La loi hors la loi

Descendant du mot « Talis » qui signifie en latin « tel que » ou encore « semblable ». La loi du talions existe depuis des temps immémoriaux, on la retrouve citée dans la quasi-totalité des livres saints. Mais malgré le passage des siècles et l’évolution des mœurs sociétales cette loi d’auto-justice est encore bel et bien appliquée dans certains pays et est même par moments favorisée par rapport à la voie pénale.

Les régions touchées par ce genre de phénomène sont souvent des zones rurales où l’État a peu d’influence et en l’occurrence pour notre exemple nous parlerons de l’Albanie et de son Kanun « loi en arabe littéraire »

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Le kanun est une sorte de code pénal et civil datant du 15e siècle où dans le cas d’un meurtre la sanction est la mort d’un membre de la famille du meurtrier. Malheureusement 6 siècles plus tard cette auto-justice barbare est toujours bel et bien présente obligeant beaucoup à vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête par la faute de leurs êtres les plus proches

Plusieurs milliers de personnes aurai ainsi perdu la vie depuis la chute du bloc soviétique. On est alors en droit de se demander pourquoi cette loi est privilégiée au vrai Code pénal du pays et si les citoyens albanais font encore assez confiance en leur pays pour s’assurer de faire régner justice

Le mariage musulman: une cérémonie qui change avec le temps.

De nos jours, dans le mariage musulman, certaines traditions ancestrales ont eu l’occasion d’évoluer alors que d’autres restent figées dans le temps.

Le mariage musulman aux 11 éme siècles, ne pouvait avoir lieu que si l’homme était musulman et que la femme fût croyante de n’importe quelle religion. La femme devait également obtenir l’accord de son tuteur musulman.

Si le marié décédait, la femme était promise à l’héritier le plus proche. Celui-ci pouvait ensuite la marier ou la donner à un autre homme. Les musulmans considéraient le besoin sexuel comme nécessaire et légitime pour l’homme. C’est la raison pour laquelle, à cette époque, la polygamie était courante et acceptée.

Aujourd’hui ?

Avec les siècles, la cérémonie du mariage musulman se modernise. Le Coran fixe des normes, et équilibre le rapport homme-femme dans le but de protéger les femmes.

Risale Coran Culte - Photo gratuite sur Pixabay
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Aujourd’hui, dans la religion musulmane, on peut voir de plus en plus de mariage entre musulmans et athées. De nos jours, tout couple musulman peut divorcer et se remarier ensuite même si cela est vu comme « la chose admise la plus détestée de Dieu ». Les hommes sont également autorisés à se marier avec pas plus de 4 femmes différentes. Cela manque-t-il encore de changement ?

Marie-Line VANHERCK

L’ Adhan, l’appel à l’Européanisation ?

Depuis plusieurs années, l’Adhan retentit dans plusieurs villes et villages d’Europe. Ce vendredi 15 novembre 2019 a eu lieu le premier appel à la prière dans une mosquée d’ Amsterdam.

Malgré les nombreuses critiques reçu d’une partie du Conseil municipal, la mosquée d’Amsterdam a finalement obtenue l’autorisation de diffuser leur sonnerie tous les vendredis.

Ce choix, qui en effraye plus d’un, est entre autres établi pour arrêter cette peur de la religion islamique finalement peu connu en la rendant plus visible et plus courante. Peut-être est ce un bon moyen de favoriser la tolérance ?

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L’expérience avait déjà été expérimentée dans plusieurs villes d’Europe comme en Suède où l’appel à été instauré à raison d’une fois par semaine dans les mosquées de Växjö, Stockholm, et Karlskrona.

Et la loi dans tout ça ?

Il n’est pas interdit de pratiquer l’appel. Seul l’article 27 de la loi de 1905, demande à garder la culture du pays. Il faudrait donc un arrêt municipal fin sur le genre de sonnerie.

Qu’elle sera la suite de cette incorporation de rite Islamique dans notre culture ? Est ce un risque de perdre nos racines ou une ouverture à une liberté de culte au sein de notre société ?

Jeunes radicalisés, ils troquent l’école pour prendre les armes.

Depuis 2013 nous avons pu constater que la Belgique comptait le plus grand nombre de départs vers la Syrie. Ceux-ci seraient dû à des circonstances socio-économiques, familiales, d’intégration qui rendraient ces jeunes plus sensibles aux discours extrémistes et donc plus susceptibles de se radicaliser.

Les différentes idées qui engrainent les futurs jeunes radicaliser.
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Des facteurs de radicalisations?

Quelles sont les raisons qui poussent ces jeunes à tout quitter pour prendre les armes?  La radicalisation islamiste en occident est un processus qui engage des facteurs en interaction. Chacun est composé d’un ensemble d’éléments en tension. Chaque élément pousse un peu plus la personne vers la radicalisation.

La construction identitaire chez les jeunes est importante, les individus convertis ont plus de mal à s’identifier, si les besoins de valorisation ne sont pas comblés par les parents, l’école, la société, ceux-ci chercheront un groupe d’appartenance. C’est dans ce contexte que les djihadistes recrutent leurs combattants. Aussi, le fait que le processus soit fait par internet et non pas par des institutions religieuses officielles rend la personne plus accessible, vulnérable.

D’un point de vue socio-économique, une grande partie des musulmans ressent de la discrimination, de la stigmatisation et des inégalités sur le marché du travail. Certains tournent le dos, rompent avec le système. Cette rupture constitue un facteur essentiel dans le processus de radicalisation.

Ce sont donc les jeunes stigmatisés, vulnérables que les organismes terroristes recrutent. Leur absence de cadre, d’objectifs, peut être remplacée par la promesse d’un combat qui a du sens, qui redonnera sens à leur vie.

Zoé Demeester

 

 

Et si la religion divisait elle encore plus ?

Depuis 1945, les violences entre Israéliens et Palestiniens perdurent. Le conflit israéolo-palestinien est basé sur des soucis territoriaux. Cependant, le facteur religieux pourrait bien rentrer en jeu…

Auteur: Hosny Salah Licence: https://pixabay.com/fr/service/license/ Palestinien qui a un lance-pierre en main.

Cette guerre, dite de territoire, se transforme de jour en jour en une guerre de religion. En effet, la montée de l’extrême droite israélienne tend vers le non-respect du « statu quo » . Les Juifs réclament le droit de pouvoir prier sur les lieux sacrés et militent même pour la destruction des mosquées. Cette possible violation pourrait déclencher une troisième intifada palestinienne.

Illustration du conflit actuel.

Salah Raed, chef de la branche nord du Mouvement islamique, est l’un des pires ennemie d’Israël. Il a été incarcéré à plusieurs reprises pour avoir incité la population arabe à se révolter contre le gouvernement israélien.

Un problème de laïcité ?

Le conflit entre un état et un mouvement national n’est jamais évident car la religion possède cette facilité de réaliser une mobilisation de masse. Sans compter, la montée de l’extrémisme dans les 2 camps qui mène à la violence . Est-ce que l’absence de religion limiterait le conflit à un enjeu territorial ?

Pourquoi certains naissent dans la religion mais la quittent ?

le cycle évolutif de chaque individu est marqué par une période de confrontation entre les entre la religion et les convictions personnelles.

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l’une des faiblesses fondamentales d’un être humain c’est de n’avoir aucun pouvoir décisionnel sur l’environnement par lequel il intègre le monde. on ne choisit pas ses parents mais la vérité c’est qu’on choisit encore moins la religion de ses parent donc celle dans laquelle on nait. a contrario,on a plein de capacité tout au long de notre parcours d’orienter et de réorienter ses choix en fonction de nos convictions personnelles.

Toutefois, dès le bas âge, le chemin de l’école est le plus emprunté par nombreux enfants qui naissent dans des familles religieuses bien effectivement pour acquérir des connaissances et les associer aux bonnes mœurs. Mais les circonstances telles que les scandales observés dans l’église dont les plus populaires sont la pédophilie des prêtres comme l’évoque le journal: www.lemonde.fr portent atteinte aux croyances. l’absentéisme divin qui donne à la plupart des indvidus de mettre « réel et palpable » sur le même pied d’égalité fini par les décevoir. de plus les plaisirs de la vie sont tellement matériels que certains n’arrivent plus à se projeter sur quelque chose qui n’est pas palpable , on observe aussi grâce à la science par exemple qu’il est nettement plus facile pour un individu de croire qu’un médicament qu’il a avalé puisse le guérir qu’à une prière qui a prononcé a quelqu’un qu’il ne voit pas.

La liberté de penser et de s’exprimer a permis à certains en grandissant de se remettre en question dans le choix d’une vérité purement dogmatique basée sur la foi et les espérances plutôt qu’à une verité évolutive basée sur les expériences et démonstrations… 

Y a-t-il réellement moyen de croire à une vérité virtuelle et en même temps à une vérité concrète c’est à dire celle dont on peut voir et comparer les faits en temps et en heure ?

Ces palestiniens qui disent non à la violence

Depuis 1948, Le conflit entre Israël et la Palestine fait rage. Les médias ne parlent que des violences qui découlent du conflit. Néanmoins, nombreux sont ces Palestiniens qui tentent de combattre la violence par la paix…

Ces palestiniens qui disent non à la violence.
Auteur: hosny_salah – license: Pixabay License  libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

C’est le cas de celui de la marche pour le retour, tous les vendredis des milliers de Palestiniens se retrouvent à la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Les manifestants s’expriment de manière pacifiste envers les Israéliens ce qui n’empêche pas l’armée israélienne de tirer à balles réelles sur ces derniers. On y retrouve beaucoup de jeunes au chômage avec pour seul rêve de pouvoir sortir de chez eux et de retourner sur leurs terres.

Exemple d’une des manifestations de la marche pour le retour.

On peut également parler de l’activiste Issa Ammo. Palestinien de 37 ans qui décida en 2007 de créer l’ONG « Youth against settlements », une association qui apprend aux gens dès l’âge de 12 ans de ne pas répondre par la violence mais de protester de manière pacifique.

Un problème de gouvernement ?

Malgré les bonnes intentions de tous ces palestiniens, les autorités palestiniennes continuent d’intimider et harceler tous les leaders d’opinion pacifiste du pays. Et si le nouveau gouvernement palestinien favorisait la voix de la paix, le conflit prendrait t’il une toute autre tournure ?

Zéphyr Gilson

100 ANS DE FÉMINISME EN UN TOP 3

Aujourd’hui, le féminisme est souvent source de controverses et de mépris, mais il commence à être davantage accepté par les communautés, notamment auprès des jeunes adultes. Peut-être que les combats menés ces 100 dernières années par de grandes féministes telles que Rosa Parks, Simone de Beauvoir ou Tarana Burke auront fini par porter ses fruits et par réellement marquer les esprits. Elles se sont battues corps et âmes pour leurs idéaux, pour que les injustices et les inégalités cessent.

Les impacts des combats menés?

Si aujourd’hui, le féminisme est reconnu comme un mouvement sérieux, ça ne s’est surement pas fait en un clin d’oeil. Il aura fallu se battre pour en arriver là.

Tout le monde connaît Rosa Parks. La femme de l’audace, la féministe avant l’heure, qui a refusé de céder sa place à une personne de couleur blanche dans un autobus. Pour cela, elle a été arrêtée. Mais sa lutte ne fut pas vaine, puisqu’elle est encore dans les esprits aujourd’hui. Il y eut également Simone de Beauvoir. Considérée comme une théoricienne importante du féminisme, elle a écrit le livre « Le deuxième sexe », et son oeuvre est l’un des plus grands livres sur le féminisme à ce jour.

Il y a aussi eu Tarana Burke, une américaine qui a lancé le #MeToo  en 2007 dans le but de dénoncer les violences sexuelles. Aujourd’hui encore, ce hashtag est présent sur les réseaux sociaux.

Bien qu’aujourd’hui, ce mouvement commence à se fondre dans la masse, il va encore falloir se battre contre de nombreuses inégalités

Mariage mixte, mot fourre-tout ?

Dans le langage courant, le terme « mariage mixte » est utilisé pour désigner un mariage interconfessionnel. Une distinction doit être faite entre « mariage mixte » et « mariage avec disparité de culte ».

Le mariage « mixte », dans la religion chrétienne, implique que les conjoints soient baptisés. L’un dans l’Église catholique, l’autre dans une autre Église chrétienne. Pour valider ce mariage, il faut obtenir une autorisation de l’Ordinaire du lieu du domicile de la partie catholique.

Le mariage « avec disparité de culte » quésako ?

Deux mains enlacées, l'une blanche, l'autre noire.
D’après l’office belge de statistique, 45.059 mariages ont été célébré, en Belgique, en 2018, dont 4407 avec un étranger.
© Gaudoux Manon

Le mariage « avec disparité de culte » se déroule à l’église avec une personne non-baptisée par celle-ci. Les conditions de célébration sont que l’un des conjoints doit être baptisé dans la foi chrétienne et que l’autre soit en accord avec les quatre piliers du mariage chrétien: liberté du consentement, indissolubilité du mariage, fidélité et fécondité. Via sa paroisse, il faut obtenir une « dispense de disparité de culte » auprès de l’évêché.

Une célébration chrétienne avec deux officiants peut être possible avec leur accord. Par contre, réaliser deux célébrations dans les deux confessions n’est pas recommandé. Cet article donne le témoignage de personnes ayant choisi un mariage co-religieux.

Vrai débat de société, le mariage interreligieux n’est pas seulement se marier avec un étranger ou d’une religion différente. La mixité des cultures doit être prise comme un enrichissement pour les générations futures.

Ouïgours, des secrets du gouvernement révélés

Samedi dernier, 400 pages de documents classés confidentiels par le gouvernement chinois ont fuité par le New York Times. Ces documents sont directement liés à la politique d’enfermement que subissent les Ouïghours depuis plusieurs années.

President chinois XI Jinping ,image provenant du site web Flickr, libre pour usage commerciale.

Depuis plus de deux ans, plus d’un million d’Ouïghours sont enfermés dans des camps appelés « centres de formation professionnelle ». Ces camps ont pour but de lutter contre le radicalisme religieux et de propager l’idéologie du parti chinois aux Ouïghours qui y sont enfermés.

Cette ethnie a depuis longtemps été victime de persécutions à l’encontre de la religion qu’elle pratiquait. Des manifestations pacifiques et non-pacifiques ont donc eu lieu en réponse à cette politique discriminante.

Désolidarisation au sein du gouvernement chinois

Hommes, femmes, enfants sont enfermés dans ces centres sans avoir aucune nouvelle de leurs proches. Les chants patriotiques et l’étude du parti y sont pratiqués. Face à cette situation, la plupart des pays musulmans et occidentaux ont préféré garder le silence. Une personne travaillant au gouvernement chinois (anonyme) a fait fuiter plus de 400 pages de documents envoyés au New York Times relayant de la situation des Ouïghours. Ceci prouve qu’au sein même du gouvernement certains membres n’approuvent plus cette politique.

L’apparition de ces documents pourrait semble-t-il mettre enfin la lumière sur les raisons de cette décision politique.