Les atteintes à la liberté de la presse en Belgique : fake new ou réalité ?

Les atteintes des mondes économiques et politiques à la liberté de la presse se multiplient en Belgique. Grèves et manifestations de journalistes, la résistance s’organise.

En 2020, la Belgique perd 3 places au classement de la liberté de la presse de RSF.
En cause : les coupes budgétaires dans la dotation de la VRT sur décision du gouvernement NVA.
A l’heure où la liberté de la presse est attaquée de toutes parts aux USA, en France, en Pologne, en Hongrie, faut-il s’inquiéter de la situation en Belgique ?
La presse de qualité résistera-t-elle aux assauts des fake news, aux médias alternatifs, aux pressions politiques ou financières. Des journalistes organisent la résistance en créant des journaux indépendants qui favorisent un journalisme de qualité et d’investigation.

La presse une affaire de gros sous ?

En 2020, les journaux Vers L’avenir ont changé de mains passant du groupe Nethys au grand groupe de presse IPM. Des journalistes se sont mis en grève contre les licenciements annoncés mais aussi par peur de perdre leur liberté rédactionnelle et de basculer vers des contenus sensationnalistes. La DH a également connu un changement de structure.
Comme partout, les médias belges sont aux mains de sociétés financières et commerciales animées par la recherche du profit. Ces groupes influencent les lignes éditoriales des journaux.

Jean-Pierre Borloo, journaliste à l’AJP (Association des journalistes professionnels) confirme

« Il ne faut pas oublier que ces médias des sociétés privées qui doivent vendre et qui doivent générer de l’attrait pour les publicitaires parce qu’elles sont payées en grande partie par ceux-ci. Je trouve que ça peut avoir un impact sur la liberté des journalistes parce que parfois, effectivement, j’ai vu qu’on me refusait certains sujets qui, selon moi, semblaient opportuns et de fond. On me les a refusés parce que ce n’était probablement pas assez vendeur, pas assez accrocheur pour le grand public. »

Jean-Pierre Borloo, coordinateur du fonds pour le journalisme à l’AJP depuis 2001. Il promeut un journalisme de qualité. ©Jean-PierreBorloo2018

Des pressions politiques ?

Au sein de chaque media, il y a donc une ligne de tension entre la rentabilité et la qualité. Maintenir l’équilibre entre les deux est un défi dans ces temps où les ventes de journaux et les recettes publicitaires diminuent.

Si la Belgique a perdu des places au classement de RSF, c’est notamment parce que le gouvernement flamand emmené par la NVA a réduit la dotation de la VRT (chaîne publique flamande).
Selon Jean-Pierre Borloo, dans le cadre de reportages sur les migrants en Flandre, l’accès à des centres fermés a été refusé aux journalistes.

Non loin, en France, la proposition de loi « sécurité globale » (article 24) veut limiter le droit de filmer les interventions policières dans la rue. 
En Hongrie, aux USA, au Brésil, le pouvoir politique cherche à influencer et à contrôler directement la presse.

Même si la situation n’est pas comparable en Belgique, ces dernières années, des atteintes insidieuses freinent la liberté des journalistes sous forme de coupes budgétaires mais aussi de restrictions à l’accès aux informations. 

« Ce qui diminue, c’est l’accès à l’information, précise J-P Borloo. Avant, on avait beaucoup plus de portes qui s’ouvraient, pour avoir accès à des informations même sensibles. Ce qui s’est développé depuis au moins 20 ans, c’est qu’il y a des porte-paroles partout et des attachés de presse qui prémâchent la matière. Vous le voyez souvent dans les émissions de télévision, quand il y a une entreprise ou un parti politique qui est mis sur la sellette, ce sont les porte-paroles qui passent devant, qui ont un discours cadenassé qui ne répond pas vraiment aux arguments de fond, c’est un discours pour la façade. »

Ce propos se vérifie particulièrement pour les enquêtes politico-économiques comme, par exemple, celle sur le groupe Nethys ou sur des multinationales. Ces enquêtes exigent du temps, des moyens, de nombreux contacts, déplacements et des prises de risques.

Dans certains cas, des pressions directes sont exercées sur les journalistes comme le démontre l’interview du journaliste David Leloup

Malgré ces différentes atteintes, la situation belge reste gérable avec des partis démocratiques au pouvoir mais la montée du populisme dans tous les pays occidentaux est un élément inquiétant.

Ainsi le développement de médias alternatifs relayant les idéologies d’hommes ou de partis politiques populistes peut décrédibiliser la presse de qualité.

Les réseaux sociaux et les forums de lecteurs, richesse ou concurrence ?

D’après Jean-Pierre BORLOO, l’interactivité avec les réseaux serait positive pour développer une diversité de points de vue au sein des médias mais serait en quelque sorte neutralisée par l’uniformisation de la pensée par les algorithmes.

Selon lui, ces algorithmes entraînent une sélection des personnes qui pensent de la même manière et des informations qui vont dans le sens des opinions de leur public, ceci dans une logique commerciale, à travers des insertions publicitaires insidieuses.
En ce qui concerne les forums d’opinion, Jean-Pierre Borloo les trouve intéressants pour le contact et la confrontation des idées avec les lecteurs ; il trouve dommage que les médias doivent se fermer actuellement suite aux nombreux dérapages : propos racistes ou homophobes, attaques des journalistes

Il s’inquiète aussi de ce que la presse a souvent un temps de retard par rapport aux réseaux sociaux, au niveau technologique notamment, pour dénoncer les fake news.
Les institutions publiques qui doivent fournir des informations vérifiables ( par exemple l’Institut National de Statistiques ) ont elles-mêmes des années de décalage. 

Les remparts de la liberté de la presse.

Plusieurs institutions peuvent faire barrage aux atteintes contre la liberté de la presse. C’est un droit fondamental protégé par la Constitution.

La justice est en première ligne, elle traite les litiges impliquant des journalistes.

Des organes d’autorégulation de la profession se sont créés ces dernières années, explique Jean-Pierre Borloo, comme le Conseil Déontologique Journalistique qui traite les plaintes déposées par des journalistes, ou à l’encontre de ceux-ci, et vérifie si elles ne sont pas abusives.

L’Association des Journalistes Professionnels est un autre acteur important.
Subsidiée par la Communauté Française, elle promeut le journalisme d’investigation, elle informe et forme les journalistes, elle essaye de favoriser la diversité (de genres, de milieux sociaux et culturels…) dans la presse et les médias.

Les organismes internationaux peuvent également alerter l’opinion. En marge du sommet de l’ONU de septembre, un évènement a été organisé pour dénoncer les menaces pesant sur la liberté de la presse dans le monde.

Des éléments d’espoirs : vitalité de la presse belge et coalition de journalistes.

Face aux atteintes à la liberté évoquées plus haut, les journalistes bougent, réagissent.
Jean-Pierre Borloo a lui-même fondé Médor, un média à structure coopérative, indépendant de tout groupe commercial, cogéré par des journalistes et qui publie des articles de fond.
D’autres médias indépendants ont vu le jour comme Wilfried ou Tchak (centré sur le milieu de l’agriculture), attestant de la belle vitalité de la presse belge d’investigation.

D’après Jean-Pierre Borloo, des journalistes s’associent pour les grandes enquêtes ou les enquêtes internationales et se partagent le travail, les sources, s’entraident pour décrypter les milliers d’informations.
Un espoir vient de l’Union européenne qui a promis des soutiens financiers à ces initiatives.

Bref tout n’est pas rose dans le paysage de la presse en Belgique mais la presse de qualité résiste en espérant que le politique la soutiendra dans ses efforts.

Zoé Janssens
J’ai 19 ans et je suis étudiante en 1ère année de communication à l’ISFSC. A travers la question de la liberté de la presse en Belgique j’ai réalisé à quel point la liberté est importante dans notre état démocratique.

Liberté de manifester à Bruxelles : réelle liberté ou impression donnée ?

Bruxelles, capitale de l’Union Européenne serait également la capitale de la manifestation car pour beaucoup d’institutions, manifester à Bruxelles reviendrait à manifester en Europe et les images sont diffusées dans plusieurs pays ! Plus de mille rassemblements s’y organisent chaque année pour défendre des causes, toutes bien différentes les unes des autres. Manifester à Bruxelles est autorisé, cela fait partie des droits de l’Homme mais manifester de n’importe quelle façon ? N’importe où ? Certains critères sont à négocier et/ou à respecter car tout n’est pas permis et la décision finale revient au bourgmestre. Des sanctions, parfois lourdes, peuvent tomber si ces restrictions ne sont pas suivies à la lettre. Dans ce cas, sommes-nous réellement libres de manifester ?

Ce 19 septembre dernier, se déroulait une petite manifestation dite surprise à Bruxelles. En effet, une dizaine de personnes militantes de Greenpeace et de Youth for Climate se sont rassemblées en fin d’après-midi devant le Palais royal, alors que les préformatteurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau y étaient reçus. Leur but était de tenter d’attirer l’attention des négociateurs politiques afin de rappeler l’importance d’inscrire dans l’accord de gouvernement une politique climatique ambitieuse.

Parmi les manifestants, se trouvaient ces deux adolescentes, Anuna De Wever et Adélaïde Charlier. Ces dernières, âgées de 18 et 19 ans sont d’importantes activistes pour le climat et sont notamment à la tête du mouvement « Youth for Climate » qui rassemblait chaque semaine des dizaines de milliers de personnes.

Lundi 19, elles ont connu leur première arrestation (cette fois-ci administrative), après l’intervention de la police, au bout d’une quarantaine de minutes de manifestation. La raison de celle-ci est le lieu de ce rassemblement. Le Palais royal se trouve parmi les zones neutres de Bruxelles, où les manifestations sont strictement interdites.

Pourquoi une zone neutre ?

La zone neutre, où toute manifestation est strictement interdite, est entre autre composée du Palais royal, le Parlement fédéral, les Parlements régionaux et communautaires, le Ministère de l’Intérieur et des finances mais également le cabinet du Premier ministre.

Le but premier de cette zone était d’empêcher une atteinte au bon fonctionnement de ces institutions.

Un moyen de se faire entendre ?

Ça fait deux ans qu’on est dans les rues et qu’on sort le même message. Aujourd’hui, on a besoin d’entendre de la part de nos politiques que ça va être pris en compte

Adélaïde Charlier lors du rassemblement devant le Palais royal

Au début de l’année 2019, Adélaïde alertait déjà de la gravité du réchauffement climatique et criait dans les rues une urgence. Deux ans plus tard, les choses ne semblent pas bouger et les politiciens n’ont toujours pas réussi à élaborer une politique climatique qui sauverait un peu la situation. Cette manifestation dans la zone neutre serait-elle un moyen de mieux se faire entendre ?

En 2012, une autre manifestation s’était déroulée dans une telle zone à Bruxelles, mais cette fois-ci, plus importante.

Il s’agit du grand rassemblement de pompiers manifestant contre leur plan de pension qui avaient finalement réussi à pénétrer la zone neutre pour y manifester. Certains d’entre eux devaient rencontrer les ministres mais la rencontre n’a jamais aboutie puisqu’ils ont attendu dans la salle d’attente sans que jamais personne ne viennent les chercher.

Les pompiers manifestants dans la zone neutre.

Un pompier s’était d’ailleurs exprimé et expliquait qu’ils montraient leur détermination et leur ras-le-bol. Depuis plusieurs années, le gouvernement leur promettait une réforme. Approchant de nouvelles élections et donc d’un changement de gouvernement, les pompiers voulaient absolument montrer qu’ils attendaient leur réforme.

Cette manifestation leur a été bénéfique car ils ont été entendus.

Le pouvoir est décentralisé. Il n’est pas nécessaire de demander la permission d’une autorité. L’espace public appartient à tous.

Extinction Rebellion (XR)

Ce sont les paroles du mouvement XR. Ce mouvement est habitué à manifester de cette même façon. Selon eux, ce système est toxique et il faut agir plus directement pour un changement, briser les hiérarchies du pouvoir pour une participation plus équitable.

De par leurs méthodes, ils font régulièrement l’objet d’arrestations.

Mais que dit la loi ? D’après l’article 19 de la Constitution belge qui est : « La liberté des cultes, celle de leurs exercices publics, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toutes matières, sont garanties sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés », nous pouvons effectivement manifester pour se faire entendre mais dans l’obligation de suivre certaines conditions.

Quel genre de conditions et pourquoi ?

Toutes ces conditions se retrouvent dans la loi, et sont donc officielles. Toutes personnes allant à l’encontre de ces dernières feront un délit et pourront donc faire l’objet d’une arrestation si besoin.

Selon Wafaa Hammich, la porte-parole de Philippe Close le bourgmestre de Bruxelles, ces conditions existent car il faut un équilibre pour toujours pouvoir garantir la liberté d’expression, l’ordre public et la responsabilité des gens.

Au préalable, un dossier doit être rentré et validé. Les démarches ont été travaillées pour que tout soi facile et accessible à tous. Une fois le dossier remis, la police et le Bourgmestre en discutent, pour s’assurer que les incidents savent être évités. Que ce soi le nombre de participants, l’espace public ou autre, tout est négocié et discuté, ensemble, mais une manifestation ne serait jamais jugée sur son fond mais simplement sur sa forme. Nous sommes donc libres de manifester pour n’importe quel motif même si ce dernier ne concerne pas la Belgique.

C’est un réel lien de confiance

Wafaa Hammich, porte-parole de Philippe Close

L’important pour la police et le Bourgmestre c’est d’éviter les incidents afin de garantir l’ordre public. Toujours d’après Wafaa Hammich, il y a un réel lien de confiance entre les organisateurs d’une manifestation et la police.

Durant toute la manifestation, la police encadre et reste en contact avec les manifestants pour que tout se déroule dans les meilleures conditions.

« Une manifestation qui se passe mal n’est jamais une manifestation qui fonctionne. Ni pour le manifestant ni pour la police car le seul but est de faire passer un message. », selon Wafaa Hammich.

Image par Dominic Wunderlich de Pixabay, manifestation Youth for Climate dans les rues de Bruxelles

Notre liberté ne serait pas entravée

Si l’on en croit Wafaa Hammich, Bruxelles est l’une des capitales de la liberté d’expression.

En 5 ans de travail pour le Bourgmestre, elle n’a connu que deux manifestations refusées pour une moyenne de deux manifestations par jour chaque année à Bruxelles. Même durant cette crise sanitaire actuelle il est possible de manifester.

Lorsqu’une manifestation n’est pas autorisée, dans le cas où elle n’est pas non plus interdite, il y a tout de même possibilité de se rassembler. Dans ce cas-là, les manifestants sont prévenus qu’ils n’ont que quelques minutes voire parfois quelques heures pour faire passer leur message mais qu’ensuite, ils devront partir sous peine de se faire arrêter.

Enfin, il est évidemment possible de réfuter un refus de manifestation, auprès du Conseil d’Etat.


Auriane Romain

Etudiante en 1ère année de communication à la Haute-Ecole ISFSC à Bruxelles. Passionnée de théâtre et des enfants, sa devise est « Quand on veut, on peut ! »


Les belges sont-ils ouverts à la cause LGBTQIA+ ?

©Photo by Margaux Bellott on Unsplash

L’homosexualité a toujours été présente dans la société. Tantôt acceptée ou tantôt méprisée et condamnée, elle fait partie intégrante de notre histoire et son dur passé montre l’importance des combats menés encore aujourd’hui.

La Belgique top 5 du ILGA-Rainbow Europe 2020 pour la seconde année consécutive ! Si la Gay Pride de 2020 a été reportée et celle de 2021 reste encore dans le flou à cause du coronavirus, en revanche celle de 2019 a bien eu lieu et était plutôt impressionnante ! Alors que le thème de l’année 2019 était l’intersectionnalité, ce sont plus de 100.000 personnes qui étaient présentes à l’évènement(1). Un chiffre très encourageant qui tend à montrer que la société dans laquelle nous vivons évolue.

Pour Cyrille Prestianni[1], le terme intersectionnalité fait référence aux femmes lesbiennes noires aux Etats-Unis. Ces femmes qui en plus d’être discriminées pour être des femmes, le sont aussi pour leur couleur de peau et leur orientation sexuelle. Elles se retrouvent donc à l’intersection de plusieurs discriminations et c’est ce que la dernière Gay Pride a voulu mettre en avant pour éveiller les consciences.


[1] Président du conseil d’administration d’Arc-en-Ciel Wallonie

La Belgique est le 2ème pays le plus Gay Friendly d’Europe. L’ILGA Europe (Association Internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes) a sorti le 15 mai dernier son classement Rainbow annuel. Classement où la Belgique (73%) se voit octroyer la deuxième place juste derrière Malte (89%) et devant le Luxembourg (73%). Ce que l’association prend en compte pour établir son classement, ce sont les lois et les politiques mises en place dans 49 pays européens pour les personnes LGBTQIA+ en les évaluant de 0 à 100%(2).

Comme le dit Cyrille Prestianni (Président du conseil d’administration d’Arc-en-Ciel Wallonie[1]), « La Belgique à un des meilleurs arsenaux légaux du monde (LGBTGIA+) avec un cadre légal très progressiste ». Ce à quoi il ajoute : « Certes, il y a les lois mais après il y a la société et entre le moment où il y a une loi qui est promulguée et le moment où cette loi à des effets il y a parfois 20ans. ». Cela signifie qu’il ne suffit pas d’une loi pour qu’il y ait des changements dans la société.

[1] Associations d’entraide et de loisir tournées vers le public LGBT

BFMTV: « Le Pape François dit « oui » à une union civile pour les homosexuels. 22.10.2020

Le 21 octobre 2020 aussi, la communauté LGBTQIA+ a pu sentir un certain progrès mais cette fois du côté de l’Eglise catholique. Lors de la fête du cinéma de Rome, le documentaire « Francesco » réalisé par Evgeny Afineevsky montre la prise de position favorable du Pape François à l’union civile des couples homosexuels(3). Une première quand on repense à ce qu’ont dû endurer les personnes LGBTQIA+ depuis la montée du christianisme en Europe.

L’homosexualité est cependant toujours considérée comme un acte contre-nature 

Dans la Rome antique, la sexualité était plus libérée.  La notion d’« Homosexualité » n’existait pas mais c’était présent dans la société tout comme le mariage entre personnes de même sexe. Il est toutefois bien de mentionner que c’était réservé aux classes sociales les plus hautes et que les pratiques homéotiques étaient très codifiées socialement(4). Cependant, L’Empire Romain devient Chrétien en 390 et les libertés sur ce sujet s’anéantissent.

« L’arrivée du christianisme, dans le contexte romain, …, n’était pas tendre. Le contexte romain a entrainé à mener à l’émergence de toutes les homophobies en Europe et probablement en Afrique aussi. » déclare Cyrille Prestianni.

Dans la période sombre qu’est le Moyen Âge, l’homosexualité est vue comme un pêché et devient un crime punissable de la peine de mort dans de nombreux États européens. Le 18e siècle, néanmoins, voit une certaine liberté sexuelle dans les classes supérieures. Le « libertin efféminé et flamboyant »(5) apparaît et bien que certains comportements sexuels n’étaient pas acceptables, ils étaient au moins connus.

D’après monsieur Prestianni, au 19ème siècle, malheureusement, l’Angleterre va définir l’homosexualité et la condamner à la peine de mort. À cette période, beaucoup de lois se mettent en place pour lutter contre l’homosexualité hormis en France et en Belgique.  Une des raisons à cela est que l’Aide de camp (officier) de Napoléon était gay et qu’il a lutté contre l’idée de créer des lois homophobes. Ce qui n’empêchait pas la France et la Belgique d’utiliser d’autres moyens comme la décence ou la moralité pour justifier sa désapprobation vis-à-vis de l’homophilie.

Le sida a donné conscience au monde entier que la communauté LGBTQIA+ existait

Le 20ième siècle est un siècle de grande répression, l’exemple des triangles roses lors de la Seconde Guerre Mondiale le montre grandement. C’est à cette période plutôt dictatoriale qu’on va retrouver sous des noms comme Hitler ou Staline, des persécutions faisant partie des plus massives et systématiques.

Les années 60 et 80 vont être significatives pour la communauté LGBTQIA+. Le sida a servi à éveiller les esprits, la population a enfin pris conscience qu’il y avait une communauté LGBTQIA+ ce qui leur a permis d’obtenir un certains nombres de droits. Un autre évènement majeur à prit lieu en 1969 : les émeutes de Stonewall à New York. C’est alors que les descentes policières se faisaient de plus en plus nombreuses et violentes dans les bars malfamés de la ville que des personnes de la basse société ainsi que des homosexuels et des travestis se sont rejoint en ces lieux et ont manifestés durant plusieurs jours[1].


[1] D’après l’interview de Cyrille Prestianni

©Cyrille Prestianni brandissant le drapeau LGBTQIA+ lors de la Gay Pride à la rue de l’Etuve, Bruxelles.

« Les évènements de Stonewall furent une rupture en terme de compréhension : C’est la première fois que la communauté LGBT a été visible. » 

Cyrille Prestianni

Les marches pacifiques que sont les Pride, sont directement issues des émeutes de Stonewall et servent de piqûres de rappel.

Lors des anciennes Gay Pride, le public qu’on retrouvait sur place comptait des personnes directement touchées par le mouvement LGBTQIA+ mais aujourd‘hui on y retrouve une toute autre énergie. Les personnes présentes à l’évènement sont des membres de la famille aussi bien que des hétérosexuels qui sont là pour montrer leur soutien à la cause [1].

[1]D’après l’interview de Cyrille Prestianni

Et comme l’a exprimé le Président du conseil d’administration des maisons Arc-en-ciel (associations d’entraide et de loisir tournées vers le public LGBT) : « Quand 100.000 personnes marchent dans les rues, le gouvernement prend le droit en considération. »

Aujourd’hui, en Europe et surtout en Belgique, l’église catholique n’a plus de réel pouvoir de décisions et les combats les plus importants sont passés tels que le mariage ou l’adoption. La communauté LGBTQIA+, en revanche, est toujours victime de violences et de discriminations que ce soit au travail, dans la recherche de logement, à l’école ou dans le sport. Il ne faut donc pas penser avoir tout acquis car, comme le dit Cyrille Prestianni: «il reste encore du travail pour changer la société qui elle, est en totale inertie. »


Liens intéressants

La Fédération des Maisons Arc-en-Ciel : https://www.arcenciel-wallonie.be/ et les Maisons Arc-en-Ciel sont des associations d’entraide et de loisir tournées vers le public LGBTQIA+.

Il existe aujourd’hui des mouvements homosexuel d’origines catholique comme L’association « Devenir Un En Christ » (DUEC) : https://www.devenirunenchrist.net/.

Vidéos sur des sujets similaires

Il est possible sur la plateforme YouTube de trouver des vidéos et des chaînes traitant sur le même sujet ou des sujets voisins. Il est donc autant possible de se renseigner sur l’homosexualité chez les animaux: https://www.youtube.com/watch?v=WmwgmuhCoio&list=LL&index=20&ab_channel=LeMonde que sur l’homosexualité à une période précise de l’histoire comme au Moyen-Age: https://www.youtube.com/watch?v=8YU5gNNSEQ0&list=LL&index=21&ab_channel=L%27Histoirenousledira.

Le Monde : « Pourquoi les rapports homosexuels ne sont pas « contre-nature ». 09.03.2018.
L’Histoire nous le dira : « Homosexualité masculine au Moyen Âge « . 21.07.2020

©Anaëlle Deschepper 2020

Anaëlle DESCHEPPPER

Je suis en première année de communication à l’ISFSC. Mes passions sont la lecture, étudier les langues et découvrir toujours plus de nouvelles choses sur d’autres pays comme la musique, la culture ou de bons films et dramas à regarder.

Mes deux phrases favorites sont: « Soyez vous-même le changement que vous voulez voir dans le monde » et « L’espoir est la seule chose plus puissante que la peur ».

WEBOGRAPHIE

(1) Belga. Le Vif : « Plus de 100.000 personnes participent à la Pride Parade ». 18.05.2019. https://www.levif.be/actualite/belgique/plus-de-100-000-personnes-participent-a-la-pride-parade/article-news-1139961.html.

(2) ILGA EUROPE : « Rainbow Europe 2020 ». 14.05.2020. https://www.ilga-europe.org/rainboweurope/2020.

(3) Marie Slavicek. Le Monde : « Union civile pour les couples homosexuels: « le Pape dit « Oui » mais on reste des passagers clandestins au sein de l’Eglise ». 07.11.2020. https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/07/union-civile-pour-les-couples-homosexuels-le-pape-dit-oui-mais-on-reste-des-passagers-clandestins-au-sein-de-l-eglise_6058854_3210.html.

(4) ADHEOS : « Histoire LGBT ». http://www.adheos.org/histoire-de-l-homosexualite-gay-lgbt-antiquite-a-nos-jours.

(5) Blog: Gay.be : « Le mouvement gay en Belgique : origines et histoire… ». https://www.gay.be/blog/le-mouvement-gay-en-belgique-origines-et-histoire/#.


Libre de pratiquer? Mais à quelles conditions?

© Photo by Deb Dowd on Unsplash

Qu’est-ce qu’une liberté après tout ? Si on lance une recherche que cela soit sur internet ou même dans le dictionnaire, plusieurs définitions du mot « liberté » sont proposées, tout en passant par la liberté de pensée, la liberté de la presse ainsi que la liberté politique.

Un grand pilier d’une société démocratique est la liberté de pensée, de conscience et de religion. Cette liberté est consacrée à l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’hommes mais aussi dans l’article 19 de la Constitution.

Une liberté interne de la religion est garantie. Ce qui veut dire que chaque personne a le droit d’être coyant ou non et de changer de religion ou de conviction philosophique. Mais aussi la liberté d’exprimer et de manifester, en privé et en public, une conviction religieuse ou philosophique.

Chaque individu a donc le droit de prier ou d’organiser des rites et cérémonies par exemple, dans la sphère domestique ou dans l’espace public. Il y a tout de même une restriction concernant l’organisation de cérémonies collectives dans les lieux ouverts (rue, place,…), en effet pour cela une autorisation des autorités est nécessaire pour des raisons de sécurité publique. Des lieux tels que des églises, des mosquées, des temples, ect sont mis à disposition des croyants afin qu’ils puissent pratiquer leur culte.

Décider de croire ou de ne pas croire

En Belgique c’est l’État qui finance, partiellement, les communautés religieuses reconnues, à savoir le catholicisme, le protestantisme, l’anglicanisme, le judaïsme, l’islam, l’orthodoxie et l’humanisme séculier. Dans le but d’être aussi reconnu, le bouddhisme suit un processus. Concernant les demandes pour l’hindouisme et l’Église orthodoxe syriaque celles-ci sont en attente. Le statut d’association à but non lucratif peut être donné aux différents groupes qui ne sont pas reconnus par l’État. Ainsi, les membres peuvent alors jouir de leurs droits à la liberté religieuse.

Les religions traditionnelles ne sont pas les seules à être protégées par la Cour européenne des droits de l’Hommes, les convictions philosophiques non religieuses et les religions minoritaires y ont droit. 

Un ensemble de règles permettant à des personnes de croyances et d’opinions différentes de vivre ensemble, voilà comment la laïcité est définie. Celle-ci repose sur des principes fondamentaux comme la séparation du pouvoir religieux et du pouvoir civil. La laïcité c’est aussi la neutralité de l’État, c’est-à-dire que l’État ainsi que ses fonctionnaires sont neutres face aux religions, aux philosophies,…

« La laïcité en deux mots » – Centre Laïque Enghien Silly – 2020

En Belgique, la laïcité est mise en place suite à un accord passé entre les partis catholiques et libéraux en ce qui concerne la place de la religion catholique au sein de l’État. Il y a alors une séparation, l’Église ne s’occupe plus des affaires de l’État et inversement. 

« Le terme de laïcité devrait plutôt être appliqué à quelque chose de politique, à la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui peut être au bénéfice de tout le monde, croyant ou incroyant »

Caroline Sagesser

C’est au 20ème siècle que la laïcité s’est organisée. Toutes les organisations philosophiques non religieuses du pays se sont regroupées, en 1972, au coeur du Conseil Central Laïque. C’est grâce à ce conseil que l’obtention du droit de recouvrir à la contraception, d’avorter, de se marier avec une personne du même sexe..

L’Etat reconnait alors la laïcité comme étant une organisation non confessionnelle fournissant une assistance morale à la population. Les laïques organisent des cérémonies; pour les naissances, le passage à l’âge adulte, les mariages ainsi que pour les funérailles. Mais pas que, la laïcité c’est aussi des Centres de Planning Familial, des rencontres interculturelles, etc

Des pratiques religieuses…mais pas pour la loi

Même si certains actes sont revendiqués comme étant des pratiques religieux par certaines personnes, en aucun cas un acte ne peut nuire à l’intégrité physique et psychique ou même exiger une relation sans consentement. Il est important de rappeler que cette liberté ne peut aller à l’inverse d’autres droits et le non-respect de ceux-ci peut provoquer de lourdes sanctions. 

L’expression « même si les actes sont revendiqués comme une pratique religieuse par certains » est importante car une mise en garde est placée contre tout lien abusif entre une religion ainsi que pour l’ensemble des croyants et des pratiques qui sont condamnées en Belgique comme par exemple les mutilations génitales,…

Un point sur l’enseignement

https://twitter.com/turntmuslim/status/1272128376275439616

Dans les écoles, cela va dépendre de plusieurs facteurs. Communauté française, néerlandophone ou germanophone ? Enseignement libre ou officiel. Quelles sont les différences?

Au sein des établissements publics, un enseignement religieux ou « moral » est dispensé en fonction de ce que les parents veulent pour leurs enfants. Dans l’enseignement public, la neutralité est exigée concernant la présentation des points de vue religieux et cela en dehors des cours de religion. L’ensemble des établissements publics en Belgique doit pouvoir fournir des leçons pour tous les groupes religieux ou toutes les croyances reconnus par l’État.

Les enseignants mais aussi les autres membres du personnel ont la liberté de manifester leur conviction religieuse ou philosophique. Mais il ne faut pas oublier que cela dépend de l’école dans laquelle ils travaillent.

Mêler religion et vie professionnelle

© Photo by ian dooley on Unsplash

Dans le milieu professionnel, dans une entreprise ou dans la fonction publique, toute personne est libre de pratiquer ses rites sur son lieu de travail, cependant obtenir des aménagements comme des horaires particuliers ou avoir un espace pour se recueillir requiert l’accord de direction. Cependant, beaucoup d’entreprises et d’administrations se montrent assez ouvertes à des « adaptations raisonnables » respectant les croyances de chacun.

En 2016 par exemple, la décision du Conseil d’État concernant le voile a été rendue. Il a été autorisé pour les professeures de religion musulmane de porter leur foulard à l’école, mais pas seulement. Il est aussi autorisé de le garder lors de l’activité en dehors de l’enseignement mais les écoles communautaires flamandes ont refusé l’application de la décision.

La liberté de religion, de pensée et de conscience représente un droit de l’homme capital. Le principe du respect de cette liberté peut être considéré comme une condition essentielle à une société démocratique.


Unia est un Centre, qui a été fondé en 1993, et qui a se bat pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.

Il existe aujourd’hui plusieurs outils juridiques qui permettent d’encadrer la religion au travail qui est encore un sujet tabou.


Salma El Fayez

Etudiante en première année de communication à l’ISFSC.

Je suis une personne très créative et qui aime les choses nouvelles.

J’aime beaucoup la lecture et tout ce qui touche à la culture.

© Salma El Fayez, 2020

Hello Internet, tu fais quoi de mes données ?

Nous sommes en permanence connectés, nos données aussi…comment notre téléphone nous connaît-il si bien ?

Aujourd’hui le monde du numérique est partout, entre Tik Tok Instagram, Facebook …Il y a l’embarras du choix. Il est présent en permanence dans nos tâches quotidiennes et sous plusieurs formes comme sur tablette, smartphone, montre connectée et même lave-linge. Mais qui gère nos données ? comment les pubs sur notre téléphone sont-elles ciblées ?

Récemment les demandes « autorisation d’accepter des cookies » sont arrivées sur les pages internet. Le 4 mai 2020, l’Europe a voulu réglementer celles-ci afin d’être plus transparent avec les utilisateurs d’Internet en Europe…

Selon le site Geeko : Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a révisé ses lignes directrices à propos du principe de consentement avec l’aide du règlement général sur la protection des données (RGPD). Une fois toutes ces conditions remplies, ils se sont concentrés sur le cas des cookies. 

Les cookies européens

Les cookies jouent un rôle important dans la collecte de nos données privées. Avant cette réglementation, en les acceptant sur le territoire européen, vous donniez votre accord pour que vos données soient utilisées à des fins marketing, de géolocalisation et bien d’autres choses encore. Avec la nouvelle réglementation, le choix de régler précisément ce que les pages font des données de l’utilisateur est libre !

Selon le site de la RGPD belge :

Les responsables de site Internet qui souhaitent installer des cookies sur vos appareils doivent être clairs sur leurs demandes sauf dans deux cas : s’ils sont nécessaires afin de vous fournir un service et/ou l’envoi d’une communication via un réseau de communication électronique.

Les cookies avant la réglementation européenne ?

Au niveau européen, le 25 mai 2018, la RGPD est entrée en vigueur et permet à toute personne, dont les données sont traitées sur n’importe quel site web, d’exercer un certain contrôle sur ce qu’elle dévoile de sa vie privée. Une copie des données qui sont traitées sur les sites peut être obtenue.

Peu de gens consentent et acceptent en toutes consciences que leurs données soient utilisées…En réalité, peu de Belges lisent les petits caractères en gras des pages appelées « conditions d’utilisation ».

La réalité rappelle celle du roman « Big Brother » où toutes nos données sont tracées, trackées, en temps réel, par toutes sortes de compagnies différentes. Cependant, dans le roman, c’est uniquement Big Brother qui s’occupait des données afin de surveiller ses citoyens…

résumé du roman « 1984 »

En recroisant différentes données, un magasin peut savoir le nombre de fois qu’il a été fréquenté, quelles personnes étaient présentes en même temps et cela grâce notamment au système de géolocalisation en développement constant depuis 2007.

Les cookies, un business économique :

Les cookies de traitements d’informations sont en mesure de cibler exactement les envies et de proposer des publicités en fonction de la personne, pour répondre aux besoins de la cause marketing.

Dans le monde d’aujourd’hui, rien n’est gratuit ,Internet non plus. Pour que ces technologies puissent être utilisées sans paiement, les données d’une identité numérique sont enregistrées dès qu’un utilisateur se rend sur une page internet. Ses données sont vendues à des entreprises afin qu’elles en connaissent plus sur ces utilisateurs pour prévoir des campagnes ciblées.

« Les données produites par un individu valent entre 5 et 20 dollars. »

Mark Warner, sénateur démocrate étasunien, dans le magazine de l’ADN

Les technologies, la liberté de ses utilisateurs :

Un des dangers pour l’utilisateur d’Internet est qu’il a une impression de liberté en allant sur les pages qui lui sont proposées or elles sont souvent calculées par des algorithmes de firmes publicitaires.

Il n’existe pas de problème si les citoyens sont mis au courant de ces fonctionnements. Cependant beaucoup d’applications n’acceptent toujours pas ces règles et on ne sait alors pas où vont les données personnelles des utilisateurs.

L’avis de l’expert

Victor Rouard :

L’intervenant choisi pour cet article, avocat en droit des technologies.

« La seule manière qui permettrait de protéger les données de l’utilisateur sans qu’il fasse don de ses données privées serait de prévoir des alternatives payantes à certaines applications et sites web. »

Victor Rouard

Les données à caractère personnel ne seraient plus utilisées . A la place, l’accès au site serait tout simplement payant. Monsieur Rouard doute toutefois que cette idée séduise un grand nombre d’utilisateurs.

Dans certains cas, les citoyens ont le droit de demander une copie ou d’exiger la suppression des données qui sont utilisées. En cas de respect des règles européennes, les autorités des contrôles des états-membres peuvent imposer des sanctions aux responsables des traitements.

La police belge a-t-elle accès aux données de l’utilisateur ?

La police ne peut pas surveiller les comportements en ligne s’il n’existe pas d’indices selon lesquels une infraction aurait été commise, ce qui exclut la possibilité d’une surveillance permanente de nos activités. Ce n’est pas parce qu’un utilisateur poste du contenu illicite en ligne que la police va automatiquement en être avertie et qu’il va être fiché.

Généralement, la police enquête sur des faits qu’elle connait déjà, parce qu’elle en a été informée par le biais d’une plainte. Elle peut toutefois procéder à des enquêtes proactives, c’est-à-dire effectuer une recherche qui ne sera pas réactive, mais qui concernera des faits qui vont se produire ou se sont produits, mais dont la police n’a pas été informée.

Victor Rouard.

C’est aussi l’autorité de la protection des données (APD) qui se charge de gérer ce genre d’affaires devant la cour…

Les affaires de justice concernant internet sont traitées comme toute autre affaire. Tout citoyen belge a droit à une protection de la part de la justice.

Les utilisateurs de la technologie belge :

Bande annonce série sur les « traques interdites »

L’accès aux technologies est un droit. Au-delà des risques que cela peut représenter, les technologies offrent énormément de possibilités aux personnes pour échanger, communiquer, apprendre et s’informer.

Il est donc important de conscientiser les utilisateurs de données numériques sur la façon dont il les gère, et sont traitées dans la vie de tous les jours.

Lise Guillaume

Lise Guillaume ,je suis âgée de 20 ans. Je suis étudiante en première année de communication à L’ISFSC .Le sujet de la liberté m’a toujours interpellé et intéressé.


En savoir plus :

Pour comprendre le RGPD : Reputationup.com

Pour tester sa sécurité et réagir en cas de cyber attaque : Safeonweb.be

Pour se tenir au courant des risques : Cert.be

Pour s’informer avec une interview : Lesoir.be

Pour s’informer avec un podcast : Franceinter.fr »

Webographie de l’article :

Article sur la 5g : geeko.lesoir.be

Article sur les décisions européennes des cookies : 01net.com

Site de la RGPD mentionné : agencergpd.eu

Bande annonce série tracking et lien de la série: donottrack-doc.com

Article sur la valeur de nos données : ladn.eu

Brève sur la maitrise du belge et de ses données : libertes.commu.isfsc.be

Le Pape soutient l’union civile des couples homosexuels

Vue sur la croix et le ciel Photo by Alicia Quan on Unsplash

Lors de la fête du cinéma de Rome, le Pape François a laissé entendre via le documentaire « Francesco », sorti le 21 octobre 2020, qu’il soutenait l’union civile pour les couples homosexuels.

«L’Eglise, qui est très homophobe en public, est en fait animée par des cardinaux et des évêques très souvent homosexuels eux-mêmes », déclare Frédéric Martel, l’auteur du livre « Sodoma : Enquête au cœur du Vatican ».

Alors qu’à l’Antiquité, les mariages entre personnes de même sexe étaient courants dans les classes supérieures, la montée du christianisme a tout bouleversé. L’homosexualité fut alors considérée comme hérésie et sévèrement punie.

Depuis le XXIe siècle, l’Église catholique tend à s’ouvrir et commence à accueillir les personnes homosexuelles. Des mouvements voient alors le jour tels que « David et Jonathan » à Paris ou encore la « Communauté du Christ Libérateur » à Bruxelles.

Le paradoxe de l’Eglise

Tous ces avancements ne font que s’intensifier depuis que le Pape François est au pouvoir. En effet, alors qu’il montre une certaine tolérance par de petites phrases, il est énormément attaqué par des cardinaux homophobes. Ces mêmes cardinaux qu’il dénonce comme « menant une double-vie » ainsi que le montre Frédéric Martel dans son livre.

Lors de la diffusion du Documentaire « Francesco » à la fête du Cinéma de Rome, on peut voir le chef de l’Eglise catholique soutenir l’union civile pour les couples homosexuels. Une porte ouverte vers une reconnaissance des relations de couple de même sexe et non plus seulement des personnes homosexuelles.