Pourquoi les femmes roulent moins à vélo que les hommes ?

Le vélo pratique, danger public, gagne-temps, voiture du pauvre. Autant de clichés que de raisons qu’ont les femmes de ne pas prendre ce moyen de transport.

Les femmes ne représentent que 36% des cyclistes. Photo by  VISHAKHA JAIN on Unsplash – free photo. Libre pour usage commercial et usage non-commercial, pas d’attribution requise.

Selon une étude menée par Pro Vélo en 2019, seuls 36,1% des cyclistes sont des femmes contre 63,9 % d’hommes. Cette différence a poussé la région de Bruxelles-Capitale à prendre une initiative. Le vélo social a pour objectif de (re)donner le goût aux femmes d’emprunter davantage le vélo comme moyen de transport. Les personnes les plus défavorisées pourront bénéficier d’une location ainsi qu’un cours d’initiation.

Le vélo entre craintes et contraintes… les femmes le trouve dangereux.

Si les femmes empruntent moins le vélo que les hommes, c’est pour trois raisons principales. L’insécurité routière, le manque d’aménagements et d’aisance. Les femmes trouvent que prendre le vélo est plus dangereux que prendre la voiture ou les transports en commun. A cela s’ajoute le manque de luminosité en hiver. Elles sont moins à l’aise que les hommes. L’aspect esthétique représente également un frein. « Le vélo empêche de correspondre aux normes de beauté », explique Aurore Kesch (présidente nationale de l’ASBL VieFéminine, engagée contre le sexisme).

En 1998, les femmes ne représentaient que 23,8% des cyclistes, précise l’étude menée par Pro Vélo. La tendance est donc à la hausse. Le restera-t-elle ?