Quand la caricature devient politique.

Les caricatures jouent un rôle important dans la société. Qualifiées par certains de trop provocantes, vulgaires voire même racistes. Quel impact peuvent-elles avoir ?

Les caricatures religieuses font polémiques. Celles concernant les musulmans font actuellement débat. Certains dirigeants sont offusqués et parlent d’atteinte à l’Islam. La représentation du prophète a été l’élément déclencheur du questionnement de la limite entre l’irrespect et l’exagération.

La mort du professeur S. Paty a fait ressurgir une réaction haineuse exacerbée envers ces dessins qui poussent à la réflexion. Ils peuvent blesser et humilier une communauté toute entière. L’Islam interdit la représentation de Mahomet. Beaucoup pensent qu’il faut respecter ce qui est sacré chez les autres.

Photo prise lors d'une manifestation à Istanbul le 13 septembre 2020.
Manifestation à Istanbul contre Macron et Charlie Hebdo suite à la publication d’une caricature de Mahomet https://fr.metrotime.be/2020/09/13/must-read/des-manifestations-contre-charlie-hebdo-a-istanbul/ ©OzanKose

A mort, les dessinateurs ?!

Décapitation, fusillades, attentats. La liberté d’expression s’arrête là où la haine pourrait commencer. duBus se positionne: « Les limites sont des bancs de sables invisibles, elles changent et évoluent. Il ne faut pas choquer pour choquer. » Après le drame du professeur,  Macron se prononce : « Il ne faut pas renoncer aux caricatures », créant un fossé avec le monde musulman. En réaction, Erdogan décide de boycotter les produits français.

Conflits, impact économique, division entre les peuples. Les caricatures ne sont pas innocentes. La notion de respect varie d’un pays à l’autre. Dans un pays, ces dessins peuvent basculer dans l’exagération inutile, dans l’autre il peut envoyer son auteur à la mort.