Janko Ferlic

Le foulard est un tissu qui peut se porter comme accessoire de mode autour du cou, sur la tête et là où vous le souhaitez. C’est selon vos envies ! Il représente par ailleurs un vêtement traditionnel ou religieux appelé également « voile ». Destiné à couvrir une partie du corps d’une femme qui le porte. Il est notamment présent dans les traditions juives, chrétiennes et musulmanes.

Le foulard, une réalité plurielle !

Le voile dit aujourd’hui « islamique », est antérieur de plus d’un millénaire au prophète musulman, Mohamed. Durant l’Antiquité, avant l’avènement du christianisme, les femmes étaient généralement voilées. Une femme qui se respectait et qui était aisée ou libre avait l’obligation, lorsqu’elle sortait dans l’espace public, de porter quelque chose sur la tête. Il était principalement porté pour distinguer les femmes mariées des célibataires et des prostituées. Au Moyen-âge, les femmes continuent à couvrir leurs cheveux. Le foulard est un donc un héritage de l’Antiquité païenne qui a ensuite été récupéré par les trois religions monothéistes.

Pour les femmes juives orthodoxes, l’obligation écrite de se couvrir la tête est relativement tardive. Dans la tradition juive, une femme est censée se couvrir la tête en public. Certaines le font scrupuleusement, ne laissant dépasser aucun cheveu, d’autres laissent sortir quelques mèches, d’autres encore, bien que pratiquantes, ont laissé tomber le foulard, le chapeau et a fortiori la perruque et laissent leur cheveux libres. La pratique actuelle est donc très variable.

Aussi, les premiers textes chrétiens en faisant mention apparaissent dès le premier siècle avec Saint Paul, puis Clément d’Alexandrie, Tertullien et d’autres. Le voile chrétien a donc une longue histoire derrière lui. Il est une pratique courante jusqu’au milieu du XXème siècle.

Quant à l’islam, le port du foulard est une obligation. Le verset 31 de la sourate 34 du Coran dit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atouts que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines.». Pour les personnes de confession musulmane, la sagesse de cette pratique est de faire valoir ce que les femmes ont dans le cœur et l’esprit.

Aujourd’hui, à travers le monde, des femmes se voilent. Le foulard est une réalité plurielle. Une réalité qui varie selon les contextes, les régions et la spiritualité de chacune.

Aujourd’hui, le port du foulard interroge !

Le port du foulard est sources de diverses questions et opinions. D’après le Pew Research Center, un centre de recherche américain fournissant des statistiques et des informations sociales, la plupart des Européens de l’Ouest préfèrent au moins certaines restrictions sur les vêtements religieux des femmes musulmanes.

En août 2018, une loi danoise est entrée en vigueur. Celle-ci interdit aux femmes musulmanes de porter des voiles couvrant le visage tout comme les burqas ou les niqabs. La Belgique a adopté des lois similaires ces dernières années, contribuant aux restrictions gouvernementales sur la religion dans la région.

En 2017, un sondage a été réalisé par ce même centre dans quinze pays d’Europe de l’Ouest, auprès d’adultes non musulmans. Dans notre Royaume : 19% des sondés pensent que les femmes musulmanes pourraient porter le vêtement religieux de leur choix, 50% pensent qu’elles peuvent porter un vêtement religieux sans pour autant cacher leur visage et 28% pensent qu’elles ne devraient pas être autorisées à porter des vêtements religieux dans l’espace public.

Capture d’écran du sondage réalisé par Pew Research Center dans différents pays d’Europe, quant aux restrictions concernant les habits religieux des femmes musulmanes.

Que dit la loi ?

Les affirmations quant au port du voile dans l’espace public sont multiples. Alors, basons-nous sur la loi ! L’article 19 de la Constitution belge stipule que : «La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.».

Pour Mehmet Alparslan Saygin, juriste et spécialité de la laïcité dans le droit belge, le thème de la laïcité est des plus importants de notre époque. Il est à l’intersection de bien d’autres : libertés et droits fondamentaux, diversité de nos sociétés, Etat de droit, démocratie, multiculturalité, interculturalité, vivre-ensemble, intégration,… Les discussions autour de la laïcité sont selon lui, la plupart du temps, faites de confusion.

Post Facebook publié le 30 janvier 2017 par Theo Francken, homme politique belge membre du parti nationaliste flamand N-VA.

Face à la question confrontant laïcité et port du foulard, il répond : «La laïcité implique la liberté religieuse. La liberté religieuse, c’est la liberté d’avoir une religion mais aussi celle de l’exercer. Il s’agit donc de la pratiquer, aussi bien en privé qu’en public et ce, dans tous les secteurs de la société. Le port du foulard est un exemple pratique de cette liberté religieuse telle que consacrée par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’Homme. Il n’y a donc, a priori et à mon sens, aucune contradiction entre laïcité et port du foulard.».

La laïcité est d’après notre spécialiste en la matière, un principe politique d’organisation de l’Etat. Elle permet la libre expression de toute conviction religieuse ou philosophique dans le respect des droits d’autrui et de l’ordre public. A l’inverse, ce n’est pas une idéologie, ce qui implique de ne pas en faire une conviction. Il la compare à un plat qui perdrait totalement de sa saveur si un de ses ingrédients venait à manquer : l’égalité, la non discrimination, la liberté (notamment religieuse) et la séparation ou, plus exactement, la non-ingérence réciproque entre les Églises et l’État. Ces différents principes sont consacrés en droit belge, donc même si le mot laïcité n’apparaît pas en tant que tel dans la Constitution, la Belgique est un État laïque. Cette laïcité est toutefois imparfaite et bien des améliorations sont possibles.

La laïcité est un bien commun. En effet, c’est un mode d’organisation de la gouvernance politique qui vise notamment à protéger la liberté d’expression de toutes les convictions philosophiques. «Elle appartient à personne mais à tout le monde. Chacun a la même légitimité pour en parler et elle ne peut alors avoir de représentant officiel ou officieux.».

Il ajoute que : « L’outrage, serait de forcer une femme à porter le foulard alors qu’elle ne souhaite pas le porter. L’outrage, serait de forcer une femme à enlever son foulard alors qu’elle souhaite le porter. Dans les deux cas, il s’agit d’une entrave à l’émancipation des femmes, qui passe par le respect de leur choix.».

Et si on écoutait les principales concernées ?

Ici, six jeunes étudiantes bruxelloises partagent leurs ressentis et avis quant à la question. Ces dernières portent le foulard et d’après elles, il s’agit d’un choix personnel et qui a fait l’objet d’une réflexion. Elles déconstruisent les clichés auxquelles elles sont confrontées. Parmi eux : le foulard serait un objet de soumission et d’oppression de la femme, la femme voilée ne se lave pas les cheveux,… Elles aspirent à ce que les clichés liés aux femmes portant le foulard disparaissent et qu’elles puissent vivre leur spiritualité sans contraintes. Enfin, selon Mehmet Saygin : «Il faut rester optimiste et continuer à inlassablement rappeler le socle de nos valeurs communes telles que l’égalité et la non-discrimination.».

Yasmine FELFELE

Je m’appelle Yasmine Felfele et j’ai 24 ans. J’ai auparavant fait des études pour devenir professeure de français mais c’est aujourd’hui, en communication à l’ISFSC, que j’ai enfin trouvé l’épanouissement. Pour moi, la vie est un cadeau d’une valeur inestimable que chacun se doit de partager avec les autres. Chaque jour, j’essaye de laisser cette citation de Nelson Mandela guider mes pas: «L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle.».

En savoir +

(1) Le voile selon le Coran et en Islam (dans Oumma.com)

Pourquoi l’Eglise n’accepte-t-elle pas l’homosexualité dans le mariage ?

Gay Pride
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Le 30 janvier 2003, la Belgique devient le deuxième pays à reconnaître le mariage homosexuel.  Les temps changent et les mœurs évoluent.  Pourquoi l’Eglise n’accepte-t-elle donc pas l’homosexualité dans le mariage ?

Acceptée, condamnée, puis méprisée

Sébastien Quintin écrit dans son travail (1) que pendant l’Antiquité, les rapports homosexuels étaient courants et acceptés.  Alexandre le Grand, notamment, a connu d’importantes relations amoureuses avec ses hommes.

Au Moyen âge, la torture était infligée aux homosexuels.  L’homosexualité était considérée comme une hérésie. L’homosexualité était condamnée et réprime lors de l’inquisition par l’Eglise qui avait le pouvoir à cette époque-là.

Aujourd’hui, l’homosexualité est encore méprisée par certains selon une analyse effectuée le 3 février 2017 (2).  Cependant, le gouvernement fait de nombreux efforts pour permettre aux homosexuels de bénéficier des mêmes droits que tout citoyen.

L’Europe ouvre des droits aux homosexuels 

Soulagement pour les couples homosexuels !  La législation change petit à petit, depuis le 21 décembre 2000 par la première loi votée aux Pays-Bas et qui est d’application depuis le 1er avril 2001. Selon Le Figaro (3), un état des lieux des différentes législations des pays européens concernant le mariage ou l’union civil autorisé pour les homosexuels a été dressé. A ce jour, 16 pays européens ont reconnu le mariage homosexuel.  Les Pays-Bas sont le premier pays à avoir légalisé le mariage homosexuel depuis avril 2001.  Vient ensuite, la Belgique qui devient le deuxième pays autorisant légalement l’union de couples homosexuels, et ce depuis 2003. L’Espagne l’appliquera en 2005.  Puis, la Norvège et la Suède en 2009.

Si l’homophobie en Europe de l’Est est toujours bien présente, il s’avère que l’homosexualité est mieux acceptée, dans les pays d’Europe occidentale.

Hors Europe, certains pays comme l’Afghanistan, les Emirats arabes unis, le Yémen et bien d’autres, les homosexuels n’ont pas de droits.

L’homosexualité face aux règles de l’Eglise catholique

Dans une interview, François Lagasse de Locht, abbé faisant partie de l’équipe pastorale de Wezembeek-Oppem, répond à mes questions :

Pour certaines personnes, les homosexuels sont des personnes malades. Que pensez-vous de cet avis ?

FL. : « Malade, certainement pas.  Il faut prendre conscience de son corps.  Je suis un garçon ou je suis une fille.  Ne suis-je pas un garçon ou ne suis-je pas une fille.  C’est simplement une question d’identité. »

La religion chrétienne ne se met-elle pas en défaut quand elle refuse d’octroyer la bénédiction aux couples homosexuels ?  Ne voyez-vous pas une certaine discrimination ?

FL. : « Nous pouvons toujours bénir des personnes (des jeunes fiancés) ou bénir un projet (promesse lutins).  Mais, face à un couple homosexuel, il est préférable, (avec leur permission) de les prévenir que Dieu leur souhaite le plus grand bonheur ; mais il faut savoir que ce n’est pas le reflet de l’amour que Dieu porte aux hommes

Savez-vous qu’à Paris, des associations et des citoyens ont défilés le 30 juin 2018 et ce afin de rappeler que les homosexuels sont traités comme des criminels, qu’en pensez-vous ?

FL. : « Malheureusement, il y aura toujours des élans racistes et ce peu importe le domaine.  Nous ne savons pas pourquoi.  Certaines personnes vont critiquer les homosexuels, tandis que d’autres les respecteront. »

L’Eglise condamne-t-elle l’homosexualité ?

A l’heure actuelle, l’Eglise réalise qu’être homosexuel est une caractéristique du développement psychosexuel, qui apparaît pendant la croissance de l’enfant.  En 2015, le monde ecclésiastique a reconnu que toute personne a droit au respect dans sa dignité, quelle que soit sa tendance sexuelle.  Cependant, pour l’Eglise, il est important de bien distinguer le souffle de la Parole de Dieu avec les lois humaines de la société.

Les couples homosexuels doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse selon le catéchisme n°2358. (4)

D’après le représentant de l’Eglise interviewé, il convient de rappeler que dans l’évangile, l’Eglise voit des femmes et des hommes qui deviennent des familles.  Et qu’aucune personne n’y est dénigrée.  Seules sont dénigrées les personnes qui souhaitent faire du mal. L’Eglise ne condamne pas les homosexuels. Néanmoins, il est important qu’elle reste fidèle au message de l’évangile.

Homosexualité : que dit la Bible ? Interview avec M. Karsten Lehmkühler

Le 10 décembre est la journée internationale des droits humains. Ceux-ci sont repris dans l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme relatifs à la liberté de pensée, de conscience et de religion.  Aujourd’hui, nous vivons, dans une Belgique, libre où chacun a le droit de pratiquer la religion de son choix.  Peu importe le chemin que nous prenons.  Dieu ne nous juge pas sur nos actes mais bien sur ce que nous sommes.

Pourquoi le mariage entre homosexuels n’est pas reconnu par l’Eglise ?

Le sacrement de mariage religieux engage le couple, non seulement par la fidélité, l’entraide, mais aussi par la fécondité.  Cette symbolique de procréation, les couples de même sexe ne peuvent pas s’y engager.   Il s’avère que dans la religion chrétienne, la sexualité n’a de sens que pour avoir des enfants et permettre ainsi la pérennité de l’espèce humaine.

L’Eglise dans le débat sur le mariage pour tous, Monseigneur Bernard Podvin, porte parole de
la Conférence des Evêques de France

Des changements lents et réels.  Qu’en est-il des mentalités ?

« Ce n’est pas parce qu’il y a effectivement des différences entre les hommes qu’il faut conclure à la suprématie des uns et l’infériorité des autres.  Il ne faut pas confondre différence et inégalité » selon l’écrivain Jean Rostand.

Il faut noter que dans la société dans laquelle nous vivons, l’hétérosexualité dans un couple est et sera toujours la voie considérée comme étant la plus logique.  En effet, les personnes homosexuelles sont souvent perçues comme différentes.  De ce fait, elles sont souvent rejetées par leur famille, leurs collègues de travail voire la société. En Belgique, il y a quelques années, un jeune homme a été torturé et tué à Liège pour le seul motif d’être homosexuel (5).

Le dédain, le rejet, voire la haine envers les homosexuels.  C’est une situation que les couples homosexuels subissent au quotidien. Avec bonheur, il existe quelques associations pour les soutenir et les encourager à être eux-mêmes.

Toutefois, il faut se réjouir  que le monde ecclésiastique et la société commencent à accepter les personnes différentes. Depuis 2003, la législation belge a légalisé le mariage homosexuel.   Le droit est non seulement le témoin du changement des mentalités, mais il est le garant du respect de la loi d’égalité.  Ce fait inacceptable rapporté ci-dessus démontre que le combat dans la défense des valeurs est quotidien et révèle de la responsabilité de tout le monde, peu importe son âge et sa condition.

Si je m’appuie sur les chiffres d’une enquête réalisée en France, celle-ci montre que le fait que des couples du même sexe s’aiment et vivent ensemble est de mieux en mieux accepté. En 2008, 19 % des Français n’acceptent pas l’homosexualité contre 49 % en 1981 (6).

L’article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ne stipule-t-il pas que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.  Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

L’éducation religieuse impose l’hétérosexualité dans la société comme un dogme. Heureusement, le monde ecclésiastique et la société acceptent les personnes différentes.

Espérons qu’un jour viendra, où les couples homosexuels pourront rendre public leur amour non seulement face à la société, mais aussi devant Dieu si tel est leur souhait et cela sans qu’il y ait un regard de mépris !

Victoria BOUHON

(1) QUINTIN, Sébastien. L’homosexualité a-t-elle toujours été rejetée ? Consulté le 23/04/2020. Disponible à l’adresse : https://perso.helmo.be/jamin/euxaussi/marginal/rejhomo.html (2) ROUDEAU Damien et REYNARD Guillaume. Hétérosexuels et homosexuels : histoire d’une lente évolution vers l’égalité. Observatoire des inégalités.3 février 2017. Consulté le 23/04/2020. Disponible à l’adresse : : https://www.inegalites.fr/Heterosexuels-et-homosexuels-histoire-d-une-lente-evolution-vers-l-egalite?id_theme=19#nb1 (3) DUFFAU, Clément et BARIETY, Aude. Quels pays autorisent le mariage homosexuel en Europe ? Le Figaro (en ligne). 30 juin 2017. Consulté le 23 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://www.lefigaro.fr/international/2017/06/30/01003-20170630ARTFIG00001-quels-pays-autorisent-le-mariage-homosexuel-en-europe.php (4) Père FOYER, Dominique. Eglise et homosexualité. Eglise catholique en France. Consulté le 24 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://eglise.catholique.fr/369530-eglise-et-homosexualite/ (5) B., T. Le refuge d’accueil d’urgence pour jeunes LGBT : inédit en Wallonie. Leguidesocial. 30/08/19. Consulté le 24 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://pro.guidesocial.be/articles/actualites/le-refuge-d-accueil-d-urgence-pour-jeunes-lgbt-inedit-en-wallonie.html (6) ROUDEAU, Damien et REYNARD, Guillaume. Hétérosexuels et homosexuels : histoire d’une lente évolution vers l’égalité. Observatoire des inégalités. Le 3 février 2017. Consulté le 24 avril 2020. Disponible à l’adresse : https://www.inegalites.fr/Heterosexuels-et-homosexuels-histoire-d-une-lente-evolution-vers-l-egalite?id_theme=19

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Qui sommes nous ?

Je suis homosexuel(le) et je veux adopter

A quel moment un couple est-il considéré marié par Dieu ?

Victoria Bouhon 

20 ans

Etudiante en 1ère année de BAC1 – communication à l’ISFSC

Les contacts sociaux sont ma priorité dans la vie.  Partager des bons moments entre amis ou avec ma famille.  La rencontre de l’autre, tant en Belgique que dans des contrées lointaines me permettent de m’ouvrir l’esprit. 

Pourquoi l’Eglise refuse-t-elle le mariage pour les homosexuels ?

Depuis 2003, la Belgique est le deuxième pays à reconnaître le mariage homosexuel.  Les temps changent et les mœurs évoluent. L’Eglise aussi est en marche.

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Auteur : Geralt – Licence : Pixabay Licence Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise.

A ce jour, les fidèles de la religion catholique réalisent qu’être homosexuel est une orientation sexuelle homo-affective. En effet, cette situation apparaît pendant la croissance de l’enfant.  En 2015, le monde ecclésiastique a reconnu que toute personne a droit au respect dans sa dignité et ce, quelle que soit sa tendance sexuelle. C’est pour cette raison que l’Eglise ne condamne pas ces personnes homosexuelles. Cependant, le prêtre ne peut unir des couples homosexuels comme des couples hétérosexuels. En effet, le sacrement du mariage religieux engage le couple non seulement par la fidélité, l’entraide mais aussi par la fécondité.  Ce dernier engagement, les couples homosexuels ne peuvent pas le respecter de manière naturelle. Il s’avère que dans la religion chrétienne, la sexualité n’a de sens que pour avoir des enfants et permettre la pérennité de l’espèce humaine.

Si les couples homosexuels peuvent rendre public leur amour face à la société par le mariage civil, jamais ils ne pourront le faire par le sacrement du mariage religieux.

Témoignage du premier couple homosexuel marié civilement en Belgique :

V.B.

Don de sang des homosexuels : l’égalité en progrès

C’est le bilan 2019 des droits des LGBTQ+ qui nous a mis la puce à l’oreille. Celui-ci pointe, pour la Belgique, « des questions autour du don de sang ». Ces questions ont trait principalement aux conditions à respecter par les personnes homosexuelles pour pouvoir donner leur sang.

Dans quelle mesure les conditions pour donner son sang vont-elles progresser pour les personnes homosexuelles ?

Souvenez-vous

Il y a deux ans, la Chambre des représentants approuvaient une loi autorisant les personnes homosexuelles à donner leur sang, ce qui leur était jusqu’alors interdit. Hic : la loi imposait une période d’abstinence de 12 mois. De quoi lui donner une allure pour le moins hypocrite. C’est en tout cas ce que dénonçaient différentes associations de lutte pour l’égalité entre les orientations sexuelles.

Don de sang ©SIPA

S’appuyant sur la non-conformité aux articles 10 (égalité de tous devant la loi) et 11 (non-discrimination) de la Constitution, les parties opposées à ces conditions strictes ont obtenu gain de cause auprès de la Cour constitutionnelle, qui a décidé il y a peu d’annuler la loi de 2017.

Une nouvelle loi devrait bientôt être adoptée, assouplissant les conditions de don de sang par des personnes homosexuelles. A suivre…

Femmes dirigeantes en Belgique : où en s’hommes-nous ?

Il y a peu, Dominique Leroy annonçait qu’elle quittait la direction de Proximus. L’occasion de s’interroger sur la présence des femmes à la tête des grandes entreprises, qu’elles soient privées, publiques ou familiales. D’une forme de société à l’autre, les constats varient. Dans l’ensemble et sans grande surprise, nous sommes encore loin de l’égalité de plus en plus revendiquée.

La question originelle de cet article était : « Les femmes ont-elles accès à des postes de haut management autant que les hommes ? ». Pour apporter des premiers éléments de réponse, nous avons contacté Isabella Lenarduzzi, fondatrice de JUMP, entreprise sociale qui œuvre à combler le fossé entre les hommes et les femmes au travail.

Quand nous lui avons posé cette question, elle nous a répondu : « Bien entendu que non. Pour vous donner un chiffre en Belgique, 57 % des personnes obtenant un diplôme universitaire sont des femmes. Or, seules 17 % de femmes dirigeantes dans les comités de grandes d’entreprises, (car il n’y a pas de quota). ». Sur base de cette réponse, nous avons reformulé notre question, nous autorisant un jeu de mots : « Femmes dirigeantes en Belgique, où en s’hommes-nous ? ».

Petit crochet historique

Selon le journal L’Echo, les femmes occupaient en 2018 16 % des postes aux comités de direction des grandes entreprises, contre environ 9 % dix années plus tôt. Le journal précise qu’il n’y a « pas de quoi pavoiser » car nous nous situons juste au-dessus de la moyenne européenne, qui est de 15 % de directrices. A titre de comparaison, nous sommes encore loin de nos voisins français qui comptent pas moins de 42 % de femmes dans les conseils d’administration des sociétés cotées (CAC 40). Autre pays davantage exemplaire sur la question de l’égalité hommes-femmes au niveau des fonctions dirigeantes : la Norvège.

En vérité et en Belgique, la représentation des femmes au sein des conseils d’administration est encadrée par une loi datant de 2011. Cette loi vise à garantir la présence des femmes dans le conseil d’administration « des entreprises publiques autonomes, des sociétés cotées et de la Loterie nationale. ».Elle instaure, pour l’ensemble des membres du conseil d’administration, « un quota d’au moins un tiers de membres du sexe le moins représenté ». Il existe également des dispositions concernant la représentation des femmes dans l’administration publique.

En effet, un arrêté royal de 2012 « fixe un quota de femmes aux deux premiers degrés de l’administration fédérale. Désormais, au moins un haut fonctionnaire sur trois doit être une femme. Les services qui n’arrivent pas aux normes imposées devront donner la préférence à la candidate, en cas de lauréats classés de manière équivalente. Selon les derniers chiffres, en 2013, les femmes représentaient 16.3% des fonctionnaires du premier degré et 31.6% des fonctionnaires du second degré des ministères fédéraux ».

Absence de volonté politique

Malgré ces dispositions légales, Isabella Lenarduzzi pointe une absence de volonté politique à les appliquer : « En Belgique, c’est simple, il n’y a pas de volonté politique. Je vous rappelle que la N-VA et l’Open VLD avaient voté contre la loi sur les quotas, à l’exception de Gwendolyn Rutten. On n’a pas mis en place de contrôle ni de sanctions pour encadrer la loi. Résultat, les sociétés font ce qu’elles veulent. Elles ne bougent que lorsqu’elles sont soumises à de fortes pressions médiatiques et citoyennes ».

Ceci expliquerait la présence de trois femmes à la tête de sociétés belges membres du Bel 20, ces sociétés étant particulièrement médiatisées. Difficile d’ailleurs de ne pas avoir eu connaissance, récemment, du départ de l’ancienne CEO de Proximus, Dominique Leroy.

Remplacée temporairement par… une femme. En l’occurrence, Sandrine Dufour, jusqu’alors directrice financière de la société. Notons par ailleurs la présence d’Ilham Kadri à la tête de Solvay et d’Isabelle Kocher à la tête d’Engie-Electrabel.

« Nous, les femmes, nous sommes la moitié du ciel et même un peu plus. Nous entendons être la moitié de tout. Pas vos moitiés, la moitié de tout. Et surtout, surtout, être au moins la moitié partout où se prennent les décisions. Le monde qui vient devra s’habituer partout à la présence partout, la présence forte de vos filles, de nos filles ». Christiane Taubira.

Et du côté des entreprises familiales ?

Outre au niveau de ces grosses sociétés cotées en bourse, qui restent principalement dirigées par des hommes, il est intéressant d’observer l’évolution de la présence des femmes à la tête d’entreprises familiales. Entreprises représentant trois quarts des sociétés belges, un tiers de notre PIB et 45% de l’emploi. Et là, le tableau est différent. Plusieurs, dont Isabella Lenarduzzi, évoquent un tournant historique avec l’arrivée d’un grand nombre de filles de dirigeants à la tête de ces entreprises.

Selon le magazine Trends, ce tournant est le fruit « d’une longue évolution sociologique». Qui aboutit aujourd’hui au constat dressé par Isabella Lenarduzzi selon lequel une majorité des personnes diplômées (57%) sont des femmes.

De son côté, Valérie Denis, directrice de la Chaire Ichec Familles en Entreprises, constate que les hommes ont souvent un complexe d’infériorité concernant leurs diplômes par rapport à ceux de leurs sœurs. Elle indique encore que « grâce à cette liberté de choisir leur cursus, au contraire des générations précédentes, ces jeunes femmes ne sont plus vouées à des rôles de second plan. Elles sont de plus en plus appelées à jouer un rôle opérationnel, voire à prendre les rênes de l’entreprise familiale»…

Si la situation des entreprises familiales est encourageante quant à l’égalité hommes-femmes, elle ne serait hélas que l’arbre qui cache la forêt. D’après l’étude 2020 du World Economic Forum, « l’égalité des genres progresse très lentement dans le monde, en particulier dans le domaine économique ». Un chiffre en particulier fait froid dans le dos : il faudrait désormais 257 ans pour effacer les inégalités hommes-femmes dans ce domaine…

Comme nous avons pu le constater, malgré des évolutions positives, les femmes demeurent peu présentes dans les positions de direction. Sans parler de leurs salaires, qui restent plus faibles.

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