Hello Internet, tu fais quoi de mes données ?

Nous sommes en permanence connectés, nos données aussi…comment notre téléphone nous connaît-il si bien ?

Aujourd’hui le monde du numérique est partout, entre Tik Tok Instagram, Facebook …Il y a l’embarras du choix. Il est présent en permanence dans nos tâches quotidiennes et sous plusieurs formes comme sur tablette, smartphone, montre connectée et même lave-linge. Mais qui gère nos données ? comment les pubs sur notre téléphone sont-elles ciblées ?

Récemment les demandes « autorisation d’accepter des cookies » sont arrivées sur les pages internet. Le 4 mai 2020, l’Europe a voulu réglementer celles-ci afin d’être plus transparent avec les utilisateurs d’Internet en Europe…

Selon le site Geeko : Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a révisé ses lignes directrices à propos du principe de consentement avec l’aide du règlement général sur la protection des données (RGPD). Une fois toutes ces conditions remplies, ils se sont concentrés sur le cas des cookies. 

Les cookies européens

Les cookies jouent un rôle important dans la collecte de nos données privées. Avant cette réglementation, en les acceptant sur le territoire européen, vous donniez votre accord pour que vos données soient utilisées à des fins marketing, de géolocalisation et bien d’autres choses encore. Avec la nouvelle réglementation, le choix de régler précisément ce que les pages font des données de l’utilisateur est libre !

Selon le site de la RGPD belge :

Les responsables de site Internet qui souhaitent installer des cookies sur vos appareils doivent être clairs sur leurs demandes sauf dans deux cas : s’ils sont nécessaires afin de vous fournir un service et/ou l’envoi d’une communication via un réseau de communication électronique.

Les cookies avant la réglementation européenne ?

Au niveau européen, le 25 mai 2018, la RGPD est entrée en vigueur et permet à toute personne, dont les données sont traitées sur n’importe quel site web, d’exercer un certain contrôle sur ce qu’elle dévoile de sa vie privée. Une copie des données qui sont traitées sur les sites peut être obtenue.

Peu de gens consentent et acceptent en toutes consciences que leurs données soient utilisées…En réalité, peu de Belges lisent les petits caractères en gras des pages appelées « conditions d’utilisation ».

La réalité rappelle celle du roman « Big Brother » où toutes nos données sont tracées, trackées, en temps réel, par toutes sortes de compagnies différentes. Cependant, dans le roman, c’est uniquement Big Brother qui s’occupait des données afin de surveiller ses citoyens…

résumé du roman « 1984 »

En recroisant différentes données, un magasin peut savoir le nombre de fois qu’il a été fréquenté, quelles personnes étaient présentes en même temps et cela grâce notamment au système de géolocalisation en développement constant depuis 2007.

Les cookies, un business économique :

Les cookies de traitements d’informations sont en mesure de cibler exactement les envies et de proposer des publicités en fonction de la personne, pour répondre aux besoins de la cause marketing.

Dans le monde d’aujourd’hui, rien n’est gratuit ,Internet non plus. Pour que ces technologies puissent être utilisées sans paiement, les données d’une identité numérique sont enregistrées dès qu’un utilisateur se rend sur une page internet. Ses données sont vendues à des entreprises afin qu’elles en connaissent plus sur ces utilisateurs pour prévoir des campagnes ciblées.

« Les données produites par un individu valent entre 5 et 20 dollars. »

Mark Warner, sénateur démocrate étasunien, dans le magazine de l’ADN

Les technologies, la liberté de ses utilisateurs :

Un des dangers pour l’utilisateur d’Internet est qu’il a une impression de liberté en allant sur les pages qui lui sont proposées or elles sont souvent calculées par des algorithmes de firmes publicitaires.

Il n’existe pas de problème si les citoyens sont mis au courant de ces fonctionnements. Cependant beaucoup d’applications n’acceptent toujours pas ces règles et on ne sait alors pas où vont les données personnelles des utilisateurs.

L’avis de l’expert

Victor Rouard :

L’intervenant choisi pour cet article, avocat en droit des technologies.

« La seule manière qui permettrait de protéger les données de l’utilisateur sans qu’il fasse don de ses données privées serait de prévoir des alternatives payantes à certaines applications et sites web. »

Victor Rouard

Les données à caractère personnel ne seraient plus utilisées . A la place, l’accès au site serait tout simplement payant. Monsieur Rouard doute toutefois que cette idée séduise un grand nombre d’utilisateurs.

Dans certains cas, les citoyens ont le droit de demander une copie ou d’exiger la suppression des données qui sont utilisées. En cas de respect des règles européennes, les autorités des contrôles des états-membres peuvent imposer des sanctions aux responsables des traitements.

La police belge a-t-elle accès aux données de l’utilisateur ?

La police ne peut pas surveiller les comportements en ligne s’il n’existe pas d’indices selon lesquels une infraction aurait été commise, ce qui exclut la possibilité d’une surveillance permanente de nos activités. Ce n’est pas parce qu’un utilisateur poste du contenu illicite en ligne que la police va automatiquement en être avertie et qu’il va être fiché.

Généralement, la police enquête sur des faits qu’elle connait déjà, parce qu’elle en a été informée par le biais d’une plainte. Elle peut toutefois procéder à des enquêtes proactives, c’est-à-dire effectuer une recherche qui ne sera pas réactive, mais qui concernera des faits qui vont se produire ou se sont produits, mais dont la police n’a pas été informée.

Victor Rouard.

C’est aussi l’autorité de la protection des données (APD) qui se charge de gérer ce genre d’affaires devant la cour…

Les affaires de justice concernant internet sont traitées comme toute autre affaire. Tout citoyen belge a droit à une protection de la part de la justice.

Les utilisateurs de la technologie belge :

Bande annonce série sur les « traques interdites »

L’accès aux technologies est un droit. Au-delà des risques que cela peut représenter, les technologies offrent énormément de possibilités aux personnes pour échanger, communiquer, apprendre et s’informer.

Il est donc important de conscientiser les utilisateurs de données numériques sur la façon dont il les gère, et sont traitées dans la vie de tous les jours.

Lise Guillaume

Lise Guillaume ,je suis âgée de 20 ans. Je suis étudiante en première année de communication à L’ISFSC .Le sujet de la liberté m’a toujours interpellé et intéressé.


En savoir plus :

Pour comprendre le RGPD : Reputationup.com

Pour tester sa sécurité et réagir en cas de cyber attaque : Safeonweb.be

Pour se tenir au courant des risques : Cert.be

Pour s’informer avec une interview : Lesoir.be

Pour s’informer avec un podcast : Franceinter.fr »

Webographie de l’article :

Article sur la 5g : geeko.lesoir.be

Article sur les décisions européennes des cookies : 01net.com

Site de la RGPD mentionné : agencergpd.eu

Bande annonce série tracking et lien de la série: donottrack-doc.com

Article sur la valeur de nos données : ladn.eu

Brève sur la maitrise du belge et de ses données : libertes.commu.isfsc.be

Respect de la vie privée : rêve ou réalité ?

Ces deux dernières décennies, Internet s’est développé de manière exponentielle. Un des sujets les plus problématiques sur le web est le manque de confidentialité, qui malheureusement touche de plus en plus de monde. La question est donc de savoir s’il est possible d’atteindre une vie privée qui est réellement respectée.

D’après les données recueillies par broadbandsearch.net, ces 20 dernières années ont connu une augmentation de 3,85 milliards d’utilisateurs sur web. Il est donc plus qu’évident que le réseau informatique fait partie intégrante de la vie de presque chacun. Par conséquent, la bataille qui fait rage entre les adeptes de la confidentialité et son camp adverse, qui a pour objectif de s’enrichir, s’amplifie au fur et à mesure que le temps passe. Sachant que la confidentialité parfaite où la vie privée est respectée à 100% n’existera jamais, il est surtout question de faire le bon choix afin de minimiser au maximum les pertes de données.

L’Histoire sans fin.

Voilà deux ans que le GDPR est obligatoire, pourtant aucun changement radical n’a été accompli. La raison est simple, peu de gens lisent les conditions générales. Selon Thibault Vanwersch, analyste en cybersécurité, l’effort fourni par les plateformes en ligne qui mettent à disposition du public les conditions générales n’est pas suffisant. Il ajoute que ces conditions sont faites, volontairement ou non, afin de décourager l’utilisateur de le lire. En effet, il peut être fort démoralisant de lire un long pavé numérique à chaque site visiter.

Le problème principal est qu’une majorité des gens ne comprennent et ne maîtrisent pas le fonctionnement des plateformes qu’ils utilisent

Thibault Vanwersch

Il y a bien évidemment quelques personnes qui lisent encore aujourd’hui les conditions générales. Cela dit, comme l’a dit Thibaut Vanwersch, les conditions sont souvent incomprises. Il est donc facilement déductible que ces conditions portent à confusion par manque de précision. Un effort de la part des entreprises pour améliorer la clarté d’un texte aussi long ne serait pas de refus. D’autant plus que, même si en nombre inférieur, les internautes continueront d’accepter les conditions requises.

Un projet malheureusement trop ambitieux.

À l’origine, Internet avait pour but d’être un terrain neutre pour chacun. Il s’agissait d’un outil de communication où prévalait la liberté d’expression ainsi que le respect de la vie privée.

Protection des données // Image par Werner Moser de Pixabay

Toutefois, ce n’est clairement plus le cas aujourd’hui. De nos jours, il s’agit d’une véritable mine d’or pour les entreprises qui profitent de nos données à des fins commerciales.

Ces plateformes sont construites pour pousser les gens à mettre des informations sur les réseaux.

Thibault Vanwersch

Il est clair qu’une forme de manipulation est mise en place pour récolter des données sans les voler au sens propre du terme. Le problème ne vient donc pas du business modèle en lui-même, mais plutôt des tactiques mises en oeuvre par les sociétés afin d’assouvir leur soif d’argent.

Les sociétés sont beaucoup plus dangereuses que les pirates parce que le business modèle de ces sociétés consiste à collecter nos informations, et bien souvent ils ont le consentement implicite des gens.

Thibault Vanwersch

L’analyste en cybersécurité développe son argument en expliquant qu’un pirate informatique n’a généralement aucun intérêt à voler les données personnelles du grand public. Par ailleurs, il explique que l’objectif de ces criminels est purement financier, et donc ils auront plutôt tendance à s’attaquer aux grosses boîtes. Ceci dit, il arrive qu’un citoyen soit victime de leurs délits. En revanche, Thibault Vanwersch affirme qu’il s’agit bien souvent d’amateurs qui se contentent de proférer des menaces et, qu’il dépend donc du jugement de la victime quant à la véracité du pirate.

Sommes-nous esclaves du business plan ?

Bien qu’il puisse être difficile à croire, la quête vers le respect de la vie privée n’est pas une cause perdue. En fait, il s’agit ni plus ni moins que de faire le bon choix, parmi les différentes possibilités à disposition de chacun. Le problème majeur est que Google détient le monopole d’internet. En plus de ça, une fois terminée la création d’un compte Google, un compte pour tous les services de celui-ci sera automatiquement ouvert. C’est d’ailleurs ce qui pousse bon nombre d’utilisateurs à rester chez Google plutôt que de chercher d’autres fournisseurs. Au premier regard, il peut sembler plus avantageux de faire usage des autres services de Google, ça évite de rechercher des alternatives, et puis tout le monde utilise Google non ?

Donjon médiatique // Image par Gerd Altmann de Pixabay

D’autre part, Thibault Vanwersch conseille vivement de varier les fournisseurs en ligne en remplaçant Google par des alternatives qui respectent plus vos données personnelles. Apple est un bon exemple en ce qui concerne une confidentialité fiable. Il se trouve que la marque à la pomme met un point d’honneur à respecter et sécuriser votre confidentialité au mieux que possible, et comme Google, Apple possède de nombreux services comme une boîte mail inclus à l’ouverture du compte. Il existe aussi des alternatives pour la messagerie, Signal met la confidentialité au sommet de leurs priorités. De plus, la messagerie ne tire aucun profit de vos données personnelles. Et enfin le navigateur web Firefox qui est l’alternative la plus connue, contrairement à Google Chrome, ce navigateur est bien connu pour respecter vos données sur le net.

Quitte ou double ?

Malheureusement, l’objectif visé par la création d’Internet a été déjoué à des fins économiques. Même si ce business plan est propagé à échelle mondiale, certains sont prêts à se révolter pour offrir un réel changement. Il y en a qui sont connues, comme Apple, d’autres le sont moins, mais l’initiative de protection des données est bel et bien réelle. Ce n’est pas pour autant que notre vie privée sera respectée, cela dit chaque utilisateur détient maintenant la possibilité de décider s’il en vaut la peine de faire un changement pour le bien de sa propre confidentialité ou non. Qu’allez-vous choisir, la pilule bleue ou la pilule rouge ? La bleue étant de ne rien faire en pensant que c’est peine perdue, et la rouge qui consiste à choisir le camp où la confidentialité est une priorité. Le choix est entre vos mains.


EN SAVOIR PLUS
En savoir plus