Papa Maman, je suis un enfant, mais mon opinion compte!

Depuis le 20 novembre 1989 un enfant est titulaire de droits et de libertés. Malgré sa vulnérabilité et sa dépendance, un enfant est donc libre d’exprimer librement ses opinions. Mais cela semble être parfois oublié. Perçu comme étant trop petit ou pas assez mature. Comment un enfant peut-il se faire entendre et revendiquer ses droits?

Un enfant possède des droits et des devoirs et de l’exercice, ses droits, la liberté d’expression et la plus méconnue du grand public. ©Pixabay Licence

La Convention relative aux droits des enfants reconnaît à tous les enfants du monde capables de discernement le droit d’exprimer son opinion, le droit à la liberté d’expression, à la liberté de pensée, de conscience et de religion. 

Mais de nos jours il est rare d’apercevoir à la télé ou dans les médias des enfants parlant ouvertement de leurs opinions, ou donnant leur avis sur certaines choses qui leurs sont imposées par la loi ou s’opposant à des avis les concernant directement. Ils sont plus tôt évoqués ou utilisés sans être perçus comme un acte de droit mais comme un moment « d’émotion ». 

Grâce aux droits de l’homme, n’importe qui peut du jour au lendemain mettre en cause une loi ou une règle qu’il ne pense pas assez juste ou morale à son goût tant que cela reste dans le cadre du respect. Un adulte peut se faire entendre et s’il a l’impression que ce n’est pas suffisant, les réseaux sociaux tels que Twitter sont ses alliés. Comme exemple ce mouvement « La parole Demain » qui prône la liberté d’expression.

Mais ces adultes sont pour la plupart des parents et leurs enfants voient tous les jours à la télé les grands s’exprimer à longueur de journée sans savoir qu’eux aussi peuvent le faire.

Comprendre les libertés des enfants 

Tout comme les grands, un enfant a des droits et des libertés. Malgré leur fragilité et leur vulnérabilité jusqu’au moment où ils deviendront des adultes, leurs libertés sont plus restreintes afin d’assurer leur bien-être et leur développement. Mais cela n’exclut pas le fait qu’il ne faut pas les respecter. 

Le point de vue d’un enfant compte et peut-être révélateur de beaucoup de réalité. On peut le voir ici, dans cette interview réalisée par Konbini, qui raconte l’histoire d’Olive et Jacqueline, 80 ans écarts et amies pour la vie, qui nous permet d’avoir un regard direct sur le point de vue d’un enfant lorsqu’on lui demande ce qu’elle pense de la condition des vielles personnes dans les maisons de retraite en cette période du Covid-19.

Laisser un enfant s’exprimer c’est garantir son épanouissement, son développement, sa vie et sa survie. Sans ces droits fondamentaux un enfant ne peut devenir un être humain, un citoyen ou un membre d’une communauté. Lui faire prendre conscience que des droits qui ne « dérange » pas les adultes va à l’encontre des mêmes valeurs concernant les droits de l’homme. Plusieurs enfants ne sont même pas conscients de ce privilège qui leur est accordé et il est temps que les choses changent.

La parole des enfants est-elle la bienvenue ?

Monsieur Bernard DE VOS le Délégué général de la Communauté française aux droits de l’enfant (la DGED) révèle, lors de notre entretien, que malheureusement les enfants ne sont pas invités à participer à l’évaluation de leurs droits. En réalité il n’existe pas de budget participatif sur la participation des enfants. Rien n’est mis en place pour créer des ateliers à cette cause. Même si certains essaient tant plus bien que mal de faire respecter ce droit.

Cela semble être : « Impensable voire même impossible » explique Monsieur De Vos directeur de la DGED. Car nous sommes encore trop peu sensibles au fait que les enfants devraient être capables et être associés un minimum à leurs droits. 

Dans de nombreux pays, la liberté d’expression et d’opinion sont encore réservées aux adultes. Leur avis est jugé comme étant inutile, voire infantile car ils ne disposeraient pas assez de discernement et de maturité pour se forger une opinion. Dans certaines cultures les enfants qui prennent la parole dans une conversation d’adultes sont mal considérés, ils sont même punies pour cette intervention considérée comme étant irrespectueuses. 

Pourtant, les enfants d’aujourd’hui sont plus éveillés déjà à trois ans un enfant est capable d’utiliser seul une tablette et à 8 ans de s’inscrire sans même demander l’avis de ses parents sur les réseaux sociaux à partir de son smartphone. De nombreuses informations circulent tous les jours sur ces nouvelles plateformes numériques les confrontant en permanence à des réalités suscitant certaines questions, voire des avis ou même des opinions différentes de celles des adultes. 

Mettre en place des ateliers d’expression et d’opinion permetterait de garder une ligne de conduite visant à développer l’esprit critique de ces jeunes et de leur faire comprendre plus facilement leurs droits. 

Leur opinion contre celle des adultes

Un enfant peut avoir une opinion distincte de celle de ses parents en tenant compte bien évidemment de leur âge ou de leur degré de maturité et de discernement. L’État, les professeurs et les parents ont un rôle important et doivent ainsi accorder de la considération à leur opinion lorsque des décisions importantes les concernant sont prises. Etant donné qu’ils sont juridiquement libres, un enfant ne peut pas être victime de pression de la part d’un adulte cherchant à contraindre ou à influencer son opinion. 

Alors à quel moment commence la limite parentale, car d’après un article du Paris Match plus de 2 parents sur 3 publiraient des photos de leurs enfants et nulle part on ne mentionne si oui ou non leurs enfants ont été informés ou sont d’accord de se retrouver sur internet à leurs insu. Alors si un enfant n’arrive pas à se faire entendre et à faire valoir ses opinions auprès de ses parents dans ce genre de situation. Monsieur De Vos conseil de « Laissez recours à un regard extérieur » afin d’aider l’enfant à exprimer ses choix ou d’aller vers des organisations qui peuvent donner un coup de main pour régler la situation. 

Dans un cas plus complexe comme un divorce, l’opinion de l’enfant n’est pas prise en compte alors que les plus grandes décisions telles que le choix de l’école ou du domicile, sont faites entre les parents eux-mêmes. Ce sont les adultes entre eux qui décident tout et les enfants ne peuvent rien y faire. 

Et les organisations de l’enfance Belge que font-elles ?

Lors de notre entretien sur zoom, notre expert nous avoue qu’il est étonné parfois par les plaintes qu’il reçoit provenant parfois du fin fond de la Belgique. « Et ce ne sont pas les enfants mais les adultes » qui viennent lui confier certains soucis liés à l’enfance. Mais la plupart ne savent même pas que des services existent dans leur quartier.

Beaucoup d’adultes ne connaissent pas suffisamment les lieux où ils peuvent faire appel autour d’eux dans ce genre de situation afin de comprendre un maximum tous les enjeux en cours. Mais le problème ne viendrait pas des adultes mais plus tôt du silence de ces organisations se trouvant parfois à quelques pâtés de maisons voire même au coin de leur rue.

« Dans chaque quartier se trouve une organisation de l’enfance comme les CPAS, les planning familial… Mais c’est à eux de sortir du silence. » Monsieur DE VOS (Délégué général de la DGDE).

Même sur la vitrine ou sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup de services qui se contentent. De la connaissance que certaines personnes ont d’eux. Mais cela est visiblement pas assez suffisant. Il est vrai que certaines organisations ne font pas beaucoup d’efforts pour sortir de l’ombre, il n’est pas très commun de voir une campagne publicitaire ou d’assister à une distribution de flyers mentionnant des services pour la collectivité. Beaucoup de services ne travaille pas assez leur visibilité. « La timidité de certains services parfois m’effraie » ajoute Monsieur Bernard DE VOS.

Il faut écouter les enfants pour ça !

Les enfants ont une vision différente du monde et leur capacité à l’exprimer en fonction de l’âge ne devrait pas être perçue comme un frein mais comme un atout. Leurs mots parfois interprétés comme crus sont en réalité des paroles « vraies ». Les enfants ne cherchent pas l’aisance des mots ou des phrases mais juste à dire ce qu’ils voient, ce qu’ils pensent tel qu’ils le perçoivent.  Il ne faudrait donc pas avoir peur de les laisser parler, s’exprimer ou nous contredire car plutôt on développera leurs voix plus vite on en fera des adultes libres et conscients de la force de leurs opinions qui comptent !

« Pourtant on sait bien que les enfants, notamment avec le fait qu’ils sont absents de toute censure, les enfants ils disent tout ce qu’ils pensent. Ils sont un regard terriblement franc sur des questions qui les regardent directement. » Monsieur De Vos (Délégué général de la DGED).

Pour en savoir plus

Morgane Silutoni, étudiante en première année COM à l’ISFSC. Fan de stratégie digitale et marketing, elle éspère plus tard ouvrir une agence de Com.

Liberté de penser et d’agir au sein des dictatures : Quand éducation et idéologie entrent en collision

Depuis les balbutiements de la politique humaine, les Hommes font face à des individus souhaitant les pleins pouvoirs. Mais plus les années passent, plus les mentalités évoluent et plus solide se fait ce genre de régimes. Actuellement, ceux présents sur le globe n’ont jamais été aussi influents et solidement ancrés dans la géopolitique, que ça soit pour leurs influences, leurs forces de frappe, l’éducation de leurs jeunesses ou un mélange explosif des trois. A un point tel que l’on peut encore sentir l’influence de celle-ci, même dans un pays aujourd’hui libre.

Le 23 Mars 2019, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) annonçaient la chute du dernier bastion de Daesh, à Baghouz, marquant la fin territoriale du « califat » autoproclamé du mouvement terroriste. Celle-ci entraîna un exode massif (majoritairement de femmes et d’enfants) vers l’hôpital d’Hassaké, situé à 5 heures de route du bastion. Là-bas, nous pouvons trouver les principales victimes collatérales des affrontements récents : les enfants.

Les enfants : acteurs du trouble ou victimes de l’idéologie de leurs parents ?

Les enfants du proto-état islamique, qu’ils soient issus de parents syriens ou même d’occidentaux venus sur place, grandissent dans une omniprésence de la pensée islamiste et de son idéologie. Pour Bernard De Vos, Délégué Général aux Droits de l’Enfance (DGDE) -que j’ai eu l’occasion d’interviewer dans le cadre de mon projet – c’est cette idéologie omniprésente qui cause un modelage de la pensée des plus jeunes. En effet, étant éduqués par l’exemple (et donc reproduisant le même comportement que leurs aînés) ils grandissent et finissent par adopter la même façon de penser extrême. Il indique : « Tout est une question d’éducation permanente. A Baghouz, il y avait une instruction, mais elle était basée sur des principes extrêmement stricts : les filles étaient voilées depuis toutes petites, il y avait une pression pour amener le Coran dans l’éducation. Il y avait clairement un endoctrinement organisé. »

L’Enfer sur Terre

Dans la vidéo suivante, « Oum Mariam », mère française de trois enfants, revendique fièrement son appartenance au groupe terroriste. Arrivée il y a 4 ans en Syrie, ce n’est qu’à regret et contrainte qu’elle a quitté Baghouz.

Les patients sont profondément engagés dans le mouvement terroriste Etat Islamique

Je ne considère pas l’Etat Islamique comme une organisation terroriste. Pour moi, c’est un Etat. Je n’ai pas envie de rentrer chez moi, parce que c’est n’est plus chez moi.

Oum Mariam

Il y a d’autres cas comme celui de Oum Mariam. Dans le camp de Al-Hol, situé à 400 km de Baghouz, s’entassent plus de 74 000 personnes, principalement les femmes et les enfants des combattants de l’Etat Islamique, mais également des civils. Bernard De Vos précise : « Il y avait entre 10 000 et 12 000 personnes au camp de Al-Hol avant la chute du bastion de Baghouz, femmes et enfants essentiellement. Aujourd’hui, ils sont près de 75 000. L’ambiance a fort changé dans ce camp puisque ce sont des irréductibles de l’Etat Islamique qui ont été arrêtés et détenus depuis presque deux ans. »

Je suis allé dans ce camp en juillet l’année passée. La situation est vraiment très inquiétante, surtout pour les enfants. Les conditions de détention y sont très dures.

Bernard De Vos

Extrémisme et abandon sociétal : que se passe-t-il de notre coté du globe ?

Nous avons vu que certains occidentaux décidaient de partir et de rejoindre l’E.I. Mais comment en arrivent-ils à de telles extrémités ? On pourrait croire que ce départ est une conséquence d’un certain déséquilibre mental, d’une envie de violence. Bernard De Vos n’est pas entièrement de cet avis. Pour lui, le problème vient d’un déséquilibre sociétal. En effet, les jeunes s’engageant dans le mouvement terroriste sont essentiellement liés à une partie lésée de la population. Des jeunes en manque d’ouverture d’esprit, isolés dans des quartiers composés presqu’exclusivement de Musulmans. Il parlera d’ailleurs de la capitale belge en ces termes : « C’est une petite ville d’apartheid. » Au delà de la rupture sociale, sociétale et religieuse, on peut constater une rupture scolaire. Les jeunes issus de milieux moyen-orientaux sont défavorisés scolairement par rapport aux jeunes autochtones. L’accès et l’évolution dans le milieu écolier est bien plus compliqué pour eux. En étant confortés dans leur médiocrité, cela cause un réel ressentiment des jeunes des cités vis-à-vis de l’état et du gouvernement, une violence institutionnelle entrainant fatalement une réponse violente. C’est particulièrement flagrant sur les nombreuses agressions mettant en scène la police. Bernard De Vos explique : « Notre enseignement est un des plus inégalitaire au monde. Cette violence que subissent les jeunes est une violence institutionnelle, elle est organisée, mais invisible et insidieuse. Les violences commises par la police sont des violences illégitimes, mais ceux qui arment la matraque la transforme en violence institutionnelle. Les jeunes n’ont rien contre la police, ils en ont contre le système. Et le premier élément visible du système, c’est la police. »

A force d’être contrôlés à outrance, les jeunes des cités développent un réel ressentiment à l’égard de la police.

Ce ressentiment, lié à un manque d’ouverture d’esprit, une envie de vide à combler ainsi qu’ un individualisme et une inclusivité trop présente dans notre société peut aboutir à un extrémisme et une envie de violence. Certaines prêches extrêmes étant célébrées dans certaines mosquées, et par conséquent, accessibles à n’importe qui, peuvent permettre de développer cet état d’esprit.

Et après ?

Un processus de déradicalisation peut être mis en place pour les occidentaux revenus de Syrie. Selon le Délégué Général aux Droits de l’Enfance ainsi que le site internet Franceculture , ce n’est pas la bonne chose à faire, et le terme n’est d’ailleurs pas très cohérent. L’individu peut avoir fait le deuil de la guerre, mais pas de l’idéologie, dans laquelle il est encore fortement ancré. Il faut donc procéder à un processus de désengagement, une rééducation qui entraînera, par la suite, une déradicalisation au sens propre du terme. Plusieurs procédés existent : le travail, l’emploi, le logement, la réinsertion, etc. Selon Myriam Benraad, politologue et spécialiste du monde arabe et du Moyen-Orient dans une interview accordée à « 7 jours sur la planète » : « Il faut se poser la question du degré de radicalisation, de leurs jugements et de leur prise en charge dans les prisons. Ensuite, dans quelques années, quelles seront leurs réintégrations dans la société. Dans les prisons, il faut renforcer la prise en charge religieuse : il faut leur mettre en face des personnes légitimes, crédibles, qui puissent engager un dialogue et leur montrer que leur lecture de l’Islam n’est pas la bonne. »

Myriam Benraad a livré son analyse du Moyen-Orient, en particulier de l’Irak. © ALBRECHT Roland

La situation dans le reste du monde

Le cas de la Syrie (et par extension, du mouvement terroriste Etat Islamique ainsi que leurs batailles pour la chute du bastion de Baghouz), n’est pas une situation unique et exceptionnelle. En Corée du Nord, malgré des chiffres extrêmement préoccupants concernant la santé des enfants – 40% des enfants souffrent de la pauvreté, 25% n’ont pas accès à une alimentation suffisante, une mortalité infantile de 33% et un accès difficile à des soins de santé médiocres. -, la population semble tout de même vouer un culte au dirigeant. Selon Bernard De Vos, tout est lié aux mêmes faits : un modelage mental des enfants par leurs parents, une croyance profonde en l’idéologie et un charisme certain émanant du dirigeant.

Sacha CULOT

Je suis âgé de 21 ans. J’ai commencé ma première année de bachelier en communication à l’ISFSC en octobre 2020. Passionné de sports de combat, la communication à toujours fait partie de mes centres d’intérêts.

Pour en savoir plus

  1. Site internet – Humanium : les enfants de la Corée du Nord (consulté le 17 décembre 2020), disponible à l’adresse : https://www.humanium.org/fr/coree-du-nord/
  2. Site d’information – rfi : 40 ans après, le franquisme pèse toujours (consulté le 16 décembre 2020), disponible à l’adresse : https://www.rfi.fr/fr/europe/20151122-espagne-40-ans-apres-le-franquisme-pese-toujours-francisco-franco
  3. Site d’information – Le Monde : les forces locales doivent désormais mener des missions de contre-terrorisme (consulté le 16 décembre 2020), disponible à l’adresse : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/25/chute-de-baghouz-les-forces-locales-doivent-desormais-mener-des-missions-de-contre-terrorisme_5441060_3210.html
  4. RTBF Auvio – Retour aux sources : Les films interdis du 3ème Reich
  5. Site d’information – Le Monde : Syrie : dans le camp de Al-Hol, une situation « intenable » pour les déplacés (consulté le 17 décembre 2020), disponible à l’adresse : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/23/syrie-dans-le-camp-d-al-hol-une-situation-intenable-pour-les-deplaces_5440213_3210.html
  6. Presse de l’Université de Saint Louis – La scolarité des enfant issus de l’imigration musulmane : difficultés et actions positives (consulté le 17 décembre 2020), disponible à l’adresse : https://books.openedition.org/pusl/11549
  7. Interview de Myriam Benraad par 7 jours sur la planète : le retour en Europe et la déradicalisation des djihadistes (consulté le 17 décembre 2020), disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=lKUH-5R7FFs&ab_channel=7jourssurlaplan%C3%A8te
  8. Essai de Amin Maalouf : Les Identités meurtrières

L’enseignant en danger : symbole d’une démocratie en péril

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On parle souvent du bien-être des élèves, à juste titre. Il est vrai que le rôle de l’éducation est, avant tout, de permettre leur épanouissement intellectuelle. Néanmoins, le rôle des enseignants semble aujourd’hui négligé. Beaucoup témoignent d’un abandon à leur égard de la part des politiques et certains le font savoir.

L’actualité récente a mis en lumière la crise actuelle qui opère dans le monde de l’enseignement. Le 16 octobre dernier, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de banlieue parisienne est décapité par un jeune islamiste pour avoir présenté à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet. Alors que certains s’indignaient et affichèrent leur soutien aux enseignants, d’autres avancèrent que ce dernier avaient provoqué son assassin. Dans ce contexte, il apparait que les enseignants se sentent de plus en plus abandonnés, et que les libertés dans l’exercice de leur métier régressent.

L’auto-censure au profit de la rentabilité ?

Nous le voyons autour de nous, le monde de la finance est omniprésent et omnipotent dans la société actuelle. Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les clips musicaux ou lorsque l’on visionne un match de football, les individus ne peuvent éviter par la publicité.

Pour Laurent Berger, professeur de français dans l’enseignement secondaire supérieur à Bruxelles, la logique de marché issue du monde de la finance a pénétré l’univers de l’éducation. Il explique : «  Observons comment certains termes sont entrés dans la pédagogie et plus généralement à l’école: management, grilles d’évaluation, auto évaluation, tâches-problèmes, séquences pédagogiques, objectifs pédagogiques, évaluations externes, besoins particuliers, compétences minimales à atteindre. Ces expressions signalent le fait que l’on ne s’intéresse plus aux contenus que l’on voudrait transmettre, mais bien aux aspects techniques et pratiques qui visent à atteindre des résultats précis : Une rationalisation de l’acte d’enseigner, une administration de plus en plus présente dans le métier. »

Laurent ©Marc-Lerchs

« Aujourd’hui, l’école est pensé dans une logique marchande »

Laurent Berger remarque que les objectifs éducatifs ont changé : « Prenons conscience que les pressions pour que les jeunes soient insérés dans le monde de l’emploi sont de plus en plus fortes. La rédaction d’un bon CV devient ainsi la priorité sur la première page de l’Étranger de Camus. L’école devrait-elle être gérée comme une entreprise à l’écoute de ses clients et de leurs particularismes ? «  .

Des articles font part d’un ras le bol chez les enseignants qui font état d’un manque flagrant de financement de la part de l’état pour assurer les missions qu’on leur assigne.

Au Canada, des syndicats regroupant des milliers d’enseignants affirment que le réseau public est sous-financé. En Belgique, le réseau libre réclame 66 millions de plus par an.

De ce fait, les enseignants ont l’impression qu’on se soucie peu de leur sort. Laurent Berger poursuit :  » L’école est un espace public qui devrait être indépendant des particularismes idéologiques. Elle devrait être un temple qui autorise l’épanouissement de jeunes en formation. Elle n’accueille pas des individus fermés, définis une fois pour toute selon les critères de rentabilité. » Une intrusion de la religion dans l’espace éducatif qui explique la peur qu’ont certains enseignants lorsqu’ils veulent installer des débats d’idées, notamment sur la liberté d’expression. La direction va leur demander de ne pas remettre en question les croyances de l’étudiant afin d’éviter tout conflit qui entacherait la réputation de l’école. Nous pourrions comparer cela à une entreprise qui, par peur de perdre du chiffre d’affaire, va brosser ses clients dans le sens du poil afin d’éviter qu’ils ne s’en aillent.

D’après Laurent Berger, cette auto-censure est liée à la peur du conflit mais aussi à une idéologie très présente , l’égalitarisme, qui refuse, au nom de l’égalité, que l’on porte un jugement sur les différentes croyances dans nos sociétés : « L’éducation prépare un futur qui serait différent: elle ne devrait pas se limiter aux dogmes du présent, elle forme des êtres qui assumeront leurs choix, elle ne devrait pas répondre aux besoins actuels du marché ni aux croyances individuelles. « .

En effet, si la conception de liberté d’expression a été importante dans nos démocraties occidentales, elle n’est ni évidente, ni présente dans toutes les cultures. Il semble donc inapproprié de considérer que chacune d’elles peut évoluer dans une société démocratique sans jamais remettre certains de ses aspects en question.

Une école de plus en plus violente ?

Au delà de la cruauté dont a été victime Samuel Paty, on assiste à un phénomène d’augmentation des violences envers les enseignants.

En France, la Fédération des autonomes de solidarité laïque (FAS), un réseau militant assurant la protection des membres du personnel de l’Éducation nationale, a sorti un baromètre qui montre une augmentation significative des violences envers les enseignants. Ce travail a été réalisé  en se basant sur les 4 900 dossiers de protection juridique ouverts durant cette période.

Dans l’affaire Samuel Paty, par exemple, il ressort que l’assaillant a été mis au courant par 4 collégiens et un parent d’élève, Brahim Chnina, qui est à l’origine d’une campagne médiatique contre Samuel Paty.

Entre 2017 et 2018, il y a eu une augmentation de 7 % de ces violences. Dans 55 % des cas, le protagoniste est un parent d’élève ou responsable légal. A coté de ces chiffres, il existe aussi un certains nombre d’enseignant qui souffrent de burn-out ou de dépressions nerveuses. Cependant, il est difficile de quantifier ces cas car les personnes concernées refusent souvent d’en parler, par peur d’être culpabilisées. Le souhait de certains directeurs de ne pas vouloir salir la réputation de leur école est souvent à l’origine de ce manque de soutien.

Y a-t-il de l’espoir ?

Aujourd’hui plus que jamais, il apparaît nécessaire de reconsidérer la fonction de l’enseignant. De le voir non pas comme un simple prestataire de services, mais comme un passeur de savoir. Un savoir au service de l’esprit critique, la seule arme face à l’obscurantisme, pire ennemi de la démocratie.

Pour en savoir +

Concernant la « financiarisation de la connaissance » et les bouleversements structurels qui en résultent, laïcité dans l’enseignement et l’intégrisme religieux qui gagne du terrain.

(Léon D’Orazio, 2020) Léon D’Orazio. 22 ans. je suis étudiant en BAC1 communication à l’ISFSC. je m’intéresse aux thèmes de société.

webographie :

https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/la-violence-cest-le-lot-quotidien-des-enseignants

https://www.rtbf.be/auvio/detail_regard-sur-debat?id=2704057

https://www.lepoint.fr/societe/violences-contre-les-enseignants-les-chiffres-sont-alarmants-31-03-2019-2304876_23.php#

https://www.lepoint.fr/education/education-ca-fait-longtemps-que-les-collegues-n-etaient-pas-aussi-remontes-30-03-2019-2304805_3584.php

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/decapitation-de-samuel-paty-il-y-a-des-collegiens-que-rien-n-a-empeche-de-devenir-des-instruments-de-mort-20201113

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/video-contestation-absenteisme-voire-proselytisme-comment-la-religion-modifie-le-comportement-de-certains-eleves_4203895.html

Charlie Hebdo : un procès historique

Après plus de 5 ans d’attente, le procès des attentats de janvier 2015 a pu enfin rendre son jugement. Un total de 14 personnes ont été jugées dont 3 qui n’ont pas pu être présents.

Le procès des attaques de Charlie Hebdo a député le 2 septembre 2020. Après 54 jours d’audience et suspendu pendant un mois à cause de la crise sanitaire, le verdict a enfin pu être rendu ce 16 décembre. Les 14 accusés ont été condamnés à des peines de prison entre 4 et 30 ans.

Déroulement du procès

Pendant plusieurs semaines, les deux parties se sont défendues devant des magistrats professionnels. D’un côté, la partie civile qui défendait les victimes de ces attentats terroristes et, de l’autre, les accusés complices des auteurs qui ont été abattus pendant les faits. 150 experts et témoins ont défilé devant cette cour. Il était temps pour les victimes que justice soit rendue pour qu’ils puissent tourner la page. Ce n’est pas pour autant que Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo, arrêtera de se battre pour la liberté d’expression. Il se battra non pas pour le droit des dieux mais pour les droits des hommes comme énoncé dans le Quotidien.

DesTerresMinéesCC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Plusieurs autres évènements suite à ce procès ont eu lieu. Un attentat contre les anciens locaux de Charlie Hebdo, l’assassinat du professeur Samuel Paty, une crise internationale après la republication des caricatures…. Serons-nous certains que cet attentat n’engendrera pas d’autres désastres comme ceux énoncés juste avant? Serait-il temps pour les victimes de tourner la page?

Liberté d’expression : un pilier pour nos journalistes et politiciens

La liberté d’expression en 2020 en Europe est plus fragile qu’on ne le pense. Cette liberté varie en général de pays en pays en fonction des différents régimes totalitaires, démocratiques ou encore dictatoriaux. Certains d’entre eux ruinent cette liberté de s’exprimer et ne respectent en aucun cas cet état de droit que nous avons en Belgique. Avoir cette opportunité ne nous permet pas d’en abuser pour autant.

Quelles limites devrons-nous nous mettre pour éviter ces régimes? D’après Michel De Maegd, ancien journaliste et actuel député fédéral :  » la liberté d’expression n’a qu’une seule limite, la loi. ». Pour lui, c’est la seule limite imposée, chaque individu a l’opportunité de s’exprimer tout en la respectant. Toutes autres limites seraient subjectives et favoriseraient de sérieuses critiques.

Qu’est-ce que la liberté d’expression ?

Considérée comme une liberté fondamentale, la liberté d’expression est inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (ONU 1948, article 19) : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre sans considérations de frontières les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Elle suscite donc de nombreuses critiques; pourtant il suffirait de se rendre compte de la chance qu’on a d’avoir un régime comme celui là. Comme Michel De Maegd l’a affirmé : « Il suffit de voyager pour voir que c’est un luxe de faire partie d’un régime démocratique. ». On peut le remarquer dans certains Etats où voyager dans le monde n’est pas autorisé. Des Etats vivant la dictature comme la Biélorussie. Pourtant, malgré ces avantages, nous sommes loin d’un régime stable.

D’un point de vue politique

Un député est un élu du parlement qui contrôle le gouvernement et travaille pour le législatif. Il a comme tout citoyen le besoin de contre-pouvoir en dénonçant certaines failles du gouvernement. L’affaire du Samusocial à Bruxelles est un bon exemple car il a été dénoncé par des députés bruxellois. 

La liberté est mouvante à travers nos époques et ses différents régimes qui évoluent au gré des votes des électeurs, des crises telles qu’on le vit aujourd’hui avec la crise sanitaire (Covid 19) et des humeurs des électeurs. Cette évolution alimente le complotisme ainsi que les populismes au sein des états. Ce droit est constamment mis en danger et ne peut pas se reposer sur ses lauriers. Tout de même, d’après Michel De Maegd, il est bien loti en Belgique car il est protégé par la loi qui a évolué au fil des années pour avoir un effet le plus optimal possible. 

Cette profession de politicien n’est tout de même pas à l’écart de certaines critiques. Certains partis comme les partis extrémistes mettent en danger cette liberté d’expression. Ainsi que quelques pays de l’union Européenne qui ne respectent pas le traité international de la convention de sauvegarde des droits de l’homme qui a été signé à Rome le 4 novembre 1950. La Hongrie ou la Pologne sont des exemples à ne pas suivre qui ne respectent pas ce traité. Des zones LGBT free font preuve de discrimination à l’encontre des homosexuels, des transgenres, des gays et des lesbiennes, tout ça au sein même de l’Union Européenne. Cependant, il est tout à fait autorisé de défendre ces idées tout en la respectant, ce que certains partis n’arrivent pas à faire. Ces groupements politiques abusent du pouvoir qu’ils ont pour faire régner leur opinion sans tenir compte de l’opinion des autres citoyens. 

D’après Michel De Maegd : « Je crains l’instrumentalisation de mes propos, j’ai peur que l’on ne prenne qu’une partie de phrase. ». C’est malheureusement le désavantage de notre génération, une génération basée sur des titres trompeurs, une génération qui ne vit que par les réseaux. Comme on le sait, les réseaux sociaux ne donnent pas souvent les bonnes informations. Les pièges aux clics est l’un des exemples les plus explicites. Des titres exclusivement destinés à attirer l’attention d’un maximum d’internautes. Une solution pour ce problème pourrait être d’inscrire la neutralité d’internet dans la loi et les règlements. Le 15 août 2016 le débat était sur la table de l’international Federation of Library Associations and Institutions (Ifla). 

Michel De Maegd
Ancien journaliste et actuel député fédéral
Photo prise pendant l’interview par Eugénie Cayphas, 1ère

D’un point de vue journalistique

Un journaliste est une personne qui recherche, écrit, vérifiant les informations afin de distribuer une information de manière pertinente. D’après Michel De Maegd : « Un bon journaliste est curieux, historien de la semaine, indépendant, se soucie de la vérité et ne tombe pas dans la facilité. »

Cette profession de journaliste demande beaucoup de neutralité et d’objectivité. Ces deux notions permettent aux journalistes de faire abstraction de leurs pensées, leurs émotions, leurs convictions pour faire en sorte de rédiger un article neutre des faits énoncés d’actualité ou passés. Il ne peut pas se permettre de sortir une information orientée politiquement, par exemple, sauf si le journal lui-même l’est. Toutefois, certaines situations plus délicates telles que des attentats, des massacres, leur permettent de mettre leur neutralité de côté. Ils restent humains, et comme tout autre citoyen, ils ont des sentiments et de l’empathie. Comme le philosophe britannique Hume déclarant que ces deux vertus permettent de fonder un jugement. Grace aux sentiments moraux, on va faire la distinction du bien et du mal. On observe les faits et, par empathie, l’idée que nous avons devient une impression, et c’est par cette impression que nous ressentons un sentiment et que nous élaborons un jugement moral. Ainsi les éditoriaux constituent des articles où ils donnent leur avis, font des commentaires,… 

Faisant partie aussi du contre-pouvoir, un chroniqueur a la capacité d’éclaircir les failles, les enquêtes, les faits de corruption en étant libres d’agir « en étant loyal » comme l’a annoncé Michel De Maegd pendant notre interview. Le journalisme a été défini comme « Quatrième pouvoir », opposition aux trois autres pouvoirs de l’état (le législatif, l’exécutif et le judiciaire). Pourtant, il n’a rien à voir avec eux. C’est là qu’on se rend compte du pouvoir qu’ont les journalistes, et aussi le danger que cela représente. C’est pour ces raisons que des lois et des règlements sont mis en place pour faire en sorte de ne pas abuser de cette « puissance ». La déontologie journalistique permet elle aussi d’éviter les excès en matière de médias. Aussi appelé Conseil de presse, il veille à ce que les journalistes respectent les règles établies par différents membres de cet organe.

La liberté d’expression n’est limitée que par la loi. La convention des droits de l’homme et la constitution le précisent. Certaines autres lois publiées dans le moniteur Belge telles que la constitution Belge Art. 19 et 25, sont aussi là pour l’encadrer. Les insultes, les diffamation, le racisme, la xénophobie… sont des exemples d’expression toute à fait interdites sous peine de sanctions. Mais Est-ce qu’elle sera un jour sans limites? La liberté d’expression suscitera-t-elle toujours autant de critiques? Disparaitra-t-elle un jour?

Pour en savoir +

Michel De Maegd n’est pas le seul journaliste a s’être redirigé vers le monde politique. Florence Reuter actuellement Bourgemestre de Waterloo et ancienne journaliste pour RTL-TVI. Ainsi que Siegfried Bracke, une ancienne figure emblématique de la VRT et actuel président de la Chambre des représentants en Belgique. Deux autres présentateurs de la RTBF Anne Delvaux et Olivier Maroy ont eux aussi quitté cette profession pour exercer des fonctions politiques.

Eugénie CAYPHAS
Je suis âgée de 19 ans. Je suis étudiante en 1e année de communication à l’ISFSC.

Webographie :

(1) Observatoire de la déontologie de l’information. Création du Conseil de déontologie journalistique et de médiation le 2 décembre. (consulté le 17 décembre 2020). Disponible à l’adresse : https://www.odi.media/les-articles/creation-conseil-de-deontologie-journalistique-de-mediation-2-decembre/

(2) Rédaction RTBF. Liberté d’expression : quelles sont les limites? Que dit la loi?. Dans : RTBF info. 15 janvier 2015 (mis à jour le 14 janvier 2015). (consulté le 17 décembre 2020). Disponible à l’adresse : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_liberte-d-expression-quelles-sont-les-limites-que-dit-la-loi?id=8722028

(3) MERCIER, Arnaud. Pourquoi une information ne sera jamais totalement objective. Dans La revue médiatique. 28 mars 2019 (mis à jour le 9 avril 2019). (consulté le 17 décembre 2020) Disponible à l’adresse : https://larevuedesmedias.ina.fr/pourquoi-une-information-ne-sera-jamais-totalement-objective

(4) FETTWEIS, Maxime. Ces célébrités belges qui se sont engagées en politique. 12 janvier 2018 (mis à jour le 13 janvier 2018). (Consulté le 18 décembre 2020) Disponible à l’adresse : https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_oprah-winfrey-fera-t-elle-comme-ces-celebrites-belges-qui-se-sont-engagees-en-politique?id=9809527

(5) DAAM, Nadia. Les journalistes doivent-ils et peuvent-ils être objectifs ? 30 juillet 2019. Dans : France inter. (Consulté le 18 décembre 2020) Disponible à l’adresse : https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-30-juillet-2019

(6) Déclaration universelle des droits de l’homme. Le 10 décembre 1948. Dans : ONU. (Consulté le 16 décembre 2020). Disponible à l’adresse : https://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/

(7) DE MAEGD, Michel. Le site de Miche De Maedg. 2020 (consulté le 28 novembre 2020 ). Disponible à l’adresse : https://micheldemaegd.be

(8) Euronews. Pologne : au coeur des « LGBT-free zones », porte ouverte au discrimination. 30 juillet 2020. (Consulté le 17 décembre 2020). Disponible à l’adresse : https://fr.euronews.com/2020/07/30/pologne-au-coeur-des-lgbt-free-zones-porte-ouverte-aux-discriminations

(9) AMNESTY INTERNATIONAL. Les limites de la liberté d’expression. 16 octobre 2016. (consulté le 18 décembre 2020). Disponible à l’adresse : https://www.amnesty.be/campagne/liberte-expression/liberte-expression/article/les-limites-a-la-liberte-d-expression

(10) CONSEIL DE L’EUROPE. Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentale telle qu’amendée par les Protocoles n° 11 et n° 14. Rome, 4.XI.1950. (Consulté le 18 décembre 2020). Disponible à l’adresse : https://www.coe.int/fr/web/conventions/full-list/-/conventions/rms/0900001680063776