L’art, secteur fragilisé par le crise sanitaire

L’art et la culture traversent une période difficile en Belgique et ailleurs depuis le début de la crise sanitaire. Le droit fondamental d’accès à la culture est compliqué par les mesures actuelles. De ce fait, des réformes et innovations voient le jour.

La liberté artistique, telle que l’Unesco la définit, est  » la liberté d’imaginer, de créer et de distribuer des expressions culturelles diverses sans censure (…) . Elle comprend le droit de chaque citoyen d’accéder à ces œuvres et est essentielle au bien-être des sociétés. » 1Licence : Image par David Mark de Pixabay . Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise.

Le 1e décembre dernier, les musées ont réouvert leurs portes en Belgique après un mois de fermeture.2 Cette réouverture permet au public de combler le manque culturel de ces dernières semaines . Cependant, le secteur du spectacle et de l’art vivant ne peut pas encore reprendre ses activités. Au mois d’avril dernier, un fonds d’urgence avait été mis en place pour venir aide au secteur. Le montant de ce fonds était de 8,6 millions d’euros. 3

Une réforme du statut axé sur la création

En novembre dernier, le Gouvernement de Croo s’engageait à proposer des solutions en soutien aux artistes actuels et futurs. Le fédéral garantit également une réforme du statut d’artiste. Celui-ci sera axé sur l’activité de création ainsi que celle d’enseignement et d’activités socio-culturelles autour de la création. Ce nouveau statut d’artiste exclura donc les activités de productions et de diffusions artistiques.

Le 14 juillet dernier,  une conférence interministérielle (CIM) a créé un groupe de travail « artistes » en vue de cette réforme structurelle du statut de l’artiste. Un rapport devra être rendu ce mois-ci.4

L’avis d’une personne de terrain

D’après Jacques Neefs, les personnes les plus oubliées dans cette crise sont le jeunes diplômés. « Les directeurs de théâtres, lorsque cela va reprendre, (…) vont remettre sur les rails des projets qu’ils avaient déjà dans leurs hangars. Ceux qui frappent à la porte du hangar mais qui ne sont pas encore dedans, qui aimeraient bien jouer, qui sont d’excellents comédiens, qui viennent de sortir, qui sont de la promotion de 2020, ceux-là sont les moins chanceux » explique-t-il.

Le véritable problème est, selon Jacques Neefs, que la majorité des contrats d’artistes sont des contrats à durée déterminée. Cela s’explique par le fait qu’à chaque fois, le subside doit être reconduit. Mais cette reconduction de subside n’est pas assurée et, par conséquent, les contrats ne sont pas toujours renouvelés non plus. Selon lui, la non-reconduction de contrats augmente la précarité des artistes, qu’ils possèdent le statut d’artiste ou non, et engendre divers problèmes sociaux (refus de prêts,…).

«  On n’a pas l’impression (…) qu’il y a de la bienveillance. Et cela aiderait furieusement par les temps qui courent. »

Jacques Neefs

De nombreux artistes se sont exprimés sur les réseaux par rapport à la situation actuelle. C’est le cas de Félix Radu qui a publié un texte rempli de références culturelles, jeux de mots et plein d’espoir pour l’avenir du secteur culturel.

Paradoxalement, le metteur en scène explique qu’il n’a jamais connu un nombre aussi important de candidats pour la rentrée au Conservatoire. « Je pense qu’il y a un vibrant et fébrile besoin artistique chez les jeunes » rajoute-il.

Des innovations intéressantes mais pas des solutions définitives

Depuis le premier confinement, la culture en ligne s’est fortement développée. De nombreux musées ont proposé des visites virtuelles, des théâtres et opéras ont diffusé des spectacles en streaming.5 C’est le cas par exemple du festival Impact qui est passé en version 100% numérique en novembre dernier. Des pièces sont également diffusées en live sur Instagram, comme c’est le cas de Jeanne Dark. 6

Ces innovations permettent de développer de nouvelles façons de créer, mélangeant art et nouvelles technologies.

« Un période de crise, c’est une période qui pose des questions. À nous d’y répondre. Mais on est quand même devant une impasse majeure. C’est que nous sommes des artistes du spectacle vivant, qui se fait en présentiel » explique le comédien. «  On risque de se retrouver dans un théâtre 1984, façon George Orwell, à multiplier les ersatz » rajoute-t-il. Pour lui, afin de stimuler la créativité des artistes, il faut une politique culturelle qui les soutient, un plan de relance pour la culture. Cependant, Jacques Neefs explique qu’il ne s’agit pas de renier tout ce qui a été mis en place comme « solutions de secours ». Selon lui, ces innovations peuvent permettre à des personnes de découvrir de nouvelles choses et même parfois d’accéder plus facilement à l’art et la culture.

Par ailleurs, la culture en ligne met en évidence la fracture numérique qui existe à l’échelle mondiale. En effet, selon un rapport de l’Unesco, 46% de la population mondiale n’a pas accès à Internet. Cette difficulté d’accès à la culture en ligne créerait donc des problèmes d’inclusion sociale. 7

L’art, outil de résilience

Selon Jacques Neefs, le véritable danger est que les personnes qui n’avaient déjà pas pour habitude de se rendre dans des lieux culturels et artistiques le feront encore moins. Il mentionne également un risque de fermeture des communautés sur elles-mêmes. « Qu’est-ce que le théâtre ? Qu’est-ce que le spectacle vivant? Un miroir de la société. Un miroir vivant, j’insiste. Ce n’est pas une image. Ce sont des gens qui vont réfléchir ensemble. Qui vont rigoler, pleurer ensemble. Où est-ce qu’on rigole et pleure ensemble à l’heure actuelle ? » explique Jacques Neefs.

En effet, depuis le début de cette pandémie, Human Rights Watch a constaté une hausse du racisme anti-asiatique, des théories du complot antisémites, des attaques contre les musulmans, des préjugés envers les réfugiés et les migrants.8

Par ailleurs, selon l’Unesco, l’art, la culture et le patrimoine vivant contribuent à la vitalité des sociétés et permettent aux différents groupes sociaux d’exprimer leur identité et contribuent ainsi à la cohésion sociale et au dialogue interculturel. La pandémie a également mis en évidence la capacité de la culture à rassembler les communautés en période de crise. Celle-ci s’avère être un outil de dialogue qui devrait permettre aux communautés de se relever plus vite et renforcées après la crise. Les sites du patrimoine mondial, le patrimoine vivant  et les expressions culturelles pourraient contribuer à la construction de sociétés plus inclusives grâce à la participation des différentes communautés.9

Un autre enjeu est l’impact de la crise sur le patrimoine historique et culturel. En effet, depuis le début de la pandémie, on constate une hausse des pillages et du trafic d’art.10

« Je pense qu’il faut principalement un plan de relance, un plan Marshall de la culture » confie le metteur en scène. Licence: Photo by Kevin Grieve on Unsplash Libre pour usage commercial.

L’art et la culture vont donc devoir être « reboostés ». « La principale priorité sera de rapprocher les communautés qui se sont refermées sur elles-mêmes. (…) Reconscientiser, trouver des pistes pour redonner le chemin des lieux des spectacles vivant aux populations qui oubliaient déjà avant que ce chemin existait » explique Jacques Neefs. Cela se confirme d’autant plus par l’étude réalisée par Impacts Recherche & Développement aux Etats-Unis démontrant que 1 personne sur 4 se dit confiant de se rendre dans un musée ou une galerie d’art où les mesures d’hygiène auraient été renforcées. En ce qui concerne les théâtres, cinémas et concerts seulement 1 personne sur 7 se sentirait à l’aise de s’y rendre, même si des mesures similaires étaient mises en place.11


En savoir plus :

Sur le statut d’artiste en Belgique et les aménagements suite à la pandémie : Le statut de l’artiste face au Covid-19 – Le Soir Plus

Sur la situation actuelle des artistes d’un point de vue économique en Belgique : Coronavirus en Belgique : les artistes, grands oubliés de la crise ? (rtbf.be)

Sur le fonds d’urgence mis en place en Fédération Wallonie-Bruxelles et les condistions : Covid-19 : accès du secteur culturel au fonds d’urgence de la Fédération Wallonie-Bruxelles | Bénédicte LINARD – Vice-Présidente et Ministre de l’Enfance, de la Santé, de la Culture, des Médias et des Droits des Femmes (cfwb.be)

Elisa Gréban de Saint Germain.
J’ai 19 ans et je suis étudiante en 1ère de communication à l’ISFSC. Je m’intéresse à divers sujets de sociétés (libertés, droits fondamentaux,…).

Webographie:

(1) UNESCO. Liberté artistique [en ligne]. 2019. [Consulté le 20 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://fr.unesco.org/creativity/sites/creativity/files/artistic_freedom_fr_pdf_web.pdf

(2)JEBALI, Nesrine. Coronavirus en Belgique : une réouverture au pas de charge pour les musées. Le Soir [en ligne]. 28 novembre 2020. [Consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-en-belgique-une-reouverture-au-pas-de-charge-pour-les-musees?id=10641765

(3) FÉDÉRATIONS WALLONIE-BRUXELLES. Fonds d’urgence Culture et sectoriels [en ligne]. 2020. [Consulté le 20 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: http://www.culture.be/index.php?id=17881

(4) LALLEMAND, Alain. Statut de l’artiste: l’heure des réalités. Le Soir [en ligne]. 12 novembre 2020. [Consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://plus.lesoir.be/337512/article/2020-11-12/statut-de-lartiste-lheure-des-realites?utm_campaign=a_la_une_13112020&utm_content=Article7&utm_medium=newsletter_le_soir&utm_source=a_la_une&utm_term=statut-de-lartiste-lheure-des-realites

(5) UNESCO. Culture & Covid-19: Impact & Réponse n°2 [en ligne]. 13 mai 2020. [Consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://fr.unesco.org/sites/default/files/copy_of_issue_2_fr_culture_covid-19_tracker.pdf

(6) MAKEREEL, Catherine. Festival Impact: quand la scène s’incruste chez vous. Le Soir. 9 novembre 2020. [Consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://plus.lesoir.be/336829/article/2020-11-09/festival-impact-quand-la-scene-sincruste-chez-vous

(7) UNESCO. Culture &Covid-19: Impact et Réponse n°12 [en ligne]. 3 juillet 2020. [Consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse : https://fr.unesco.org/sites/default/files/issue_12_fr_culture_covid-19_tracker.pdf

(8) UNESCO. Culture &Covid-19: Impact et Réponse n°6 [en ligne]. 20 mai 2020. [Consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://fr.unesco.org/sites/default/files/issue_6_fr_culture_covid-19_tracker.pdf

(9) UNESCO. Culture &Covid-19: Impact et Réponse n° 7. 27 mai 2020. [ Consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://fr.unesco.org/sites/default/files/issue_7_fr_culture_covid-19_tracker.pdf

(10) UNESCO. Culture &Covid-19: Impact et Réponse n°5. 13 mai 2020. [ consulté le 19 décembre 2020]. Disponible à l’adresse: https://fr.unesco.org/sites/default/files/issue_5_fr_culture_covid-19_tracker-2.pdf

(11) Ibidem

Être une femme dans l’espace public, ça fait quoi ?

Les femmes sont libres de circuler comme elles le souhaitent en Europe. Mais, elles ne se sentent pas toujours à leur place dans l’espace public. « C’est une société faite pour les hommes et par des hommes » témoigne Aurore Kesch. © Photo by David Marcu on Unsplash

Les femmes sont-elles réellement libres de circuler comme bon leur semble ? Ont-elles les mêmes libertés de circuler que les hommes ? Pour la présidente nationale de Vie Féminine : Aurore Kesch, la réponse est mitigée. Oui, la loi indique que les femmes peuvent sortir de chez elles sans qu’on le leur interdise. Mais non, elles ne se sentent pas à leur place dans l’espace public.

Selon une étude menée en 2019 par Pro Velo « Les femmes et le vélo dans les rues de Bruxelles » (1) . Les femmes roulent moins à vélo que les hommes. On y retrouve comme principales raisons, les tâches ménagères et familiales, le manque de confort et de sécurité. En effet, si le port d’une jupe est délicat lorsque les femmes prennent le vélo, elles ne se sentent pas non plus à leur place dans l’espace public.

55%, soit 102 millions, des femmes habitant dans l’Union Européenne ont vécu dès l’âge de 15 ans du harcèlement sexuel dans la rue. La France, la Suède, les Pays-bas , la Finlande et le Danemark sont considérés comme les pays avec le plus haut taux de harcèlement sexuel. La Belgique, quant à elle, ne se retrouve pas en tête de gondole mais se retrouve avec 60% de prévalence et 47% d’incidence. La majorité des incidents seraient commis à 71% par un homme. 21% par un groupe d’hommes et de femmes et 2% par des femmes. Indique l’étude menée par FRA en 2016. (2)

L’espace public, qu’est-ce que c’est ?

Si le sujet paraît simple à définir, il est plus compliqué que cela. L’espace public n’est pas seulement la rue, ce sont aussi les endroits fermés où la société peut se retrouver, ensemble pour débattre, discuter, échanger des idées, … .

Pour Aurore Kesch, l’espace public n’est pas neutre. La société parle de genre : hommes et femmes. Les femmes vivent au quotidien des dangers et des menaces (se faire suivre, se faire siffler, se faire agresser physiquement ou verbalement) qui leur sont spécifiques contrairement aux hommes. Les transports en commun à Bruxelles ne sont pas non plus bien équipés pour les responsabilités familiales.(3) Entre les détours pour arriver à un ascenseur et les trams pas assez spacieux pour les poussettes, cela rajoute des difficultés dans la vie de maman ou de papa. « Laisser ma fille rentrer seule à minuit à pied, est inconcevable » explique Aurore, car la menace et la peur sont présentes.

© Konibini News – Harcelée dans la rue, elle filme la scène pour montrer ce que les femmes vivent au quotidien.

Entre le confort des hommes et l’inconfort des femmes …

L’inconfort physique est aussi présent et sans que la population s’en rende forcément compte.

Le manspreading qui irrite la toile par excellence est une pratique qui est bien plus que visible ! L’origine de ce mot vient de man qui signifie homme et spreading, s’étaler. Dans la nouvelle BD : M’explique pas la vie mec ! de Rokhaya Diallo et Blachette, (4) on y retrouve ce genre de situation. Quand les hommes écartent leurs jambes d’une certaine façon et de manière naturelle, sans s’en rendre compte. Ce phénomène peut facilement agacer la gente féminine. En effet, une femme assise à côté d’un homme où ses genoux touchent les siens sans qu’il s’en rende compte. C’est agaçant. Cela peut, chez certaines, provoquer un sentiment d’étouffement. Chez l’homme, cela provoquera plus un sentiment de domination. Cette pratique est aussi utilisée chez les politiciens.(5) La loi interdisant le manspreading est d’ores-et-déjà applicable en Espagne, dans les transports publics. « Maintenant je ne me laisse plus faire, je le fais aussi. {…} Je ne vais pas bouger mes genoux, c’est de l’intimidation. » confie Aurore Kesch.

Sécurité et manque de clarté ne vont pas de pair, c’est bien connu. Les rues désertes, sans beaucoup d’éclairage ne font pas tellement rêvés. Pourquoi ? Parce que c’est dangereux ! C’est comme si vous prenez la voiture, de nuit, sans allumer vos phares en empruntant un chemin mal éclairé. C’est se jeter dans la gueule du loup. Alors oui, comme le dit si bien Grand Corps Malade et Suzane dans leur chanson : Pendant 24h : « J’irai marcher la nuit, je prendrai pas de Uber ».(6) Sauf que la réalité est légèrement plus différente. Pour que l’espace public soit adapté, il faudrait mettre aux endroits comme les gares et petits chemins quelques luminaires en plus.

Un des « petits trucs » des femmes quand elles se sentent en danger c’est le téléphone. © Photo by Sven Mieke on Unsplash

Contraintes, qui sont-elles ?

Les contraintes chez les femmes, il y en a et pas mal ! L’endroit, comment elles y arrivent, la manière dont elles vont s’habiller, se comporter, ce qu’elles doivent avoir sur elles, comment elles vont rentrer, qui elles doivent prévenir, … Elles sont préparées mentalement à sortir de chez elles. « Le poids mental, c’est le premier impact. Il faut le vouloir de sortir » confie Aurore Kesch. Certaines d’entre elles ont des stratégies d’évitement et « des arrangements avec leur conscience » explique-t-elle. Prendre un chemin un peu plus long est un exemple de stratégie d’évitement. Se dire que c’est parce qu’elle voulait voir cette statue ou passer par là est un arrangement avec sa conscience. La femme ne voulait pas spécialement prendre ce chemin plus long pour passer par ce petit pont. Elle évite juste une rue où elle se sent en danger. Un des « petits trucs » des femmes quand elles se sentent en danger c’est le téléphone. Sortir le téléphone, faire semblant ou être réellement en communication avec quelqu’un les rassure. C’est ce que les filles remarquent. Moins de risques éventuels ou en tout cas moins d’ennuis ou d’agressions si vous êtes au téléphone.

Des contraintes, il y en a. Des comportements à revoir, aussi. Un aménagement plus sécurisé et fait pour les deux sexes, les femmes en demandent. « Il faut que les mentalités changent. » confie Aurore Kesch. Même s’il y a des progrès, tout porte à croire qu’il y a encore du chemin à parcourir avant que les femmes ne se sentent, réellement, en sécurité dans les espaces publics.

A lire aussi : sac à main rime avec femmes, vous avez dit ?

Il existe des différences, ce n’est pas nouveau. Mais s’attarder sur de petits détails de la vie, oui. Sac à main encombrant ? Sac à main pratique ? Sac à main seulement pour la gente féminine ? Sac à main fourre-tout ? Sac à main minimaliste ? Autant de sacs à main différents pour chaque femme sur cette planète. N’avez-vous jamais remarqué que c’était les femmes les sauveuses de situation ? Pourtant, c’est bel et bien ce qu’affirme Aurore Kesch :  » Les hommes, n’ont rien, juste leur portefeuille qu’ils mettent dans leur poche arrière. Pas de maquillage, pas de mouchoir, pas les papiers pour tout le monde. {…} Chez le partenaire féminin, il y a cette idée de gestionnaire de bonne mère de famille.« 

Par exemple, si l’enfant a oublié un masque pour l’école, ce n’est pas grave, maman en a un dans son sac. Il dénonce aussi les diktats de beauté ; quelle femme n’a jamais emporté avec elle, son tube de rouge à lèvres ou de l’aspirine ?(7) Pas beaucoup. Le sac à main est encore trop peu utilisé chez les hommes car il se dit encombrant. Il l’est, en effet. Et pas assez viril. Pour la virilité, le monde de la mode a déjà commencé à réfléchir à des modèles un peu plus « hommes ». Il y a déjà du progrès avec la fameuse banane ou sacoche. Les femmes, contrairement aux hommes, ne sont donc pas tout à fait libres de leurs mouvements avec le téléphone dans une main, le sac dans l’autre.

Catherine DAMMANS

Âgée de 18 ans, je suis en 1ère année à l’ISFSC en communication et j’aime jouer sur les planches d’un théâtre.

En savoir plus ?

Le harcèlement de rue continue. Même en confinement. Si les femmes se pensaient plus en sécurité pendant cette période. C’est raté.

Après le manspreading, voici le mansplainning ! Cette façon qu’ont certains hommes à expliquer de manière paternaliste certaines choses à des femmes expertes sur le sujet. Pour en savoir plus, voici un article publié par ELLE.be : Le mansplaining expliqué par un homme.

Les femmes se battent aussi contre les diktats de beauté ! Le Barbiegirlchallenge est un challenge qui vient de l’application TikTok. Un challenge qui met en avant le féminisme. On y voit des jeunes filles et des femmes se rebeller contre ces diktats.

Webographie:

(1) ProVélo : Être femme et cycliste dans les rues de Bruxelles. {Consulté le 05 décembre 2020}. Disponible à l’adresse : https://www.provelo.org/fr/page/femmes-cycliste-bruxelles

(2) Garance asbl : Le harcèlement sexiste dans l’espace public. Analyse de la littérature scientifique. Rédigé en octobre 2016. {Consulté le 07 décembre 2020}. Disponible à l’adresse : http://www.garance.be/docs/16HSEPrevuelitterature.pdf

(3) Elodie Blogie & Anne-Sophie Leurquin, Le Soir + : Les nouveaux modes de déplacement ne prennent pas assez en compte les réalités familiales. {Consulté le 05 décembre 2020}. Disponible à l’adresse : https://plus.lesoir.be/274477/article/2020-01-21/les-nouveaux-modes-de-deplacement-ne-prennent-pas-assez-en-compte-les-realites

(4) Audrey Vanbrabant, Rokhaya Diallo et Blachette déconstruisent le mansplaining avec humour. {Consulté le 05 décembre 2020}. Disponible à l’adresse : https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_rokhaya-diallo-et-blachette-deconstruisent-le-mansplaining-avec-humour?id=10625942

(5) Quotidien (France), Zoom : aux origines du « manspreading ». {Consulté le 05 décembre 2020}. Disponible à l’adresse : https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/zoom-aux-origines-du-manspreading-34910310.html

(6) Grand Corps Malade & Suzane, Pendant 24h. {Consulté le 05 décembre 2020}. Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=eCAwpp1H_II

(7) Femmesdébordées.fr, Les indispensables de mon sac à main. {Consulté le 05 décembre 2020}. Disponible à l’adresse : http://femmesdebordees.fr/les-indispensables-de-mon-sac-a-main/