Islam politique et charia : QU’en est-il réellement ?

L’union de l’islam et de la politique a souvent eu une image néfaste du point de vue Occidental car souvent rattaché à des groupes extrémistes voire même terroriste. On en dépeint une toile des plus sombres mais qu’en est-il réellement ? qu’est-il dicté dans le Coran et comment sont établies les règles de la charia ?

En Belgique un parti politique nommé islam prône l’application de la charia dans le pays. Ce parti existe maintenant depuis 2012 et a fait pas mal parler de lui pendant le courant de l’année 2018 spécifiquement.

Belgique et charia: une union impossible

Le parti islam est un parti qui a beaucoup de polémique autour de lui. Notamment avec l’affaire de diffamation pour laquelle le cofondateur du parti a été inculpé et jugé coupable en Mai dernier. Redouane Ahrouch, a écopé de 6 mois de prison avec sursis pour avoir refusé de regarder et de saluer une chroniqueuse en justifiant cet acte par le fait que cette dernière est une femme.

Logo choisie pour représenter le parti ISLAM crée en 2012

Le parti a pour objectif de transformer la Belgique en État islamique s’appuyant sur le Coran.

Selon Mohammed Merzoug, ex-ministre des Communication en Algérie (Gouvernement Malek ayant fait face à la vague de l’islamisme en Algérie à son époque) ce genre d’idéologie politique n’a aucunement sa place en Belgique. « L’application de la charia est incompatible avec le droit positif applicable dans une société fondée sur le principe de la souveraineté populaire. » « La charia est fondée sur la souveraineté divine et n’est donc pas susceptible d’évolution et de modification ». Néanmoins le parti revendique le contraire et se veut appliquer la charia en « conformité» avec la constitution belge.

cet extrait tiré d’une émission plateau de RT France nous montre le président du parti ISLAM s’exprimant sur la politique de son parti ainsi que le fait divers énoncé ci-dessus.

La politique islamique en Afrique du nord

Le Maghreb a été fortement touché par cette mouvance politique elle aussi. Dans un ordre chronologique l’Algérie fut la première à être touché avec l’apparition du FIS (Front Islamique du Salut) en 1989. Le parti sera dissous en 1992 et ses deux dirigeants seront jugé et condamné à 12 ans de prison car jugé dangereux pour les institutions de l’État.

L’islamisme refera son apparition en Afrique du nord après la vague révolutionnaire apporté par le printemps arabe. On citera comme exemple Mohamed Morsi qui après le renversement d’Hosni Moubarak deviendra le premier président élu démocratiquement en Égypte. Ce dernier sera destitué à son tour après seulement un an aux commandes du pays et une forte protestation de la part du peuple égyptien.

Selon l’expert interviewé l’islam n’a pas réussi son implantation dans la politique.

« L’islam n’a pas réussi après le printemps arabe.Il a échoué en Algérie après une décennie sanglante qui a fait plus de 200000 morts.Il a échoué en Égypte après la parenthèse présidentielle des frères musulmans.Il est en perte d’influence au Maghreb et noyé dans le désordre chaotique et sanglant du moyen-orient.Les premières expériences d’élections pluralistes ont montré les limites de l’islam politique »

Charia: qui fait les lois ?

Pour mieux comprendre la charia il faut tout d’abord savoir que les musulmans se divisent en plusieurs groupes de croyants distincts. Nous avons les sunnites (majorité des musulmans) que l’on retrouve au Maghreb, au Moyen-Orient ainsi que dans certains pays asiatiques. Les chiites présents dans certaines régions du Moyen-Orient (Irak, Iran). il existe aussi d’autres courants moins importants qui ne possède que très peu de croyants.

La charia est souvent considérée comme l’aspect politique de l’islam mais c’est bien plus que cela. La charia englobe en réalité toutes les règles doctrinales, sociales, culturelles et relationnelles comprise dans ladite religion.

Monsieur Abdelhay Bakkali Tahiri a revendiqué une charia adaptée à l’État belge car la charia serait libre d’interprétation. Alors oui il est vrai que dans l’islam sunnite il n’existe pas d’équivalant au clergé mais il existe des mosquées de grande influence qui ont un rayonnement très important et sont très influent dans les pays voisins. Nous citerons comme exemple la mosquée d’EL Azhar au Caire ou encore Médine en Arabie Saoudite.

la tâche de dicter la charia est léguée aux muphtis(1) qui édicte des Fatwa(2).

En revanche dans le cas de l’islam chiite il existe bel et bien un clergé hiérarchisé comme il fut rappelé dans l’interview.« Le clergé chiite est dirigé par un chef suprême qui est en général nommé Ayatoulah (l’un des titres les plus élevés du clergé chiite) » en effet les chiites ont un leadeur qui occupe la fonction du douzième Imam en attendant son retour prophétique.

un islam moderne ?

Parmi les textes saints, la spécificité du Coran tient, pour la majorité de la communauté musulmane, dans la croyance selon laquelle le texte saint, prophétisé par Mahomet, est la parole « incréée » de Dieu, « descendue » sur le Prophète tout au long de son apostolat. Il ne s’agit plus alors d’un livre « inspiré » mais « dicté ». En somme, le Coran occupe approximativement pour l’islam la nature et le rôle que Jésus, Verbe de Dieu et Dieu lui-même, occupe dans le christianisme. On comprend dès lors que le Coran soit communément considéré par les théologiens musulmans comme un « attribut » de Dieu, consubstantiel à Lui.

En dépit de son expansion et des influences étrangères, l’islam n’a donc pour ainsi dire pas évolué. Une opinion répandue est que cela serait dû à l’impossibilité de modifier le Coran en raison de la croyance en sa nature incréée, pour les musulmans, il n’est pas nécessaire de modifier les textes sacrés, où l’on trouve souvent tout et son contraire.

Pour les musulmans, le Livre saint est unique et exclusif, son texte est en version unique, en une langue unique qui est celle même utilisée par Dieu.  Ajoutons-y le poids des institutions universitaires islamiques de contrôle et de censure. Aussi, tout intellectuel musulman qui ose aborder ces problèmes comme l’aborde un historien des textes, ou sous l’angle historico-critique, devient marginal. Et, quand il publie sur ce sujet, il est vite neutralisé par la persécution, la censure, l’exil forcé, ou volontaire.

L’islam moderne est envisageable, au travers d’une nouvelle charia correspondant à notre société, cependant il sera fortement mal reçu par une grande partie de la communauté musulmane et les réformateurs musulmans qui plaident contre la rupture entre passé et présent en conciliant acquis de la modernité et patrimoine musulman.

Mehdi Merzoug

Je suis âgé de 20 ans, élève en première année de communication à l’ISFSC

essaye d’être le plus photogénique possible comme le montre la photo

En savoir plus :

Projet de campagne ISLAM https://www.islam2012.be/projet

Définition de Mufti (1) https://www.cnrtl.fr/definition/muphti

Définition fatwa (2) https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/fatwa/32988

« Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. » Psaumes 50:21

Le pape François demande pardon aux fidèles et essaie de faire bouger les choses pour aider les victimes à faire le deuil. C’est vers la fin du 20e siècle qu’on a commencé à entendre parler partout dans le monde des premiers scandales au sein l’Église. Les abus sexuels sur mineur et les religieuses montrent les dérives du clergé. Et fait l’objet de procès très médiatisés. Comment venir en aide aux victimes et leur permettre de tourner la page ?

Les mineurs et les religieuse prennent la parole

Le 29 novembre 2019 a débuté le deuxième jour du procès Barbarin. Ce dernier est accusé d’avoir gardé pour lui des agissements pédocriminales du prêtre Bernard Preynard, qui est accusé d’avoir abusé de mineurs. Le procès n’est pas encore terminé, la cour prendra sa décision le 30 janvier prochain.

Depuis quelques années, plusieurs médias parlent des scandales qui secouent l’Église catholique, notamment Arte, qui a diffusé un documentaire sur l’abus sexuel des religieuses, pensez-vous que malgré le culte du silence qui se trouve dans l’Église, certaines d’entre elles vont parler ?

« En ce qui concerne les religieuses par rapport aux enfants, c’est une autre question plus proche de ce qu’on a appelé dans les années 90 la question des dérives sectaires, c’est-à-dire non pas seulement sur les enfants mais aussi sur les adultes. Ça consiste à noter que certaines personnes fragiles peuvent être en quête spirituelle et peuvent dans cette quête chercher des réponses à leur vulnérabilité, mais comme elles sont vulnérables, la quête spirituelle est redoutable et on peut très bien imager que l’autorité spirituelle n’ait pas tout été correcte, puis qu’il abuse de la vulnérabilité. Mais elle est différente de celle de l’enfant, puisque celui-ci ne comprend pas ce qui lui arrive, te dit qu’ici ce sont des personnes majeures qui sont en recherche de quelque chose qui ont trouvé l’homme ou la femme qui éclaire le sens de leur vie, et puis à force d’éclairer les choses se compliquent. » explique Louis-Léon Christians, directeur de la chaire droit et religion d’Université Libre de Louvain.

Mettre des mots sur les maux

En Belgique, il y a eu 600 signalements de cas prescrits concernant des abus au sein de l’ Église. Elles ont toutes été enregistrées par le centre arbitrage (1), qui est une commission mixte entre l’ Église et l’ État. C’est ce dispositif qui a essayé d’aider financièrement mais de façon assez secondaire, surtout en termes équité. Mais aussi les droits canons qui remontent à l’an 1000, qui d’abord servait au bon ordre du clergé, et parfois des fidèles. Il faut attendre la Deuxième guerre monde avec les mouvements des droits de l’homme, à partie duquel il est devenu plus vigilant à la protection des statuts des fidèles contre éventuels abus du clergé. Le premier moment délicat de ces affaires, c’est d’abord la prise de parole. Puisque certaines personnes ne veulent pas revivre une deuxième fois, toute cette histoire est de réexpliquer sans cesse les faits. Car même si parfois il y a une possibilité de sanction pénale.

Est-ce que la sanction du coupable suffit à résoudre les mots ? Nul ne le sait.

Ensuite, parfois, la réponse de la justice est insatisfaisante. En droit, on va parler d’arrêter, cela signifie qu’on arrête de discuter sur les faits qu’on a pu prouver. On passe outre cette affaire et ces difficultés qui ont cassé, troublé une vie pour permettre à ces personnes de tourner la page.

Comment la justice peut-elle aider les victimes de ces abus ? « C’est une question difficile qui se pose encore au parlement belge, puis en France. Autrement dit, celles des personnes qui ont estimé êtres abusés ou ont été abusées ont eu à la possibilité psychologique et le courage de parler. Se retrouve dans une situation de victime qui n’est pas nécessairement agréable. Dire, regarder, j’ai été abuser. C’est courageux et on espère justice, mais enfin, c’est tout de même se donner une étiquette de victime, on préférerait être un gagnant plutôt qu’une victime. Donc il y a un moment de fragilité dans la prise de parole. Alors un des problèmes qu’on a eu dû à la lenteur du processus historique, c’est qu’aujourd’hui, en France comme en Belgique, mais en Belgique, c’est fini, il y a eu un nombre impressionnant de paroles libérées, surtout sur des cas prescrits pénalement. Donc des personnes qui parlent au moment où elles savent qu’elles ne pourront pas obtenir la condamnation pénale de la personne qu’elles accusent. Parce que le délit est prescrit, le délit est trop passé, donc ça aussi, c’est terrible d’amener des personnes à parler comme victimes, mais tout en leur disant attention, vous parlez, mais il n’y aura pas de solution juridique, il y aura peutêtre une solution psychologique. » poursuite, Louis-Léon Christians

Des points à travailler

Il reste encore des questions à se poser comme : comment l’Eglise sanctionne ces personnes ? Comment l’Eglise arrive t’elle à son tour à aider les victimes ?

La première faille que l’on constate, c’est pendant longtemps dans la société, on ne parlait pas de sexe. Le fait de ne pas parler de ces abus dans les relations de religieuses correspond donc qu’on ne parle pas de ces abus dans l’enseignement, dans le sport, etc. C’est une première chose qui n’excuse pas évidemment un manque de vigilance, mais ça explique tout de même le silence généralisé. Il faut attendre les années 90 pour que réellement les scandales public et massif éclatent aux États-Unis , puis en Belgique et en France maintenant.

Ensuite, il y a eu des problèmes dans la gestion de ces personnes au sein même de l’ Église.  » C’est ce qu’on a reproché encore aux ecclésiastiques de cette fameuse période où on est passé de l’omerta à la prise de parole. Durant cette période intermédiaire, on sait que la réponse classique des autorités religieuses était bien déplacée, la personne. L’autorité religieuse avait commis quelque chose qui n’est pas admissible et la sanction était un déplacement. Ils espéraient que ce déplacement leur permettrait de tourner la page et de repartir sur de bonnes bases. Ce qu’on ne savait pas à l’époque, mais qui a changé aujourd’hui, c’est que lorsqu’un pervers sexuel avoue sa perversité, cela n’empêche pas qu’il soit toujours potentiellement actif. Donc il y a une évolution de la connaissance de la psychologie de la récidive au cours de ces dernières années. » indique-t-il.

Pour conclure, on constate que l’ Église catholique essaie de faire des efforts afin de ne pas commettre les mêmes erreurs que par le passé. Par ses différentes actions, le pape François montre qu’il veut mettre en lumière ces abus pour qu’il ne reste pas dans l’ombre. Malgré la difficulté de ces procès, certaines victimes ont le courage de pouvoir parler alors que d’autres préfèrent passer à autre chose.

  • (1) https://www.wipo.int/amc/fr/center/index.html

Laliongo Tifanny, 20 ans, étudiante en bac 1 communication à l’ISFSC.

« Lorsque vous vous faites un devoir toute votre vie d’aimer les autres, il n’y a jamais de dernier chapitre, car l’histoire se poursuit. Vous prêtez votre lumière à quelqu’un d’autre, qui éclaire une autre personne et une autre, et encore une autre. » Oprah Winfrey

Mourir avant l’heure

Il est difficile de parler de la mort quand celle-ci est taboue dans certaines régions du monde. Logiquement, et si tout se passe bien, la mort ne viendra pas taper à notre porte avant l’âge de 80 ans voir plus car nous constatons une augmentation de l’espérance de vie en Europe (1). Pourtant à l’aide de l’euthanasie, certains décident de quitter ce monde bien avant l’heure. Ce débat fait couler beaucoup d’encre et notamment au sein des 3 religions monothéistes.

Le 28 octobre 2019, des hauts représentants des 3 religions monothéistes se sont rendus au Vatican afin de statuer contre l’euthanasie considérée comme damnable. Pour ce faire, ils ont signé et remis au pape François un document dans lequel ils expliquent fermement le fait que l’euthanasie et le suicide assisté sont intrinsèquement et moralement répréhensibles.

la seringue représente le produit qui sera injecté dans le corps du patient pour procéder à l’euthanasie. Licence Creative Commons Attribution 4.0 International

L’euthanasie désigne un acte médical consistant à provoquer volontairement la mort d’un patient afin de soulager ses souffrances physiques ou psychologiques considérées comme insoutenables et incurables, selon la bénévole de l’association du droit de mourir dans la dignité ( ADMD ) Liliane Thys. « Les personnes qui peuvent l’obtenir sont des majeures ou des mineures qui remplissent des conditions bien particulières. En effet, ils peuvent en bénéficier en faisant une demande anticipée d’euthanasie en étant dans un état de lucidité », ajoute l’experte.

Qu’en pensent les religions monothéistes ?

Le christianisme, le judaïsme et l’islam partagent le même point de vue sur la question de l’euthanasie. Le suicide assisté sous toutes ses formes passives ou actives et l’euthanasie sont absolument interdits. Il est dit dans les 3 livres saints de manière assez similaire que seul Dieu donne la vie et lui seul a le droit de la retirer. Dans l’islam, l’euthanasie est formellement interdite car elle représente un meurtre commis par le médecin, même si celle-ci est demandée par le patient. Le médecin ne peut pas être plus miséricordieux envers le patient que Dieu qui lui a donné la vie et qui la lui reprend dans les conditions qu’il veut.Le malade doit alors attendre sa mort naturelle. Au sein du christianisme, l’euthanasie s’oppose au 6ème commandement, tu ne tueras point. Le judaïsme explique qu’il est défendu de faire quelque chose qui puisse accélérer la fin de vie d’un agonissant(2).

 Il est donc défendu d’écourter la vie d’un patient agonisant et cela peu importe les motifs ou les raisons qui peuvent bien pousser cet acte. Pratiquer l’euthanasie fait en sorte que le médecin devienne le tueur du patient. Étant donné que l’homicide est considérée comme un pêché très grave qui a pour rétribution l’enfer, il en va de soi, d’un point de vue religieux que celle-ci ne soit pas pratiquée.

Les soins palliatifs comme solution ? 

Selon madame Thys , : « Les soins palliatifs sont des annexes d’hôpitaux qui créent une espèce de cocon confortable qui consiste à prendre soin des patients en continuant leur traitement jusqu’à ce qu’ils rendent leurs derniers souffles ».

Ces soins sont proposés comme une solution par les religions monothéistes et sont alors mis en avant aux dépens de l’euthanasie. Le but est d’octroyer avec les services des organismes religieux une aide spirituelle et morale. L’objectif est également de prendre soin des patients en continuant leur traitement afin de soulager leur douleur et celle de leurs proches. Cet accompagnement proposé par ces institutions religieuses fait en sorte que les patients quittent ce monde de manière dite naturelle.

Question de moral ou de religion ?

Malgré que des solutions soit proposées et mises en œuvre par les hôpitaux et les organismes religieux, ne doit-on pas laisser un libre-arbitre aux patients afin que ceux-ci décident de la manière dont ils veulent quitter ce monde ? L’être humain ne décide pas de sa venue sur terre mais peut-il décider de sa fin ?  Si une personne agonisante souffre terriblement et que les soins palliatifs n’atténuent pas sa douleur insurmontable, doit on la laisser souffrir pour partir de manière naturelle ou lui accorder l’euthanasie ? Tant de questions qui font débat, mais au final, les réponses résultent du choix personnel de chacun comme l’explique la bénévole.

La religion un frein pour l’euthanasie ? Vraiment ?

Le 27 novembre 2019, Roger Sougnez, un prêtre belge de 92 ans, a décidé de se faire euthanasier (3). La raison est qu’il était atteint de plusieurs cancers et que les soins palliatifs ne lui ont pas permis d’aller mieux. Nous faisons face à un cas étonnant et très intéressant car Roger Sougnez à consacré durant sa vie, corps et âme à l’Eglise et la religion catholique. Malgré le fait qu’il connaisse l’avis des textes biblique quant à la question de l’euthanasie, cela ne la pas empêché d’avoir eu recours à cette pratique. Le comportement de ce prêtre n’est-il pas à adopter ? Est-ce un exemple d’ouverture d’esprit et ou alors de tolérance ? Le fait d’être prêtre ne l’a pas freiné dans sa démarche. Malgré son implication dans la religion, cela ne l’a pas empêché de faire un choix personnel et d’opter pour l’euthanasie. Liliane Thys rajoute également que : « En région flamande, bien qu’il y ait plus d’églises, le taux de demande d’euthanasie est plus élevé que dans le reste de la Belgique ». Ce qui en conclue selon elle , que la religion n’est pas un frein à l’euthanasie.

Peu importe les convictions religieuses, libre à chacun de décider si oui ou non il veut avoir recourir à l’euthanasie. Certes, des règles spécifiques sont dictées dans les textes sacrés mais cela n’empêche pas d’aller à l’encontre de ce qui est dit si cela peut contribuer au fait de partir dans la dignité.

(1) https://www.touteleurope.eu/actualite/l-esperance-de-vie-en-europe.html

(2) http://euthanasie-tpe.over-blog.com/pages/Leuthanasie_et_la_Religion-351142.html

(3) https://www.rtl.be/info/belgique/societe/roger-sougnez-un-ancien-pretre-s-est-fait-euthanasier-a-l-age-de-92-ans-nous-l-avons-rencontre-la-veille-de-sa-mort-1178028.aspx

Comment mourir dans la dignité, 4 questions pour comprendre l’euthanasie en Belgique

L’euthanasie, plus un tabou

Les 3 religions monothéistes unies pour condamner euthanasie et suicide assistée

Moaad Laiti-Elmortaji, 22 ans, étudiant en communication à l’ ISFSC.

une citation qui me correspond : « Avec du temps et de la patience, on vient à bout de tout »

Crime, honneur et malheur.

C’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et c’est dans des clans qui exécute ce que l’on appelle, un crime d’honneur, qu’on l’illustre le mieux. Ces clans ont pour but de récupérer leur honneur qui, selon eux, aurait été souillé par l’un de leurs membres en ayant refusé de suivre une certaine directive. La plupart de ces crimes sont connus pour être des féminicides et chaque année dans le monde 5 000 femmes meurent suite à un crime d’honneur.

Le crime d’honneur est une forme de justice aussi absurde cela puisse paraître. Seulement, cette justice agit par la violence et ce n’est pas parce que c’est une justice pour certains, qu’elle est forcément juste pour tous.
Mohamed Hassan CC by CCO – 18 septembre 2018.

En Belgique, le premier crime d’honneur reconnu a lieu en 2007, c’est celui de Sadia Sheikh, jeune belge d’origine pakistanaise, son crime fut d’être tombé enceinte hors mariage, exactement deux ans avant son assassinat. La voyant comme souillée, sa famille décida de la marier de force et c’est seulement à l’âge de 20 ans que Sadia fut mariée. Mariée à un cousin éloigné vivant au Pakistan, la procédure se fit via internet. Plus tard, quand sa famille lui avait annoncé qu’elle devait aller au Pakistan pour officialiser son mariage, ce n’est qu’à ce moment qu’elle prit conscience de ce qui lui arrivait, elle prit donc fuite. A la suite de son meurtre plusieurs versions sont données, mais ce dont on est sûr c’est que lors d’un court retour chez ses parents après sa fuite, son frère lui tira dessus à plusieurs reprises et ce fut le jour où elle donna son dernier souffle.

Dans la convention d’Istanbul on retrouve des valeurs qui ont pour but d’éradiquer les préjugés sur les coutumes qui prônent un rôle inférieur de la femme vis-à-vis de l’homme. Bien sûr d’autres sont du même avis et dénoncent ces traditions différemment. Stephan Streker par exemple, réalisateur et scénariste belge qui sortit 10 ans après le décès de Sadia Sheikh un film intitulé Noces. L’histoire est inspirée de divers crimes d’honneur dont celui de Sadia Sheikh, il y dénonce les crimes d’honneur en montrant qu’il n’existe pas d’homme qui puisse être un monstre, mais qu’il existe uniquement des situations monstrueuses, il démontre au public que ce n’est pas parce que des traditions sont différentes, que cela fait spécialement du criminel/tueur le méchant de l’histoire. Voilà donc un film aussi riche en émotions qu’en réflexion que vous pourrez ajouter à votre liste de films en famille.

Le 10 décembre 2019, Dominique Deshayes coordonnatrice des droits des femmes chez Amnesty francophone rappelle lors d’une interview que : « La tradition ne peut jamais être une excuse à la violation des droits humains« , cette citation est inspirée de l’article 12 de la DUDH laquelle fut déclarée il y a de cela 71 ans jour pour jour. Elle précise aussi que : « Ce n’est pas parce que c’est traditionnel, que couper le clitoris des petites filles est autorisé. Ce n’est pas parce que le mariage forcé est traditionnel, qu’il est forcément autorisé« . L’article 12 stipule que nul ne sera l’objet d’immixtions(1) arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation.

Amnesty c’est quoi ?

Amnesty de son nom complet Amnesty international (Belgique), est une organisation de défense des droits humains qui débute par la défense de deux étudiants au Portugal qui avait fait l’erreur de trinquer à la liberté lors de la dictature de Salazar(2). Ces prisonniers politiques et religieux attirèrent l’attention de Peter Benenson à l’époque avocat de 39 ans déjà réputé internationalement. Il envoya maintes lettres au gouvernement portugais pour les amnistier(3), il fit de même dans plusieurs autres pays et c’est alors que vit le jour des prisonniers oubliés le 28 mai 1961 dans un hebdomadaire anglais, The Observer sort, autrement dit, le premier article d’Amnesty.

De quoi devrion-t-on prévenir les plus jeunes ? Excision, mariage forcé et crime d’honneur. Ce sont des termes dont la plupart des jeunes n’ont jamais entendu parler et qui pourtant sont présents tout autour d’eux sans même qu’ils en aient conscience. Et malheureusement d’autres jeunes, dans leur école, leur quartier, ou même l’enfant de l’un de vos proches, certains y sont encore confrontés juste là, sous vos yeux, sans même que vous vous en aperceviez.

Aussi ancienne soit cette pratique, le mariage forcé est toujours d’actualité, on compte jusqu’à 700 millions de femmes mariées de force avant leur majorité et ce même si ça va à l’encontre des droits de l’Homme. Et bien heureusement, on peut observer une baisse du nombre de mariages forcés comparé à chaque année.

Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle.

Obligatoire en Belgique depuis 2012, autrement dit, l’EVRAS, a pour but d’informer les plus jeunes sur leur vie relationnelle, affective et sexuelle tout en passant par des plannings familiaux. L’accompagnement des jeunes vers l’âge adulte est de plus en plus négligé, une étude menée par PROMES-ULB et par FUNDP a prouvé qu’il y avait une disparité des initiatives et du temps octroyé à l’EVRAS dans les écoles, mais surtout dans les écoles professionnelles qui sont tout autant concernées.

La convention d’Istanbul.

En 2011, la convention d’Istanbul est mise en œuvre afin de contribuer à la prévention et à la protection des femmes contre toute violence. L’Istanbul, la Turquie et les Etats membres du Conseil de l’Europe sont les seuls pays à avoir signé cette convention. Ces parties ont pour but de veiller à ce que l’honneur traditionnel ne soit pas la justification de tout acte agressif. En Belgique, c’est seulement en 2016 qu’elle fut ratifiée. On peut notamment y retrouver de nombreux dires sur les mariages forcés.

Pour conclure on notera que le crime d’honneur peut être retrouvé sous d’autres formes que le féminicide, comme par exemple la loi de Talion que l’on retrouve en Albanie et qui a pour but une vengeance par le sang ou par la fortune. Le seul bémol avec cette loi est qu’elle est officiellement reconnue en Albanie et qu’il n’y a donc pas de réelle justice pour s’en protéger. De plus on peut ajouter qu’il est important de prévenir nos jeunes sur ce type de situation car malheureusement il existe des cas où la victime ne sait pas qu’elle est une victime, elle accepte son sort car elle l’a vue se réaliser sur d’autres personnes avant elle, voilà la pire situation sur laquelle on pourrait tomber en essayant d’aider son prochain, une situation où la victime pense que ce qui lui arrive est normal.

(1) Action de s’immiscer dans les affaires d’autrui.

(2) De son nom complet Antonio de Oliveira Salazar est une ancienne figure centrale du régime autoritaire au Portugal de 1928 à 1933.

(3) Issu du terme amnistie, signifie du législateur un acte qui efface rétroactivement le caractère punissable des faits auxquels il s’applique.

Moi Erika, 20 ans, 1m78.

Jeune bruxelloise d’origine congolaise, militante durant mes heures perdues et néanmoins rêveuse à temps plein, je suis étudiante en première bachelier à l’ISFSC en communication et même si je ne sais pas encore ce que je compte faire plus tard, une chose est sûre, j’ai une grande soif de savoir, de liberté, mais surtout, des rêves pleins la tête à réaliser.

Les problèmes autour des différentes religions en Belgique.

?, Religion et convictions, en ligne, consulté le 23 décembre, Berlin.de disponible à https://www.berlin.de/willkommenszentrum/fr/etape-5-quotidien/religion/

Aujourd’hui, les 5 principales religions dans le monde sont l’islam, le christianisme l’hindouisme, le bouddhisme et le judaïsme. Ensemble, elles regroupent près de 5 milliards des 7 milliards de personnes que compte notre planète. Étant un État neutre, la Belgique, fait place à une grande diversité de religions. Mais cette diversité est-elle bonne ou mauvaise?

La diversité des religions en Belgique

«Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est sa capacité à accepter la diversité des religions» rapporte Adolphe Bonyanga Bokele, curé de la paroisse d’Athus et docteur en philosophie. Regroupant un grand ensemble de religion, la Belgique traditionnellement est catholique depuis le haut Moyen Âge, mais ce culte cohabite maintenant avec d’autres religions comme les Protestants, les Orthodoxes, les Musulmans, le Judaïsme, …

A l’origine de cette croissance, l’immigration. La Belgique accueille pas moins de 1.259.091 résidents d’origine étrangères. Qui dit étrangers, dit nouvelle culture. Mais le multiculturalisme plaît-elle à tout le monde? Pour Adolphe Bonyanga Bokele la réponse claire : « Non, elle ne peut pas plaire à tout le monde. On vit dans un monde avec énormément de discriminations, de racisme ou d’homophobie, chaque personne à son propre mode de vie et sa manière de faire les choses, ce qui ne peut pas plaire à tout le monde. La culture est un luxe pour nous, c’est un cadeau de Dieu, mais l’Homme n’accepte pas toujours la différence entre lui et autrui, et c’est ce qui pose des problèmes à l’heure d’aujourd’hui partout dans le monde».

La crainte de l’islam

La peur de l’islamisme après le 11 septembre 2001 s’est renforcée après l’attaque du Musée juif et les doubles attentats de Paris. De plus, l’islam est la 2ème religion la plus présente sur le champ médiatique, chose qui ne passe pas inaperçu aux yeux des spectateurs. En effet, l’islam est jugé trop visible aux yeux des gens à cause de l’image négative que les médias lancent d’elle. Il y a énormément d’amalgames fait au sujet de cette religion comme par exemple : comme les crimes qui sont liés au groupe de l’état islamique en Irak, le groupe de DAESH, les attentas sont souvent relié à l’islam. Une campagne a été lancée par des Britanniques de confessions musulmane pour dénoncé les amalgames commis au nom de l’islam. Cette campagne se nomme  » NOT IN MY NAME » et veut alerter les risques sur les amalgames. Elle vise aussi à dénoncé la politique migratoire du gouvernement belge et à sensibiliser l’opinion publique au sort peu enviable des migrants soudanais, érythréens, afghans et iraniens qui se regroupent au parc Maximilien près de la Gare du Nord avant de poursuivre leur route vers la Grande-Bretagne.

Et si la religion disparaissait?

ISSARTIAL, La paix, au-delà de l’absence de guerre, consulté le 23 décembre, http://fraternite-ofs-sherb.eklablog.com/la-paix-au-dela-de-l-absence-de-guerre-interbible-a107707910

«Il est vrai que toutes les religion ne sont pas pareilles, que toutes les personnes qui la pratique sont différentes, que chaque avis n’est pas partagé, mais la religion devrait toujours être pratiquée dans le respect et dans la paix sans jamais créer de conflit même si les valeurs ne sont pas les mêmes. Les guerres religieuses et leurs abominations crée au « nom de la religion » est absurde et impensable. Rien de tout cela ne devrait arriver pour une religion».

De nombreuses Guerres civiles seraient sûrement évités dans un premier temps, et la phase acceptation remplacerait la phase « intégration de force ou destruction » actuelle. Certaines études récentes montrent même que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de conflits présentent des dimensions, ou des causes, religieuses, qu’ils tendent à être plus violents et plus longs que les autres, et qu’il y a eu une augmentation globale de leur nombre. Les Hommes chercheraient des solutions par eux-mêmes au lieu de démolir les solutions religieuses.

La religion est un fait universel auquel on choisit ou non d’adhérer et de croire. Pour beaucoup, Dieu permet de vivre dans la paix, la joie et la bonne humeur, de voir le monde meilleur qu’il ne l’est. Mais la religion relève aussi à l’homme la fragilité de son existence, même si elle apporte du bon à ceux qui vivent avec elle, mais pas à ceux qui ne vivent qu’à travers elle. Mais la religion est-elle un facteur de paix ou de guerre?

Si on avait une religion universelle ?

Et si par un désir de fraternité ou par l’évolution naturelle des pensées, toutes les religions se rejoignaient en un culte universel, à la croisée de toutes les cultures, de toutes les influences, de tous les modes de pensée.

Tout les peuples du monde seraient alors réunis autour d’un plan spirituel commun. Chacun serait libre de le pratiquer ou pas, cette religion. Une nation unie pourrait alors naître, non pas avec qu’une seule opinion mondiale mais avec la liberté de s’affirmer, de se défendre et de clamer haut et fort ses idées.

«Toutes les religions ont un but qui est d’atteindre la fraternité par la liberté. Mais est-il possible de l’acquérir ? Car même en ayant une religion commune, je ne pense pas qu’une seule et unique religion ne guérirait pas l’humanité de tous ses maux, de tous les malheurs que les Guerres de religion on créer, des actes ainsi sont inoubliables, on ne pourrait pas nier ce qu’il s’est passé. Il est vrai qu’elle unirait les Hommes, même si l’union fait la force, rien du passé ne pourra être effacé».

La religion au final, c’est quoi?

Nous vivons dans un monde complexe dans lequel certains arrivent à s’épanouir, à vivre pleinement, à être les maîtres de leur destin, sans ressentir le besoin de croire en Dieu, tandis que pour d’autres, le poids de l’existence est trop lourd, alors ils se tournent vers la religion car elle aide, elle rassure, elle donne un sens et promet le bonheur.

Pour autant, il n’y a pas les forts d’un côté, et les faibles de l’autre.  » Chacun choisit de croire ou de ne pas croire, en fonction de sa vie, de son histoire… Mais surtout, la croyance religieuse doit demeurer un acte de liberté, afin d’être un moyen d’atteindre le bonheur ».

PIERRET Zoé

Pour en Savoir + : 

(1) Roland Baumann CCLJ, LA BELGIQUE PLURIELLE : CITOYENNETÉ ET MULTICULTURALISME, [S.I ], 16 septembre 2004, http://www.cclj.be/actu/politique-societe/belgique-plurielle-citoyennete-et-multiculturalisme

(2) Hugue Lagrange, Le multiculturalisme est incontournable, [S.I ], publié le 13 mai 2014 à 15h16 – Mis à jour le 13 mai 2014 à 15h54 , https://www.lemonde.fr/idees/article/2014/05/13/le-multiculturalisme-est-incontournable_4416004_3232.html

(3) Christian Laporte, le retour en force du religieux et l’espoir d’un islam belge, [S.I ], publié le samedi 18 juin 2016 à 07h45 – Mis à jour le samedi 18 juin 2016 à 07h48, https://www.lalibre.be/belgique/le-retour-en-force-du-religieux-et-l-espoir-d-un-islam-belge-5764133535705701fd88a748

-Jeune athusienne né en 2001  

-Etudiante à l’ISFSC 

-Passionné par la photographie

Le conflit israélo-palestinien, une lutte armée qui devient peut-être religieuse.

Depuis 1948, le conflit israélo-palestinien perdurent. En cette fin d’année 2019, les violences entre Palestiniens et Israéliens ne comptent pas s’estomper. Les frappes aériennes israéliennes continuent de pleuvoir sur la bande de Gaza et le Djihad islamique.

Le conflit Israélo-palestinien: une lutte armé qui devient peut-être religieux ; auteur: WikimediaImges ; license: License Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

Faire disparaître la Palestine

Il y a quelques années, les milices sionistes et l’armée israélienne ont procédé à l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leurs terres; c’est ce qu’on appelle la « Nakba » (« catastrophe » en arabe). Ce terme désigne l’expulsion du peuple palestinien et la destruction de leurs villages et de leurs communautés. Une multitude de villes et villages fut détruite ou repeuplée par des Israéliens juifs. Tous les vendredis des milliers de Palestiniens se retrouvent à la frontière de Gaza pour revendiquer le droit au retour de 700 00 Palestiniens chassés de leur terre en 1948. Tout cela déstructure profondément la société palestinienne et fait partie du principal projet sioniste qui consiste à faire disparaître les territoires arabes nous raconte Nadia Farkh, qui fait partie de l’ASBL « Association belgo-palestinienne« . Plus de 150 000 Arabes palestiniens sont restés sur place. Ils sont aujourd’hui considérés comme ennemis et sont sous au régime militaire. Ils continuent d’être discriminés malgré le fait qu’ils constituent 20 % de la population d’Israël. L’intimidation ainsi que la violence ont été utilisées dans le but de créer un Etat majoritairement juif.

Résumé visuel du concept de Nakba

Guerre de religion ?

L’utilisation du terme de guerre religieuse rentre parfois en jeu. La question provenant du sous-titre provoque un énorme amalgame. Il est vrai que la différence de culte est fortement marquée, mais cela n’est pas la résultante des violences qui perdurent depuis 1948. En effet, madame Farkh y répond : « une guerre de religion n’est pas possible, car les différents partis politiques tels que le Hamas, le Fatah, Jihad islamique palestinien, FPLP, FDLP et autres… sont déjà en guerre entre eux à cause des différences de faction religieuse (chiites et sunnites). Ramener tout cela à une guerre de religion doit être considéré comme une erreur fondamentale. Les sionistes ont décidé de s’installer en Palestine non pas pour but de persécuter les musulmans mais dans l’objectif de rassembler tous les Juifs du monde. En 1947, Les Nations-Unies ont divisé le territoire de Palestine, sans demander l’avis des gens sur place, en donnant la moitié au peuple juif. Ils ont donné 44 % au peuple palestinien et 55 % aux Juifs. Ce n’est pas parce que les Palestiniens étaient musulmans qu’ils l’ont fait. Les Juifs avaient juste la volonté de trouver un endroit où ils pouvaient se réunir culturellement. Malgré tout cela, 78 % de la Palestine historique a été utilisé pour créer l’Etat d’Israël. » 72 ans plus tard, l’occupation et la colonisation israélienne sont de plus marquées. Tout cela est soutenu par le gouvernement israélien…

Un problème gouvernemental ?

L’extrême droite israélienne est au pouvoir depuis de nombreuses années. Ce gouvernement a une politique dite de « nettoyage ethnique ». Celle-ci vise à faire fuir les Palestiniens en raison de leur identité ethnique. Le 19 juillet 2018, la loi d’ « Etat-nation » votée à la Knesset fait office de loi fondamentale (sorte de constitution), selon madame Farkh : « Cette loi veut rappeler le caractère juif de l’Etat d’Israël et qu’elle donne l’auto-détermination du peuple juif. Donc, elle ne concerne donc pas 20 % de la population qui est composée de Palestiniens musulmans et chrétiens. L’autre volée de cette loi d’Etat-nation est d’encourager voire légaliser la colonisation du territoire palestinien. Elle va de plus en plus loin dans l’extrémisme de la violation du droit international et aucun gouvernement extérieur n’a réagi à cela. »

Concernant les réactions de l’extérieur, la Maison blanche soutient à 100 % les positions de l’extrême droite au pouvoir en Israël. La solidarité internationale avec les Palestiniens est de plus en plus nécessaire. L’Union européenne souhaite une solution à 2 Etats, l’un israélien et l’autre palestinien, tout en respectant les lois internationales. L’UE condamne les colonisations qui sont considérées comme violations du droit international, car celles-ci sont considérées comme crimes de guerre.

« A chaque fois qu’une nouvelle colonie est construite ou déclarée, aucune sanction est prise concernant le gouvernement israélien. Celui-ci continue toujours de bénéficier d’accords économiques, scientifiques et tout autre relation diplomatique sans aucune restriction ou autre imposée. Avoir une position claire de l’UE est compliqué, car elle a du mal avoir l’accord unanime des 28 pays membre. Cela constitue la faiblesse de l’Union européenne. »

L’Apartheid israélien

La colonisation, l’occupation, l’emploi de travailleurs palestiniens à bon marché, les postes de contrôle militaire, un système de contrôle » en Cisjordanie occupée par Israël et autres. Cette énumération peut qualifier la situation actuelle d’apartheid. Israël soumet le peuple palestinien à un régime de domination qui en droit international répond à la définition d’apartheid. En effet, l’Etat israélien ne respecte pas le droit international. Cela rend encore plus précaire la situation des Palestiniens qui vivent dans cet État, qui par ailleurs ne s’est fixé ni frontières ni constitution écrite. Les Arabes d’Israël n’ont pas la nationalité israélienne mais juste un statut de citoyens israéliens et ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone, voire comme une « cinquième colonne », un « ennemi intérieur » qu’il faut contrôler, et dont il faut limiter l’accroissement démographique en le maintenant ségrégé dans un territoire restreint, séparé , comme c’est le cas en Galilée, quand ils ne sont pas menacés de « transfert », autrement dit leur expulsion hors de la Ligne Verte. Un Palestinien doit même demander l’autorisation pour pouvoir construire un puits…

Publication Instagram de l’Association belgo-palestinienne

Cette volonté de vouloir être absolument ensemble culturellement fait que l’Etat d’Israël opprime le peuple palestinien. Les Juifs effectuent même du chantage. En effet, si un média ou un gouvernement étranger critiquent les décisions ou les politiques prises ; ils risquent d’être considérés comme antisémite. Il y a une banalisation de l’antisémitisme.

Une possibilité de paix

Au fil des recherches et suite à mon interview, une optique de paix s’est dressée tout au long de l’écriture de cet article. Si la communauté internationale avait la volonté de faire en sorte qu’il y ait la création d’un Etat binational. De plus, l’Union européenne pourrait être plus strict en prenant des mesures drastiques. Mais, le soutient de Donald Trump n’arrange pas les choses en rejetant le droit international. Et si un désintérêt américain ainsi qu’une prise de conscience mondiale arrivaient , le conflit prendrait t’il une toute autre tournure ?


En savoir + :
  • Bruxellois d’origine congolaise né en 2000
  •  Etudiant en BAC 1 Communication à l’ISFSC
  • J’aime la musique et découvrir de nouvelles choses

Education religieuse et liberté: sont-elles compatibles?

Depuis 1989, les enfants disposent de droits inscrits dans la Convention relative aux droits de l’enfant.  Au moyen de son 14ème article, elle énonce la liberté dont dispose chaque enfant à pratiquer sa propre religion. Toutefois, comment peut-on parler d’une liberté si celle-ci est en partie guidée par l’éducation venant des parents ?

Par quel moyen les parents transmettent leurs croyances à leurs enfants ? Celles-ci peuvent-elles influer sur le comportement de l’enfant ? Quel est le rôle du libre-arbitre ? Peut-on considérer cela comme du lavage de cerveau ?  De manière générale, quel est l’impact des croyances religieuses et des convictions des parents sur l’éducation de leurs enfants ? Les croyances, comme les traditions et les valeurs, se transmettent par le biais des parents. Enseigner la religion aux enfants dès leur plus jeune âge leur permettra d’avoir une première approche de la religion, de posséder les bagages nécessaires pour se construire et également de se faire leurs propres opinions quant à leur pratique de la religion.

Hicham Azmani, psychologue, donne son avis quant à la question de l’impact des croyances religieuses et des convictions des parents sur l’éducation de leurs enfants. Najwa AZMANI TAUIL 2019 © 

Monsieur Hicham Azmani, psychologue, explique que la religion, comme les traditions et les coutumes, se transmettent de génération en génération. Selon lui, l’arrivée de nouvelles personnes dans un équilibre familial peut parfois s’accompagner d’un changement ou d’une évolution.  

Bien que les enfants puissent passer par des enseignements religieux extérieurs, comme le catéchisme ou l’école coranique, les parents restent les premières personnes se chargeant de la transmission des croyances à leurs enfants. D’ordinaire, le partage de la foi se fait par l’oralité et bien avant que l’enfant ne comprenne correctement la notion de religion et parfois même de Dieu. Cela se fait de manière naturelle comme, par exemple, une prière avant d’aller se coucher.

Toujours d’après notre expert, le mimétisme, lui, joue aussi un rôle dans le transfert des croyances. En effet, les enfants ont tendance à reproduire ce que font leurs parents et toutes personnes grandissant avec eux. Ils peuvent par exemple prier avec leurs proches sans pour autant comprendre le but de cette pratique. Bien que cela n’ait pas réellement de sens pour l’enfant, celui-ci comprendra par la suite le message derrière cet acte.

Du lavage de cerveau?

Selon un sondage réalisé sur le site debate.org, 85 % des personnes interrogées pensent que le fait d’enseigner la religion aux enfants se présente comme une forme de lavage de cerveau. Certains parents pensent que le fait d’enseigner la religion à leurs enfants peut nuire à leur capacité de penser de façon plus claire, et donc de faire des bons choix. « Non, en aucun cas la religion peut empêcher de penser de manière rationnelle. Se dire que la religion et la raison ne vont pas de pair n’est pas correct, c’est un ensemble », affirme notre psychologue.

Comme le dit Jean Paul II, « la foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettront à l’esprit humain de s’élever  (1)».

Croire en une religion ne relève pas de la crédulité car c’est la réflexion elle-même qui pousse à croire. Enseigner la religion aux enfants est alors un moyen pour eux de se faire leur propre opinion. Ils auront à leur disposition une réserve d’informations ainsi que les bases nécessaires qui leur permettront plus tard, de faire leurs propres choix. « Ne pas leur parler de la foi, c’est restreindre leur possibilité de choisir leur propre voie (2) ».

Et le libre-arbitre dans tout ça?

« Dès l’âge de 4/5 ans les enfants se posent des questions à portée religieuse. Qui est Dieu ?, qu’est-ce que la mort ?, d’où venons-nous ? », Explique Monsieur Azmani. Imposer une religion à son enfant n’est pas autorisé. Mais, les enfants peuvent recevoir une éducation religieuse dès leur plus jeune âge de façon non contraignante. Un enfant peut effectuer ses choix moraux en toute liberté. Il s’agit d’un droit dont il dispose par la Convention des droits de l’enfant. Aucun parent n’est en droit d’imposer une idéologie religieuse à son enfant. Ils se doivent alors de laisser un libre choix à leurs enfants quant à la question des croyances et des convictions religieuses. « Ils disposent d’un libre-arbitre leur permettant de pouvoir choisir seul  et de manière absolue. Ils sont à l’origine de leurs actes. Ils sont libres », ajoute notre expert. Ils peuvent choisir par eux-mêmes une croyance sans être poussés ou influencés par un élément externe.

vidéo montrant le témoignage d’un couple au sujet de l’éducation religieuse de leurs enfants.

Un rattachement?

Le fait d’inculquer la religion aux enfants contribue à leur construction car celle-ci les aide à savoir qui ils sont, d’ où viennent-ils et permet de se rattacher à une communauté (3). A l’instar des traditions et des coutumes, la religion nous permet de nous rattacher à quelque chose comme par exemple une communauté religieuse bien définie qui peut se présenter comme une forme de soutien social ou même psychologique.

La clé du bonheur?

L’éducation religieuse transmisse par les parents peut également influer de façon positive sur le développement de l’enfant. Elle peut apporter un certain réconfort et répondre à certaines questions parfois même existentielles. Elle permet alors de se rattacher à quelque chose. Elle pourrait même contribuer au bonheur et au bon épanouissement de l’enfant car elle permet de trouver un sens à sa vie (4).

De plus, la religion de manière générale véhicule les principes fondamentaux des valeurs communes et du vivre ensemble qui ont pour but de préserver et d’améliorer notre bien-être et parallèlement le bien-être des personnes avec qui nous nous retrouvons fréquemment en contact (5).

L’ éducation religieuse ne représente pas forcément une forme d’imposition ou de lavage de cerveau mais peut permettre à l’enfant la construction de sa propre identité. Garantir une liberté totale tout en proposant de façon non contraignante des idées religieuses? Cela ne semble pas impossible.

Je m’appelle Najwa Azmani Tauil, j’ai 21 ans et je suis étudiante en BAC1 en communication à l’ISFSC.

Mes passions dans la vie sont les voyages, la musique et la photographie.

La citation qui m’accompagne est: « accepte ce qui est, laisse aller ce qui était et aie confiance en ce qui sera » Bouddha

Conflit Israélo-palestinien : La paix comme dernière arme

Depuis 1948, le conflit entre Israël et la Palestine fait rage. On parle souvent de la violence qui en découle mais rarement des personnes qui se battent pour la paix. Qu’elles sont ces organisations et leurs combats ?

Conflit Israélo-palestinien: La paix comme dernière arme;
Auteur: Olafpictures – license: Pixabay License libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

La prospérité viendra avec la paix…

Depuis quelques années, des palestiniens ont décidé de faire bouger les choses. Comme par exemple avec “la marche pour le retour”. Tous les vendredis des milliers de Palestiniens se retrouvent à la frontière de Gaza pour revendiquer le droit au retour de 700 00 Palestiniens chassés de leur terre en 1948. Les manifestants s’expriment de manière pacifique. Cela n’empêche pas l’armée Israélienne de tirer sur ces derniers à balles réels et au Hamas de reprendre la cause de la manifestation à des fins politiques nous raconte Simone Susskind, qui dirige l’ASBL ”Actions in the Mediteraneen”. Parmi ces manifestants, on y retrouve beaucoup de jeunes au chômage avec comme seul rêve de pouvoir de sortir du blocus de la ville de Gaza et de rentrer sur leurs terres. Même si le Hamas fait mine de vouloir calmer le jeu, la présence de ces derniers a complètement fait changer l’objectif de la manifestation en y apportant un discours haineux…

Voici un exemple d’une manifestation pour la « Marche du retour » à la frontière de Gaza

Il est également impossible de parler de la paix en Palestine sans mentionner tous ces jeunes qui ont fait le choix de la résistance pacifique, tel que l’organisation du nom de “Youth Against Settlments” d’Issa Harmo crée en 2007. Cet activiste de 37 ans qui suite à la fermeture de son université polytechnique par l’armée israélienne, décida d’organiser des actions non violentes, des sit-ins ou encore de l’enseignement pour les plus jeunes. Grâce à son association, il enseigne aux jeunes à ne pas répondre par la violence. Il donne aussi des caméras aux familles palestiniennes pour qu’elles puissent filmer toutes les violations des droits de l’homme et tous les abus de pouvoir. En rejoignant l’organisation, chaque jeune reçoit des leçons d’anglais, apprend à réagir calmement face à un soldat Israélien et à se servir d’une caméra de téléphone. Cette organisation reflète bien cette nouvelle génération préconisant les mouvements pacifiques plutôt que la violence pour exprimer leurs idées.

Des Israéliens allant jusqu’à mettre la pression à leur gouvernement

Il n’y a pas que les palestiniens qui protestent pacifiquement. Les Israéliens furent les premiers à protester en s’aidant de la paix. N’ayant pas les mêmes droits et vivant du bon côté de la frontière, cela n’empêche pas ces derniers de manifester pour la bonne entente des deux pays.

Le premier mouvement pacifiste à voir le jour en Israël est celui de « La Paix Maintenant », fondée par des jeunes ayant fait l’armée et voulant une paix avec tous les pays arabes. Cette organisation a vite rassemblé des centaines de milliers d’adhérents. L’organisation a pour but de convaincre l’opinion publique et le gouvernement israélien d’aboutir à une paix juste et durable fondée sur le principe “Deux peuples, deux États” (1). Depuis le début l’organisation milite pour qu’Israël retourne à ses frontières de 1967, à savoir, la création d’un Etat palestinien indépendant, le droit du peuple palestinien à l’auto-détermination et surtout le droit d’Israël d’exister avec des frontières sûres pour elle et ses pays voisins. 

De nombreuses manifestations ont aussi lieu en Israël comme, celle du mouvement citoyen « Women Wage Peace ». Créé juste après la guerre de 2014 dans la bande de Gaza. Le 8 octobre 2017, plus de 30 000 femmes des deux pays vêtus de blanc ont décidé de marcher pendant deux semaines. Elles ont marché jusqu’à Jérusalem pour faire entendre leurs messages de paix entre les deux pays. Ayant également comme désir de créer un parlement de femmes pour rappeler aux dirigeants que les accords de paix sont une priorité, ce mouvement plein d’espérance n’en seraient pas là sans toutes ces femmes déterminées. 

Voici un tweet provenant d’une journaliste israélienne ayant participé à la manifestation du 8 octobre 2017

Une entraide venant du monde entier 

Il ne faut pas forcément aller jusqu’en en Israël ou Palestine pour trouver des personnes qui véhiculent un message de paix dans ce conflit.  

En Belgique, Simone Susskind commence par rejoindre le centre communautaire laïque juif avec l’envie de trouver une solution au conflit et le souhait à une auto-détermination de la Palestine. Elle fonde ensuite son ASBL en 1995 du nom de “Actions In The Mediteraneen » avec l’idée de développer l’échange entre les femmes du sud de la Méditerranée. Chemin faisant, cela a permis à des femmes israéliennes et palestiniennes de se rencontrer. Rédigeant ensemble des déclarations et créant des centres de femmes en Israël et Palestine avec le soutien de la Commission européenne.

« J’ai présidé pendant plusieurs années le centre communautaire laïque juif et j’ai organisé des dialogues entre Israéliens et Palestiniens donc j’ai développée depuis 1968 des relations. Au départ, les Palestiniens ne voulaient pas nous parler puis on a été en contact avec un des envoyés d’Arafat. Les premières rencontres se faisaient de manière secrète et nous avons donc très vite été en contact avec Issam Sartawi (2) qui a été assassiné par un groupe radical palestinien en 1983. Il parlait au nom d’Arafat mais cela se faisait discrètement. Plusieurs ambassadeurs de l’OLP se sont fait assassiner vers les années 80 par des radicaux palestiniens qui n’acceptaient pas le dialogue avec des Israéliens. Durant toutes ces années, je n’ai pas arrêté d’avoir des contacts avec la gauche Israélienne, la société civile israélienne, mais aussi des politiques Israéliens puisque j’ai toujours été porté par cette idée de comment solutionner le problème. », explique Simone Susskind.

En 2013, elle organise un voyage sur les lieux du conflit en mélangeant trois écoles belges d’horizons différents. Grâce à ce voyage, les élèves sont sensibilisés à la situation des deux pays et apprennent à faire tomber les clichés véhiculés par les médias et réseaux sociaux, à se découvrir et développer des liens entre eux. Un voyage transformateur pour les élèves belges qui reviennent avec un esprit beaucoup plus critique.

« Ce que je fais avec les jeunes et mon ASBL c’est que je leur dis que nous n’allons pas faire la paix là-bas mais qu’on y va pour se confronter physiquement à des Palestiniens et Israéliens et en particulier des gens qui essayent de s’opposer à ces tendances actuelles qui font qu’il n’y a pas d’espoir, personne avec qui parler. Il faut réfléchir à des solutions, partir de l’idée que la violence ne mène à rien. Peut-être que la nouvelle génération n’a pas les mêmes préjugés et préjudices que les générations précédentes et qu’à un moment donné, va émerger des deux côtés des mouvements qui seront pour le dialogue car pour l’instant les Etats font tout pour que les jeunes ne se rencontrent pas. C’est contre-productif, il faut que les jeunes palestiniens et israéliens se rencontrent. » 

© Photos du voyage en Israël et Palestine par l’ASBL « Actions In The Mediterraneen »/ Simone Susskind

« Je pense qu’il faut plutôt trouver des formules nouvelles et originales mais la communauté internationale n’est pas prête à franchir ce pas. Une initiative créative a été prise il y a quelques années qui est de dire que l’aspiration des palestiniens c’est d’avoir toute la Palestine historique tandis que les Israéliens c’est d’avoir toute Israël depuis la mer jusqu’au Jourdain. Il faut donc reconnaitre ça et accepter qu’il y ait deux Etats. Un Etat palestinien plus ou moins sur les frontières de 1967. Il faut proposer aux colons qui veulent rester dans l’Etat palestinien qu’ils pourront rester sur le territoire palestinien mais en étant des citoyens Israéliens. Les Palestiniens qui voudront rentrer en Israël après la loi du retour, pourront rentrer en Israël en étant des citoyens Palestinien, mais résidant en Israël et Jérusalem sera la capitale des deux Etats. Ce qui est intéressant avec cette idée, c’est qu’il s’attaque aux trois questions auxquelles nous n’avons jamais réussi à répondre. La question des colonies, la question du droit au retour et la question de Jérusalem, mais tant qu’il n’y aura pas de leadership israélien et palestinien voulant résoudre ces problèmes, il n’y aura aucune solution. » 

Une paix impossible ? 

On retrouve un grand nombre de mouvements pacifistes que ce soit dans les deux pays ou même en dehors des frontières. Beaucoup de gens sont prêts à faire un pas vers la paix, malheureusement, les gouvernements séparent les deux peuples et emprisonnent tous les leaders d’opinions pacifiste. Il est peut-être temps de réformer ces deux gouvernements dépassés par ce conflit ayant pris trop d’ampleur avec le temps et qui semble devenir de plus en plus difficile à gérer. Mais tout espoir n’est pas perdu, de plus en plus de jeunes se battent pour vivre en paix. C’est peut-être grâce à cette génération Y que nous verrons enfin la fin de ce conflit qui a malheureusement fait couler tant de sang…

Pour en Savoir + : (1) La vraie signification de la formule « deux Etats pour deux peuples », par Allan Baker. http://jcpa-lecape.org/la-vraie-signification-de-la-formule-deux-etats-pour-deux-peuples/

– (2) Issam Sartawi, médecin, chef de guerre, homme de paix. https://www.rts.ch/play/radio/histoire-vivante/audio/issam-sartawi-medecin-chef-de-guerre-homme-de-paix?id=9757416

Petite histoire de la Palestine pour les nuls par Camille Pollet. https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-les-echos-de-lhistoire/20140729.RUE0525/petite-histoire-de-la-palestine-pour-les-nuls.html

Proche-Orient, la paix est-elle possible ? par Stéphanie Janicot. https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Proche-Orient-paix-est-elle-possible-2018-11-29-1200986263

-l’ASBL « Two states, One homeland », une ASBL plein d’espoir. https://www.alandforall.org/english/?d=ltr

-Jeune bruxellois né en 1998

-Etudiant à l’ISFSC

-Passionné par tous les processus de paix dans le monde

-Réalisation d’un reportage sur l’avancement du traitée de paix de Juan Manuel Santos en Colombie en mars 2019

 -« La paix produit, la guerre détruit. »

Ouïgours, en quête de vérité

Photo de barreaux, Pixabay License, libre pour usage commercial, pas d’attribution requise

Le gouvernement Chinois mène puis 2017 une répression violente contre l’ethnie que représente les ouïgours. Enfermés dans des camps et sans nouvelles de leurs proches. Le gouvernement Chinois justifie l’ouverture de ces camps avec leurs lois sur la sûreté publique. Il utilise les émeutes de 2009 comme excuse pour justifier ces enfermements. La découverte de documents classés confidentiels du gouvernement Chinois risque de peser dans la balance du côté des ouïgours.

Depuis plus de deux ans maintenant, les peuples Ouïgours et Kazakhs sont victimes d’une répression silencieuse due à la pratique de leur religion. Les Ouïgours forment une ethnie de religion musulmane du Xinjiang (état indépendant de la Chine). En effet le gouvernement chinois à mis en place depuis le début des années 2000 une répression visant à marginaliser les ouïgours et les kazakhs. Les deux communautés ne pouvaient plus posséder de magasins, subissaient des contrôles faciaux, étaient victimes de surveillance intrusive. Suite à ces répression, ces deux peuples ont décidé de manifester contre la marginalisation qu’ils subissaient. Ces manifestations se sont d’abord déroulées de manière pacifistes. Des débordement ont cependant eu lieu, notamment avec les émeutes de 2009.

A la suite des émeutes de 2009, le gouvernement chinois a pris la décision de réagir de façon radicale contre ces manifestations. Ils ont mis en place l’installation de camps. Ces camps sont appelés par le gouvernement « centre de formation professionnelle et de rééducation ». On y étudie les loi du parti communiste et les chants patriotiques sont à répéter plusieurs fois par jour. Sous ces aspects peu inquiétants, se trouvent une toute autre réalité. Celle de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, privés de leur droit à la liberté mais également de leur droit à la liberté de conscience, en pratiquant un lavage de cerveau intensif visant à les faire adhérer au régime communiste. Entre 500 000 et 1 million d’Ouïgours sont actuellement portés disparus, et ce depuis maintenant 2017.

« A la base, lors des manifestations à l’encontre de la surveillance et de la répression massive du peuple, c’était une petite minorité d’Ouïgours impliquée. Le gouvernement à utilisé alors le prétexte de lutte anti-terroriste et des débordements qui ont lieu lors des manifestations pour réprimander un peuple tout entier. C’est un endoctrinement massif sur un peuple dont la plupart ne sont pas des terroristes chevronner, loin de là. On accepte l’autre pourvu qu’il soit le même que nous, voilà pourquoi on le met dans des camps! On les assimiles, afin de les faire devenir comme nous. Le but étant d’éloigner le plus une culture différente du communisme, à travers la culture de la peur. », m’explique Philippe Givron, coordinateur Chine pour Amnesty International.

Phillipe Givron, coordinateur chine pour Amnesty Internationale, Raconte et explique
Shaima El Koulali
Phillipe Givron, coordinateur chine pour Amnesty International, raconte et explique
© Shaima El Koulali 2019

« Where are they », les premiers soupçons

En 2017, les premières interrogations ont commencé à naître. Des familles Ouïgours se sont inquiétées d’être subitement sans nouvelles de ceux ci. Le nombre de disparus augmentant, le gouvernement n’agissant point et niant toute responsabilité, on sait que le mouvement « Where are they » à vu le jour par Amnesty international. Des vidéos datant de 2018 ont également été publiées et prouvent que ces camps ne ressemblent en rien à une colonie de vacances. On y aperçoit de l’extérieur des barreaux et des policiers , de l’intérieur, des cellules en guise de dortoirs, des murs recouverts de lois communistes. Ces camps sont presque à confondre avec des prisons.

Suite à la publication de ces vidéos, le gouvernement chinois s’est vu obligé de justifier la création de ces camps par la peur du terrorisme grandissant, suite aux manifestations de 2009. Le gouvernement utilise sa loi de sûreté publique comme me l’explique Philippe Givron: « L’objectif de la chine est de dissoudre toute population indépendante et allant à l’encontre des valeurs que prône le communisme. Elle utilise le problème de la sûreté publique pour surveiller et arrêter des manifestants qui ne sont que des opposants au parti communiste. Car tout ce qui va, d’après le parti à l’encontre du communisme est immédiatement perçu comme une atteinte à la sûreté de l’état et donc une menace à la sûreté de l’hégémonie du communisme. C’est complètement opposé aux droits humains car il y a un manque évident d’équilibre. C’est un régime totalitaire, qui utilise des mesures de sécurité disproportionnées. « 

Fuite des Xinjiang papers et des « Chinas Cables »

Le 16 novembre 2019, 400 pages de documents ont fuité par un membre du gouvernement chinois, souhaitant rester anonyme. Ce qui semble être une violation massive des droits humains prouve que le gouvernement chinois ne dit pas tout sur le traitement des Ouïgours. Dans ces pages nommés « Xinjiang Papers » , nous pouvons y retrouver les différentes méthodes pratiquées par le gouvernement pour contraindre cette ethnie a suivre leurs lois. Le 20 novembre, une autre série de documents, les Chinas Cables ont fuité par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) relatant de séries de maltraitance à l’encontre des ouïgours. On y trouve documents ayant pour mention l’importance de « la repentance et de l’aveu ». Chaque acte de résistance est suivie de punitions. Cela confirme les soupçons et les inquiétudes des proches. L’apparition de ces documents est une preuve supplémentaire prouvant que la religion n’est pas la cause principale de cette politique d’enfermement.

La chine, une amie qu’il faut garder

Les pays du globe ne sont pas tous montrés critiques envers la Chine. Philippe Givron précise : « Le Vietnam est un des ses amis proches, elle investit également beaucoup dans les pays d’Afrique comme l’Arabie Saoudite, le Qatar , les Emirats . Les pays dépendent des investissements, ils éviteront donc d’aller à l’encontre de la Chine. D’un autre coté, certains pays ont décidé de faire porter leurs voix pour cette ethnie. La Belgique s’est montrée intransigeante en dénonçant les points clés des problèmes en Chine et en mettant l’accent sur la répression des ouïgours. La Turquie est l’un des rares pays musulmans à s’être montré critique envers la situation. « 

Au niveau de l’opinion publique, La Chine a le contrôle sur tout. Il est impossible de former un groupe sans l’accord du parti communiste car le gouvernement agit avec un contrôle sans limite. Les sites internet, certaines institutions tels qu’Amnesty International ou certains journaux de presse comme Le monde y sont interdits. L’opinion publique, qui se veut dans le reste du monde importante et ayant son poids dans les mouvements de groupes est inexistante en Chine. C’est pourquoi en Chine, au niveau médiatique, aucuns articles relatant de la situation des Ouïgours n’est paru. Cependant, la découverte des Chinas Cables marque un tournant médiatique. Les ouïgours se sont retrouvés sur le devant de la scène et des pays ont pu montrer leur soutien et pris la défense des ouïgours.

Publication de Raphael Glucksmann, essayiste et homme politique français. Source: Instagram

Un modèle pourtant paradoxal

Actuellement, le gouvernement Chinois ne semble pas prêt à prendre ses responsabilités. Il choisit de ne pas assumer ses erreurs. Pourtant, l’article 4 de la constitution chinoise est très clair:  » chaque ethnie a le droit d’utiliser et développer sa propre langue, sa propre culture« . L’article 36 garantit lui:  » la liberté de religion« . La situation des ouïgours nous prouve le contraire. La découverte des « Chinas Cables » feront peut-être changer les choses rien n’est plus à espérer car pour Philippe Givron: « La Chine est une des plus grandes puissances mondiales. Elle a une influence énorme et est très avancée technologiquement et économiquement parlant. Nous pouvons espérer qu’elle n’influence pas sur les autres pays, notamment ses alliés, afin de devenir un exemple de violence extrême. » Cette nouvelle situation obligera peut-être les pays du monde à ouvrir les yeux sur une situation très précaire.

En savoir plus:

Vidéo documentaire sur la condition des Ouïgours

Article relatant des « Chinas papers « 

Communiqué de presse d’Amnesty

Des conflits sous couverts de religion

Vidéo de la plateforme « Brut » expliquant la persécution de l’état Chinois sur les Oïgours.

Shaima El Koulali, jeune étudiante de 22 ans en communication, habitant Bruxelles depuis toujours. J’étudie à la haute école ISFSC. J’aime voyager et apprendre de nouvelles choses tous les jours.

Religion, facteur de paix ou de guerre ?

CHUSSUK. Religious Jokes [illustration], le 20 juin 2011. Dans : Ludicorp. Flickr [en ligne]. [Consulté le 21 décembre 2019] disponible à l'adresse : https://www.flickr.com/photos/schussuk/5854329632/
CHUSSUK. Religious Jokes [illustration], le 20 juin 2011. Dans : Ludicorp. Flickr [en ligne]. [Consulté le 21 décembre 2019] disponible à l’adresse : https://www.flickr.com/photos/schussuk/5854329632/
On entend de tout et partout … Alors la religion a-t-elle le même impact sur les citoyens qu’auparavant, une chose est sûre c’est qu’elle fait débat. Mais jusqu’où ira-t-elle et à quel prix, ou plutôt qui est véritablement responsable de tous ces déboires ?

La religion au cœur de la société

Croyance et rite, constituent les religions qui sont des phénomènes humains. Réunit par une similarité de croyances et partages, de certaines pratiques. « C’est depuis les années soixante, que l’impact de la religion catholique en Belgique a fortement régressé au sein de la société. Passant d’une majorité des individus qui fréquentait chaque dimanche un lieu culte, à 4% de fidèles hebdomadaires » souligne Caroline Sagësser docteure en histoire (1). En aucun cas, son intérêt médiatique a pu s’essouffler. En sachant pertinemment que le plus gros groupe convictionnel en Europe est celui des non-religieux.

C’est depuis l’apparition de l’immigration, qu’est survenue une diversification du paysage convictionnel. On assiste à quelque chose de relativement neuf, où de nombreuses personnes regardent l’islam comme une nouvelle religion. « Aujourd’hui les musulmans sont en Belgique depuis 60 ans, pour beaucoup il y a cette idée-là on se découvre, on se connaît mal. Dû à un manque de cours qui traite l’inter religieux et ce dès l’école primaire. Comme chaque année, le ramadan est traité comme une pratique étonnante qui crée la polémique ». Les médias s’y intéressent tant, car Bruxelles et de nombreuses autres villes sont devenues multiculturelles.

ALTMANN, Gerd. Religion [illustration], le 18 janvier 2009. Dans : BRAXMEIER, Hans, STEINBERGER, Simon. Pixabay [en ligne]. [Consulté le 20 décembre 2019] disponilbe à l'adresse : https://pixabay.com/fr/photos/religion-point-d-interrogation-3067050/
ALTMANN, Gerd. Religion [illustration], le 18 janvier 2009. Dans : BRAXMEIER, Hans, STEINBERGER, Simon. Pixabay [en ligne]. [Consulté le 20 décembre 2019] disponilbe à l’adresse : https://pixabay.com/fr/photos/religion-point-d-interrogation-3067050/

1789 une grande date à l’échelle mondiale

Après de nombreuses années, la liberté de religion arrive lors de la Révolution française en 1789. Depuis longtemps, les citoyens restaient dans le milieu où ils sont nés. Le chemin était linéaire et tout tracé, si vous veniez d’une famille catholique la case départ était : le baptême, puis l’école catholique, la confirmation, le mariage, etc. Maintenant, les églises n’imposent plus cette forme de discipline et l’être humain a la liberté de changer. Faire des allers/retours, il est tout à fait concevable qu’un bouddhiste s’intéresse à l’islam. Chaque personne a un chemin de vie beaucoup plus complexe, amené à rencontrer forcément d’autres personnes ne fût-ce que par les mariages mixtes des liens se créent. C’est incontestablement que les religions unissent les hommes, que ce soit au sein d’une religion ou pour l’humanité tout entière. Mais cela dépendra de leur capacité à créer des liens avec les autres.« Aucune hiérarchie entre les religions n’est créée, sur la base de potentielles plausibilités de leurs croyances. On ne classe pas les religions en donnant des bons ou des mauvais points, ni même en portant un jugement sur la qualité d’une d’entre elles, en fonction de son contenu ». Le contenu même de la doctrine, regarde uniquement le croyant sans porter de jugement là-dessus. Tout dépendra toujours de ce que les hommes en font, en revanche plusieurs éléments peuvent être mesurables comme : le nombre d’adeptes, l’influence de la religion sur un état politique, les productions littéraires, etc.

Campus protestant. Peut-on, comparer les religions ? [vidéo en ligne]. Dans Youtube. Le 30 avril 2019. [ Consulté le 9 décembre 2019] Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=jjeCIKb565k

La religion est prise en otage par l’homme

Il est indéniable que dans chaque religion ressort cette tentation du radicalisme. Cette opposition à la différence qui peut mener à la violence. Mais si on fait un bilan des religions à l’échelle de l’humanité : est-il plutôt positif ou négatif ? Cela s’avère très difficile à juger. Car il faut prendre en considération que la religion apporte beaucoup de réconfort, à toute une série de personnes. Cela est-il vraiment un facteur de paix, en tout cas on peine à trouver des moments où la religion avait mené à la fin d’un conflit.

Les religions sont cruellement victimes de l’homme, c’est à eux que l’on doit sa nature. Le croyant est libre de donner une valeur absolue et littéraliste aux écrits. Comme de tout simplement, ne pas les prendre au pied de la lettre. Les religions sont des structures créées par l’homme, à l’image de l’humanité. Oui, il y a des interprétations très ouvertes et d’autres fermées voire pacifistes. La religion est quelque peu prisonnière de certaines traditions, dues aux systèmes patriarcaux de l’époque. La société a évolué vers plus d’égalité, ce qui a du mal à passer. En cause des structures anciennes, plus conservatrices les unes que les autres qui vont mettre du temps à refléter l’évolution.

Quand la religion se mêle à la politique

L’histoire des deux derniers siècles, c’est l’histoire d’une séparation très douloureuse pour l’église. Historiquement, il n’y avait pas de différence entre la religion et la politique jusqu’à la Révolution française. Dans nos pays, seul le prince imposait la religion et tout le monde devait avoir la même. C’est une alliance entre le trône et l’hôtel qui fait que les deux pouvoirs étaient confondus. C’est après la Révolution française, qu’elles ont été séparées avec plus ou moins de profondeur. Face à cette séparation, le peuple comprendra que le pouvoir civil est une chose et que l’autorité temporelle en est une autre. De sorte que la politique n’est pas sous l’influence de la religion, afin de donner à chaque citoyen les mêmes droits.

EcolePolAplliquee. Religion et politique : quelle place pour le religieux dans l’espace public ? [vidéo en ligne]. Dans Youtube. Le 13 mai 2014. [Consulté le 12 décembre 2019] Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=YUh34bJYPpw

*(1) Caroline Sagësser est docteur en histoire, et actuellement chercheuse au Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP), où elle y a publié plusieurs ouvrages dédiés à la laïcité organisée et aux cultes. 

(2) Ses principaux thèmes de recherche sont : les cultes, la laïcité, l’histoire politique et le fonctionnement des institutions.

Il s’agit là de trois gros thèmes qu’elle aborde, à la suite duquel elle a participé à la publication de plusieurs ouvrages :

  • 2002 : Les pouvoirs à Bruxelles : Fascicule 1
  • 2004 : Les pouvoirs en Wallonie
  • 2004 : Public Authorities in Wallonia
  • 2008 : La diversité des cultes
  • 2009 : Les droits de l’homme : Notre tâche
  • 2010 : Le prix de nos valeurs : Financer les cultes et la laïcité en Belgique
  • 2011 : Culte et laïcité
  • 2014 : Le vivre ensemble à l’école : plaidoyer pour un cours philosophique commun
  • 2016 : Législatif, exécutif et judiciaire : les relations entre les trois pouvoirs

(3) Madame Sagësser, a travaillé pour l’Université Libre de Bruxelles (ULB) comme collaboratrice scientifique au Centre interdisciplinaire d’études des religions et de la laïcité (CIERL). Elle y a présenté une thèse de doctorat concernant le financement public des cultes au XIXe siècle.

A l’heure actuelle, elle est toujours en perpétuelle recherche et n’hésite pas à mettre ses connaissances en valeur pour les partager avec de nombreuses personnes. C’est pour cela qu’elle travaille également à l’Observatoire des religions et de la laïcité du CIERL.

@JacquetJonathan 1ère communication

Jacquet Jonathan, étudiant en 1 ère année de communication à l’ISFSC. A pour but de décrocher son diplôme, afin de devenir animateur télé/radio.