Foulard et vie en société : deux oxymores ?

Le port du foulard dans l’espace public est une question fertile qui a donné naissance à de nombreux débats, discussions et polémiques. Mille et une informations se martèlent. Alors, que représente-t-il ? Dans quels cas est-il interdit ? En Belgique, que dit réellement la loi à ce propos ?

Femme portant un foulard jaune. Unsplash/Janko Ferlic

Le foulard est un tissu qui peut se porter comme accessoire de mode autour du cou, sur la tête et là où vous le souhaitez. C’est selon vos envies ! Il représente par ailleurs un vêtement traditionnel ou religieux appelé également « voile ». Destiné à couvrir une partie du corps d’une femme qui le porte. Il est notamment présent dans les traditions juives, chrétiennes et musulmanes.

Le foulard, une réalité plurielle !

Le voile dit aujourd’hui « islamique », est antérieur de plus d’un millénaire au prophète musulman, Mohamed. Durant l’Antiquité, avant l’avènement du christianisme, les femmes étaient généralement voilées. Une femme qui se respectait et qui était aisée ou libre avait l’obligation, lorsqu’elle sortait dans l’espace public, de porter quelque chose sur la tête. Il était principalement porté pour distinguer les femmes mariées des célibataires et des prostituées. Au Moyen-âge, les femmes continuent à couvrir leurs cheveux. Le foulard est un donc un héritage de l’Antiquité païenne qui a ensuite été récupéré par les trois religions monothéistes.

Pour les femmes juives orthodoxes, l’obligation écrite de se couvrir la tête est relativement tardive. Dans la tradition juive, une femme est censée se couvrir la tête en public. Certaines le font scrupuleusement, ne laissant dépasser aucun cheveu, d’autres laissent sortir quelques mèches, d’autres encore, bien que pratiquantes, ont laissé tomber le foulard, le chapeau et a fortiori la perruque et laissent leur cheveux libres. La pratique actuelle est donc très variable.

Aussi, les premiers textes chrétiens en faisant mention apparaissent dès le premier siècle avec Saint Paul, puis Clément d’Alexandrie, Tertullien et d’autres. Le voile chrétien a donc une longue histoire derrière lui. Il est une pratique courante jusqu’au milieu du XXème siècle.

Quant à l’islam, le port du foulard est une obligation. Le verset 31 de la sourate 34 du Coran dit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atouts que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines.». Pour les personnes de confession musulmane, la sagesse de cette pratique est de faire valoir ce que les femmes ont dans le cœur et l’esprit.

Aujourd’hui, à travers le monde, des femmes se voilent. Le foulard est une réalité plurielle. Une réalité qui varie selon les contextes, les régions et la spiritualité de chacune.

Aujourd’hui, le port du foulard interroge !

Le port du foulard est sources de diverses questions et opinions. D’après le Pew Research Center, un centre de recherche américain fournissant des statistiques et des informations sociales, la plupart des Européens de l’Ouest préfèrent au moins certaines restrictions sur les vêtements religieux des femmes musulmanes.

En août 2018, une loi danoise est entrée en vigueur. Celle-ci interdit aux femmes musulmanes de porter des voiles couvrant le visage tout comme les burqas ou les niqabs. La Belgique a adopté des lois similaires ces dernières années, contribuant aux restrictions gouvernementales sur la religion dans la région.

En 2017, un sondage a été réalisé par ce même centre dans quinze pays d’Europe de l’Ouest, auprès d’adultes non musulmans. Dans notre Royaume : 19% des sondés pensent que les femmes musulmanes pourraient porter le vêtement religieux de leur choix, 50% pensent qu’elles peuvent porter un vêtement religieux sans pour autant cacher leur visage et 28% pensent qu’elles ne devraient pas être autorisées à porter des vêtements religieux dans l’espace public.

Capture d’écran du sondage réalisé par Pew Research Center dans différents pays d’Europe, quant aux restrictions concernant les habits religieux des femmes musulmanes.

Que dit la loi ?

Les affirmations quant au port du voile dans l’espace public sont multiples. Alors, basons-nous sur la loi ! L’article 19 de la Constitution belge stipule que : «La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.».

Pour Mehmet Alparslan Saygin, juriste et spécialité de la laïcité dans le droit belge, le thème de la laïcité est des plus importants de notre époque. Il est à l’intersection de bien d’autres : libertés et droits fondamentaux, diversité de nos sociétés, Etat de droit, démocratie, multiculturalité, interculturalité, vivre-ensemble, intégration,… Les discussions autour de la laïcité sont selon lui, la plupart du temps, faites de confusion.

Post Facebook publié le 30 janvier 2017 par Theo Francken, homme politique belge membre du parti nationaliste flamand N-VA.

Face à la question confrontant laïcité et port du foulard, il répond : «La laïcité implique la liberté religieuse. La liberté religieuse, c’est la liberté d’avoir une religion mais aussi celle de l’exercer. Il s’agit donc de la pratiquer, aussi bien en privé qu’en public et ce, dans tous les secteurs de la société. Le port du foulard est un exemple pratique de cette liberté religieuse telle que consacrée par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’Homme. Il n’y a donc, a priori et à mon sens, aucune contradiction entre laïcité et port du foulard.».

La laïcité est d’après notre spécialiste en la matière, un principe politique d’organisation de l’Etat. Elle permet la libre expression de toute conviction religieuse ou philosophique dans le respect des droits d’autrui et de l’ordre public. A l’inverse, ce n’est pas une idéologie, ce qui implique de ne pas en faire une conviction. Il la compare à un plat qui perdrait totalement de sa saveur si un de ses ingrédients venait à manquer : l’égalité, la non discrimination, la liberté (notamment religieuse) et la séparation ou, plus exactement, la non-ingérence réciproque entre les Églises et l’État. Ces différents principes sont consacrés en droit belge, donc même si le mot laïcité n’apparaît pas en tant que tel dans la Constitution, la Belgique est un État laïque. Cette laïcité est toutefois imparfaite et bien des améliorations sont possibles.

La laïcité est un bien commun. En effet, c’est un mode d’organisation de la gouvernance politique qui vise notamment à protéger la liberté d’expression de toutes les convictions philosophiques. «Elle appartient à personne mais à tout le monde. Chacun a la même légitimité pour en parler et elle ne peut alors avoir de représentant officiel ou officieux.».

Il ajoute que : « L’outrage, serait de forcer une femme à porter le foulard alors qu’elle ne souhaite pas le porter. L’outrage, serait de forcer une femme à enlever son foulard alors qu’elle souhaite le porter. Dans les deux cas, il s’agit d’une entrave à l’émancipation des femmes, qui passe par le respect de leur choix.».

Et si on écoutait les principales concernées ?

Ici, six jeunes étudiantes bruxelloises partagent leurs ressentis et avis quant à la question. Ces dernières portent le foulard et d’après elles, il s’agit d’un choix personnel et qui a fait l’objet d’une réflexion. Elles déconstruisent les clichés auxquelles elles sont confrontées. Parmi eux : le foulard serait un objet de soumission et d’oppression de la femme, la femme voilée ne se lave pas les cheveux,… Elles aspirent à ce que les clichés liés aux femmes portant le foulard disparaissent et qu’elles puissent vivre leur spiritualité sans contraintes. Enfin, selon Mehmet Saygin : «Il faut rester optimiste et continuer à inlassablement rappeler le socle de nos valeurs communes telles que l’égalité et la non-discrimination.».

Yasmine FELFELE

Je m’appelle Yasmine Felfele et j’ai 24 ans. J’ai auparavant fait des études pour devenir professeure de français mais c’est aujourd’hui, en communication à l’ISFSC, que j’ai enfin trouvé l’épanouissement. Pour moi, la vie est un cadeau d’une valeur inestimable que chacun se doit de partager avec les autres. Chaque jour, j’essaye de laisser cette citation de Nelson Mandela guider mes pas: «L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle.».

En savoir +

(1) Le voile selon le Coran et en Islam (dans Oumma.com)

Islam politique et charia : QU’en est-il réellement ?

L’union de l’islam et de la politique a souvent eu une image néfaste du point de vue Occidental car souvent rattaché à des groupes extrémistes voire même terroriste. On en dépeint une toile des plus sombres mais qu’en est-il réellement ? qu’est-il dicté dans le Coran et comment sont établies les règles de la charia ?

En Belgique un parti politique nommé islam prône l’application de la charia dans le pays. Ce parti existe maintenant depuis 2012 et a fait pas mal parler de lui pendant le courant de l’année 2018 spécifiquement.

Belgique et charia: une union impossible

Le parti islam est un parti qui a beaucoup de polémique autour de lui. Notamment avec l’affaire de diffamation pour laquelle le cofondateur du parti a été inculpé et jugé coupable en Mai dernier. Redouane Ahrouch, a écopé de 6 mois de prison avec sursis pour avoir refusé de regarder et de saluer une chroniqueuse en justifiant cet acte par le fait que cette dernière est une femme.

Logo choisie pour représenter le parti ISLAM crée en 2012

Le parti a pour objectif de transformer la Belgique en État islamique s’appuyant sur le Coran.

Selon Mohammed Merzoug, ex-ministre des Communication en Algérie (Gouvernement Malek ayant fait face à la vague de l’islamisme en Algérie à son époque) ce genre d’idéologie politique n’a aucunement sa place en Belgique. « L’application de la charia est incompatible avec le droit positif applicable dans une société fondée sur le principe de la souveraineté populaire. » « La charia est fondée sur la souveraineté divine et n’est donc pas susceptible d’évolution et de modification ». Néanmoins le parti revendique le contraire et se veut appliquer la charia en « conformité» avec la constitution belge.

cet extrait tiré d’une émission plateau de RT France nous montre le président du parti ISLAM s’exprimant sur la politique de son parti ainsi que le fait divers énoncé ci-dessus.

La politique islamique en Afrique du nord

Le Maghreb a été fortement touché par cette mouvance politique elle aussi. Dans un ordre chronologique l’Algérie fut la première à être touché avec l’apparition du FIS (Front Islamique du Salut) en 1989. Le parti sera dissous en 1992 et ses deux dirigeants seront jugé et condamné à 12 ans de prison car jugé dangereux pour les institutions de l’État.

L’islamisme refera son apparition en Afrique du nord après la vague révolutionnaire apporté par le printemps arabe. On citera comme exemple Mohamed Morsi qui après le renversement d’Hosni Moubarak deviendra le premier président élu démocratiquement en Égypte. Ce dernier sera destitué à son tour après seulement un an aux commandes du pays et une forte protestation de la part du peuple égyptien.

Selon l’expert interviewé l’islam n’a pas réussi son implantation dans la politique.

« L’islam n’a pas réussi après le printemps arabe.Il a échoué en Algérie après une décennie sanglante qui a fait plus de 200000 morts.Il a échoué en Égypte après la parenthèse présidentielle des frères musulmans.Il est en perte d’influence au Maghreb et noyé dans le désordre chaotique et sanglant du moyen-orient.Les premières expériences d’élections pluralistes ont montré les limites de l’islam politique »

Charia: qui fait les lois ?

Pour mieux comprendre la charia il faut tout d’abord savoir que les musulmans se divisent en plusieurs groupes de croyants distincts. Nous avons les sunnites (majorité des musulmans) que l’on retrouve au Maghreb, au Moyen-Orient ainsi que dans certains pays asiatiques. Les chiites présents dans certaines régions du Moyen-Orient (Irak, Iran). il existe aussi d’autres courants moins importants qui ne possède que très peu de croyants.

La charia est souvent considérée comme l’aspect politique de l’islam mais c’est bien plus que cela. La charia englobe en réalité toutes les règles doctrinales, sociales, culturelles et relationnelles comprise dans ladite religion.

Monsieur Abdelhay Bakkali Tahiri a revendiqué une charia adaptée à l’État belge car la charia serait libre d’interprétation. Alors oui il est vrai que dans l’islam sunnite il n’existe pas d’équivalant au clergé mais il existe des mosquées de grande influence qui ont un rayonnement très important et sont très influent dans les pays voisins. Nous citerons comme exemple la mosquée d’EL Azhar au Caire ou encore Médine en Arabie Saoudite.

la tâche de dicter la charia est léguée aux muphtis(1) qui édicte des Fatwa(2).

En revanche dans le cas de l’islam chiite il existe bel et bien un clergé hiérarchisé comme il fut rappelé dans l’interview.« Le clergé chiite est dirigé par un chef suprême qui est en général nommé Ayatoulah (l’un des titres les plus élevés du clergé chiite) » en effet les chiites ont un leadeur qui occupe la fonction du douzième Imam en attendant son retour prophétique.

un islam moderne ?

Parmi les textes saints, la spécificité du Coran tient, pour la majorité de la communauté musulmane, dans la croyance selon laquelle le texte saint, prophétisé par Mahomet, est la parole « incréée » de Dieu, « descendue » sur le Prophète tout au long de son apostolat. Il ne s’agit plus alors d’un livre « inspiré » mais « dicté ». En somme, le Coran occupe approximativement pour l’islam la nature et le rôle que Jésus, Verbe de Dieu et Dieu lui-même, occupe dans le christianisme. On comprend dès lors que le Coran soit communément considéré par les théologiens musulmans comme un « attribut » de Dieu, consubstantiel à Lui.

En dépit de son expansion et des influences étrangères, l’islam n’a donc pour ainsi dire pas évolué. Une opinion répandue est que cela serait dû à l’impossibilité de modifier le Coran en raison de la croyance en sa nature incréée, pour les musulmans, il n’est pas nécessaire de modifier les textes sacrés, où l’on trouve souvent tout et son contraire.

Pour les musulmans, le Livre saint est unique et exclusif, son texte est en version unique, en une langue unique qui est celle même utilisée par Dieu.  Ajoutons-y le poids des institutions universitaires islamiques de contrôle et de censure. Aussi, tout intellectuel musulman qui ose aborder ces problèmes comme l’aborde un historien des textes, ou sous l’angle historico-critique, devient marginal. Et, quand il publie sur ce sujet, il est vite neutralisé par la persécution, la censure, l’exil forcé, ou volontaire.

L’islam moderne est envisageable, au travers d’une nouvelle charia correspondant à notre société, cependant il sera fortement mal reçu par une grande partie de la communauté musulmane et les réformateurs musulmans qui plaident contre la rupture entre passé et présent en conciliant acquis de la modernité et patrimoine musulman.

Mehdi Merzoug

Je suis âgé de 20 ans, élève en première année de communication à l’ISFSC

essaye d’être le plus photogénique possible comme le montre la photo

En savoir plus :

Projet de campagne ISLAM https://www.islam2012.be/projet

Définition de Mufti (1) https://www.cnrtl.fr/definition/muphti

Définition fatwa (2) https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/fatwa/32988

Les problèmes autour des différentes religions en Belgique.

?, Religion et convictions, en ligne, consulté le 23 décembre, Berlin.de disponible à https://www.berlin.de/willkommenszentrum/fr/etape-5-quotidien/religion/

Aujourd’hui, les 5 principales religions dans le monde sont l’islam, le christianisme l’hindouisme, le bouddhisme et le judaïsme. Ensemble, elles regroupent près de 5 milliards des 7 milliards de personnes que compte notre planète. Étant un État neutre, la Belgique, fait place à une grande diversité de religions. Mais cette diversité est-elle bonne ou mauvaise?

La diversité des religions en Belgique

«Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est sa capacité à accepter la diversité des religions» rapporte Adolphe Bonyanga Bokele, curé de la paroisse d’Athus et docteur en philosophie. Regroupant un grand ensemble de religion, la Belgique traditionnellement est catholique depuis le haut Moyen Âge, mais ce culte cohabite maintenant avec d’autres religions comme les Protestants, les Orthodoxes, les Musulmans, le Judaïsme, …

A l’origine de cette croissance, l’immigration. La Belgique accueille pas moins de 1.259.091 résidents d’origine étrangères. Qui dit étrangers, dit nouvelle culture. Mais le multiculturalisme plaît-elle à tout le monde? Pour Adolphe Bonyanga Bokele la réponse claire : « Non, elle ne peut pas plaire à tout le monde. On vit dans un monde avec énormément de discriminations, de racisme ou d’homophobie, chaque personne à son propre mode de vie et sa manière de faire les choses, ce qui ne peut pas plaire à tout le monde. La culture est un luxe pour nous, c’est un cadeau de Dieu, mais l’Homme n’accepte pas toujours la différence entre lui et autrui, et c’est ce qui pose des problèmes à l’heure d’aujourd’hui partout dans le monde».

La crainte de l’islam

La peur de l’islamisme après le 11 septembre 2001 s’est renforcée après l’attaque du Musée juif et les doubles attentats de Paris. De plus, l’islam est la 2ème religion la plus présente sur le champ médiatique, chose qui ne passe pas inaperçu aux yeux des spectateurs. En effet, l’islam est jugé trop visible aux yeux des gens à cause de l’image négative que les médias lancent d’elle. Il y a énormément d’amalgames fait au sujet de cette religion comme par exemple : comme les crimes qui sont liés au groupe de l’état islamique en Irak, le groupe de DAESH, les attentas sont souvent relié à l’islam. Une campagne a été lancée par des Britanniques de confessions musulmane pour dénoncé les amalgames commis au nom de l’islam. Cette campagne se nomme  » NOT IN MY NAME » et veut alerter les risques sur les amalgames. Elle vise aussi à dénoncé la politique migratoire du gouvernement belge et à sensibiliser l’opinion publique au sort peu enviable des migrants soudanais, érythréens, afghans et iraniens qui se regroupent au parc Maximilien près de la Gare du Nord avant de poursuivre leur route vers la Grande-Bretagne.

Et si la religion disparaissait?

ISSARTIAL, La paix, au-delà de l’absence de guerre, consulté le 23 décembre, http://fraternite-ofs-sherb.eklablog.com/la-paix-au-dela-de-l-absence-de-guerre-interbible-a107707910

«Il est vrai que toutes les religion ne sont pas pareilles, que toutes les personnes qui la pratique sont différentes, que chaque avis n’est pas partagé, mais la religion devrait toujours être pratiquée dans le respect et dans la paix sans jamais créer de conflit même si les valeurs ne sont pas les mêmes. Les guerres religieuses et leurs abominations crée au « nom de la religion » est absurde et impensable. Rien de tout cela ne devrait arriver pour une religion».

De nombreuses Guerres civiles seraient sûrement évités dans un premier temps, et la phase acceptation remplacerait la phase « intégration de force ou destruction » actuelle. Certaines études récentes montrent même que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de conflits présentent des dimensions, ou des causes, religieuses, qu’ils tendent à être plus violents et plus longs que les autres, et qu’il y a eu une augmentation globale de leur nombre. Les Hommes chercheraient des solutions par eux-mêmes au lieu de démolir les solutions religieuses.

La religion est un fait universel auquel on choisit ou non d’adhérer et de croire. Pour beaucoup, Dieu permet de vivre dans la paix, la joie et la bonne humeur, de voir le monde meilleur qu’il ne l’est. Mais la religion relève aussi à l’homme la fragilité de son existence, même si elle apporte du bon à ceux qui vivent avec elle, mais pas à ceux qui ne vivent qu’à travers elle. Mais la religion est-elle un facteur de paix ou de guerre?

Si on avait une religion universelle ?

Et si par un désir de fraternité ou par l’évolution naturelle des pensées, toutes les religions se rejoignaient en un culte universel, à la croisée de toutes les cultures, de toutes les influences, de tous les modes de pensée.

Tout les peuples du monde seraient alors réunis autour d’un plan spirituel commun. Chacun serait libre de le pratiquer ou pas, cette religion. Une nation unie pourrait alors naître, non pas avec qu’une seule opinion mondiale mais avec la liberté de s’affirmer, de se défendre et de clamer haut et fort ses idées.

«Toutes les religions ont un but qui est d’atteindre la fraternité par la liberté. Mais est-il possible de l’acquérir ? Car même en ayant une religion commune, je ne pense pas qu’une seule et unique religion ne guérirait pas l’humanité de tous ses maux, de tous les malheurs que les Guerres de religion on créer, des actes ainsi sont inoubliables, on ne pourrait pas nier ce qu’il s’est passé. Il est vrai qu’elle unirait les Hommes, même si l’union fait la force, rien du passé ne pourra être effacé».

La religion au final, c’est quoi?

Nous vivons dans un monde complexe dans lequel certains arrivent à s’épanouir, à vivre pleinement, à être les maîtres de leur destin, sans ressentir le besoin de croire en Dieu, tandis que pour d’autres, le poids de l’existence est trop lourd, alors ils se tournent vers la religion car elle aide, elle rassure, elle donne un sens et promet le bonheur.

Pour autant, il n’y a pas les forts d’un côté, et les faibles de l’autre.  » Chacun choisit de croire ou de ne pas croire, en fonction de sa vie, de son histoire… Mais surtout, la croyance religieuse doit demeurer un acte de liberté, afin d’être un moyen d’atteindre le bonheur ».

PIERRET Zoé

Pour en Savoir + : 

(1) Roland Baumann CCLJ, LA BELGIQUE PLURIELLE : CITOYENNETÉ ET MULTICULTURALISME, [S.I ], 16 septembre 2004, http://www.cclj.be/actu/politique-societe/belgique-plurielle-citoyennete-et-multiculturalisme

(2) Hugue Lagrange, Le multiculturalisme est incontournable, [S.I ], publié le 13 mai 2014 à 15h16 – Mis à jour le 13 mai 2014 à 15h54 , https://www.lemonde.fr/idees/article/2014/05/13/le-multiculturalisme-est-incontournable_4416004_3232.html

(3) Christian Laporte, le retour en force du religieux et l’espoir d’un islam belge, [S.I ], publié le samedi 18 juin 2016 à 07h45 – Mis à jour le samedi 18 juin 2016 à 07h48, https://www.lalibre.be/belgique/le-retour-en-force-du-religieux-et-l-espoir-d-un-islam-belge-5764133535705701fd88a748

-Jeune athusienne né en 2001  

-Etudiante à l’ISFSC 

-Passionné par la photographie

Femmes et religions: mise à jour nécessaire

Image libre de droit. Pixnio - liberté de culte, femme, religion
Image libre de droit. Pixnio - liberté de culte, femme, religion

La controverse autour des rapports hommes-femmes et les discriminations envers les femmes ne datent pas d’hier. Aujourd’hui, des manifestations et des actions sont menées afin d’obtenir l’égalité des sexes, et c’est parfois très violent. Les mouvements féministes prennent de plus en plus d’ampleur. Les femmes demandent à pouvoir pratiquer leurs religions sans contraintes.

La position des femmes dans les religions dépend d’une religion à l’autre, mais dans la plupart des cas, les femmes sont dénigrées. Que ce soit par la manière d’aborder leur position ou simplement par la manière dont elles doivent pratiquer leur religion. Jusqu’à ce jour, peu connues sont les femmes qui se sont rebellées contre leur religion, étant donné que pratiquer une religion reste majoritairement un choix personnel, si ce n’est pas par tradition familiale. Néanmoins, beaucoup se sont rendues compte en pratiquant leur religion, qu’elles ne jouissaient pas de leur pleine liberté, et se sentaient plus ou moins emprisonnées dans leur religion en fonction de leur implication.

Entre religion et soumission

Pendant l’âge d’or de l’Islam, entre les 8e et 9e siècles, la position des femmes a connu deux réalités. Le Califat abbasside, autrement dit le peuple sunnite, a renforcé ses connaissances scientifiques et spirituelles et a instauré des lois et révisé des traditions au détriment des femmes: elles se sont vues ôter certains droits. Le Califat fatimide, ou les chiites, a, quant à lui, permis aux femmes de devenir des femmes de pouvoir: elles obtenaient la position de sultane ou même de reine(1). Elles jouissaient d’une autorité religieuse très sérieuse. Entre cette période et le 20e siècle, peu de changements notables ont eu lieu. 

Dès lors, un problème fait surface: celui de l’éducation. L’éducation des filles est revendiquée, au même titre que celle des garçons. Le fait est qu’il aura fallu au moins une trentaine d’années avant que les choses bougent, et encore, car les matières enseignées aux filles étaient très restreintes; on leur apprenait à faire la vaisselle et le ménage. Pour l’islam, la place de la femme était à la maison.

Dans le christianisme, les femmes ont été dénigrées dès le début:

« Pendant l’instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de faire la loi à l’homme. Qu’elle se tienne tranquille. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite. Et ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression. Néanmoins, elle sera sauvée en devenant mère, à condition de persévérer avec modestie dans la foi, la charité et la sainteté » (1ere Epître à Thimothée 2, 12-15)

Dans le judaïsme, les femmes n’étaient pas autorisées à apprendre l’hébreu, donc elles n’avaient pas accès à la lecture des textes sacrés. Par conséquent, elles ne pouvaient pas devenir rabbins. Ce n’était pas le cas pour l’islam et le christianisme. Théoriquement, une femme pouvait devenir imam, mais en pratique cette fonction était assurée uniquement par des hommes. La tradition chrétienne, elle, est restée la même et réserve la prédication uniquement aux hommes.

L’inégalité des sexes est une réalité historique qui est indéniable, et ce sont les héritages religieux laissés notamment par le judaïsme, le christianisme et l’islam qui ont leur part de responsabilité dans le statut d’infériorité des femmes.

Discriminations et changements de mentalités

La question à se poser est: Est-ce que cela a des répercussions sur les générations suivantes? Certainement, étant donné que les mentalités changent et continueront à changer. Il existe une hiérarchie entre les sexes, il y a des interdits, des tabous. Les femmes se battent pour obtenir des positions qui ne sont pas forcément à la hauteur de leurs espérances. Nous ne pouvons néanmoins pas parler des discriminations des femmes dans les religions que d’un point de vue pessimiste. Basons nous plutôt sur un point de vue historique en prenant pour exemple les communautés religieuses féminines catholiques. Dans le temps, on les associait souvent à des femmes isolées, enfermées au couvent. Et si on les voyait autrement? Au lieu de les associer à l’enfermement, n’oublions pas qu’elles rendaient, à ce moment-là, des services non négligeables. Elles avaient accès à l’étude, aux arts (la musique), ce qui leur permettait également de s’évader et d’avoir leurs propres loisirs. Il y eut des religieuses avec des parcours très étonnants, telle que Hildegarde de Bingen, une allemande, durant le Moyen-Âge, considérée comme une grande compositrice dans l’histoire de la musique ainsi que comme précurseur de la pensée écologiste(2). 

Nous pouvons aussi prendre l’exemple d’une célèbre religieuse belge, Victoire Cappe, créatrice et dirigeante du Mouvement social féminin chrétien. Elle a fondé des Ligues ouvrières féminines ainsi que le « Syndicat de l’aiguille ». Elle s’est battue pour améliorer les conditions des travailleurs. Elle a également fondé l’Ecole Catholique de Service Social en 1920, qui porte aujourd’hui le nom d’Institut Supérieur de Formation Sociale et de Communication.

Comme quoi, si on cherche plus loin, on peut trouver des exceptions, bien que ça n’enlève rien aux minorisations qui restent belles et bien réelles à ce jour. On peut même dire que les religions ont joué un rôle trop important pour ce qui est du maintien d’un certain statut d’infériorité des femmes. C’est notamment à cause de tout cela qu’est né le féminisme.

Religion et féminisme, compatible ou non?

Cécile Vanderpelen-Diagre. Image libre de droit.
Cécile Vanderpelen-Diagre. Historienne à l’ULB. Image libre de droit.

Cécile Vanderpelen, historienne à l’ULB, pense qu’il n’y a pas de contradictions dans les principes de base. Selon elle, il existe autant de religions que de féminismes et de féminismes que de féministes : « Elles veulent être égales aux hommes, et dans cette optique, il n’y a pas de raisons de faire ou d’accentuer les différences biologiques ou de nature entre les hommes et les femmes. Or, le voile, lui, accentue cette différence. Dans cette option là, c’est inadmissible, on peut parler d’anti-féminisme. On peut donc totalement être religieuse et féministe. Mais on peut également partir du principe que l’on peut s’émanciper à l’intérieur d’une religion, et « adapter » notre féminisme à notre religion. Et dans ce cadre là, les féministes religieuses, s’inscrivant dans une religion, veulent, défendent, une plus grande autorité et des plus grandes fonctions pour les femmes, et se disent donc féministes. »

Relecture des textes sacrés, bonne ou mauvaise solution?

La religion, c’est un débat très complexe qui repose sur de nombreuses questions et réponses qui fondent nos sociétés et nos cultures depuis des siècles. Cependant, pour que les femmes se sentent plus épanouies dans leurs religions, on pourrait peut-être proposer une relecture des textes sacrés afin que cesse cette tendance d’infériorité des femmes, l’objectif étant de les mettre en scène davantage et de leur donner plus de pouvoir et de liberté. Si on arrive à atteindre cet objectif, les discriminations envers les femmes seront abolies et les problèmes d’infériorités initialement causés par les religions seront définitivement réglés.

« La solution de la relecture des textes sacrés est bonne. Cela se fait déjà surement dans certaines régions. », répond Cécile Vanderpelen après un moment de réflexion.

Camille SPELEERS


(1) Selon la RTBF, les femmes obtenaient des positions telles que la position de reine ou de sultane. La société n’était guère opposée à la prise de pouvoir des femmes, jusqu’au 12e siècle.

(2) Selon La Croix, sainte Hildegarde était une visionnaire.

Continuer la lecture de « Femmes et religions: mise à jour nécessaire »

L’avortement: un droit, oui… Pour tous?

Aujourd’hui, 20 000 IVG (Interruptions Volontaires de Grossesse) ont lieu chaque année en Belgique. Pratique étant autorisée depuis 1975, qu’en est-il selon l’islam et le christianisme?

Bougies. Par AcaPioPin, Pixabay License, Adobe Stock.

L’avortement est un sujet qui gagne en visibilité dans notre société. Les opinions sur cette pratique importante, sont nombreuses.  

L’IVG est de plus en débatue… Si certains pays, par exemple la très catholique Irlande depuis décembre 2018, semblent adapter leur législation à cette réalité, d’autres, comme les USA, édictent de nouvelles règles qui rendent cette opération plus compliquée encore. (1)

Le choix de la religion face à celui de donner la vie

La question est: devrait-on être étonné venant d’un pays dont la religion considère cette pratique comme un meurtre? La réponse de Pascale Van Schel, Responsable du Centre de Planning familial Rosa Guilmot à Tubize, fut sans attente: “Enfin! Heureusement pour toutes ces femmes qui étaient obligées de prendre Ryan Air pour venir avorter en Belgique…”. Naima Haraq, médecin du centre, est d’accord. Selon elle, il était temps et ce qui est vraiment étonnant, c’est que le vote de cette loi soit si tardif.

Nos deux expertes l’affirment, pour elles, il est très important de pouvoir être libre d’arrêter une grossesse non attendue peu importe la religion. Le bien-être de la femme prime sur les obligations religieuses de celle-ci. Leur avis est l’avis de personnes non-croyantes.

La position du Vatican, est claire…. Non à l’avortement. En ce qui concerne l’Islam, un certain nombre d’Hadits mentionnent son interdiction et les punitions qui y sont liées dans le Coran. (2)

Car dans le christianisme  tout autant que dans l’islam, il est absolument interdit de mettre fin à la vie d’un être humain, peu importe les circonstances, cela serait considéré comme un péché.

Reste à déterminer à partir de quand, le foetus est-il réellement vivant et conscient. La question de l’âme présente ou non est fortement répétée sur internet. Le problème est qu’entre la médecine et chacunes des religions, les réponses à cette question sont très différentes.

Du point de vue de la médecine, l’embryon deviendrait vivant au moment où il se transforme en foetus. C’est-à-dire après trois mois de grossesse. Tandis que dans la religion chrétienne, il est considéré que dès la création de celui-ci, l’embryon existe et donc possède une âme. Quant à l’islam, celle-ci parviendrait au bout de 40 jours après fécondation.

Des changements à prévoir?

Depuis peu, la loi sur la durée de la grossesse autorisée avant l’avortement est discutée. La question est: faut-il allonger cette durée de 18 semaines plutôt que 12,  le délai actuel?

Les évêques de Belgique se sont exprimés inquiets face au changement probable de cette loi. Car selon la Conférence épiscopale, l’avortement deviendrait ainsi une intervention médicale ordinaire.

Là encore, nos deux expertes montrent leur désaccord. Madame Haraq s’explique:

Une femme qui va se faire avorter, elle ne trouve pas ça normal… Elle le fait par obligation.

L’avortement remis en cause par les religions

Bien que l’IVG soit une nécessité pour certains, elle reste néanmoins un meurtre aux yeux de l’Eglise. 

D’un point de vue chrétien, cela fait des années que le Vatican est clair sur ses opinions, il est contre l’avortement. Peu importe les circonstances, cela ne se réduit qu’à un simple assassinat sans aucune légalité morale ni religieuse. 

Chose étonnante, Le Figaro a publié ce 25/05/2019 (3), un article dans lequel le pape François affirme que l’humain dépasserait la religion pour prendre une telle décision.

D’un point de vue musulman, les opinions ne sont pas moins catégoriques. Cet acte serait également considéré comme infecte. Les seules raisons qui laisseraient éventuellement accepter l’avortement seraient que la mère soit en danger de mort ou bien lorsqu’un viol a été commis.

Et encore, cela ne passe que dans certains pays… Malgré nos avancées, l’intervention volontaire de grossesse reste très mal accueillie au sein de la communauté musulmane. 

Il y a donc beaucoup de subtilités selon chacune des religions. Elles s’accordent tout de même, sur le fait que cet acte reste un infanticide.

Ces différences d’opinions font place à des manifestations à tendance violente. Notamment en Amérique. Au Kentucky, une femme s’est faite lynchée, traitée de meurtrière par des manifestants lorsqu’elle s’apprêtait à avorter à l’hôpital de Louisville.

L’avortement: un débat politique, religieux et moral?

Le parti DéFI affirme avoir été le premier à avoir déposer la proposition de loi dans le but d’inscrire la laïcité de l’Etat dans la Constitution. La religion n’a donc pas sa place au sein des débats politiques tels que ceux-ci.

Mais cela n’est pas pour autant gagné pour ce parti, le Vlaams Belang et les partis religieux tels que le Cdh et le CD&V sont déterminés à maintenir leur non-accord face à cette proposition de changement de loi. Ce qui laisserait deviner que ce débat n’atteindra pas la majorité côté néerlandophone.

Joachim Coens a notamment fait appel « aux partenaires actuels et futurs du CD & V qu’un assouplissement de la loi avortement était pour son parti un gros problème. C’est un point de rupture« .

Leurs arguments ne font pourtant pas une fois référence à une quelconque religion mise à part lorsqu’ils évoquent un développement bien avancé d’un foetus qui atteint 18 semaines, et encore… Une autre de leurs craintes est que cela ne devienne qu’une simple contraception pour ces femmes. (4)

D’un point de vue politique, ce débat n’est décidément pas au goût des partis religieux. Mais cette réaction est-t-elle réellement liée à la religion? 

L’avortement est plutôt vu de manière morale que religieuse face à cet éventuel changement de loi, à son sujet. Madame Van Schels le confirme, ce débat doit être politique: “Je crois que ça doit rester du politique. Médicalement c’est possible, point. Mais c’est le politique qui doit agir…

L’IVG reste un sujet faisant place à de nombreux débats, tous autant politiques que religieux et moraux dans le monde. En voyant le nombre d’opinions qui diffèrent les unes des autres, ne serait-il pas plus judicieux d’imposer une limite pour tous et partout, pour ensuite laisser le choix à chacune de ces femmes, de prendre cette décision qui, finalement, n’appartient qu’à elles?

Nina Van Bever.

(1) « L’IVG dans le monde en 2019: entre multiplication des attaques et manque d’avancées législatives. », planningsfps.be, https://www.planningsfps.be/livg-dans-le-monde-en-2019-entre-multiplication-des-attaques-et-manque-davancees-legislatives/

(2) « L’avortement. », Muslimfr.com, 28 août 2001, https://muslimfr.com/lavortement/

(3) « Pour le pape, l’interdit de l’avortement est humain, pas religieux. », Le Figaro avec AFP, 25 mai 2019, https://www.lefigaro.fr/flash-actu/pour-le-pape-l-interdit-de-l-avortement-est-humain-pas-religieux-20190525

(4) « Réforme de la loi avortement », rtbf.be, 20 novembre 2019, https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_reforme-de-la-loi-avortement-le-cd-v-promet-de-la-resistance?id=10369863)

Je m’appelle Nina Van Bever, j’ai 18 ans. Je suis étudiante à l’ISFSC en Communication, en 1ère année. Comme montré sur ma photo, deux des choses que je préfère sont les vacances et le soleil.